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Rightmove ou comment se taper son ex

Chapitre 1

Erotique

— Rightmove le jeu exclusivement réservé aux adultes. Vous vous sentez seuls et ne savez plus quoi faire de votre vie ? N’attendez plus, achetez le jeu dans un de nos magasins partenaires. Voir conditions…


A l’aide du pouce et de l’index je tournais le bouton de la radio pour changer de chaîne. Impossible d’écouter les informations tranquillement en allant au travail. Depuis la rentrée, je n’arrêtais pas d’entendre parler de cette publicité débile. Franchement, qui serait prêt à dépenser des mille et des cent pour jouer à un jeu de société ? Jouer c’est pour les enfants, les adultes n’ont plus de temps à perdre avec ces infanteries.

Concentrée sur la route, je continuai mon chemin jusqu’à mon bureau, mes responsabilités. Les lundis étaient les jours les plus intenses de la semaine mais aussi les plus intéressants. Il me tardait de commencer cette nouvelle semaine.

Mon téléphone vibra sur le tableau de bord de la voiture, comme pour confirmer mes dires.


— Allô ?

— Alixia, content de voir que tu répondes aussi vite.


Oh non, Michael, mon patron, allait encore me demander de faire son travail à sa place.


— Oui, d’ailleurs ça tombe bien que tu appelles. Je voulais te dire que je passais d’abord chez les Wilson pour parler de la disparition de leur fils.

— Foutaises, chantait mon moi intérieur. Je l’entendis se racler la gorge à l’autre bout du fil.

— En fait, je t’appelle pour ça. Il y a un problème au bureau, il faut que tu rappliques tout de suite.

— Mais je viens de me taper les bouchons du matin en sens inverse.


J’aurais pu devenir actrice dans une autre vie.


— Ce n’est pas ma faute. Maintenant viens, on a besoin de toi.

— On?


C’est plutôt toi qui as besoin de moi. Je ne vais pas le laisser s’en sortir aussi facilement.


— Quel est le problème pour que je doive revenir maintenant ?

— Oh tu sais, les problèmes habituels de la boite.


Ça, ça voulait dire qu’il avait bâclé son travail pour la matinée et qu’on lui avait demandé de tout refaire.


— Bon je reviens mais je veux que tu me donnes mon après-midi de libre demain.

— Et pourquoi je le ferai ?

— Parce que tu me dois bien ça.


Je coupais la communication avant qu’il n’ait pu avoir le temps de répondre quoi que ce soit. L’imaginer en train de râler dans le vide suffit à me faire voir la matinée un peu plus rose.


A peine ai-je eu le temps de poser mes fesses sur mon fauteuil que Michael fit irruption dans mon bureau que je partageais avec une autre collègue.


— Te voilà enfin ! Il faut que tu me finisses ce document avant mercredi matin.


Michael laissa tomber une pile de feuilles volantes sur mon bureau. Certaines en profitèrent pour s’échapper sur la moquette.


— Quoi ? Je ne peux pas m’occuper de tout le dossier en deux jours ! Je dois déjà terminer les articles hebdomadaires et j’ai plusieurs rendez-vous de prévus un peu partout dans la ville.

— M’en fous.


Il m’avait laissé sa merde et s’enfuyait le cœur léger.


— Il va falloir que tu lui rentres plus dedans un jour.


Cachée derrière ses culs de bouteille et son écran d’ordinateur, ma collègue, Victoire, partageait plus que mon bureau. Elle avait aussi été le souffre-douleur de Michael pendant un temps. Elle savait très bien ce que je vivais au quotidien.


— J’essaie mais j’ai vraiment besoin de mes six mois d’essai.

— Conseil d’amie, rien de plus.


Et elle retourna sur son travail. Dépitée, je m’installai devant mon écran et commençai mon travail. Au moins, avec tout ce que j’allais faire, Michael ne pourrait pas m’enlever mon après-midi de libre.


La pause de midi arriva avec joie, un break dans cette journée de malade. Il me fallait remplir nombre de documents, corriger les articles de mes collègues, prendre des rendez-vous et appeler à droite à gauche. Autant dire que je n’ai pas eu une minute pour moi. Le soir arriva aussi vite que le lendemain sans que je ne puisse souffler beaucoup. Mon quotidien se résumait à quelques heures de sommeil et aux autres à mon travail. Je l’aimais beaucoup, c’était mon job de rêve étant enfant. Mais je n’aurais jamais pensé qu’il y aurait tant de compromis quand on fait ce qu’on aime.


Enfin vint mon après-midi de libre. Michael s’y était opposé à la dernière minute mais je ne lui avais pas laissé le temps de me menacer. Il avait trop besoin de moi pour faire son travail. En plus j’avais un rendez-vous important en ville qu’il me tardait de faire.


Au centre de la ville se trouvait un charmant petit restaurant, le Café des Capucins, pas très connu mais qui servait les meilleurs thés glacés que j’avais pu gouter.

Juliette et Benjamin m’y attendaient, les lèvres pratiquement cousues à celles de l’autre.


— Hmm, fis-je en me raclant la gorge pour attirer leur attention.


Pas plus gênés que cela, les deux baveurs professionnels finirent leur baiser passionné avant de m’accorder leur attention.


— Tu es enfin arrivée !

— Je suis juste dans les temps, fis-je remarquer.


Je pris place en face d’eux sur une table en métal gris et héla une serveuse pour un café.


— Non, finalement, madame ne prendra rien. Je vais juste vous demander l’addition s’il-vous-plait, s’exclama Juliette à l’approche de la serveuse.


Une fois qu’elle fut partie, je fis les gros yeux à mon amie, outrée.


— Je n’ai pas le droit de commander à boire, c’est ça ?


Juliette poussa un soupir non dissimulé alors que Benjamin continuait à lui caresser le bras, les cuisses et toutes les autres parties de son corps auxquelles il pouvait accéder en public.


— On n’a plus le temps, il faut vite qu’on y aille avant que ça ferme.

— Mais il n’est que 14h26, protestai-je.


La serveuse revint à ce moment avec l’addition. Benjamin posa un billet de 10€ et nous nous envolâmes du café comme des voleurs.


— Un sexshop ?

— Je ne t’avais pas dit qu’on devait venir ici ? s’exclama Juliette, surprise.

— Tu trouves que j’ai l’air informée de tes dernières manigances ?

— Oh là là, tu ne vas pas recommencer… Bon nous on rentre, attends-nous dehors si tu préfères.


Et elle entraina Benjamin à sa suite, me laissant seule devant l’enseigne interdite aux moins de 18 ans.

Tout le monde me regardait bizarrement, certains ados me montraient du doigt en riant, aussi décidai-je de rentrer. La pression ne pouvait pas être plus forte à l’intérieur. Je pénétrai donc dans le refuge du sexe, aux devantures rouges, ces néons de couleurs et ses effluves parfumées. Il y avait plein de jouets exposés un peu partout sur les étagères.


Benjamin et Juliette discutaient avec la vendeuse mais je ne tendis pas l’oreille, pour leur laisser un peu d’intimité. Je regardais les étalages. Tout était bien présenté mais je ne connaissais pas les produits. Je me doutais de l’usage de certains mais d’autres m’étaient complètement inconnus. C’était la première fois que je mettais les pieds dans un sexshop et la deuxième fois seulement que je voyais leurs produits. La première fois, c’est quand Liam, mon ex, m’avait offert un vibro bleu. Je ne m’en suis jamais servi, il est resté depuis tout ce temps dans sa jolie boîte.


En continuant mon exploration, je fis face à un produit mis en tête de gondole. Sur l’affiche, il s’appelait « Rightmove ». Mais c’était l’objet dont ils n’arrêtaient pas de parler à la radio ! Je ne pensais pas que c’était en fait un sextoy. Pourtant à regarder de plus près, cela ne ressemblait à rien de tel. La boîte carrée ressemblait tout à fait à un jeu de société pour enfants avec ses couleurs pastelles.


— Toi aussi, tu vas en acheter un ?


En me retournant, je fis face à Juliette, une boîte Rightmove sous le bras.


— Oh euh… non, je regardais juste ce que c’était.

— Arrête de faire la chochotte, tout le monde sait ce qu’il y a dedans.

— On peut te montrer si tu veux, réfléchit Benjamin.

— Très drôle, ris-je.

— Ce n’est pas une mauvaise idée, contesta Juliette. Quoi de mieux de tester un jeu qu’avec ses meilleurs amis.

— Vous n’êtes pas sérieux j’espère !

— On ne peut plus sérieux.

— Vous êtes vraiment des tarés des fois.


Sans demander mon reste, je sortis de la boutique et me dirigeai vers le parking. La sonnerie de la boutique retentit avant que les pas de Juliette me poursuivant ne résonnent dans la rue.


— Attends avant de dire non.


Elle me rattrapa par le bras. Je me retournais pour lui faire face.


— Avec ton travail, ça fait combien de temps que tu n’as pas mangé un repas maison ?


Rien ne pouvait lui échapper. Juliette savait pertinemment que mon travail me prenait tout mon temps et que les fois où je mangeais, c’étaient toujours des plats préparés.


— Un moment…

— Allez, viens manger à la maison, ça nous fera plaisir de partager un repas avec toi.


Benjamin nous rejoignit à ce moment précis :


— Oui, on rattrapera le temps perdu autour de mon fameux gratin dauphinois.


La perspective d’un plat chaud et fait maison ne tarda pas longtemps à faire gronder mon ventre.



Juliette et Benjamin habitaient en bordure de Nancy, alors il nous fallut prendre la voiture pour rejoindre leur appart. Ils avaient déménagé il y avait quelques mois maintenant après avoir officialisé leur couple. Je connaissais Juliette depuis le primaire, nous étions amies depuis toujours. Quant à Benjamin, il vivait aussi à Nancy petit mais n’allait pas dans la même école que nous. D’après Juliette, qui aimait bien extrapoler, ils s’étaient rencontrés dans le bar où elle était serveuse, étudiante. Elle lui avait tapé dans l’œil et l’avait fait languir des semaines avant d’accepter un rendez-vous. Mais à mon avis, c’était plutôt l’inverse qui s’était produit.

On arriva enfin chez eux et je me mis vite à l’aise.


— Vous avez enfin fini votre déco à ce que je vois, m’exclamai-je en autant mes chaussures. L’horloge n’était pas là la dernière fois que je suis venue.

— Tu es observatrice, Alixia.


Je n’en étais pas certaine mais quand Benjamin me dépassa pour se diriger vers la cuisine, j’aurais juré sentir sa main frôler rapidement mes fesses.


— Viens, on va se débarbouiller un peu pendant que Benjamin cuisine.


Juliette m’entraina à sa suite dans la salle de bains où elle ne tarda pas à se montrer ses formes pour se changer. C’était le premier corps que j’avais vu changer à la puberté, le mien évoluant au quotidien. J’avais vu entre autres à la piscine ses petits seins se former et sa taille rester fine mais ses hanches s’étaient quand même développées. Elle continuait le sport quotidiennement ce qui expliquait qu’elle ait gardé un corps affiné, contrairement au mien qui était bien en chair.


— Ca me fait tellement plaisir que tu passes à la maison. On ne s’était pas fait une petite réunion entre amis depuis si longtemps.


Elle était aux anges alors qu’elle envoyait son soutien-gorge en dentelles voler dans le bac à linge.


— En plein dans le mille.


Juliette sauta de joie, ce qui fit rebondir ses petits seins qui pointaient à cause de la fraicheur de la soirée. Je la regardais du coin de l’œil pendant que j’enlevais mon maquillage qui avait un peu coulé durant la journée.


— Ca me fait aussi plaisir de vous revoir. C’est toujours plus sympa de se voir à la maison plutôt que dehors.

— Oui, on n’a pas besoin de toutes ces manières et en plus Benjamin cuisine trop bien.

— Je t’avoue que la mention de son gratin m’a direct donné faim, riais-je.


Juliette s’arrêta brusquement pour me regarder.


— Ne me dis pas que tu vas rester habiller comme ça ?!


Mon jean et mon pull-over lui faisaient fièrement face.


— Et pourquoi pas ?

— Ca fait vieillot. Déshabille-toi, je reviens.


Juliette n’attendit pas ma réponse pour sortir seulement en jupe. En bon petit soldat, j’otai mon pull et mon pantalon. L’air frais sur mes jambes me fit frissonner.


— Me revoilà !


Mon amie revenait déjà avec un tas de vêtements dans les mains.


— Je t’ai trouvé quelques trucs, dit-elle en me montrant une robe légère.

— Oh non, tu sais que je n’aime pas les robes. En plus il fait froid.


Elle re regarda, son petit nez retroussé de mécontentement.


— Bon alors mets moi ça.


Elle sortit du tas une tunique bleu électrique.


— Je croyais que ça devait être une soirée sans chichi.

— Oui mais ce n’est pas pour autant qu’on ne peut pas être agréable à regarder. Moi aussi je me change.


Elle passa sur son corps lisse une robe qui me semblait légère mais je ne lui fis pas remarquer. Elle était assez grande pour savoir quoi faire.


— A ton tour.


Je passais la tunique sur mes jambes avant de passer mes bras dedans.


— Attends, tu ne vas pas garder ton T-shirt.

— Bien sur que si.

— Arrête tes bêtises et enlève-le.


Juliette avait une détermination telle que je ne pus résister malgré mes cris de protestation et mes seins se retrouvèrent à l’air libre.


— Oh mais c’est que tu pointes !


Mon amie d’enfance toucha doucement mes tétons qui s’étaient dressés à cause du froid environnant. Cela faisait longtemps qu’on ne m’avait pas touchée avec délicatesse à cet endroit. Des frissons agréables parcoururent mon corps et mes yeux se fermèrent l’espace d’une seconde, suffisante pour que Juliette le remarque.


— Ca te fait du bien ?


Son ton avait changé, plus taquin, même coquin. Cela me suffit pour reprendre mes esprits.


— T’es pas drôle, aller laisse-moi mettre ma tunique et après tu fermeras la tirette.


Elle n’insista pas et m’aida à fermer ma tunique.


— Les filles, vous venez prendre l’apéro ?


Benjamin nous appela de l’autre côté de la porte. Avait-il entendu notre petite dispute ?


— On arrive, mon amour.


Juliette me regarda avec ce même air coquin, un doigt sur sa bouche.


— Aller, on y va, la poussai-je.

— Okay.


Elle se pencha vers moi pour me lécher les lèvres et s’enfuit revoir son chéri. Des effluves d’alcool restaient sous mon nez après son passage. Qu’est-ce qui venait de se passer ?

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