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Rituel désintox

Chapitre unique

Erotique

— Tu veux les voir, ou je te bande les yeux?


J. excelle en maitre de cérémonie, ma confiance en lui est totale, je sais que son "casting" sera parfait, il honorera à la perfection sa mission.

Celle de me sauver.

Ils sont nombreux, sans que je sache leur nombre. Ensemble, ils formeront un cercle autour de moi, et lentement, doucement, entameront le rituel.

Ma seule consigne sur leur sélection, hormis qu’ils soient tous noirs et qu’ils garderont leurs vêtements: une grande variété des types de mains, larges, fines, épaisses, souples, fermes, légères et lourdes, douces et rêches...

Totalement nue, j’avance vers le centre du tapis baroque. Juste des bougies, et ces ombres émergeant à peine de l’obscurité.


Mains:

Ma première syncope orgasmique, sur la banquette de ma découverte du "milieu", je la dois à une multitude de mains sur mon corps allongé, hommes et femmes, jeunes et vieux, beaux ou laids... Je fermais juste les yeux, étourdie à en perdre connaissance, dans un râle effrayant que, malgré le lourd velours, je percevais en écho comme le cri ultime arraché aux entrailles d’une bête assassinée.

Depuis... Ma quête, retrouver cette sensation de non-retour, ce vertige abyssal.


Noirs:

Parce que l’amant-complice de longues années m’intimait l’ordre de ne pas les approcher, lors de nos dérives échangistes, alors même que nous allions nous perdre, chaque hiver, dans les recoins les plus perdus d’Afrique de l’ouest ? Peut-être percevait-il mon regard et mes mains attirés par les muscles secs d’un noir d’encre luisant au soleil...

Quand son amour s’est fait tyrannie, angoisse que je l’abandonne dans les labyrinthes des débauches pour de mieux équipés et plus jeunes que lui, je l’ai fui, et, naturellement, glissé vers les fruits interdits.


Jouir des yeux:

Mes mains blanches sur leurs torses, leurs culs, leurs épaules carbone...

Leurs mains noires empoignant mes chairs pâles, s’immisçant dans mes plis...


Ce soir, j’ai frotté ma peau pour ressentir la moindre caresse, le plus petit frôlement. Je veux qu’elle rougisse crescendo sous leurs doigts affirmant de plus en plus la prise de possession de mon corps tout entier. Lissez, glissez, pincez, tapotez, griffez, appuyez, claquez!

Les papillons noirs virevoltent et s’enhardissent, mon cou serré, mes fentes envahies, ma bouche ouverte, fouillée ou étouffée...

Je perçois encore les nuances, la caresse et la claque, le frôlement et la pression.

Ça y est, je sens que j’en approche...du vertige...

Aux queues, je préfère vos dents, mangez moi, déchiquetez moi, mordez, mordez, merde!

Ça y est.

Je suis ectoplasme.


Pour ma descente:

Je chuchote à J. :


— Je veux qu’ils se branlent sur moi, que leur foutre soulage ma peau meurtrie...

Et quand ils se seront tous purgés, je me shoote au fumet tiède de leurs couilles vidées.

Le cérémonial achevé, ils quitteront la scène en silence. Le tapis souillé sera l’autel où je m’endormirai, exsangue.


Dans mes hurlements, mes grognements, mes gémissements, mes feulements, et le déversement de mon extase...

Je me serai lavée de toi.

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