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  • Concours Au service d'Erika

Rorschach au service d'Erika

Chapitre 1

Divers

« Sur internet, tout le monde peut se créer la vie qu’il veut »


Erika avait trouvé cette formule pour clôturer un énième débat qui dégénérait ; l’argument avait la force de l’évidence, il sonnait comme un slogan.


Elle était administrateur de Xstory, et elle traitait par conséquent les débordements inhérents à un site de cul. Ce n’était pas toujours facile, vu les fortes personnalités qu’elle avait à gérer, pourtant elle s’en acquittait avec fermeté mais avec tact, car elle tenait à ménager les susceptibilités.


Les membres les plus retors lui donnaient du fil à retordre, car ils attendaient la nuit – et surtout le week-end – pour donner libre cours à leur fiel, quand ils ne s’étripaient pas ouvertement entre eux. Elle les mettait devant leurs responsabilité quand elle constatait les dégâts, et distribuait les cartons – jaunes, et plus rarement rouges – selon leurs méfaits…



Ce matin là, Erika se leva et s’enferma dans la salle de bain.

Elle se regarda dans la glace en se brossant les dents, eut une moue désabusée devant son reflet. Elle était jolie, ce n’était pas la question, mais elle n’avait rien à voir avec son avatar, elle en était même l’exact opposé ; elle était désarmante de naturel dans la vie réelle, alors que sa photo la présentait comme une vamp sophistiquée.

Elle était bien placée pour savoir que n’importe qui a la possibilité de devenir un autre sur internet !



Elle retourna dans sa chambre, découvrit que son compagnon était réveillé et qu’il était assis dans le lit, le dos calé contre l’oreiller. Sans prendre la peine de la saluer il abaissa lentement le drap, lui montra sur sa grosse érection matinale dans une invite tacite.


— Je n’ai pas le temps, mon chéri, je suis très en retard, le rabroua-t-elle gentiment en enfilant sa robe.


— Allez quoi, sois mignonne, regarde comme j’en ai envie, la tenta-t-il en exhibant fièrement sa queue raide.


Résignée, Erika s’approcha du lit, lui fit les gros yeux, s’agenouilla…

Quand ce fut fini, elle se précipita dans la salle de bain pour recracher le sperme dont sa bouche était pleine.


— T’es vraiment une championne... tu mérites la médaille d’or de la pipe, la flatta-t-il pour lui témoigner sa reconnaissance.


— Je te signale que c’est MON anniversaire aujourd’hui, pas le TIEN… C’est TOI qui aurais dû me faire plaisir ce matin, pas MOI, rouspéta-t-elle en laçant ses sandales.


Avant de rencontrer le père de son fils et de se caser avec lui, les hommes qu’elle fréquentait s’imaginaient tous - après qu’elle leur eut révélé le travail qu’elle faisait - qu’avec le catalogue de perversités qu’elle avait sous les yeux toute la journée, elle devait en connaître un rayon sur le sujet. Elle ne leur avouait pas qu’elle ne lisait presque jamais les récits, que les fantasmes des autres n’avaient aucune prise sur sa libido. Elle était une affaire au pieu, un très bon coup même, mais seulement parce qu’elle aimait le sexe, qu’elle adorait donner du plaisir à ses amants ; elle n’avait pas besoin d’avoir recours à des scénarios tordus pour être excitée.


— Je me rattraperai ce soir, ma Sissi… fais moi confiance, lui promit-il en sortant du lit.


Il est temps de dissiper un malentendu : dans la vraie vie, Erika ne s’appelle pas Erika, elle s’appelle Simone !

Mais comme Simone n’est pas un prénom particulièrement glamour, son patron, lorsqu’elle avait rejoint les rangs de Xstory, l’avait baptisée Erika, et Erika était son nom de code désormais…



Elle arriva en retard au boulot, s’installa dans son box, alluma son ordinateur afin d’en découdre avec tous les pervers qui sortaient des clous, ainsi qu’avec les vicieux qui profitaient de son absence pour se lâcher ; certains poussaient même la bassesse jusqu’à éditer leurs forfaits avant qu’elle n’en prenne connaissance !


Ce matin, pour une raison qu’elle ne comprenait pas, Mr Xstory lui tournait autour. Il la complimenta sur sa bonne mine – elle revenait de vacances - fit des commentaires élogieux sur sa jolie robe estivale sans manches, lui souhaita son anniversaire une bonne dizaine de fois.


« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous aujourd’hui ? » se demandait Erika, perplexe.


Quand elle se rendit aux toilettes et qu’il la suivit comme un petit chien, elle n’eut plus aucun doute : son patron, si discret habituellement, lui faisait ouvertement du rentre dedans.


— Qu’est-ce qui te prend, Maurice, as-tu perdu la tête ?


(Maurice n’est pas non plus un prénom sexy, n’est-ce pas ? C’était pourtant le prénom de son patron !)


— Je viens de lire un récit qui m’a fait penser à toi… et il était si bien écrit, si excitant que je ne te vois plus de la même façon…


— Mais enfin, ça veut juste dire que l’auteur est bon, il n’y a pas de quoi en faire toute une histoire… ce ne sont que des fantasmes, et tu le sais !


— Je sais, je suis désolé, mais c’est plus fort que moi… j’ai envie de toi, maintenant…


— Voyons Maurice, nous vivons dans la réalité toi et moi… Je suis en couple, bon sang… et toi aussi d’ailleurs ! Tu veux tout gâcher parce qu’une histoire t’a émoustillé ? Tu n’es pas raisonnable, mon pauvre Momo…


— Allez Erika… s’il te plait !


— Allo c’est moi, c’est Simone ! Erika n’existe pas, tu l’as inventée… et tu ne m’appelles jamais comme ça ! Qu’est-ce qui t’arrive ?


— Justement, je voudrais que tu sois Erika pour moi… ma création… rien qu’une fois…


Elle était à bout de nerf, sur le point de fondre en larmes, mais, d’un autre côté, le désir insensé qu’elle inspirait à son patron la troublait. Elle n’avait jamais envisagé l’adultère comme une possibilité la concernant, mais un petit écart de conduite, ni vu ni connu… pourquoi pas, après tout ?


— Allez viens, Maurice, tu es vraiment impossible, tu sais ça ?


Elle l’entraina dans les toilettes, ferma le verrou. Elle se mit à genoux, lui dégrafa la braguette, fit sortir le sexe du pantalon et l’aspira tout entier, jusqu’à la butée des couilles. Il était moins gros, mais aussi dur que celui de son chéri, et il sentait plus fort. Elle le suça voracement un moment puis se releva, fit passer sa robe par dessus la tête, abaissa sa culotte.


— J’espère pour toi que tu as une capote… sinon tu ne me baises pas !


Par chance, il en avait une dans la poche – pourquoi un homme marié avait-il un préservatif sur lui ? – et il s’en couvrit le sexe fébrilement. Il la prit debout, contre la porte, la pilonna en soufflant comme un bœuf, et il éjacula presque tout de suite en sanglotant de soulagement.


— Ça va mieux, tu es calmé, tu as pris ton pied ? Dis-toi bien que c’était la première et la dernière fois, le prévint Erika qui n’avait même pas joui.


— Oh Simone, si tu savais… J’en avais tellement envie… Merci pour ce merveilleux cadeau !


— Tu vois, Momo, c’est ça le problème… C’est mon putain d’anniversaire aujourd’hui, et il n’y a que moi qui distribue les cadeaux depuis ce matin… C’est le monde à l’envers, merde !


— J’avais dans l’idée de t’augmenter a la rentrée, balbutia-t-il, piteux, à bout d’argument.


Elle se rhabilla, mit de l’ordre dans ses cheveux, et retourna à son poste de travail à toute vitesse…



Le staff d’Xstory partageait ses locaux avec les employés des autres noms de domaine que possédait Maurice.

Ils formaient une sorte de famille hétéroclite – pas des geeks, mais tout comme pour certains - qui avait appris à composer ensemble comme le font toutes les familles. Erika était une chic fille, appréciée de tous, aussi avaient-ils décidé de lui faire une surprise en fin de journée. Ils burent du champagne tiède dans des gobelets, grignotèrent du bout des lèvres un gâteau bourratif qui faisait honte à la pâtisserie. Elle se fit draguer par Emmanuelle, la fille discrète du service technique, qui avait forcé sur le mousseux et révélait sa nature.


« Il doit y avoir quelque chose de spéciale dans l’atmosphère… c’est pas possible autrement, c’est la seule explication ! », se lamentait Erika, médusée, en pensant au déroulé de sa journée.



Plus tard, elle rentra retrouver son homme, pour une soirée en tête à tête prévue de longue date. Elle avait honte – elle avait été infidèle, et ça la rendait malade - mais elle ne savait pas dire non aux gens qu’elle aimait, et son patron était l’un des rares élus.

« Mais il voulait juste tirer son coup, bon sang ! C’était un plan cul pour lui, c’était glauque, j’aurais dû refuser ! »


Elle se fit la promesse que ça ne se reproduirait jamais…


Son amoureux lui avait préparé un repas de gala – il était fin cuisinier – et il avait acheté deux bouteilles de vin millésimé, il s’était ruiné ; il savait qu’elle adorait le Bourgogne.

Ils dinèrent, parlèrent, rigolèrent en s’enivrant ; elle ne l’avait pas choisi par hasard, il était le seul avec lequel elle redevenait elle-même.


Ils allèrent se coucher et, comme il le lui avait promis, il la saccagea toute la nuit, la fit crier jusqu’au petit matin.



Elle se réveilla avec la gueule de bois.



Elle enfila un vieux débardeur, mit sa culotte avant d’aller préparer son fils qui était d’ores et déjà en retard pour l’école.


Le garçonnet jouait sur le tapis avec ses petites voitures, et il l’accueillit en s’agitant, impatient qu’elle s’occupe enfin de lui.

Elle l’habilla, l’assura qu’il était le plus merveilleux des petits garçons au monde, et il se laissa faire, en babillant inlassablement.


« Dire que dans quelques années, il aura peut-être envie de me baiser, lui aussi ! »


Elle regarda son fils les yeux écarquillés, épouvantée par l’idée qui venait de lui traverser l’esprit.


Maurice avait intérêt à l’augmenter rapidement s’il voulait qu’elle reste ; son travail, les frasques et les fantasmes auxquels elle était confrontée tous les jours lui montaient sérieusement à la tête, et ils étaient sur le point d’avoir raison de sa santé mentale !

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