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Le Resort

Chapitre 17

Épilogue: L'exécution d'Evnika

Divers

Deux mois de recherches et d’enquêtes. Par la suite, un procès qui s’étira sur presque trois mois. Des centaines de victimes et d’experts entendus à la barre des témoins. Telles furent les procédures requises pour cette vaste affaire criminelle de niveau international.

Alicia, Sophie, Catherine et moi-même avons tour à tour été appelés à donner notre version des faits. Plusieurs personnes furent interpellées, au départ, pour répondre à différents chefs d’accusation. Jean-Moïse St-Louis fut de ce nombre. Les accusations de complicité après les faits le visant furent toutefois une à une rejetées à la lumière de nombreux témoignages le disculpant, malgré l’apparente relation de confiance qui avait été démontrée entre lui et Evnika.

Le calvaire d’Alicia LeBel arriva finalement à son terme, ayant dû se défendre elle aussi des accusations de torture et de sévices corporels qui avaient pesé contre elle. L’argument principal que soutenaient les avocats d’Evnika la Grande Scato se résumait de façon simple : toutes les personnes impliquées dans les gestes reprochés s’étaient retrouvées sur l’île de leur plein gré, comme l’attestaient leurs signatures apposées au bas des contrats qui les avaient liées avec ATONEMENT ENTERPRISES.

Il aura fallu obtenir les témoignages des représentants de l’Office de la Protection du Consommateur et de l’Autorité des marchés financiers du Québec pour établir la nullité et la non-avenue des contrats, puisque l’entreprise ne possédait pas de permis d’exploitation valide et n’était pas enregistrée à la TPS ni à la TVQ. Les contrats annulés, aucune responsabilité ne pouvait donc être imputée aux victimes du stratagème.

Durant cette procédure tout à fait particulière, Sophie Durocher fut appelée à exercer son expertise en synergologie afin d’aider à déterminer, par le décodage du langage non-verbal, la véracité des dépositions de certains accusés et témoins. Ainsi, les réactions exprimées sur les visages, les gestes posés souvent de façon involontaire et inconsciente, contribuèrent à valider ou invalider les éléments recueillis lors des témoignages entendus.

Les fouilles dans le repaire de la Grande avaient permis de découvrir de macabres éléments de preuve. Des montages mécaniques dignes du Marquis de Sade et des instruments de soumission sexuelle de toutes sortes furent démontés et remontés afin de servir de preuves devant le Tribunal.

La révélation de l’horreur générée par Evnika fut à son comble lorsque des ossements furent retrouvés dans les caveaux de son repaire médiéval. Certains datant de nombreuses années, plusieurs d’entre eux permirent, par l’identification de leur ADN, de résoudre plusieurs cas de disparition à travers le monde.

Au cours de la progression des procédures, Evnika devint et resta la seule accusée dans toute cette affaire. Il fut démontré qu’elle avait été à la tête de cette vaste opération criminelle, en ayant été le cerveau, l’architecte et la grande maîtresse.

C’est donc au terme d’un procès particulièrement lourd, au cours duquel Alicia et Catherine furent appelées à intervenir directement auprès de certains membres de la Commission et de gens dans l’assistance qui avaient été pris de malaises reliés à la révélation des atrocités démontrées, que le verdict final tomba comme un couperet.


Evnika, la Grande Scato, fut, au final, reconnue coupable d’une multitude de chefs d’accusation :

— Asservissements sexuels multiples ;

— Incitation au suicide ;

— Incitation à des contacts sexuels chez des personnes financièrement vulnérables, et

— Achat d’équipements BDSM non approuvés par Santé Canada.


D’autres verdicts de culpabilité, mineurs, furent également prononcés :

— Exploitation d’une entreprise commerciale sans détenir les permis valides ;

— Usage abusif de papier hygiénique non-biodégradable ;

— Vol de teinture à cheveux à la Pharmacie Jean-Coutu du boulevard de Maisonneuve, à Montréal (la seule succursale tenant encore le numéro de teinture 00666-glauque).


À cela s’ajouta finalement le discrédit pour avoir été une piètre ambassadrice des régimes végétariens certifiés bio et sans gluten.


La sentence imposée se devait d’être à la hauteur des actes reprochés. Evnika fut condamnée à être exécutée en public, par empalement sur la chaise électrique.

Le Centre Bell de Montréal fut choisi comme lieu d’exécution. Après la désastreuse saison qu’avait connue le club de hockey Le Canadien de Montréal, ses dirigeants accueillirent avec une certaine joie l’occasion d’y regarnir leurs coffres et d’aller se chercher de meilleurs attaquants, tout en remettant une partie des profits de l’événement à une œuvre internationale dédiée aux personnes abusées sexuellement.

Une estrade avait été aménagée au centre de la patinoire. La chaise d’exécution y fut installée, à côté d’un panneau de contrôle électrique. Comme la procédure devait consommer de l’électricité plutôt qu’une substance polluante générant des GES, les autorités avaient pu profiter d’une subvention accordée par Hydro-Québec dans le cadre de son programme Réno-vert.

Une électrode cylindrique verticale de 15 cm sur 3 cm était fixée sur le siège. À la hauteur des épaules, quatre câbles électriques entourant la chaise et se terminant par des pinces pendaient du plafond et attendaient d’être fixés à la condamnée.

Entourant l’installation et en hauteur, un système de tringlerie avait été monté afin de permettre, au moment jugé opportun, de cacher complètement le spectacle en entourant la chaise d’un rideau coulissant. Son utilisation était prévue pour les tout derniers moments de l’agonie de la condamnée.

Le Centre était rempli à capacité. Une atmosphère à la fois lourde et solennelle y régnait. Malgré la présence de près de vingt mille spectateurs, seul un fond discret de chuchotements se faisait entendre, régulièrement perturbé cependant par les vendeurs de bières et de croustilles qui déambulaient dans les gradins. Il faut comprendre qu’une partie importante des revenus de l’événement provenait justement de la vente de ces à-côtés largement consommés pendant les spectacles et qu’une partie de ces revenus, faut-il le rappeler, était destinée à être versée à un fonds international d’aide aux victimes d’abus sexuels.

Les projecteurs s’allumèrent en direction de l’échafaud. On y vit arriver trois personnes, marchant lentement en direction de l’escalier donnant accès au lieu de l’exécution. Evnika se tenait au milieu, vêtue d’une ample tunique orange. Aika, la Japonaise, et Claudia, l’Italienne, les deux dernières femmes qu’elle avait fistées, l’escortaient en silence vers sa destination fatale.

Arrivées à la chaise, elles firent toutes trois demi-tour et s’arrêtèrent. Aika et Claudia défirent Evnika de sa tunique de condamnée, exposant sa nudité intégrale. Son aspect n’avait pas changé : cheveux courts et glauques, piercings aux mamelons et aux oreilles, sa silhouette élancée imposait par sa seule présence. D’une main gantée, Aika saisit une noisette de lubrifiant corporel et, après que Claudia eut fait pencher Evnika par en avant, graissa la région anale de cette dernière en introduisant d’abord un doigt, puis un deuxième, et finalement un dernier. Aucune expression ne fut manifestée de la part de la condamnée à ce moment-là.

L’ayant par la suite redressée, les deux ex-victimes de la tortionnaire la firent s’asseoir et s’empaler sur l’électrode de métal. Une brève grimace de douleur se dessina alors sur le visage d’Evnika qui demeurait silencieuse, gardant les yeux fermés. Des sangles de cuir fixèrent l’abdomen au dossier de la chaise. D’autres furent fixées autour des poignets, des cuisses et des chevilles de la Grande, l’immobilisant à tout jamais sur le dispositif d’exécution.

Deux des câbles électriques qui pendaient d’en haut furent fixés par leurs pinces à chacun des anneaux perçant les tétons rouges de la femme. Les deux autres furent reliés à ses anneaux d’oreilles.

Toujours en silence, Aika et Claudia quittèrent l’estrade. Jean-Moïse St-Louis, l’ex-homme de confiance d’Evnika, se tenait aux commandes du panneau électrique. Au signal donné par le Président du Comité International contre les Sévices Et Agressions Universelles (C. I. S. E. A. U.), il actionna le système à la puissance un.

Le bassin d’Evnika se mit à vibrer sous les secousses électriques qui entraient par son cul et ressortaient par ses mamelons et ses oreilles, alors qu’un léger grésillement se faisait entendre. Jean-Moïse passa à la puissance deux.

Le bourdonnement sonore s’amplifia quelque peu. Tout le corps de la femme fut pris de secousses généralisées, alors que des arcs électriques bleutés commençaient à parcourir en serpentant son épiderme de la tête aux pieds et que ses cheveux se dressaient sur sa tête. La puissance fut augmentée au niveau trois.

Le grondement électrique gagna de plus en plus en intensité. Les arcs électriques serpentaient maintenant à toute vitesse sur la surface corporelle entière de la condamnée qui était en proie à de violentes secousses. De grosses étincelles se mirent à jaillir des anneaux auxquels étaient reliés les câbles électriques, faisant noircir les mamelons et les oreilles d’Evnika. Puissance quatre.

Alors qu’un mécanisme actionnait lentement la fermeture des rideaux entourant la chaise de torture, des sons de friture s’ajoutèrent aux bruits déjà présents. Des odeurs de carbonisation envahirent l’estrade et se répandirent jusqu’aux gradins, alors qu’une épaisse fumée noire commençait à diffuser à l’intérieur de l’enceinte. Les secousses et les ondulations observées le long des câbles donnèrent à penser que la chaise sursautait par moments sur sa base.

Puissance cinq.

Le grondement électrique devint assourdissant, mais pas suffisamment pour empêcher un long cri d’agonie de se faire entendre depuis l’échafaud. Les rideaux fermés et l’épaisse fumée empêchèrent tout contact visuel avec la suppliciée qui par la suite se fit silencieuse. Seuls les observateurs chevronnés purent apercevoir les quatre câbles suspendus se mettre à se balancer dans le vide puis s’immobiliser, ayant perdu tout contact avec la condamnée. Dans les instants suivants, les rideaux s’enflammèrent puis disparurent en fumée.

Quelques minutes furent nécessaires pour permettre à la ventilation de dissiper toute trace de fumée. La tringlerie tordue des rideaux avait résisté aux flammes. La chaise, faite d’un mélange de bois et d’amiante, était encore reconnaissable bien que fortement carbonisée. Les sangles de cuir, noircies et fumantes, jonchaient le sol. À l’extrémité des câbles pendouillant autour du siège se trouvaient encore, fixés aux pinces, les anneaux de métal noircis d’Evnika. Tout ce qui fut retrouvé, reposant sur le siège, fut l’électrode cylindrique encore brûlante et tordue, reposant dans un tas d’excréments nauséabonds et fumants. La vie d’Evnika la Grande Scato s’était terminée comme elle avait été vécue : autour d’un tas de merde.

Alicia, Sophie, Catherine et moi-même ne nous réjouissions nullement de cette exécution. Faire mourir un être humain n’élimine pas l’esprit qui l’habite. Cela ne fait que le chasser, le faisant errer dans une dimension quelconque jusqu’à ce qu’il trouve un nouvel hôte. L’histoire se répètera alors, en d’autres lieux, en d’autres temps.

Ce qui nous importait était d’être tous quatre enfin sortis de ce cauchemar. J’avais réussi à faire en sorte qu’au cours de cette aventure, aucun de mes personnages n’aie eu à subir d’agressions indésirables de la part des membres Sélects du Club, et encore moins de la part de la Grande. Sophie et Alicia s’étaient retrouvées et s’aimaient plus que jamais, leurs sentiments ayant été renforcés par l’épreuve qu’elles venaient de traverser. Catherine, quant à elle, s’était faite de nouvelles amies avec lesquelles elle aurait éventuellement l’occasion de cheminer dans de nouvelles histoires.


« Nous nous reverrons ? me demanda Sophie, prenant la parole pour ses amies également.

— Je ne saurais vous dire. Mais je serai toujours avec vous en pensée.

— Nous sommes heureuses de t’avoir connu, simson3 alias Simon Simpson. Ce fut un réel privilège, ajouta Alicia. Nous savons que, où que nous nous trouverons, tu prendras toujours soin de nous. »


C’est là que nous nous fîmes un dernier baiser. Baiser d’adieu ? Peut-être... peut-être pas.

Rendez-vous dans de nouvelles aventures...


FIN

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