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Rosalie une domestique dévouée

Chapitre 12

Telle est prise qui croyait prendre

Hétéro
Je ne désarmai pas. Si j’emploie cette expression militaire c’est que j’étais bien décidé à faire le siège de la chambre de ma femme. Bien entendu, avec discrétion, étant entendu que je la laissais libre de ses mouvements, libre de sortir et d’aller où bon lui semblait dans notre maison. Mais en bon soldat je guettais les mouvements de l’ennemi. Je me plaçai en sentinelle ponctuelle et consciencieuse à mon poste d’observation, chaque matin, aux heures où il était plus susceptible de survenir des mouvements dignes d’intérêt. Mais ces jours-là elle n’en sortait guère, du moins, pas plus qu’avant – ou pour être plus précis, qu’à l‘époque où le jardinier lui rendait ses visites quotidiennes. Je finissais par me demander si cette période-là ne s’était pas achevée. Ce qui aurait plus expliquer l’humeur de chien de ma femme et ses façons fort désagréables avec le personnel, comme le ton agressif et mauvais avec lequel elle avait désormais coutume de me parler. Pour peu qu’elle me parlât, ce qui, il faut bien avouer, était devenu chose des plus rares.
Néanmoins, ma patience fut bientôt récompensée. Un matin j’entendis qu’on toquait à son carreau. Je pus l’entendre ouvrir sa porte-fenêtre et faire rentrer le jeune rustre – car c’était bien lui. Je pouvais tout entendre car, en plus de l’optique performant mis en place en secret, j’avais installé un dispositif acoustique très discret à travers un second orifice du mur, tout près du premier, qui me permettait d’écouter et de regarder tout en même temps le spectacle ; l’oreillette étant, elle, habilement dissimulée derrière une partie amovible de la tenture murale. 
J’assistai à une véritable scène de ménage. Et je compris ce qui s’était joué ces dernières semaines. Ma femme, avec son caractère impossible, avait envoyé paître le jeune homme qui n’était pas revenu depuis. Et il était parti sans aucun doute sans demander son reste. Le pauvre garçon s’était risqué à revenir aujourd’hui. Mais il n’était pas si sot, son attitude qui suivit finit de me le confirmer.Je vais relater ce que je me souviens avoir entendu de leur discussion. Voyez donc.Elle commença par le prendre de haut, le couvrir de reproches, avec un ton détestable, et de l’accuser premièrement de ne pas être reparu depuis. Il encaissa les coups, feignit la repentance. 
— J’ai bien cru que vous m’aviez oubliée… Ou que mon mari ou la gouvernante vous avait congédié…— B’en non, mais comme vous m’aviez dit que nous vouliez p’us me voir…— C’était façon de parler. J’étais en colère.— B’en oui, mais moi quand qu’on me dit qu’on veut p’us me voir, j’obéis, je me montre p’us. Quand qu’on me dit que’que chose, j’le prends pour argent comptant. C’est vous la maîtresse de maison, m’dame, c’est vous qui commandez. Moi j’suis qu’un journalier.— Un jardinier ! Vous n’êtes plus un paysan, Jules. Vous êtes le jardinier de cette maison. Et à temps plein. Et j’avais des raisons d’être en colère.— B’en… m’a semblé à moi qu’vous avez pris la mouche pou’ par grand-chose… Je me suis dit que p’têt’ vous vous étions lassée de moué…— Non Jules, je ne suis pas une enfant qui se lasse de l’un de ses jouets. Et le « pas grand-chose », excusez-moi du peu ! Ne pas savoir se retenir…— B’en c’est pas toujours facile… on est homme. Dame, surtout quand le plaisir vient…— Eh bien vous devez apprendre ! Ou en tout cas à sortir à temps au moment critique.— Critique ?— Au moment crucial, si vous voulez.— Crucial ? Qu’est c’est qu’ça ? J’comprends point, m’dame.— Juste avant de jouir ! Juste avant que vous partiez, ça n’est quand même compliqué, enfin, Jules !— Non ça, j’comprends. Mais faut pas me parler avec des mots savants, des mots de liv’es que moi j’entends point, vous comprenez…— Eh bien maintenant vous saurez. Ce que je vous demande n’est pas si sorcier…— Oui b’en (il regardait par terre, l’air ennuyé, l’air de se demander soudain ce qu’on fait là. L’air d’un type pas à sa place, comme un objet incongru, un outil de jardin tout crotté dans un intérieur cossu et propre), écoutez, j’vas pas vous déranger p’us longtemps. C’est comp’iqué c’te situation. Et pis à la longue je voudrons point avoir des ennuis. Si Monsieur était amené à l’ savoir, lui qui m’a engagé, qu’a été bon avec moi...

Il s’apprêtait à tourner les talons, et rejoindre la porte-fenêtre pour partir. Immédiatement ma femme changea de ton, se radoucit. Elle se mit à lui parler d’une voix mielleuse :
— Mais non, Jules, tranquillisez-vous, mon mari n’en saura rien. Et puis d’abord il s’en fiche. Il ne nous cherchera pas d’ennuis. Restez. Je me sens si seule, j’ai besoin de compagnie. Il me garde enfermée dans cette chambre toute la journée.— Vous n’êtes pas enfermée, m’dame, vous sortez, j’le sais.— Oui mais vraiment ça n’est pas drôle. Allons, tout est pardonné. Si vous promettez de faire attention désormais.— Oh j’sais pas m’dame. J’me demande si c’est b’en raisonnable. P’têt’ qu’i vaudrait mieux arrêter. Ça s’rait mieux comme ça.— Mais non, mais non, ne soyez pas sot. Oh Jules, ne faites pas l’enfant… minauda-t-elle
Et là dessus, s’étant approchée de lui, à genoux sur le lit, elle commença à lui déboutonner son pantalon. Le garçon, l’air toujours gauche, la regardait faire par au-dessus. Elle lui sortit son engin, le prit dans sa main, le caressa si bien et avec des gestes si sensuels que la réaction du jeune homme ne se fit pas attendre : le vit se dressa, s’allongea, gonfla et doubla de longueur. Ma femme tenait désormais ce gros bâton de chair bien raide et tout arqué dans sa main et le polissait avec des gestes lents mais savamment dosés. Le garçon commença à onduler du bassin. Il posa alors ses mains derrière la tête décoiffée de ma femme, tenta de l’approcher de lui. Elle le repoussa un peu pour mieux s’installer : en effet elle s’assit sur le rebord du lit, baissa la tête et emboucha le membre de Jules. Puis elle se mit à le sucer avec des mouvements lents ; le garçon sembla soupirer d’aise. Il se mit à manœuvrer la tête blonde avec de plus en plus de vigueur. Elle suivit le rythme mais sembla soudain dépassée : elle ressortit l’engin de force et lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ne va pas si vite, on a tout notre temps.— Dame, vous m’excitez du diab’e !— Calme, jeune homme, ralentis. Il ne faudrait pas que tu partes déjà…— J’ai envie, vain dieu ! Crénom, je vas vous prendre. Mettez-vous à quat’ pattes !— Oui, mon grand fou. Moi aussi j’ai envie, viens, dit-elle en se mettant à quatre pattes sur le lit et lui tournant le dos.
Elle commençait à remonter son peignoir de soie en ondulant de la croupe mais le garçon d’un geste d’impatience le lui remonta brutalement jusqu’au milieu des reins, dévoilant sa croupe blanche que je n’avais pas vue depuis fort longtemps. Je la trouvai belle, elle avait pris de l’ampleur. Elle qui était jadis si prude et si pudique, au point de ne jamais enlever sa chemise de nuit – même du temps où nous avions des relations (elle restait toujours vêtue, avec sa longue culotte de coton blanc, ne daignait pas sortir de sous les draps, et je devais me contenter de passer mon membre par la fente de la dite culotte pour notre accouplement) : je voyais qu’elle avait bien changé. Du moins avec un autre...De ses deux mains fortes de paysan il lui agrippa la taille pour la tirer vers lui et amener ma femme bien au bord du lit. Il lui asséna deux grosses claques (une sur chaque fesse) bien retentissantes qui déclenchèrent un cri de son amante, mais elle n’eut pas le loisir de protester car ayant déjà pris son membre dans sa main il le positionna et lui enfila dans le con jusqu’à la garde. Elle poussa un cri qui était autant de surprise que de plaisir.Ses mains bien verrouillées sur sa taille il se mit à la besogner comme une brute, lui envoyant des coups de boutoir de bûcheron. Je voyais son énorme queue sortir presque entièrement à chaque va-et-vient et l’empaler tout à fond. Déjà elle hurlait son plaisir en rythme et sans aucune retenue. Je ne reconnaissais pas ma femme, une vraie tigresse. Il ressortit à un moment, contempla la croupe de nacre bien déployée, et la claqua quatre ou cinq fois en jurant : 
— Ah vain dieu, que’ beau cul !— Ah oui, tu l’aimes, hein, ma grosse brute ?— Oh oui, nom de nom, qu’est-ce qu’y m’fait bander, qu’est-ce qu’y m’donne du plaisir !— Oh oui… Toi aussi, mon grand fou !
Et il replanta à nouveau sa grosse queue dans la chatte de ma blonde épouse et lui renvoya ses coups de boutoir.
— Oh oui !!! Mon chéri, fais bien attention de ne pas décharger en moi…— Ah bah oui, ça… mais c’est pas l’envie qui m’en manque…— Oui, mais fais attention…— Bon d’la, je vas quand même pas m’retenir…
Et là-dessus il lui tira les cuisses en arrière, la jetant à plat ventre.Je le vis se coucher sur elle, lui écarter une fesse, et sans crier gare, plaçant son gros mandrin il l’enfonça dans l’orifice qu’il n’avait pas mis longtemps à trouver. Ma femme poussa un hurlement.
— B’en là, à c’t’endroit, y a pas d’risque…— AHHH, Aïe…— Bon dieu, que vous êtes serrée par là… Ah qu’ça me serre du diab’ !— Aaah aaah, tu me défonces, Jules— Ah t’aimes ça, salope, tu me sens bien, là… ?!— Aïe, oui, je te sens, j’te sens fort…— I t’encule b’en ton Julot, hein ?!— Oui, oui… Oh s’il te plaît, reviens un peu dans ma chatte… chéri…
Je n’avais pas l’impression que ma femme appréciait tant que ça la sodomie. Nous ne l’avions jamais pratiquée ensemble, loin s’en faut. Je suis certain que si j’avais essayé avec elle à l’époque, elle aurait été horrifiée, me jetant à la face que j’étais un pervers, un dépravé, et que c’était une pratique que l’Église et la morale réprouvent. Elle s’y était mis avec ce jeune garçon de ferme, mais je suis sûr que c’était par sécurité, pour ne pas risquer de devenir grosse de ses œuvres. Si elle y avait sans doute pris goût, ça ne devait pas être sans mal, car le jeune homme était membré comme un âne.
Il obéit et céda à sa demande, se remit dans son orifice naturel. Il avait ralenti et la besognait à une cadence plus lente. Elle soupirait d’aise mais cela devait être trop doux à son goût. Elle finit par lui susurrer entre deux gémissements de plaisir :
— Oh plus fort, mon p’tit. Vas-y comme une bête, défonce-moi, plus fort, plus loin, oui, ouiiiii… !
Le garçon ne s’était pas fait prier : il la besogna comme un taureau, la pilonnait maintenant brutalement à grands coups de reins avec son gros engin en ahanant, lui assénant son heurtoir avec des mouvements amples et puissants. Et les résultats de cette saillie bestiale ne se fit pas attendre : bientôt les plaintes de son amante mûre montèrent en intensité et en durée ; elle prenait son pied, les mains crispées dans les draps, et un râle rauque d’une voix que je ne lui connaissais pas monta, animale, inhumaine. Le visage du jardinier était congestionné, puis il se crispa, et ma femme sentant que quelque chose allait se passer, retrouva l’espace d’une seconde ses esprits et chercha à prévenir la catastrophe :
— Jules, fais attention, pas dans ma chatte…— Non, M’dame...
Et je le vis sortir son phallus rouge-violacé, qui avait déjà comme une crème blanche à son extrémité. Il ne se démonta pas et lui enfonça à nouveau dans l’oignon et lui asséna de violents coups de rein pour se lâcher totalement. Elle poussa des cris perçants tellement il semblait lui exploser son petit trou. Ils se calmèrent, restèrent ainsi emboîtés un moment. Puis, quand ils se désaccouplèrent elle passa ses doigts entre ses cuisses d’un air suspicieux et le regarda avec le sourcil levé :
— Tu as bien fait attention, Jules ?— Oui oui, Madame… (mais son visage cachait mal sa gêne)— Même si je ne me pense pas fertile (mon mari et moi n’avons jamais pu avoir d’enfant), je préfère rester prudente.— Oui, m’dame. Je f’rai toujours attention.— Appelle-moi Armande, grand fou…— Oui m’d… enfin, Armande, si vous voulez…— Tu m’as fait beaucoup de bien, tu sais… ? Enfin, par derrière tu n’es pas très doux, un peu trop brutal. Tu commences trop vite et trop fort. Tu sais ça n’est pas fait pour ça cet endroit-là, normalement…— Oui je sais, M’dame Armande— Faudra y aller plus doucement la prochaine fois…— Oui M’dame. Bon, j’ai d’l’ouvrage (et il refermait déjà son pantalon de travail)- Donne-moi un baiser, petit chenapan (le garçon fit demi-tour – car il était déjà presque arrivé à la porte-fenêtreet daigna s’approcher, se pencha un peu alors qu’elle lui tendait ses lèvres. Elle dut l’attirer par le cou pour l’embrasser. Le jeune homme semblait ne pas tenir à ce baiser, et encore moins à s’éterniser.)- R’voir Madame— À bientôt Jules. N’attends pas trop pour revenir me voir. Ne me délaisse pas s’il te plaît. Et c’est Armande, n’oublie pas, ajouta-t-elle en minaudant.— Oui… Armande. Et il s’éclipsa par la porte vitrée.- Cette semaine, insista-t-elle. Mais il avait déjà disparu.
Moi je n’avais pas perdu mon temps. J’avais tout ce qu’il me fallait. J’enlevai l’appareil photographique de son pied, remis les tentures en place, le bouchon dans le mur, et allai à mon laboratoire secret que j’avais installé dans une pièce fermée à clef dans les étables. J’avais en effet acheté une fortune de matériel photographique et de quoi développer mes clichés. Même Rosalie n’avait pas été mise au courant. Elle était bien trop indiscrète et parlait trop, cette grosse commère. 
Je me mis au travail. Certains clichés étaient un peu flous mais on reconnaissait bien le visage du jeune homme. On ne voyait bien entendu pas ma femme quand elle se faisait prendre par derrière, mais par contre, assise au bord du lit avec la grosse queue du jardinier dans la bouche, il n’y avait pas d’erreur possible. C’était parfait. Je mis mes clichés en lieu sûr et attendis.
Tous les matins je me postai avec mon matériel prêt.Je n’eus pas trop à attendre. Trois jours après il reparut dans sa chambre. Et ainsi de suite durant plusieurs semaines. 
Et j’assistai à un changement de leur comportement. De plus en plus Jules faisait la fine mouche. Il faisait celui qui n’avait pas trop envie. Ou qui craignait qu’ils soient découverts. Il feignait de vouloir mettre fin à leurs relations coupables. Il se faisait prier, puis supplier. Évidemment il n’était pas crédible. Mais ma femme, probablement pas dupe, finissait toujours par céder. Il lui faisait du chantage. Elle marchait. Il avait de plus en plus d’exigences. Elle s’offusquait, protestait, rechignait, s’indignait, menaçait de tout arrêter, mais il avait toujours le dernier mot. Désormais, il l’obligeait, elle qui était si pudique, à se mettre toute nue devant lui, entièrement nue. Et à se lever ainsi, dans le plus simple appareil. Il l’obligeait à tourner sur elle-même, plusieurs fois. Lui la matait, son énorme pieu dans la main, se branlant en la regardant sous toutes les coutures. Il lui faisait mettre ses mains sur la tête, lui tripotait les seins, lui pinçant les mamelons (parfois fortement, visiblement : elle criait de douleur, brièvement, protestait. Il arrêtait, mais recommençait la fois d’après.)
Il lui demanda même de prendre des poses obscènes, on ne peut plus impudiques : debout, penchée en avant au-dessus du lit, elle devait s’écarter les fesses. Et lui regardait d’un air circonspect. Puis il lui ordonnait de s’ouvrir les lèvres de sa conque, et il l’examinait avec le même air intéressé mais de plus en plus méprisant. Je me demandais comment elle pouvait accepter de se soumettre à de telles ignominies, et supporter une telle avanie, de telles bassesses. Il finit par lui exiger de l’attendre à l’heure de leur rendez-vous couchée sur le dos au bord de la couche, les jambes levées à la verticale, après qu’elle eut entrouvert la porte-fenêtre, bien entendu. Il arrivait – avec un bon quart d’heure de retard sur leur heure habituelle – refermait la porte-fenêtre, ne lui adressait pas la parole, se déculottait, prenait son gros dard dressé et lui plantait dans sa chatte. Puis, la saisissant par les cuisses, il la besognait comme un fou, la gratifiant de ruades des plus violentes, sous lesquelles elle prenait quand même son pied ! Mais l’accouplement bestial ne durait pas plus de deux minutes. Il sortait d’entre ses cuisses, balançait quatre ou cinq jets de foutre sur le ventre de son amante, certains atteignant même sa poitrine, puis se reculottait et partait sans même lui avoir décoché un mot. 
Il pratiqua ainsi deux ou trois fois. La fois suivante elle se mit à genoux, le supplia :
— Je t’en prie. Je veux bien tout ce que tu veux, mais ne fais plus ainsi, parle-moi.— D’accord. Mais t’avise pas d’ t’plaind’.— Oui, Jules, mais… sois gentil…
Elle ne continua pas, car il avait déjà sorti son vit et lui avait enfoncé tout au fond de la gueule :
— Suce, salope.
Elle s’activait alors qu’il la tenait par les cheveux à deux mains, les yeux levés vers lui. Ses larmes coulaient et son regard était implorant.Il cessa, la fit lever en la tirant par le bout de ses seins, elle gémit de douleur. Il lui ordonna : 
— Retourne-toué. Et rest’ debout. Tu t’penches su’ l’ lit. Je vas te baiser comme une putain.
Malgré ce traitement humiliant elle s’exécuta sans même rechigner et, malgré elle, jouit de façon explosive dès qu’il lui enfonça son gros vit. Cette fois il la besogna à grands coups de reins pendant au moins quinze minutes sans déconner. Puis il la fit mettre à genoux et la lui enfonça entre les fesses. L’intromission eut beau être faite lentement je pus capter dans mon objectif des grimaces de douleur. Sans faire de pause il l’encula alors longuement à un rythme plus calme mais cela semblait pénible ; malgré tout je vis le visage de ma femme changer vers la fin et les cris qu’elle poussa ne souffrirent aucune équivoque : pour la première fois, Armande jouissait du cul !Il la fit se tourner, se placer à quatre pattes, tête vers lui, et elle résista quand il voulut lui enfoncer de nouveau son phallus dans la bouche. Elle semblait manifestement dégoûtée par l’aspect ou l’odeur du membre qui sortait de son fondement ! Il lui asséna une paire de claques qui la fit vaciller et elle finit par se soumettre à ce qu’elle devait manifestement considérer comme une ignominie. 
— Avale, catin ! grogna-t-il.
Et sans autre forme de procès il se répandit dans sa bouche, et l’obligea à avaler toute sa semence. C’était, j’en suis sûr, la première fois pour elle, et je la vis déglutir à contrecœur, réprimant même des haut-le-cœur, son visage révulsé. 
Cette fois, et quels que fussent mes relations avec mon épouse, je trouvai qu’il allait trop loin. J’avais vu ma femme se vautrer dans la fange, se faire traiter comme une putain de bas étage par un jeune garçon de ferme crotté dont je n’imaginais pas qu’il irait si loin. Il était temps de dénoncer ce honteux scandale. J’avais dans mon escarcelle de quoi mettre fin, sans aucun effort, à cette situation qui ne pouvait plus durer. 
Cependant, alors que je m’étais décidé le lendemain à agir, je fus intrigué par le comportement étrange de ma femme. Alors que je rodais près de « chez elle », je me risquai à jeter un regard dans l’orifice espion donnant dans sa chambre. Elle s’était habillée et s’apprêtait à en sortir : l’après-midi, ça n’était plus dans ses habitudes depuis bien longtemps. Pour ne pas être surpris je me cachai derrière les tentures, et la vis se diriger vers l’un des séjours en jetant des regards derrière elle avec des airs de conspiratrice. J’avais mon appareil photographique en main et j’arrivai discrètement à prendre des clichés. Dans le grand buffet empire elle sortit une demi-douzaine de cuillères en argent. Je pris un cliché. Puis elle se dirigea vers l’escalier et gravit les étages. Un puis deux. Je retirai mes chaussures et montai sans bruit. Au second étage où se trouvaient les chambres des domestiques je vis ouverte la porte de la chambre de Rosalie. Je m’approchai silencieusement. Par l’entrebâillement de la porte j’observai sans me faire voir : elle regardait partout dans la pièce, puis finalement s’arrêta devant le lit. Son visage s’éclaira et elle souleva le matelas : elle y dissimula les petites cuillères. J’eus juste le temps de prendre un cliché puis de repartir à reculons, puis j’entrai dans un réduit dont la porte était restée ouverte. Je rabattis silencieusement la porte et attendis qu’elle descende les escaliers. Alors je ressortis de ma cachette et redescendis sans bruit.
J’avais bien entendu compris ses manigances. Aussi ne fus-je pas surpris quand le lendemain, vers onze heures, elle surgit, l’air mauvais. Sans me dire bonjour (comme d’habitude) elle me jeta :
— Suis-moi à la cuisine. J’ai quelque chose à dire aux domestiques.— Très bien mon amie.
À la cuisine, Rosalie était en train de s’affairer pour préparer le déjeuner, sous la surveillance de notre gouvernante qui, sans en avoir l’air, était souvent présente auprès d’elle. 
— Mesdames, leur dit-elle sur son ton le plus sec, et sans un bonjour bien entendu.
Rosalie leva vers elle un regard apeuré et franchement inquiet. Si je n’avais pas su la vérité j’aurais pu croire qu’elle était coupable de ce qu’on allait l’accuser. Ma femme continua en me regardant, moi, méprisant la présence de nos deux employées de maison :
— J’ai constaté qu’il manquait six petites cuillères en argent dans le vaisselier. Je soupçonne quelqu’un. Aussi nous allons tous monter au second étage et je vais fouiller la chambre de Marie, je veux en avoir le cœur net. Vous n’y voyez pas d’inconvénient Alexandrine ? demanda-t-elle en se tournant vers cette dernière, au lieu de me demander à moi.
— Pas le moins du monde, Madame, répondit-elle le plus froidement qui fut.— C’est ridicule, fis-je remarquer, en prenant un air navré mais faussement vaincu.
Rosalie avait d’abord blêmi, puis son visage avait prit un air d’indignation. Mon épouse ne releva même pas ma phrase, la prenant comme un consentement résigné.
— Allons-y, montons tous puisque tu y tiens, dis-je. Plus vite fait, plus vite ces dames seront libres de retourner à leurs occupations.
Je m’attendais à un regard noir de sa part mais elle afficha un air déterminé où je lisais de la satisfaction. Elle partit vers les escaliers d’un air martial et nous la suivîmes. Nous rentrâmes tous à sa suite dans la chambre de bonne de Rosalie. Armande n’agit même pas méthodiquement : elle ouvrit le tiroir de la table de nuit, ayant dédaigné la commode qui s’était trouvé pourtant sur son passage - et aurait dû constituer en toute logique la première étape, puis elle souleva le matelas près de la tête de lit, et tomba pile, comme par hasard sur ce qu’elle cherchait. Elle saisit et brandit victorieusement les petites cuillères :
— Ah ! Qu’est-ce que je disais ?! Les voilà, je n’ai pas eu longtemps à chercher !— Madame, je vous jure… s’écria Rosalie dont le visage devint livide et je crus qu’elle allaits’effondrer— Ça suffit ! Je ne veux aucune explication ! Je ne souffrirais d’entendre la moindre justification, le forfait est caractérisé. Point n’est besoin d’ajouter quoi que ce soit, Marie ! Vous savez ce que ça signifie ? Un vol c’est la porte ! Et comme nous sommes des patrons trop bons, nous vous épargnerons d’aller vous dénoncer aux gendarmes. Vous allez me faire le plaisir de jeter dehors cette domestique sur le champ, mon ami.— Elle va finir sa journée, lui répondis-je avec le visage fermé, nous avons besoin d’elle…— Pfff… dit-elle avec mépris, en cherchant à cacher les marques de satisfaction sur son visage ; elle savourait sa victoire. Alors elle ajouta avec une haine pitoyable :— Eh bien elle partira après le dîner. Elle ne dormira pas une nuit de plus dans cette maison, je ne voudrais pas qu’elle nous vole encore d’avantage.— Nous verrons demain matin. Il n’est pas question qu’elle parte à la nuit. Si elle fait encore à dîner il faudra bien qu’elle dorme ensuite.— Monsieur est encore trop bon, me répondit-elle, sarcastique. Mais puisque c’est ça, nous l’enfermerons dans sa chambre pour la nuit. Alexandrine vous y veillerez, et je vous charge de la surveiller toute la journée jusqu’au coucher et de fermer la porte de sa chambre à clef. Avec elle dedans. Je vous tiendrais personnellement responsable si, d’ici ce soir, quelque chose devait encore disparaître… chapardé… par cette grosse coche !
Rosalie se mit à éclater en gros sanglots, ses épaules et sa grosse poitrine agitée de soubresauts pathétiques. Elle me fit une peine immense.
Armande allait sortir, en murmurant suffisamment haut pour qu’on l’entende :
— Ce qu’elle me dégoutte avec toute sa graisse tremblotante…
Alexandrine l’interrompit :
— Madame ? demanda-t-elle, arrêtant ma femme dans son élan avant qu’elle franchisse la porte de la chambre.— Oui Alexandrine ?— C’est tout ce qu’il manquait ?— Oui c’est tout. Enfin tout ce que j’ai pu remarquer avec certitude… (son visage reflétait la surprise. Elle se demandait où la gouvernante allait en venir.)— Très bien. Par conséquent, pas besoin de fouiller ma propre chambre, si je comprends bien ?— Non, bien entendu…— Très bien, Madame.
Je ne sais pas ce qui surprenait le plus mon épouse : sa remarque inattendue ou l’absence d’émotion sur le visage d’Alexandrine. On allait congédier la cuisinière et sa gouvernante ne trouvait rien à redire. Elle se reprit :
— De toute façon, Alexandrine, vous êtes aussiresponsable de ce vol puisque vous êtes responsable des domestiques que vous avez sous vos ordres. Si vous aviez été à la hauteur de vos fonctions, vous l’auriez mieux surveillée et ça ne serait pas arrivé. Vous n’êtes pas digne de confiance. Nous n’en avons pas encore décidé, mais j’ai bien peur que votre sort soit scellé.
Alexandrine ne répondit rien. Elle sortit quelques secondes après elle non sans m’avoir regardé avec un air interrogateur. Je lui rendis son regard. J’avais un demi-sourire. Je pense qu’elle avait compris que je n’allais pas laisser faire ça, que j’avais déjà un plan, ce qui était le cas. Je refermai la porte et entourai Rosalie de mes bras, la consolai, cherchai à la rassurer. Non, personne n’allait être congédié, elle devait cesser de pleurer, ne plus avoir de crainte, elle devait me faire confiance. Elle se calma, sembla dubitative. Je la renvoyai terminer ses tâches à la cuisine, lui garantissant que le lendemain et les jours suivants elle serait toujours là, dans cette maison, à mes côtés. Mais elle devait se taire. Faire comme si rien ne s’était passé. D’autant c’était un peu le cas.
Le lendemain matin, alors que je prenais mon thé du petit-déjeuner dans le petit salon, Armande débarqua comme une furie :
— Non mais qu’est-ce qu’il se passe ici ?! Marie est toujours à la cuisine, en train de s’affairer au déjeuner, comme si de rien n’était ! Pourquoi elle n’a pas encore été foutue dehors ?!— Tout d’abord bonjour, mon amie. Tu tombes bien, je t’attendais. Je vais de suite apporter la réponse à tes questions. Mais commence par t’asseoir, j’ai certaines choses à te montrer.— Je suis très bien debout ! Et arrête de vouloir gagner du temps. Je te donne cinq minutes !— Qui seront bien suffisantes. Mais je te conseille de t’asseoir, tu vas en avoir besoin.
Elle blêmit un peu mais je ne savais si c’était de rage ou d’appréhension. Elle fléchit les genoux et s’assit sur le bord du fauteuil voisin du mien.
— Voilà, tout d’abord jette un œil sur ses clichés photographiques que j’ai pris hier après-midi. Eh oui, mon amie, je suis encore loin d’être un spécialiste et je ne prétends pas être un artiste, mais grâce au matériel que j’ai acquis je prends et développe mes propres photographies. Je suis néanmoins très satisfait de moi, elles ne sont pas floues et suffisamment bonnes pour qu’on puisse y reconnaître les visages et voir les détails avec une excellente précision, tu en conviendras :on te reconnaît donc parfaitement ici prendre les petites cuillères dans le vaisselier, là les cacher sous le matelas de Rosalie. Tu comprendras donc pourquoi je ne l’ai pas congédiée…
Elle devint blanche comme un linge, voire verte de rage :
— Tu as osé ? Tu m’as tendu un piège, c’est une machination !— Machination ? C’est toi qui l’as ourdie pour piéger cette pauvre Rosalie. Qui est peut-être vieille et grasse, mais qui est une excellente cuisinière (tu le reconnaîtras si tu arrêtes de te laisser aveugler par ta haine), et m’a toujours été loyale et parfaitement honnête. Je n’avais rien soupçonné de ta tentative de la piéger (car c’est toi qui lui as tendu ce piège – qui est déshonorantet indigne de toi, tu me le concéderas), et c’est en te suivant (alors que tu ne sors plus guère de ta chambre depuis des semaines – avoue, c’était suspect) que je suis tombé sur ton stratagème.Mais ne te lève pas, je n’en ai pas fini : j’ai d’autres clichés à te montrer. Tu vas voir ils sont très édifiants…
Là-dessus je lui tendis les trois ou quatre photographies les plus nettes : on la reconnaissait assise sur son lit en train de sucer Jules, à quatre pattes en train de se faire saillir en levrette, nue debout face à l’objectif, les mains sur la tête, en train de se faire malmener les seins, à genoux grimaçant sous les coups de reins du jardinier en train de la sodomiser…Elle devint livide. Je crus qu’elle allait défaillir.
— Voilà, ce sont des preuves irréfutables de ta forfaiture, continuai-je très calmement Tu te roules dans la fange avec ce jeune paysan. Et ça n’est pas beau à voir. Toi qui fais la grande dame, tu es tombée bien bas.
Elle froissa une des photos avec colère sans dire un mot.
— Tu peux faire ce que tu veux. Ce sont ne sont pas des exemplaires uniques, ces photos. J’ai les négatifs en lieu sûr. Je peux les refaire un nombre de fois infini.— Que veux-tu ? demanda-t-elle après un silence, divorcer ?— À vrai dire je n’y ai pas encore réfléchi. Nous verrons. Mais je pense – et toi aussi, à mon avis – qu’il serait bon d’éviter un scandale. Dans un premier temps je vais congédier Jules. Étant donné ce qu’il a fait avec toi, je ne peux le garder sous mon toit.— Oui, bien entendu…— Et puis, la façon dont il te traite, ces derniers temps…
Elle leva les yeux vers moi, je pus y lire la rage et l’humiliation. 
— Naturellement très chère : j’ai non seulement vu mais également entendu tout ce qu’il te disait durant vos ébats.— En attendant, dans les prochaines semaines au moins, tu resteras cloîtrée dans ta chambre. Ça ne te changera pas beaucoup, de toute façon. La seule différence c’est que tu ne recevras plus la visite d’un certain jeune homme. Alexandrine t’y portera tes repas.Ensuite j’ai décidé que les domestiques n’auront plus à recevoir ni ordres ni consignes de ta part. J’estime que tu as perdu tous tes droits de maîtresse de maison. D’autant qu’à leurs yeux, étant donnée ta relation scabreuse avec le jardinier, même si je te maintenais dans ces droits, tu n’aurais plus beaucoup de crédit, ni d’autorité.— Tu ne vas quand même pas raconter tout ça à Marie et à Alexandrine ?! s’exclama-t-elle d’une voix presque démoniaque.— Point n’est besoin, mon amie. Qu’est-ce que tu crois ? Alexandrine est très discrète mais elle a depuis longtemps compris. D’autant qu’en passant près de ta chambre elle a pu en entendre suffisamment pour qu’il n’y ait pas d’équivoque. Ça, elle me l’avait rapporté, ainsi que les « absences » du jardinier aux mêmes heures.Quant à Rosalie – que tu arrêteras s’il-te-plaît d’appeler Marie – ça n’est pas volontairement qu’elle est tombée sur une scène champêtre au fond du jardin, un tableau charmant : « Armande se fait gomorrhiser par son jardinier » !— Ça suffit, grommela-t-elle, en se levant.— Très bien. Je vais t’accompagner jusqu’à ta chambre et t’y enfermer. Alexandrine t’y servira ton déjeuner à 2 heures.
Ainsi fut fait. Une heure après je convoquai Jules dans le petit salon. Sans Alexandrine.Le garçon parut, avec un air qui ne respirait pas la crainte, tant il était ignorant de ce qui venait de se tramer. Il était gauche, comme à son habitude, avec son air un peu penaud qui lui était habituel. Je n’y allai pas par quatre chemins :
— Voilà, Jules. Vous ignorez sans doute pourquoi je vous ai convoqué aujourd’hui ?— Oui en effet, m’sieur, dit-il en prenant l’air le plus placide et le plus stupide possible.— Je vous congédie, Jules. Et ça n’est pas la peine de me demander pourquoi. Vous le savez, et moi je sais tout. Vous baisez ma femme sous mon toit, et ne niez pas, j’en ai les preuves que je vais vous montrer dans l’instant.
Je lui mis sous les yeux l’une des photographies où on le reconnaissait très bien ainsi qu’Armande, alors qu’il la besognait. Il eut une mine stupéfaite, les yeux exorbités. 
— Eh oui, Jules. C’est la technique moderne. Nul n’est besoin de d’être photographe professionnel et d’avoir une boutique en ville. Il suffit d’avoir acquis le matériel et savoir s’en servir. J’en ai les moyens et c’est ce que j’ai fait.Bon, parlons peu, parlons bien. Je vous renvoie avec effet immédiat. Naturellement je vous paie vos jours de travail jusqu’à celui-ci. J’aurai la bonté de ne pas vous déduire les heures que vous avez passé avec mon épouse à la travailler – vous n’étiez pas payé pour ça.Vous n’aurez pas de lettre de recommandation. Mais je ne vous ferai pas de tort, non plus. Par contre inutile de tenter de faire naître un scandale en vous plaignant de votre licenciement ou en racontant quoi que ce soit de ce que vous avez pu voir dans cette maison – ou ce que vous avez fait avec Madame. Sa réputation est en jeu, ainsi que celle de cette maison. Mais je ne vous le conseille pas. Les fermiers susceptibles de vous fournir du travail ainsi que les gendarmes et n’aiment pas les garçons de ferme qui se livrent à de tels agissements dans les maisons des maîtres, qui plus est, avec leurs maîtresses. 
Il allait sans doute protester en me rétorquant un argument que je connaissais d’avance, aussi je l’interrompis : 
— Et n’allez pas me dire que c’est Madame qui vous l’a demandé. Je ne veux rien savoir de qui a pu être à l’origine de cette relation. Et quand bien même ce ne serait pas vous, personne ne vous croirait, mon pauvre ami. Entre un garçon de ferme et un maître, une maîtresse, qui croyez-vous que le monde et les gendarmes croient ?Songez à combien il y a de vagabonds sur les routes, de gueux dans les prisons, parce qu’ils ont voulu faire les malins en étant trop bavards et accusés d’avoir colporté des racontars. 
Il baissa la tête, vaincu, ne cherchant pas à se défendre plus avant. 
— Allez. Ni vous ni moi ne parlerons de cette affaire. Cette maison continuera à connaître la paix. Vous, vous retrouverez du travail. Voilà votre enveloppe avec le solde de vos appointements de cette semaine entamée.Et n’oubliez pas : si j’entends des choses sur cette maison colportée par l’ancien jardinier j’irais en justice, photos à l’appui, et vous finirez votre vie dans une geôle, condamné pour abus. Vous avez bien compris ? lui demandai-je en le raccompagnant à la porte. — Oui, Monsieur.
Il sortit, fit deux pas, se retourna et dit :
— Promis, Monsieur, vous n’entendrez plus parler de moi.
 Puis il s’éloigna. Le garçon avait compris quel était son intérêt et semblait plutôt soulagé de s’en tirer à si bon compte.

L’après-midi même je prévins Alexandrine que j’avais congédié Jules. Je lui dis juste :
— Vous en savez la raison. Et il n’a rien pu objecter, j’avais des preuves.— Bien Monsieur, répondit-elle, toujours aussi réservée.
Elle ne me posa aucune question. Mais je surpris sur son visage l’ébauche d’un sourire réprimé. Elle semblait satisfaite. 
— Je suppose que vous allez l’annoncer vous-même à Madame.— C’est déjà fait, Alexandrine.    Alexandrine ?— Oui, Monsieur ?— C’est pour ça que nous nous accordons si bien, vous et moi : vous devinez toujours à l’avance mes intentions et mes consignes. Et même parfois vous les devancez. — Sans doute, Monsieur.— Et vous serez récompensée pour vos efforts et votre travail, vous le méritez.— Merci Monsieur, dit-elle presque en rougissant.— Et pour commencer, je vous chargerai du recrutement du prochain jardinier. Je vous fait totale confiance. Mais rien ne presse, nous avons le temps.— Bien Monsieur. À votre service.— Autre chose, Alexandrine, à propos de service. Désormais Madame ne vous donnera plus aucune consigne à vous-même comme à Rosalie. Il n’y a désormais que moi qui commanderai cette maison. Et pour le moment elle est consignée dans sa chambre. Je l’ai prévenue que ce serait vous qui vous occuperez d’elle. Vous me rapporterez tous ses faits et gestes, ainsi que ses paroles. Et elle vous devra le respect. Vous la traiterez naturellement avec respect – mais je n’ai nul besoin de vous le dire, je connais vos façons et votre droiture morale – mais plus avec déférence. Vous êtes à mon service, et nous avons confiance mutuellement l’un dans l’autre : vous continuerez d’exécuter mes ordres, y compris en ce qui la concerne. Vous ne recevrez donc plus aucun ordre de sa part, et elle m’obéira à moi, c’est bien clair ? Et si besoin par votre intermédiaire.— Bien Monsieur.
Et elle prit congé comme j’en avais fini : je la vis s’éloigner avec, j’en suis certain, un petit sourire empreint d’une joie sadique.
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