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Rose of Sharon

Chapitre 1

Hétéro

Ce texte est la traduction réalisée par mes bons soins d’une nouvelle du célèbre auteur Américain Ivan Vernon Sull (« Et on tuera tous les Mafieux », « J’irai cracher sur vos bombes », aux éditions Plomb).

  

 Je m’appelle Rose of Sharon. Oui, je sais, ça fait très con comme prénom ; mes parents l’ont choisi en hommage à un personnage du roman “les raisins de la colère” de Steinbeck.

  

 Mais appelez-moi simplement Sharon, et tout ira bien entre nous.

  

 J’ai rencontré David en première année de college, en septembre 2014. Arrivé en retard le lendemain de la rentrée, il s’est assis à la seule place libre dans la classe, à côté de moi. Quelques heures plus tard nous faisions l’amour dans ma chambre.

  

 Le premier cours de la matinée avait à peine commencé ; nous étions assis depuis cinq minutes quand la porte s’est ouverte. J’ai levé les yeux de mon manuel d’informatique et suis restée scotchée. Un bad boy, un vrai ! Grand et large d’épaules, le cheveu noir mi-long en bataille, une fossette fendant son menton bleui par une barbe rase, il en jetait grave. Une mince cicatrice sur l’arcade gauche ajoutait encore à son aura. Son regard balaya la salle pour se fixer sur moi (ainsi qu’à la place libre à ma gauche) et il a souri, dévoilant une dentition redoutable de carnivore non repenti.

  

 J’ai dû vérifier que je ne restais pas bouche bée et la langue pendante. Par contre, j’ai senti une humidité coupable s’installer dans ma petite culotte. C’est fou l’effet d’un sourire carnassier sur une végétarienne débutante ! Il s’est déplacé sans hâte dans la salle et a posé un énorme cartable en cuir noir sur sa nouvelle place avant de s’asseoir en silence.

  

 Le prof a repris son explication et chacun a replongé studieusement dans ses notes. Vous aussi, si vous aviez payé une année de scolarité au Platt College de San Diego, vous seriez studieux. Lors de la pause, mon nouveau voisin s’est tourné vers moi et m’a tendu une paluche qui devait faire trois fois la mienne. J’ai néanmoins déposé ma main droite à l’intérieur et il l’a serrée. Je savais qu’il aurait pu la broyer sans forcer, et j’appréciai qu’il se contente de l’envelopper fermement, la gardant bien plus que les convenances ne l’exigeaient.

  

 — Salut, moi c’est David.

 — J’aurais plutôt dit Goliath… Sharon ; heureuse de te rencontrer.

 — Ouais… Mais à la fin, c’est David qui a gagné. Moi aussi, je suis heureux de te rencontrer.

  

 Quand il s’est levé, je n’ai eu aucun doute sur le fait qu’il était heureux : la bosse imposante qui déformait son jean noir ne trompait pas un œil avisé (et intéressé) comme le mien ! Inconsciemment, j’ai passé un bout de langue sur ma lèvre supérieure avant de rougir, me rendant compte que mon regard était rivé sur son érection. Son sourire s’est élargi en constatant ma réaction, mais il ne s’est pas moqué de moi. J’ai plutôt eu l’impression qu’il lorgnait sans vergogne du côté de ma poitrine.

  

 Vous ai-je dit que j’ai une poitrine imposante ? Pas du refait, que du naturel, bien ferme et plein. Avec de grosses aréoles roses qui dardent à la moindre occasion ; et là elles dardaient sévère, les traîtresses.

  

 — On va à la cafét ? On a dix minutes, je te paie un café.

 — OK, merci. Mais j’ai entendu dire qu’il est dégueu…

  

 Je me suis levée en lissant ma robe sur mes cuisses. Mais qu’est-ce qui m’avait pris ce matin, de mettre une robe si courte ? Faut dire que le temps était au grand beau fixe sur San Diego et qu’avoir les jambes nues, c’était quand même bien agréable avec la chaleur qui régnait. J’ai surpris le regard de David qui s’attardait à nouveau sur mes courbes alors que je marchais deux pas devant lui. J’ai courageusement résisté à l’envie de rouler des hanches (plus que la normale) ; c’est toujours bon de se sentir désirée par un beau gosse !

  

 La cafét était presque déserte, conséquence de la médiocre qualité des boissons et du beau temps. Nous avons pris nos gobelets de plastique et nous sommes assis dans un coin.

  

 — Alors, Sharon, raconte-moi ce qu’une jolie fille comme toi fait dans une école supérieure d’informatique au lieu de tourner dans des films à LA ? Ou de faire le mannequin à NY ?

 — Arrête, je ne suis pas assez jolie pour tout ça. Et je sais pas si tu l’as remarqué, je ne suis pas du tout anorexique genre mannequin. Et puis je suis hyper douée pour tout ce qui est sciences.

 — Tu es de San Diego ?

 — Non, ma famille vit à Berkeley. J’y ai passé mon diplôme d’Éducation Générale et je me suis inscrite ici.

 — Tu as quel âge ?

 — Juste dix-huit ans, depuis moins d’un mois. Et toi ?

 — Bientôt vingt-deux. Je reprends mes études, en fait.

 — Tu étais en prison ? Pour une attaque de banque ?

 — Presque. Je travaillais pour Oncle Sam. Un contrat de trois ans chez les Marines.

 — Et tu n’as pas voulu continuer dans l’armée ?

 — J’ai reçu quelques éclats d’obus en Afghanistan et passé six mois à l’hôpital. Ça m’a un peu refroidi et je n’ai pas rempilé.

 — Pardon, je ne savais pas… Tu as beaucoup souffert ?

 — Parfois. Plus pendant la rééducation que lorsque j’ai reçu les éclats, en fait.

  

 J’ai posé la main droite sur son avant-bras gauche et caressé doucement sa peau à peine couverte de quelques poils sombres. Inexplicablement, j’étais très émue de sentir cette vie palpiter sous mes doigts, une vie qu’il avait failli perdre.

  

 — Je suis heureuse que tu n’aies pas été vraiment refroidi, tu sais.

 — Quand je te vois, je réalise encore plus que j’ai eu de la chance. Allez, les cours recommencent, faut y aller !

  

 Nous avons mangé ensemble dans la cafétéria, un peu à l’écart des autres étudiants, tout en dévoilant quelques pans de notre existence.

  

 J’ai un peu parlé de ma famille, mon père qui est directeur dans un gros cabinet de gestion comptable, ma mère peintre et prof d’arts plastiques, mon grand frère étudiant en master à Stanford. Pour David, c’était plus simple, hélas : orphelin depuis ses cinq ans, il a été élevé par une grand-tante et a fait les quatre-cents coups avant de s’engager.

  

 — J’ai quand même passé mon diplôme de fin d’études avant l’armée, ça m’a permis de demander une bourse pour ce college. Et de te rencontrer.

 — Tu loges chez ta tante ?

 — Pas vraiment, elle habite LA.

 — Ah ! Tu es Angeleno alors !

 — Eh oui. Et tu es végétarienne ?

 — J’arrive à manger du poisson et quelques crustacés, mais en gros, oui.

 — Ouf, j’avais peur que tu sois végane !

 — Ne me dis pas à quoi tu penses, je le vois dans tes yeux ; ne t’en fais pas, j’accepte volontiers les régimes protéinés.

  

 Nous éclatâmes de rire. Même si je rougis en même temps. Toujours la blague éculée, les véganes sucent mais n’avalent pas. Ben moi, j’avale, et j’aime ça.

  

 Après les cours, nous sommes partis bras dessus bras dessous sans nous soucier des autres étudiants. Certains de la classe m’avaient paru sympas, mais chaque chose en son temps. Mus par une sorte d’urgence, nous sommes allés dans mon studio. Dès la porte refermée, David m’a collée contre le mur pour me rouler une pelle torride. Il savait faire, sa langue explorait ma bouche jusqu’à ma glotte pendant que ses mains étaient remontées sous ma robe et pétrissaient mes fesses.

  

 Mon ventre s’écrasait contre le sien et je peux vous dire que la méga bosse qui déformait son jean devait être douloureuse. Il s’est écarté après plusieurs minutes de ventouse bien torride ; ses yeux étaient complètement noirs et fiévreux, comme ceux d’un junky.

  

 — Tu veux pas enlever quelques trucs et me montrer tes trésors ?

 — C’est un bon plan, je pense. Si tu fais pareil du moins.

  

 Nous nous écartâmes de deux bons mètres et je déboutonnai ma robe sans le quitter des yeux. Il vira son tee-shirt, dévoilant un torse de surfeur assorti de tablettes de chocolats miam-miam. Je jetai ma robe vers un fauteuil sans me soucier de la plier et respirai un bon coup. Je ne portais plus qu’un soutien-gorge en dentelle blanc et un tanga assorti.

  

 David m’a fait un sourire éblouissant et j’ai dégluti difficilement. Mordant ma lèvre inférieure, je me suis tournée en susurrant, style midinette :

  

 — Tu m’aides ?

  

 Pour sûr qu’il m’a aidée, j’ai même pu admirer sa technique sans faille pour dégrafer un soutien-gorge. Je frissonnai lorsqu’il passa ses grandes mains sous mes bras pour emprisonner ma poitrine et faire rouler les aréoles gonflées. Je gémis et me cambrai pour coller mes fesses contre sa virilité toujours emprisonnée. Belle bête, assurément !

  

 J’échappai à ses attouchements divins et montrai son jean en faisant la moue. Il ricana :

  

 — Tu m’aides ?

  

 Je suis bonne fille ; je m’agenouillai illico et défis prestement son ceinturon. Je déboutonnai derechef la braguette et baissai ensemble jean et caleçon, faisant jaillir le diable de sa boîte.

  

 — Putain, tu es monté comme un poney ! Ça tombe bien, j’ai fait huit ans d’équitation.

  

 Je n’en pouvais plus : j’engloutis sa bite sans attendre. Enfin, j’engloutis ce que je pus, c’était du king-size, madame. Long et bien épais, à distendre mes mâchoires. Je n’ai jamais rechigné devant l’obstacle, alors je m’appliquai et pompai avec force. Puis j’avançai, déglutis et avançai encore, respiration coupée. La gorge profonde, c’est tout un art (que je maîtrise), mais il était si long que bientôt son gland allait toucher ma culotte !

  

 Je m’esclaffai à cette pensée et toussai, ce qui m’obligea à reculer. Je caressai le fût de chair à deux mains, puis me relevai en enlevant ma petite culotte trempée. Je m’allongeai sur le lit, jambes disjointes sur mon intimité à peine couverte d’une fine pilosité rousse. David enleva ses chaussures puis son jean et s’approcha, sa flamberge luisante de salive dressée comme un beaupré (oui, j’ai aussi fait de la voile).

  

 Après un cunnilingus atrocement génial qui me fit décoller deux ou trois fois, David me prit tendrement. Sa bite pourtant épaisse trouva sa place si naturellement en moi que je pensai aussitôt que nous étions faits l’un pour l’autre. Mon vagin n’était pas habitué à un tel engin et l’enserrait étroitement, fourreau soyeux et torride.

  

 David se contrôlait parfaitement, alternant les cavalcades sauvages et les lentes pénétrations assorties de caresses. Je m’offrais sans retenue aucune, griffant son dos et ses fesses. Quand il éjacula dans son préservatif, les contractions de sa verge eurent raison de moi, je décollai à nouveau dans un orgasme ravageur.

  

 Nous avons fait l’amour une bonne partie de la nuit ; David semblait inépuisable, comme sa réserve de préservatifs ; il m’a prise sur la table de cuisine, dans la douche, sur le canapé, contre la porte d’entrée. Dominateur et tendre à la fois, il a fait chavirer mon corps et mon cœur.

  

 Trois ans ont passé, déjà. Nous avons eu tous deux notre diplôme de college au bout de deux années et avons intégré ensemble CalTech à Pasadena. Oui, nous ne nous quittons plus. Nous sommes fiancés depuis trois mois et aujourd’hui, il semble que je sois enceinte

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