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Rosalie une domestique dévouée

Chapitre 16

Les malheurs d'Armande

Hétéro
Les événements des jours suivants bouleversèrent la tranquillité habituelle de cette maison.À une heure de l’après-midi Alexandrine fit irruption dans le salon avec un air catastrophé, ce qui était plus qu’inquiétant car j’étais habitué à un sang froid exemplaire chez cette fille, en toutes circonstances :
— Monsieur, me dit-elle, Madame fait une hémorragie ! Ça a l’air très sérieux. Venez vite !
Bien entendu je me levai de mon fauteuil et la suivis tout en tentant de la calmer.
— Monsieur, je vous assure que je ne lui ai rien fait qui aurait pu lui causer ça… Je ne l’ai pas blessée, je n’ai rien fait de brutal…— Je vous crois, Alexandrine, n’ayez crainte j’ai confiance en vous— D’autant que ce matin, quand je lui ai retiré sa ceinture de chasteté il n’y avait aucun sang ! Et elle se portait très bien…— Entendu, Alexandrine, c’est donc arrivé soudainement…— Oui Monsieur. Et comme vous savez, même si elle est enfermée dans sa chambre elle a toujours la possibilité de sonner… Et je vous garantis que je n’ai rien entendu… Et que lorsqu’elle me sonne (ce qui arrive rarement) je me fais fort de toujours aller voir immédiatement ce qu’elle a…— Bien entendu, Alexandrine… Voyons, ouvrez cette porte et calmez-vous.
Nous trouvâmes ma femme comme elle l’avait trouvée quelques minutes avant : couchée sur le dos, se tordant de douleurs en se tenant le bas de son ventre, et ses draps pleins de sang malgré la serviette qu’elle tenait plaquée contre elle.
— Alexandrine, allez chercher des linges propres et une cuvette d’eau tiède.
Armande geignait, pâle et en proie à la peur. Elle n’avait jamais saigné comme ça, me dit-elle et cela avait commencé soudainement il n’y avait pas vingt minutes. Quand Alexandrine revint je lui demandai d’envoyer Rosalie courir au village chercher le Dr Biville. 
Deux heures après le praticien fut là. Il fit son entrée d’un pas débonnaire et ne put que constater l’hémorragie. En mari responsable j’assistai à la consultation.
— Quand avez-vous vu la dernière fois ? demanda-t-il à Armande.— Ooooh…
— C’est important, Madame— Euuh… ça fait bien deux mois… peut-être trois— Vraiment ? Cela vous arrive-t-il souvent que ça tarde autant ?— Non, pas d’habitude…— Et ça ne vous a pas inquiété, Madame ?— Non, j’y ai pas pensé… Oooh…
Le bon docteur lui fit relever sa chemise de nuit, lui palpa le bas-ventre qui était très douloureux. Puis il examina ses seins. Il remarqua les aréoles sombres et élargies, de même que la ligne médiane de son ventre qui avait un peu bruni.
— Vous n’aviez pas remarqué ces changements, Madame… ?— No… non…— Et pas remarqué d’écoulement par là ? demanda-t-il en lui pinçotant les mamelons— Beu… bah non…
Je repensai immédiatement aux remarques qu’Alexandrine lui avait fait sur le changement observé de ses seins, et quelques jours avant cet écoulement clair qui lui sortait des tétons. Naturellement je ne fis aucun commentaire. Je n’eus pas besoin d’ailleurs, le brave docteur avait établi le diagnostic :
— Vous êtes enceinte, Madame… Ou plutôt vous l’étiez. Vous êtes en train de faire une fausse couche. Je pense qu’il n’y pas d’espoir étant donné l’abondance du saignement : vous avez perdu le bébé.— Fausse couche ? Moi, enceinte ?!— Eh bien oui, ça peut arriver même à votre âge. J’en ai vu même à cinquante ans passés.— Mais on m’avait dit que je ne pourrais jamais avoir d’enfant…— « On » s’est trompé. En médecine il ne faut jamais dire toujours ni jamais. Tout est question de probabilité. Vous aviez peut-être peu de chances, mais elles n’étaient pas nulles. En tout cas peu de chances de tomber enceinte… quant à enfanter…— Que faut-il faire, Docteur, demandai-je ?— Il n’y a rien à faire pour le moment. Elle doit se reposer, rester couchée, beaucoup boire et il faut la laisser se fortifier.— Et cette hémorragie ?— C’est normal. Elle devrait s’arrêter sous vingt-quatre heures.
Je raccompagnai le bon docteur jusqu’à la porte. Puis je donnai des instructions à Alexandrine. Il n’était pas question d’enfermer Armande dans sa chambre pour le moment. Je retournai auprès d’elle. Sa mine était livide, presque grise. Elle souffrait. Je la regardai avec pitié. Son regard croisa le mien.
— Naturellement je suis fautive. Et ce bougre d’âne de jardinier… Je lui avais bien dit. Je suis désolée…— Laissons ça pour le moment…— Non, je suis désolée : nous aurions pu avoir un enfant… Peut-être.— Peut-être, Armande.— Peut-être que le problème vient de vous…— De moi ? Mais je suis en excellente santé !— Moi aussi je l’étais… jusqu’à aujourd’hui ! Quand on n’arrive pas à faire d’enfant, naturellement c’est toujours la faute de la femme… On dit qu’elle est stérile… Mais l’homme… ? Qu’en sait-on ?— Non… oui… je ne sais pas… Il est vrai aussi que… même durant nos premières années de notre mariage nous avons guère… essayé…— Oui, n’empêche… Avec cet imbécile, il ne m’a pas fallu plus de quelques fois… pour être prise.— Quelques fois… ? Je pense qu’il vous a prise, en trois ou quatre mois, plus que moi en vingt ans !— La faute à qui ?— Pas à moi. Car si vous ne m’aviez pas systématiquement rejeté durant ces années-là, nous aurions peut-être aujourd’hui un descendant.— Un descendant ? Pour quoi faire, grommela-t-elle sans desserrer les dents… Est-ce que j’avais envie d’avoir ça, moi… ?— Bon, je vais vous laisser vous reposer. Si vous avez besoin de quoi que ce soit sonnez Alexandrine, elle viendra immédiatement.— Au moins elle s’occupe de moi, elle… !
Alexandrine prit soin d’elle, elle allait la voir toutes les heures. Et elle alla même la visiter deux fois dans le courant de la nuit. Armande semblait parfois aigre dans ses propos, mais cela révélait une certaine amertume et une angoisse également. Elle paraissait rassurée de voir que sa gouvernante veillait sur elle. Et malgré son tempérament peu enclin aux gentillesses et aux remerciements, elle semblait reconnaissante.
La gouvernante vint me trouver le lendemain dans l’après-midi.
— Comment va-t-elle ? lui demandai-je en voyant sa mine inquiète— Pas mieux, Monsieur, il n’y a pas d’amélioration— Le docteur a parlé hier de vingt-quatre heures…— Oui mais elle saigne vraiment beaucoup, Monsieur… Des gros caillots même, et ça ne ralentit pas du tout— Allons la voir.
Une fois à son chevet aux côtés d’Alexandrine je la trouvai encore plus blanche qu’un suaire. Elle transpirait, ses lèvres n’avaient plus de couleur. Très faible, elle gémissait.
— Hum... dis-je, en prenant son pouls comme si je m’y connaissais, et constatai qu’il était rapide et filant.— Nous devrions rappeler le médecin, susurra Alexandrine en tentant d’être la plus discrète possible.— Je vais mourir, gémit Armande. Je t’en prie... dit-elle d’une voix brisée et effrayante.
Et dans un dernier sursaut, y jetant ses dernières forces, elle s’assit dans son lit, me prit la main :
— Ne me laisse pas mourir, je t’en prie. Je ne ne veux pas mourir maintenant, dans cette campagne, dans cette maison… Je sais que je n’ai pas toujours été gentille, je sais que nous nous sommes parfois déchirés, toi et moi, mais je te promets... je te jure, sauve-moi et je ferai tout ce que tu veux… Tu pourras faire tout ce que tu veux de moi…— Tu n’as pas besoin de promettre, Armande, je vais te sauver, je vais faire le nécessaire. Nous n’allons pas rappeler cet âne de Biville, nous allons te mettre dans un fiacre et t’envoyer à l’Hôtel-Dieu de Rouen où ils vont s’occuper de toi. Alexandrine va t’accompagner et t’assister durant tout le voyage.— Je vais aller chercher le fiacre en ville, Monsieur, j’y cours, déclara Alexandrine d’un air décidé, se ressaisissant.— Prenez le cheval, Alexandrine.— Je cours, Monsieur.
Et elle s’en fut. Je restai avec ma femme jusqu’à son retour avec le fiacre. Armande avait gardé ma main dans la sienne jusqu’à là.Nous l’installâmes dedans sur un brancard. Alexandrine s’assit à côté d’elle. Le cocher m’assura qu’ils y seraient en moins de trois heures. Pourvu qu’elle tienne jusque là, me dis-je.
— Restez auprès d’elle le temps qu’il faudra, dis-je à Alexandrine avant que la voiture s’ébranle. Je me débrouillerai avec Rosalie, n’ayez crainte. Et je vous rémunérerai comme si vous étiez à la maison.
Alexandrine me fit le signe de la main signifiant que ça n’avait aucune importance et le fiacre démarra. 
Ma femme resta hospitalisée plusieurs semaines à Rouen. Deux jours après son admission Alexandrine me fit parvenir un pli qui disait : « Madame est sauvée. Mais très faible. Elle va devoir garder la chambre un bon moment. Je souhaite rester à ses côtés une à deux semaines si vous n’y voyez pas d’inconvénient. »
Bien entendu, je donnai mon accord. Alexandrine montrait une fois de plus son dévouement envers moi ; et aussi envers Armande. 
Durant ces semaines je me retrouvai seule dans ma grande maison avec Rosalie. Je dus, au début, lui faire entendre qu’elle n’avait que deux personnes à nourrir ; en effet elle avait du mal à réduire les quantités à cuisiner. Je n’avais pas recruté de nouveau jardinier. Je faisais appel à un tâcheron pour tailler les haies, les arbustes. Et pour le potager j’avais commencé à m’en charger moi-même, me faisant aider par Rosalie qui appréciait ces nouveaux travaux. Elle était moins occupée, l’entretien de la maison pouvait attendre un peu.
Les beaux jours étant arrivés, je lui demandais par jeu de faire son ouvrage nue dans la maison. Souvent elle travaillait juste chaussée de ses bottines, vêtue d’un petit tablier de soubrette et son plug anal bien enfoncé dans son œillet. Dehors je lui permettais d’être en cuissardes, corset de cuir avec ses gros seins sortant par les orifices, ses mamelons garnis de pinces reliées à une chaîne. Je lui avais également commandé et fait venir de Grande-Bretagne un pantalon de cuir très moulant qui était fendu entre les cuisses et muni d’une ouverture ronde entre les fesses.Je m’ennuyais un peu, ça manquait de vie dans cette maison, sans les rapports quotidiens d’Alexandrine, sans mes séances derrière mon œilleton à observer comment Alexandrine matait et dominait ma femme.
En proie au désœuvrement j’errais dans la pièces et rendais souvent visite à Rosalie à la cuisine pendant qu’elle préparait le repas, et qui était ravie de mes fréquents passages. J’arrivais sans bruit derrière elle, lui palpai ses grosses fesses (en réalité elle n’était pas vraiment surprise), puis je mettais mon doigt dans le beurre ou la crème qui était sur sa table de travail, lui insinuais entre ses deux globes adipeux, trouvais la petite dépression froncée, y enfonçais lentement mon index, la doigtais longuement tandis qu’elle gloussait, sachant ce qu’elle allait se prendre : en effet, ça ne mettait pas grand temps avant que mon vit raide remplace mon doigt et que je la sodomise longuement contre sa table en lui triturant les mamelles. Souvent je m’arrêtais avant que de jouir, préférant en garder pour l’après-midi : les journées étaient longues.
Les soirées aussi. Parfois, elle restait près de moi au coin du feu, après le souper. Elle me suçait longuement à genoux devant mon fauteuil tandis que je dégustais le plus vieux de mes Calvados. Puis, avant d’aller me coucher, je finissais par la besogner un bon moment dans l’un de ses deux orifices, après que j’eus souvent régalé son gros postérieur ou ses gros nichons d’une courte séance au martinet. 
Elle se plaignait de ses genoux, avait de plus en plus de mal à se mettre à genoux. Je lui octroyais souvent des primes et elle m’en remerciait, mais ça ne changeait pas le fond : elle vieillissait. 
Armande resta deux semaines supplémentaires dans une maison de repos, dans la forêt de La Londe. C’est Alexandrine qui m’avait, dans une longue lettre, demandé si j’y consentais. Étant donné que c’étaient les médecins qui l’avaient conseillé, j’avais bien entendu donné mon accord et réglé le coût notable de ce séjour. J’avais insisté pour qu’Alexandrine reste avec elle durant ce séjour. C’étaient pour elle un peu des vacances que je lui payais, même si elle s’occupait avec dévouement de sa maîtresse. Elle me tenait au courant par lettre, mais c’était toujours elle qui m’écrivait, jamais Armande. L’idée de ce séjour où elle devait continuer à jouer les garde-malade ne l’avait pas enchantée tout d’abord. Elle avait commencé à s’ennuyer. Cette fille toujours active avait soif d’occupations plus prenantes. Les longues promenades avec ma femme dans le parc l’alanguissait. Mais, au fur et mesure, je compris à travers ses lettres, qu’elle s’y faisait. Et y avait trouvé des petites compensations.Au tout début, Armande étant encore trop faible, et avec le nombreux personnel de la maison de repos troublant leur intimité, leurs relations étaient redevenues classiques. Puis Armande avait repris du poil de la bête. Mais jamais elle ne s’était pas avisé de tenter de la commander comme elle l’avait fait jadis. C’est au contraire Alexandrine qui avait recommencé à être ferme et un peu autoritaire avec elle. Puis de plus en plus.Je comprenais, à travers ses mots et le récit de leurs relations, que ma femme non seulement n’avait pas cherché à se rebeller ni à profiter de son statut social et du statut officiel d’Alexandrine pour revenir aux rapports habituels. Et que si elle recommençait à se plier à l’autorité naturelle d’Alexandrine c’est qu’elle aimait ça ! Elle y avait pris goût, et même, ne pouvait plus s’en passer.
Armande avait une grande chambre individuelle, spacieuse, tout au bout du bâtiment. La gouvernante en profitait. Elle m’écrivait que désormais, le matin, puisque c’était elle qui allait éveiller sa maîtresse et ouvrir ses volets, elle avait exigé d’elle qu’elle se mettre à genoux à côté de son lit. Puis Alexandrine relevait sa robe, écartait ses cuisses (elle ne portait pas de dessous le matin) et ordonnait :
— Allez, lèche. Lave ta maîtresse, je n’ai pas fait ma toilette ce matin. Bois la liqueur d’Alexandrine, c’est très bon pour ce que tu as, ça va t’aider à te remettre sur pied.— Oui Maîtresse.
Et Armande lui offrait son premier plaisir de la journée, la nettoyait de sa langue, la passant sur toute la hauteur de sa fente, et venait même – alors que sa dominatrice ne lui avait pas demandé – entre ses fesses, lui faisant une toilette complète.
Naturellement dans la journée, en public, elle vouvoyait à nouveau sa patronne.Alexandrine avait osé m’écrire que ma femme allait tellement mieux qu’elle ressemblait parfois à une chienne en chaleur, l’œil luisant, en demande, dès qu’elle se retrouvaient seules.Armande ayant retrouvé de la vitalité, elles poussaient parfois leur promenade bien loin, au fond du parc, jusqu’à pénétrer dans l’orée du bois. Là, Alexandrine reprenait son rôle dominateur et exigeait qu’Armande l’appelle Maîtresse. Alexandrine commençait à lui énumérer la liste de ses griefs, d’un ton plus sec : ce matin elle avait oublié un « merci. » Il lui semblait qu’elle profitait de son statut de patronne devant le personnel au restaurant. Armande protestait mollement pour la forme, car elle savait ce qui l’attendait. La première fois Alexandrine s’était assise sur une souche et l’avait basculée en travers de ses genoux, l’avait déculottée et fessée fermement, sous les cris de souris de sa patronne. Puis elle l’avait branlée brièvement avec dédain : Armande avait déchargé très fort, un peu frustrée que ça ne dure pas plus longtemps. Puis s’était mise à genoux spontanément devant sa gouvernante et lui avait embrassé la main. Alexandrine avait fait glisser ses deux doigts dans la bouche d’Armande et lui avait demandé avec ironie de les sucer, de goutter sa propre cyprine. Armande s’était empressée d’obéir avec plaisir et dévotion.
À la promenade suivante Alexandrine avait senti qu’Armande n’attendait que ça : sa punition, toute frémissante, guettant chez sa gouvernante le moment où elle durcirait le ton.Alexandrine m’attestait qu’elle en avait la confirmation quand elle découvrait le fessier d’Armande et constatait que ses cuisses étaient luisantes de la mouille qui dégoulinait de sa fleur. Alexandrine était ravie de constater que sa maîtresse était devenue tellement dépendante d’elle, de ce petit jeu pervers, qu’elle était certaine qu’Armande serait allée jusqu’às’humilier à genoux et la prier de la punir, si soudain Alexandrine ne s’était plus intéressée à elle, et l’avait dédaignée et délaissée.Mais manifestement ça n’était pas près d’arriver : Alexandrine prenait également beaucoup de plaisir. Tant sous la langue dévote de sa maîtresse qui lui offrait son plaisir quasi-quotidien, que celui de l’avoir ainsi sous son emprise, à sa botte, que de vivre, en cachette des personnes de cette société, une relation inversée maîtresse-esclave, et d’avoir une soumise à son service pervers, non pas cette fois une jeune fille mais une femme mûre, de quelques années son aînée, et surtout une bourgeoise fortunée qui était officiellement sa patronne. 
Alexandrine allait maintenant jusqu’à ordonner à sa maîtresse, une fois seules dans un coin isolé du bois, de se mettre nue, puis de se placer face contre un gros arbre, d’embrasser de ses deux bras le tronc ; puis elle arrachait une fine branche, lui ôtait ses feuilles, et d’une main implacable lui zébrait le fessier et le haut des cuisses (pas trop fort pour ne pas laisser de marques trop flagrantes qu’on aurait pu découvrir en public – quoique, m’écrivait Alexandrine, il eut été plaisant et excitant de surprendre les regards étonnés de ces dames de la haute sur ces marques barrant la peau de nacre d’Armande, et d’entendre alors les chuchotements de ces bigotes.) Armande criait, se tordait, mais comptait les coups suivant les consignes strictes d’Alexandrine et ne cherchait pas à échapper au châtiment ni à en demander la fin. La gouvernante parfois la félicitait « d’encaisser si bien », d’être devenue « une bonne soumise bien docile » selon ses propres mots, et pour la remercier et la réconfortait, la branlait cette fois longuement et vigoureusement, et Armande jouissait bruyamment, déchargeait à de nombreuses reprises sous les doigts de celle qui était devenue sa Maîtresse, lui aspergeait la main, tandis que celle-ci la fouillait désormais sans retenue, sans vergogne, lui besognait le con, et discrètement, de sa main libre se rendait à elle-même le même plaisir mais sans rien lui en montrer. Je reconnaissais là bien mon Alexandrine, toujours fière, jamais à s’abandonner devant quelqu’un, gardant toujours sa dignité en toute circonstance.Elle allait jusqu’à se faire lécher ensuite en caressant la tête et le visage de ma femme, lui faisant boire toute la cyprine qui avait coulé en abondance ; et Armande s’abreuvait à sa source avec infiniment de reconnaissance et même de l’amour.
Je me délectais désormais de lire les longues lettres d’Alexandrine écrites de sa jolie écriture et dans un style qui montrait à quel point elle était une personne éduquée et instruite. Elle m’ouvrait en quelque sorte son cœur, tout en restant dans la retenue, ne me cachait pas le plaisir qu’elle prenait lors de ses séances, mais ça s’arrêtait là. J’avais l’illusion, ainsi à distance, d’être pour elle un ami, un confident infiniment digne de confiance, et j’avais l’impression d’avoir une sœur, une parente qui me confiait ses mœurs particulières en totale transparence et sans arrières pensées. C’eut pu paraître imprudent de laisser des traces écrites de ce qu’elle faisait subir à ma femme, mais après tout, elle avait été elle-même témoin de mes agissements pervers, tant en espionnant ma femme dans sa chambre, qu’en la faisant soumettre à sa gouvernante. Et puis, même si je n’avais pas grand-chose à lui raconter (je ne lui décrivais pas par le menu la façon dont je m’amusais et passais le temps en continuant à faire de Rosalie mon objet sexuel, car elle s’en doutait bien) j’applaudissais en réponse à la poursuite de son dressage de ma femme, l’approuvais et l’encourageais à continuer, lui disant qu’elle méritait bien les gratifications en nature que mon épouse lui octroyait en récompense à son dévouement, et je la félicitais de la docilité de ma femme qui nous semblait désormais bien acquise. 
Alexandrine était une femme cultivée, peut-être autodidacte. Cela m’avait été confirmé par une découverte un après-midi où j’avais commencé à errer un peu désœuvré dans ma grande maison, poussant mes pas jusqu’à l’étage des domestiques. La chambre d’Alexandrine était proprette, impeccablement rangée et je découvris plusieurs livre dans son meuble : parmi quelques classiques de la littérature je tombai sur Justine de Sade et sur un livre en allemand d’un écrivain autrichien qui avait défrayé la chronique, un certain von Sacher-Masoch. Les gravures qui accompagnaient l’ouvrage ne laissaient aucune place à l’équivoque. Je souris en repensant aux propos aigres d’Armande sur Alexandrine (« comme si elle avait servi chez le roi de Prusse ») : en tout cas, mon Alexandrine, semblait connaître la langue allemande.Je tombai également sur des photos, dissimulées entre deux bouquins : on y voyait Alexandrine, le fouet à la main, rayonnante et sévère, et à son côté, au sol, une jeune fille à quatre pattes qui tournait le dos à l’objectif, et qui semblait bien venir de se faire zébrer la croupe d’une main qu’on devinait implacable. Au dos de la photo quelques mots en cyrillique. Elle ne m’avait pas menti en me narrant brièvement son passé. Et elle en avait gardé ce souvenir, pas peu fière apparemment. Un souvenir ému, sans aucun doute. Un trophée, même. 

- § § § -


Tout a une fin et les deux femmes finirent par rentrer à la maison. Alexandrine m’avait prévenu par un pli, et détaillé par lettre les préparatifs. Je revois la scène quand le fiacre arriva : à mon étonnement ce fut Armande qui descendit en premier de la voiture, mais ce fut pour tendre la main à Alexandrine et l’aider à descendre, telle une princesse.Alexandrine avait son air sérieux et strict fidèle à son habitude. Armande semblait revivre, toute rose et même le sourire aux lèvres. Alexandrine me l’avait transformée. Je demandai à Rosalie d’emmener les bagages dans la maison, avant qu’Alexandrine soit embarrassée : ça n’était pas à elle, ici dans cette maison, de s’acquitter de ce genre de tâches. Alexandrine dit à Rosalie de laisser sa propre malle au pied de l’escalier. J’étais certain qu’elle la montrait elle-même. Si autoritaire fut elle elle avait semble-t-il pitié de Rosalie qu’elle avait dû trouver vieillie. Celle-ci avait grossi certes, se dandinait en soufflant, mais elle ployait un peu plus sous le poids des années.
Armande s’en fut se reposer dans sa chambre, un peu fatiguée de ce long voyage en fiacre cahotant sur des mauvaises routes. Je demandai à parler à ma gouvernante et l’emmenai dans le salon :
— Voilà Alexandrine. J’ai décidé de donner un peu de liberté à ma femme : naturellement elle ne commandera plus aux domestiques (ni à Rosalie ni à vous, bien évidemment) mais je lui laisserai comme espace sa chambre et le tout petit salon vert, situé au bout de son couloir. Ainsi elle pourra jouir de ses appartements. Mais je continue à lui interdire le reste de la demeure. Elle sera libre d’aller dans le jardin. Mais la nuit la maison sera fermée. Elle ne s’occupera nullement de la gestion de cette maison et encore moins de mes affaires, bien entendu.Vous continuerez de vous occuper d’elle, avec la même liberté et la même latitude que celles dont vous avez disposé jusqu’à là. Qu’en pensez-vous ?— Cela me semble parfait. Et tout à fait juste, Monsieur.— Si je veux lui parler je la convoquerai dans le petit salon (le petit salon jaune, l’habituel) ; enfin, je veux dire que la ferai convoquer par votre intermédiaire, naturellement.— Naturellement, Monsieur.— Pour que cette maison reste décente et sereine, si par malheur il fallait la corriger, je le ferais - nous le ferions – dans ses appartements, pas ici.— Bien Monsieur. Il me semble sage de cloisonner les espaces, en effet.— Je ne vous le fais pas dire, vous m’avez compris, Alexandrine. Elle prendra ses repas « chez elle », salon ou chambre, à sa convenance. Je ne lui interdirai pas de manger dans le jardin, aux beaux jours. Elle a besoin de prendre un peu le soleil.— Oui Monsieur, en effet, la lumière du jour est bonne pour son teint.— Je vous fais confiance, vous savez ce qui est bon pour elle.— Oh oui, Monsieur.— Vous lui direz que je veux la voir à quinze heures ici, aujourd’hui. Je l’informerai de ces nouvelles règles.— Bien Monsieur.
À quinze heures tapantes Armande était devant moi dans mon petit salon. Elle n’osait pas s’asseoir, restait debout droite comme un i, telle une domestique devant son maître.
— Hum, fis-je, je vois qu’Alexandrine t’a bien dressée… Je t’autorise à t’asseoir. Je vais t’éclairer des nouvelles règles que j’ai instaurées ici.
Je lui répétai ce que j’avais énuméré à Alexandrine quelques heures avant. Elle ne s’offusqua pas, ne sembla pas surprise, et même plutôt indifférente à ces annonces. Elle ne s’était manifestement pas attendue à retrouver sa totale liberté ni ses anciens droits. Elle m’écouta, presque heureuse de retrouver un peu d’indépendance. Elle aurait pu craindre de retrouver la geôle de sa chambre mais semblait avoir mis sa confiance en Alexandrine, sa nouvelle maîtresse qu’elle devait préférer au joug de son mari. Je ne sais pas ce qu’Alexandrine avait pu lui raconter durant son séjour en maison de repos – si elle avait évoqué avec elle sa vie après son retour à la maison – mais Alexandrine manifestement me connaissait suffisamment et savait que je n’étais pas un tyran cruel. C’est vrai que ma femme avait le teint frais, semblait reposée, et avait sur sa mine un presque sourire que je ne lui avais jamais connu.
— Très bien. Tu as des questions ?— Non aucune. Ou plutôt si ! Je ne sais pas comment vont vos affaires – et je ne veux pas le savoir – mais je veux juste être rassurée : j’espère que vous n’envisagerez jamais de vous séparer d’Alexandrine. Je tiens particulièrement à elle, et à ce qu’elle continue à s’occuper de moi, elle m’est très dévouée.— Il ne sera jamais question de m’en séparer. Elle m’est très précieuse. À moi comme à toi. Il faudra juste faire en sorte qu’elle n’aie jamais envie de s’en aller. Je la paie bien mais je compte sur toi pour lui donner envie de rester.— Je ferai tout mon possible, vous pouvez me croire. J’y suis très attachée maintenant.— Je le sais Armande (à ces mots elle me fixa d’un regard étrange, puis baissa rapidement les yeux.) Tu peux être tranquille, je ferai en sorte qu’elle continue à s’occuper de toi sans faille, dis-je avec un petit rictus vicieux. Tu peux disposer.
Je lui avais parlé comme à une domestique, mais elle ne se mettait plus en colère. Elle se leva et me fit une petit courbette respectueuse. 
— Ah, et si tu as besoin de quoi que ce soit, tu demandes à Alexandrine, naturellement. Si c’est quelque chose d’important, d’inhabituel ou de dispendieux, bien entendu, Alexandrine devra demander mon accord.
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