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Le Resort

Chapitre 4

Bienvenue au Service de Santé!

Divers

(Nda : Les lecteurs auront intérêt à lire ou relire ‘l’Envol des tourterelles’ afin de mieux saisir le sens de certains passages)


16h30. Catherine mit les pieds dans les quartiers de la femme médecin. Sur la porte, une simple inscription : ‘Service de Santé - Alicia LeBel, M. D.’ Elle frappa et ouvrit la porte :


« Dre LeBel ? Je suis Catherine Blondin, votre nouvelle stagiaire en soins infirmiers. »


L’omnipraticienne, début vingtaine, cheveux noirs mi-longs attachés en queue-de-cheval, silhouette athlétique mais trahissant un léger amaigrissement, prenait place derrière un bureau sur lequel reposait une pile de dossiers. Elle leva brièvement ses yeux pers en direction de la nouvelle arrivée qui lui souriait, puis replongea ses regards dans ses notes.


« Ah, vous voilà ! dit-elle. Assoyez-vous là et attendez. »


Elle venait de désigner une chaise droite, légèrement rembourrée. Catherine y prit place et déposa son bagage par terre. Pendant que le médecin vaquait silencieusement à ses occupations, elle fit des yeux le tour de la pièce. Dans un coin se trouvait une table d’examen. Dans un autre, un classeur et une armoire à médicaments. Sur le mur adjacent à la table étaient accrochés un sphygmomanomètre avec un stéthoscope ainsi qu’une tablette sur lequel reposait un saturomètre. Un cylindre d’oxygène de type H trônait sur le dernier coin, près d’une civière à côté de laquelle se trouvait un chariot de réanimation. Tout semblait en ordre et impeccablement propre.

Au bout de dix minutes, la docteure rabattit l’écran de son laptop et, toujours calée dans son fauteuil derrière son bureau, retira ses lunettes qu’elle remit après s’être frotté les yeux et dévisagea l’étudiante :


« J’ai reçu le courriel de Cynthia m’annonçant ton arrivée, dit-elle d’un ton sec. Langage inapproprié, familiarité avec les clients, incapacité d’effectuer des décomptes, c’est quoi cette histoire-là ? Ici c’est un service de santé, pas un centre de redressement pour stagiaires inadaptées ! Comme si je n’avais que ça à faire, on m’envoie une étudiante en nursing qui sera une charge supplémentaire alors que je peine déjà à arriver dans mon boulot. Qu’est-ce qui a passé dans la tête des gens de Montréal pour me faire cet affront ? »


Elle se leva et, du haut de ses cent soixante-dix-huit centimètres, poursuivit son froid accueil envers la pauvre Catherine qui gardait le silence, en la saisissant par le bras et en l’introduisant dans la pièce adjacente :


« Tu vois ici, c’est ma chambre ! Un lit simple, une commode, une petite salle de bain. C’est pas prévu pour deux personnes. On s’en crisse ben à Montréal, de ça ! Alors écoute-moi bien, fillette ! Je vais libérer un tiroir de ma commode, mais seulement un, et tu pourras y mettre tes guenilles. Et en attendant de te trouver une couchette, j’aurai pitié de toi et je me tasserai dans mon lit, oui, MON lit que je n’ai jamais eu l’intention de partager ! C’est ça ou tu couches à terre. Le matin, je prends ma douche à 06h00, et la journée commence à 08h30. Ici tout est impeccable et je veux que ça reste impeccable !»


Catherine ne souriait plus. Elle commençait même à se demander si elle avait bien fait de se faire muter à StoryX Island. Alicia LeBel allait lui donner l’occasion d’y réfléchir :


« Bon, et maintenant sors et profite du beau temps. Va promener tes p’tites fesses sur la plage et observe les jeunes vierges qui vont se faire déflorer deux fois plutôt qu’une ce soir ou encore les hommes qui vont subir des tortures par des gouines en mal de sadisme. Et surtout, ne t’avise pas de péter quand tu seras dans la mer, tu risques d’y perdre ton mouchard dans l’eau !

— Que se passera-t-il, alors ? demanda Catherine qui prit pour la première fois la parole.

— Si ça arrive, les G. A. S. t’amèneront à la Sécurité et là ils t’en fourreront un nouveau tellement gros que tu seras incapable de le retirer toi-même de ton petit trou de cul. Et dans 24 heures tu seras devant moi, braillant comme une Madeleine, ballonnée, aux prises avec des crampes épouvantables et complètement constipée !

« J’en ai eu deux comme ça la semaine dernière, continua la doc. Un homme, puis une jeune femme. Dans les deux cas, j’ai réussi à les libérer de leur plug seulement après l’administration d’une dose de Valium. Sitôt débarrassés de leur bouchon, les deux ont complètement vidé leurs intestins sur ma table d’examen. Criss de cochonnerie ! Et qui, penses-tu, a dû se taper tout le nettoyage ? »

« Au fait, enchaîna la doc, je crois savoir à quelles tâches je vais t’affecter.

- Wô, menute lâ, répondit la stagiaire, j’suis pas un torchon, moi lâ, lâ!

— On est toutes des torchons, icitte, mademoiselle ! Maintenant donne-moi ton numéro matricule.

— Euh, c’est le 537.

— OK, maintenant sors, va faire ta belle promenade, moi j’ai du travail. »


Plutôt que de prendre la sortie, Catherine retourna dans la chambre à coucher d’Alicia et entreprit de se dévêtir afin d’enfiler son bikini. La docteure la surprit à moitié nue :


« Hey ! c’est ma chambre, icitte. C’est pas un bordel où on fait des strip-teases ! Va te changer dans la salle de bain ! »


La pauvre Catherine, un peu démolie par cette conversation qui n’augurait rien de bon concernant son séjour, s’exécuta en silence et, ayant enfilé son bikini, prit la porte du bureau sans mot dire et s’éclipsa.

Debout derrière son poste de travail, Alicia attendit que la jeune fille, extrêmement séduisante dans son bikini, ait quitté la pièce et s’accorda une réflexion :


« Comme elle est belle, cette fille-là! Comme elle est douce. Oh, Alicia, Alicia, pourquoi es-tu si bête avec les gens ? »


Elle poussa un long soupir. Ses yeux se remplirent d’eau :


« Oh Sophie, ma biche, comme tu me manques ! »


21h30. Catherine rentrait chez Alicia. Le bureau était silencieux et inoccupé. Se glissant derrière le pupitre, elle alla consulter l’écran de l’ordi de la doc, encore ouvert. Dans sa fatigue, Alicia avait laissé, en se retirant pour la nuit, sa session de gestionnaire ouverte. La page affichait les données relatives au matricule 537. Sur la ligne ‘AR/mois’ figuraient 4 cases : 10, 20, 30 et N/A. Seule la dernière était cochée. Catherine émit un soupir de soulagement : Alicia l’avait exemptée de tout quota d’Activités Récréatives.

En douceur, elle pénétra dans la chambre à coucher. Alicia était au lit, respirant péniblement dans son sommeil, toussotant et laissant entendre quelques sifflements provenant de ses poumons. Partiellement découverte, elle laissa Catherine voir, à la lumière tamisée provenant de la salle de bain, sa poitrine complètement dénudée.

Discrètement, Cathy prit sa douche puis revêtit sa poitrine d’un petit T-shirt brun lui allant au nombril. Elle enfila ensuite un petit slip blanc en coton. Ayant regagné la chambre, elle mit le pied sur un objet dur et cylindrique reposant à côté du lit. Un léger bruit de moteur se fit entendre. Catherine ramassa rapidement le vibrateur et le remit à off. Alicia s’était retournée dans son lit, émettant bruyamment un gaz intestinal. Ses toussotements se faisaient toujours entendre.

Manipulant l’objet, la jeune étudiante constata qu’il avait été récemment introduit dans plus d’un orifice corporel.


« C’est bien, s’exprima la fille en pensée. Une bonne séance de masturbation, rien de mieux pour soulager les tensions. Mais je crois que tu as besoin de plus que ça. »


Alicia avait déposé un second oreiller au pied du lit. Catherine le plaça à la tête, puis tenta de se faufiler sous les draps. Le corps inerte d’Alicia occupait tout l’espace sur le matelas.

À force de poussées délicates, la stagiaire finit par prendre place, coincée entre sa nouvelle patronne et le bord du matelas. C’est alors qu’Alicia se réveilla :


« T’es rentrée ? Y est quelle heure ? demanda-t-elle.

— Dix heures moins quart du soir, répondit Catherine, un peu mal à l’aise d’avoir dérangée celle qui l’avait houspillée quelques heures plus tôt. »


Alicia se retourna face à sa voisine de lit en remontant les couvertures sur elle.


« J’ai été bête avec toi, Catherine, aujourd’hui. J’en suis vraiment désolée, dit-elle sur un air contrit.

— Pas de problème, Docteure, je comprends. Mon père me disait souvent : ‘Quand une personne semble méchante, c’est qu’elle est malheureuse. Si tu peux l’aider dans ses problèmes, tu pourras la rendre heureuse.’

— Oh, je t’en prie, laisse tomber les ‘docteur’ et tout le reste, répondit Alicia d’une voix encore à moitié endormie. Nous sommes tous dans la même galère. Appelle-moi Alicia, tout simplement.

— OK,... Alicia. Et tu peux m’appeler Cathy, si tu veux.

— Je n’ai pas connu de père, reprit la doc en toussant de nouveau. Ma mère m’a élevée seule mais elle m’a donné tout l’amour qu’elle avait. »


Les deux femmes étaient face à face, presque collées l’une sur l’autre, Alicia à présent complètement éveillée.


« Tu as besoin de sommeil, Alicia. Tâche de te rendormir.

— Une doc de garde ne dort jamais dur, même avec de puissants somnifères. Je ne m’endors plus pour le moment. »


Alicia commença à jouer dans les cheveux de Catherine.


« Oui, dès que tu as pris la porte pour aller à la plage, j’ai regretté de t’avoir parlé de la sorte.

— Ça va, Alicia, oublions ça, c’est du passé.

— Je suis à bout, Cathy, sur le bord de la détresse ! Je sens que je ne tiendrai plus longtemps. Je me suis mise aux antidépresseurs le jour et aux somnifères la nuit. Quand j’ouvre mon armoire à médicaments, je ne vois plus les narcotiques de la même manière. J’ai l’impression que chaque capsule, chaque comprimé de ces outils de suicide m’appelle de plus en plus fort ! »


Ses yeux se remplirent d’eau et son corps fut pris de secousses :


« Je suis en train de devenir une loque humaine, par ce que je vois et par ce que je vis, Catherine ! Et toi, tu me sembles être la seule à qui je peux faire confiance. Et j’ai failli te sortir de mon bureau à coups de pied dans le cul ! »


Elle éclata en sanglots. Catherine l’enlaça de ses bras.


« J’ai fait la conne devant Cynthia pour me retrouver avec toi, Alicia. Je ne suis pas la nurse incompétente que tu crois. Je vais tout faire pour te faciliter la tâche. »


Quelque chose d’inattendu se produisit soudain chez Catherine. Elle s’était toujours considérée comme la plus straight des filles dans sa classe de soins infirmiers au Cégep. Les hommes l’intéressaient peu. Les femmes encore moins. Elle sentit néanmoins une chaleur envahir tout son bas-ventre. Elle sentit également sa cyprine s’écouler en abondance hors d’elle et commencer à refroidir son sous-vêtement.

Considérant le moment choisi, elle s’adressa de nouveau à Alicia qui caressait toujours ses longs cheveux blond foncé :


« J’ai rencontré un homme ce matin, une personne vraiment spéciale. Avec lui, j’ai connu une expérience tout à fait extraordinaire, lors du test du délai de la période d’éjaculation. Sitôt en coït avec lui, je me suis sentie étrangement bien. Quand il s’est déchargé dans mon anus, ce feeling est devenu cent fois plus fort.

— Il t’a bien fait jouir, c’est tout ? répondit Alicia qui l’écoutait attentivement.

— Plus que ça, Alicia. Il m’a remplie d’un sentiment de paix, de bonheur, et ça a duré toute la journée, même après son départ. C’était comme si je devenais plus forte intérieurement, comme si plus rien ne me faisait peur.

— Et maintenant, comment tu te sens ?

— Encore bien, mais moins intensément. Mais c’est dingue, quand je me mets à repenser à lui, ce sentiment de bien-être semble me reprendre. J’étais presque folle de joie quand je l’ai revu dans l’avion à destination de Miami.

— Beaucoup de charisme, à ce qu’il me semble, opina Alicia.

— Non ! Quelque chose de mystique émanait de lui. Je me souviens qu’il m’a dit que ce que j’avais reçu de lui, je pourrais le donner à d’autres.

— Bah, autosuggestion, effet placebo, on connaît tout ça. C’est presque du charlatanisme. À ta place, je ne me ferais pas d’illusion. »


Sans trop comprendre pourquoi elle faisait ce geste, Catherine se surprit à porter la main à son conin pour s’en enduire les doigts de cyprine. Sans dire un mot, elle toucha de ses doigts mouillés la bouche d’Alicia qui avait commencé à se rendormir.


« C’est quoi ça ? demanda Alicia en rouvrant les yeux.

— C’est..., c’est ma mouille. Excuse-moi, je sais pas ce qui m’a pris. Écoute Alicia, j’veux surtout pas que tu penses que je suis lesbienne, OK ?

— T’es conne ou quoi ?! Tu me dis que j’ai besoin de sommeil et tu me réveilles comme si tu voulais me gouiner ?! C’est pas pour ça que je t’ai permis d’entrer dans mon lit ! Non mais où te crois...-tu ? »


Elle s’arrêta soudain de parler. Repassant sa langue sur ses lèvres, elle fit à Catherine une expression de surprise. Puis, alors que cette dernière ne s’y attendait pas, elle lui saisit la main encore dégoulinante de cyprine et referma sa bouche sur ses doigts qu’elle se mit à sucer vigoureusement.


« My my, mais, qu’est-ce que c’est ? fit la doc. »


Catherine ne comprenait plus rien. Son dernier geste venait d’être rejeté par sa patronne et maintenant celle-ci semblait en vouloir plus.


« Qu’est-ce qui t’arrive, Alicia ? T’aimes ou t’aimes pas ?

— Ma migraine ! Elle est en train de disparaître ! C’est comme si un étau se desserrait d’autour de ma tête ! »


Alicia était à présent à genoux dans le lit, se couvrant la poitrine à l’aide d’un drap. Ses sifflements pulmonaires étaient toujours présents. Comme seul vêtement, elle portait un boxer turquoise très ample laissant tout son bas-ventre respirer librement.

Elle porta son regard sur l’innocente Catherine qui, comme elle, gardait maintenant le silence. Cette dernière reposait maintenant sur le dos, couvertures rabattues, exposant son magnifique corps couvert uniquement par son petit haut et sa petite culotte blanche qui était maintenant à tordre.

Alicia était en mal d’amour. Séparée de sa conjointe Sophie depuis plusieurs semaines sur cette île, elle tentait malgré tout de passer l’épreuve du temps en se livrant à l’occasion à des séances de masturbation qui ne la satisfaisaient jamais, s’endormant à chaque fois sous l’effet des somnifères avant même d’atteindre quelque orgasme que ce soit.

Dans sa faiblesse physique et mentale, fortement stimulée par le parfum aphrodisiaque de la mouille de Catherine, elle lui intima l’ordre :


« Donne-moi tes bobettes, Catherine. Tout de suite !

— Mais,... je ne peux pas, Alicia. Comment puis-je me dénuder devant...»

D’un ton à nouveau sec, Alicia lui coupa la parole :

« Pardon, mademoiselle ? Lorsque tu étais à Montréal encore ce matin, tu t’es bien laissé enculer par un inconnu alors que la salope de voyeuse de Cynthia se délectait de ton spectacle ! Aurais-tu peur de moi, par hasard !? »


Catherine retira lentement sa petite culotte sous les yeux d’Alicia et :


« Tu..., tu serais pas... ? »


La patronne la coupa de nouveau, cette fois sur un ton plus désespéré :


« Une gouine ? Oui, une gouine, une criss de gouine ! C’est ce que je suis ! ‘La grande gougnotte de McGill’, c’est comme ça qu’on m’appelait à l’université ! ‘The big black dyke’, that was me ! à cause de ça... »


Elle désignait en même temps sa chevelure noire puis, toujours à genoux, laissant tomber le drap qui lui recouvrait la poitrine et, retroussant son boxer vers le haut, exposa à sa stagiaire sa chatte couleur d’ébène.


« Moi qui croyais qu’en m’inscrivant au programme de médecine d’une institution anglophone j’aurais bénéficié de plus d’ouverture d’esprit, j’ai été plus dénigrée que ma copine qui a fait ses études de psycho à l’UQAM. Oui, c’est une lesbienne qui t’héberge présentement dans son lit ! Ça ne te fait pas peur un peu ?!»


Silencieusement, Cathy admirait le corps qui s’offrait à sa vue. Sa cyprine recommença à couler, mouillant les draps sous elle.


« Je ne te juge pas, Alicia, répondit doucement Catherine en remontant les couvertures sur elle. Et je ne suis pas ici pour te priver de tes petits plaisirs. Je sais à quel point tu peux en avoir besoin. »


Elle lui tendit sa petite culotte toute mouillée. Alicia la saisit et la pressa contre son nez, les yeux fermés mais exprimant pourtant une grande tristesse. Elle prit successivement deux grandes respirations tout en exprimant un sanglot, cherchant à s’enivrer de ce doux parfum féminin qui lui rappelait celui de Sophie.

Au bout de quinze secondes, la doc rouvrit les yeux, exprimant davantage un sentiment de surprise que de satisfaction. Prenant de grandes respirations, elle se leva et fit quelques pas dans la chambre. Inspiration, expiration. Inspiration, expiration. Ses sifflements pulmonaires avaient complètement disparu.


« Cathy, dit-elle agréablement surprise, pour l’amour, veux-tu bien me dire ce que tu as mangé ? »


Catherine s’était assise dans le lit, uniquement vêtue de son haut.


« C’est comme... c’est comme si des chaînes qui me serraient le thorax venaient juste de tomber à mes pieds ! reprit Alicia. Je n’ai jamais si bien respiré depuis mon arrivée ici ! »


Non incrédule, Catherine alla pourtant chercher un stéthoscope et se mit à ausculter les poumons d’Alicia :


« Murmure vésiculaire normal, doc, fit-elle sur un ton réjoui. Je n’entends plus aucune sibilance ! »


Catherine s’était rassise dans le lit :


« Incroyable, Alicia. C’est le contact avec ma mouille. Aucune erreur possible : J’ai hérité du don que cet homme a manifesté chez moi. »


Alicia ne se contenait plus. Sa tête était maintenant légère. Guérie de son asthme, ses poumons avalaient l’air à grandes gorgées. L’euphorie la gagnait.


« Catherine, je t’en supplie, reste ! Endure-moi. Supporte-moi ! J’ai tellement besoin de toi.

— Bien, mais si tu veux, répondit la stagiaire, j’en ai d’autre. Ma minoune n’arrête pas de couler.

— Non, je pourrai pas ! répondit Alicia. Je sais que tu n’es pas aux femmes. Je ne peux te soumettre à mes fantaisies. J’ai maintenant beaucoup trop de respect pour toi, soupira-t-elle.

— Oui, mais qu’est-ce qui empêche que je devienne bi ? Ça doit commencer quelque part ?

— Ma belle-mère est devenue bi à cause de ma mère, fit Alicia. Elles se sont mises à se gouiner alors que ma conjointe et moi étions encore des gamines. »


Elle apporta une dernière raison qui ne résista pas longtemps aux arguments de sa stagiaire :


« Et puis, je suis mariée, tu le sais. Je m’en voudrais de tromper Sophie. On s’est repromis fidélité dans l’avion qui nous amena à Miami, quoiqu’il arrive.

— Et comment penses-tu que ta Sophie aimerait se voir ? Comme une veuve qui devra vivre un douloureux deuil, ou comme une cocue dont la conjointe est parvenue à survivre à cet enfer ? Aimerait-elle mieux apprendre que tu as réussi à passer au travers de tout ça, ou savoir qu’un beau matin on t’a retrouvée morte dans ton lit, victime d’une overdose ? »


Les yeux d’Alicia rougirent et se remplirent d’eau. Philosophe, Catherine ajouta :


« Les pots cassés se réparent, Alicia, et ils peuvent servir longtemps. Un pot jeté aux ordures est perdu pour toujours. »


Alicia s’approcha de Catherine. Celle-ci retira son dernier vêtement et enlaça tendrement sa nouvelle patronne.


« Prends-moi, docteure LeBel. Tu as besoin d’un traitement urgent. Et quand tu me couvriras de tes baisers, oublie-moi et pense à ta Sophie. »


Très doucement, Alicia apposa ses lèvres sur la bouche de Catherine. Les deux femmes roulèrent dans le lit, unies par un baiser entrecoupé par les sanglots d’Alicia. Catherine s’étendit sur le dos, ouvrit son giron humide et offrit son sexe à sa nouvelle amante. Celle-ci lapa goulûment la mouille qui s’écoulait à flots du tunnel d’amour. Ses larmes donnèrent un goût salé au nectar qui la fortifiait de seconde en seconde.

Rapidement, Catherine sentit le plaisir envahir tout son être. Alors qu’elle caressait la chevelure d’Alicia, elle se cambra violemment sur les fesses alors qu’une chair de poule la gagnait tout entière et connut un formidable orgasme qui la fit jouir tout en régénérant ses propres ressources intérieures.

Les deux jeunes femmes vivaient ensemble une expérience non seulement physique mais également mystique, Catherine sentant une partie de ses forces s’écouler vers Alicia à travers sa féminité. Une fusion de corps et d’esprit semblait prendre place entre les deux amoureuses de raison.

Se retrouvant finalement sur le côté, face à face et enlacées, elles s’échangèrent des regards de bonheur.


« Reste, lui redemanda Alicia en couvrant de bisous le visage de Cathy. Sophie comprendra. On a du vécu toutes les deux. On s’est pardonnées ben des fois. C’est ce qu’il y a de plus beau dans l’Amour.

— Ce que je fais, je le fais pour vous deux. Je ne connais pas encore ta Sophie, mais je l’aime déjà, répondit celle qui venait de booster sa nouvelle collègue de travail. »


Alicia l’embrassa de nouveau sur la bouche, sa langue remerciant celle de Catherine, puis apposa de doux baisers sur ses épaules, sur ses seins, puis sur ses mamelons qu’elle engloutit entre ses lèvres. Catherine gardait les yeux fermés. Pour la première fois de sa vie, une femme lui avait fait l’amour.

Ce fut un silence de paix qui fut brisé par un rappel à la réalité :


« Au fait, reprit la doc, tu n’auras plus besoin de porter ton mouchard tant que tu restes avec moi. Veux-tu que je te le retire immédiatement ?

— Avec plaisir ! répondit la jeune stagiaire qui n’éprouvait plus aucune pudeur devant sa nouvelle partenaire. Mais en douceur, hein ?

— Pas de problème, j’ai l’habitude. »


Catherine se tourna sur le ventre, offrant avec joie à la vue d’Alicia deux belles petites fesses chaudes partiellement collées de mouille. Alicia ouvrit délicatement le petit postérieur confié à ses bons soins et se mit à en lécher l’intérieur avec volupté. Avec sa langue, elle fit soigneusement le tour de l’anus et l’enveloppa de ses lèvres, enduisant de salive l’appareil dont le clignotant était vert. À l’aide de ses doigts, elle retira doucement l’objet alors qu’elle sentait Cathy faire un léger effort abdominal. Une vesse malodorante accompagna le retrait :


« Catherine, tu pues ! fit Alicia en appliquant une taloche amicale sur la fesse de sa nouvelle amie qui répondit par un ricanement d’enfant. »


Alicia en profita ensuite pour faire un délicat examen intra-rectal. Pas de sang ni de selles, tout semblait normal. Un agréable massage péri-anal compléta la procédure.


« Ta copine doit être choyée de se laisser minoucher par toi de la sorte, dit candidement l’étudiante.

— Sophie ? Oh, elle est aux anges à chaque fois. En plus elle est accro au sexe anal, mais ça, ça reste entre nous, OK ?

— Oui, doc. Secret professionnel ! »


Ayant apposé un bisou sur chacune des foufounes de sa nouvelle partenaire, elle alla neutraliser le mouchard qui cessa de clignoter, en le scannant depuis son PC, puis :


« Je ne te demanderai qu’une chose, ma belle Catherine.

— Ce n’est pas un hasard si je partage une partie de ta vie, ma jolie. Qu’attends-tu de moi exactement ? »


La réponse d’Alicia résuma tout son état d’âme :


« Je t’en supplie, garde-moi en vie jusqu’à ce que je retrouve Sophie.

— Une partie de ma vie est en toi. Et je t’aime. Tu pourras toujours compter sur moi dans tes moments de faiblesse.»


Cette nuit-là, Alicia dormit comme un bébé. Alors qu’elle s’en allait faire naufrage, une bouée de sauvetage s’était présentée à elle. Une bouée sur laquelle elle ne voulait voir qu’un nom: celui de Sophie.

Et sans même encore me connaître, elle m’exprimait déjà des pensées de reconnaissance, ce qui m’encouragea à poursuivre la rédaction de ce récit.


(À venir : Mise en service d’un Actif)

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À l’occasion des Fêtes, Alicia, Sophie et Catherine se joignent à moi pour vous souhaiter nos Meilleurs Vœux, à vous lecteurs, auteurs et super auteurs, ainsi qu’à toute l’équipe de XStory :

Alicia, la doc : « Ne faites pas trop d’abus, pensez à votre santé ! »

Sophie, la psy : « Lâchez-vous lousse et oubliez vos soucis ! »

Catherine, l’infirmière : « Ben moi, je suis nouvelle, alors, bisous à tous ! »

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