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Rose & Sylvie

Chapitre 8

Hétéro

Pauvre chéri pardonne-moi. Tu as eu une patience incroyable

-Plus d’une fois j’ai failli te quitter. Il me devenait insupportable de te voir soumise à leurs désirs. Je l’ai d’ailleurs manifesté par ma mauvaise humeur. Finalement ce Roger travaille pour Gilles et un peu pour lui

-Gilles est mû par un esprit de vengeance et non par amour. Tu as entendu, il veut me faire payer le divorce. Me salir à tes yeux, te forcer à désespérer et à m’abandonner. C’était l’enjeu de leur fête. J’ai eu chaud.

-Et la semaine risque d’être dure. Ils vont « sortir la grosse artillerie ».Il va falloir s’accrocher. Faisons ce que nous avons prévu, mais nous devons refuser toute décision nouvelle. Je ne tiendrai aucun compte de leurs provocations, je ne dévierai pas du but.

-Je serai plus attentive pour éviter leurs pièges. Nous avons un avantage sur eux désormais, nous connaissons leurs intentions et nous savons qu’ils sont prêts à tout pour réussir. Ils ne savent pas que nous les avons entendus. Je te jure que je ferai attention. Au moindre doute, je viendrai t’embrasser pour t’alerter.

-C’est un excellent signal. J’en ferai autant. Oublions les incidents passés. Je te fais confiance, fais-moi confiance et n’oublie jamais que je t’aime


A trop vouloir nous séparer, ils nous ont rapprochés, moralement et physiquement. Dommage pour eux, ils n’assisteront pas aux manifestations de tendresse et d’amour de cet après-midi.


Lundi 26/10


Je suis en congé. Sylvie assure ses derniers cours avant les vacances de Toussaint. Elle assistera à un pot d’anniversaire de 17 à 18 heures.

A l’agence de voyage, on me félicite pour notre mariage et on me tend des billets. Nos amis Juliette et Roger ont retenu deux places pour nous. Il ne me reste plus qu’à payer le voyage et le séjour au Maroc.

Je m’évertue à faire comprendre que cela ne me convient pas: je n’ai rien demandé, je ne paierai pas. A bout d’arguments je menace de m’adresser à un concurrent. Le directeur de l’agence me trouve un vol pour Alexandrie, mais avec 24 heures de décalage. J’obtiens même de conserver jusqu’à samedi les billets à destination du Maroc, pour les montrer à la mariée.

En fin de matinée arrive le courrier. Ma première enveloppe contient une posthite signée: un ami qui te veut du bien. L’une, prise devant la grille du lycée a surpris une accolade de Sylvie et Roger. Sur la seconde, les deux mêmes pénètrent à l’Hôtel central. La troisième montre un chiffre 7 sur une porte; sur la dernière, vue de dos, une blonde nue chevauche un homme nu, couché sur le lit, on distingue le visage de Roger. L’intention de l’expéditeur est claire.

La deuxième lettre vient de Bruxelles, elle est destinée à Sylvie, l’enveloppe est froissée, la date d’expédition illisible. Le cachet de l’expéditeur désigne un laboratoire d’analyse médicale. Me revient à l’esprit le mot de Roger: l’état de Sylvie.

Aurait-elle un problème de santé à me cacher? Délicatement je commets une indélicatesse. Mais le souci de la santé de ma fiancée l’emporte sur les autres considérations.

Le papier à l’entête du laboratoire doit être une copie effectuée avec une imprimante en mauvais état de

fonctionnement. Je découvre avec stupeur la confirmation de la grossesse de deux mois de madame Sylvie… la recherche de paternité, sur les prélèvements présentés, exclut le donneur B+; à 99,99% le père est le donneur O+.

Suivent les compliments et vœux pour la mère et l’enfant et les remerciements pour le père qui a signé le chèque. Le formulaire ne veut pas entrer dans l’enveloppe, un petit carton blanc fait obstacle. Je le tire, c’est une carte de groupe sanguin O+ au nom de Roger. Ma première sueur froide se transforme en grosses gouttes de transpiration qui dévalent de mon front et de ma nuque. La terre se dérobe sous mes pieds, je m’affale dans mon fauteuil. Et je pleure

Ce n’est pas possible, à quel jeu cruel Sylvie joue-t-elle depuis des mois? Quand va-t-elle m’annoncer qu’elle ne veut pas se marier avec moi? Samedi? Pourquoi fait-elle procéder à une recherche de paternité. Le père de l’enfant à naître serait donc Roger, d’où sa sollicitude. Mais avec qui a-t-elle encore couché, qui est l’individu de groupe B+, envisagé comme possible géniteur? Serait-ce Gilles? Elle n’a même pas supposé que je pourrais être le père. Je suis doublement cocu. Elle fréquente eux autres hommes. Voilà le pourquoi de la multiplication des retours tardifs. Je n’ai rien vérifié, je lui faisais confiance, elle en a profité. Que faire, laisser la lettre refermée sur son bureau et attendre? Aura-t-elle l’effronterie de m’épouser dans cet état et avec la bénédiction du si prévenant Roger? Je comprends mieux l’ami qui me veut du bien.


Je ne suis pas au bout de mes surprises. Vers seize heures je reçois la visite de Juliette.


-Bonjour, Paul. Félicitations, petit cachotier.


-Bonjour, Juliette. Qu’est-ce que je cache?


-Alors on va être papa et on ne dit rien à ses amis. Félicitations. Tu en fais une tête! Ca ne te fait donc pas plaisir?


-Mais qui a commis une indiscrétion? Nous avions pourtant résolu de ne pas en parler avant le mariage.


Autant faire comme si je savais; j’aurai l’air moins bête.

-Sylvie est tellement heureuse d’être enceinte. Elle n’a pas pu s’empêcher de le dire à Roger, samedi, au bal. Tu te souviens des deux séries de danses: elle était en train de lui faire des confidences. Par chance j’ai photographié cet instant merveilleux pour elle. Là, elle regarde Roger avec un air heureux comme si c’était lui le père; je pourrais en être jalouse, si Roger était coureur. Ici, il lui passe la main sur le ventre, on dirait qu’il veut sentir son bébé. C’est bizarre, hein.

Je te fais cadeau de ces deux photos, tu pourras les coller au début de l’album de ton petit. Alors, vous êtes toujours d’accord pour venir avec nous au Maroc? Dans son état Sylvie n’aura pas trop de deux hommes.

-Oui, attends, je te montre nos billets. Merci d’avoir passé la commande.


-C’est parfait. A bientôt. Je suis contente pour toi, il faut que je t’embrasse.


Un gros baiser, à la Russe conclut l’entretien. Je n’aurais pas besoin de pousser bien fort pour l’allonger sur mon lit. Ses yeux m’y invitent. Gilles la féliciterait. Et Sylvie? Elle fait peut-être partie du complot.


Elle m’avait assuré que je serais le premier informé. Avant la réception du certificat médical, elle s’est confiée à l’autre. Il a été le premier averti, il est confirmé dans son statut de père par le labo. Et moi, le futur mari, je sais à la suite d’indiscrétions. Retards, fatigue, choix du tailleur, projet de voyage plus ces photos: tout porte à croire que je suis le dindon de la farce.

Sauf, sauf les propos de Roger le 14, quand il proposait de faire le petit; ça ne colle pas avec une grossesse de deux mois. Et ses déclarations d’échec faites à Gilles, hier. Quelque chose n’est pas cohérent.


Je me suis tu trop longtemps. Il faut que je sache.

Je bondis dans ma voiture. J’attends vevant les grilles la sortie du lycée. Voilà un groupe de profs. Sylvie est au milieu. Au passage de la grille, je l’appelle, elle se retourne, me fait un signe de la main et continue son chemin. Je perds mon sang froid, fends la troupe et saisis sa manche


-Mais Paul, que fais-tu là? Tu sais bien que je vais au pot offert par Gilberte. Qu’est-ce qui t’arrive?


Roger intervient, amant protecteur dans son rôle à mes yeux


-Voilà un futur marié bien impatient. Elle sera à toi dans une heure, ne bouscule pas une femme dans cet état!


-Quel état, à la fin. Chérie, c’est ton état qui m’inquiète.


Tout le groupe s’est arrêté


-Mais je vais très bien et je te demande juste une heure pour fêter avec mes collègues. Ca ne peut vraiment pas attendre?


Ces abrutis applaudissent:

Allez Sylvie, allez Sylvie


Je l’embrasse. Elle ne réagit pas


-Viens, c’est trop grave pour en parler en public


Bon dis-moi vite de quoi il s’agit. Hé! Marchez, je vous rejoins tout de suite.


Ils avancent, à l’exception de Roger


-Ne te laisse pas réduire en esclavage, n’obéis pas au chantage.


Cette fois je marche sur lui, les poings serrés, rouge de fureur, il recule et Sylvie s’accroche à mon bras. Que craint-elle? Que je casse la figure à son amant? Un scandale devant le rassemblement profs et d’élèves.


-Tant pis pour toi. Tu l’auras voulu.


Je rejoins ma voiture.


Sylvie me rattrape:


-Tu as intérêt à avoir une bonne raison de m’humilier devant tout ce monde. Sinon, c’est moi qui


-Lâche ma portière. Maintenant je sais ce qui compte pour toi. Pourquoi as-tu attendu aussi longtemps pour me l’annoncer? Il aura suffi que je te prive d’une heure de présence de ton amant pour que tu te décides à tirer les choses au clair. Et dire que je me souciais de ton état, ton état connu de Roger. Je t’attendrai dans une heure pour une dernière explication. Tu me dois bien ça?


-Mais tu divagues. Tu m’effrayes. Va.


En route, la voiture de Sylvie me dépasse. Nous arrivons ensemble, entrons. Elle scrute mon visage.


-La situation est grave. Je t’ai embrassée comme convenu. N’as-tu pas compris? Depuis ce matin je vais d’ennui en ennui. J’attends la réponse à une seule question, pour rompre si nécessaire.


-Donc tu cherches un prétexte pour rompre. Que me reproches-tu. Je t’aime.


-Es-tu enceinte?


-Pas plus aujourd’hui que samedi, mon chéri. Pourquoi insistes-tu?


-J’ai reçu la visite de ton amie Juliette. Elle est venue me féliciter de ta grossesse.


Sylvie rit. Pourquoi?


J’aurais aimé apprendre la nouvelle de toi et surtout avant Roger qui le sait depuis samedi et le raconte urbi et orbi. Ces deux photos illustrent le moment où tu lui annonces l’heureux événement. En principe, le père est le premier averti. C’est donc lui le père? Ca ne vaut pas une explication?


Pardon Paul, je vais t’expliquer et te rendre la paix.


-Pourras-tu aussi m’expliquer le contenu de cette lettre. Juliette m’a ouvert les yeux, j’ai cru bon de m’inquiéter de ta santé et j’ai ouvert ton courrier parce qu’il venait d’un laboratoire belge Ce courrier désigne Roger comme père de ton enfant.


-C’est quoi, cette histoire?


-Lis ta lettre.


Elle lit, tourne et retourne le papier, me regarde


-Je ne comprends pas, je n’ai rien demandé à ce laboratoire.


-Nie, c’est de bonne guerre. Dans l’enveloppe, il y a la carte de groupe sanguin du père qui accompagnait l’échantillon. Tu as hésité entre Roger et un autre amant de groupe sanguin B+.

Je suis donc doublement cocu.


-Ne saute pas trop vite aux conclusions.


-Il te faut d’autres preuves: ceci est le courrier d’un ami qui me veut du bien. C’est une preuve par l’image: tu embrasses ton amant, tu l’entraînes au Central, dans la chambre 7 et vous vous faites photographier en pleine action, pour garder un souvenir de vos ébats. Que faut-il de plus? On reconnaît parfaitement le visage de l’homme! Tu nies encore, je n’avais pas une bonne raison de troubler tes festivités?

Sylvie est blanche, désolée. Elle remue les preuves accumulées


-Tu as bien fait. J’aurais dû comprendre dès que tu m’as embrassée. Mais je nie tout ça. Ma conscience est tranquille. Je vais te donner des preuves, sois patient. C’est la grosse artillerie de Gilles et Roger: un ensemble accablant pour me déconsidérer. Tu m’aimes? Fais-moi confiance.


-Je souhaite de tout cœur te croire. Je viens de vivre l’enfer. J’ai honte de douter de toi, mais l’omniprésence du couple de Roger me fait perdre la tête.


-Regarde mon dos. Tu y vois un tatouage? Non! Regarde le dos de la fille assise sur Roger, que vois-tu?


-Eh! Oui, un papillon tatoué. Ce n’est pas toi. Pardon.


-Direction la pharmacie. Tu m’attendras dans l’auto. C’était tout?


-Il y a encore ces billets pour notre voyage de noces avec le papa au Maroc, que tu as fait commander et qu’il ne me restait plus qu’à payer


-Je n’avais rien commandé. Roger n’est pas le père de mon enfant. Tu as reçu une bonne dose de nouvelles alarmantes, mon pauvre amour. Je vais éclaircir tout ça. Et maintenant, c’est tout?


-Tu oublies le comportement de Roger, son insistance à parler de ton état et de ma brutalité, ses allusions à un chantage, ses incitations à refuser l’esclavage: tu acceptes facilement sa conduite, alors que tu me menaces. Pourtant hier tu aurais dû apprendre qui il est vraiment.


-Toi je t’aime, lui m’est indifférent, il peut raconter ce qu’il veut, la bave du crapaud n’atteint pas la semelle de mes escarpins! Est-ce que je pouvais deviner tout ce que tu m’as révélé ce soir?


Elle sort de la pharmacie avec un paquet


-C’est un test de grossesse analysis, dans quelques minutes tu sauras tout. Tu vas lire le mode d’emploi et assister au test.


-Qui est-ce deuxième homme, B+?


-Je crois que c’est toi, mon chéri.


-Mon groupe sanguin n’est pas B+ mais A-


-C’est la clé de toute la mise en scène. Le test d’abord. Regarde, j’urine sur la plaquette. En lecture directe, tu constates ici que le test est négatif. Pas d’enfant, pas de père. Nous répéterons le test, pour éviter toute erreur. Ca va mieux? Leur construction s’écroule. Je ne peux pas t’en vouloir. Roger m’avait demandé si je connaissais ton groupe sanguin, je lui ai dit B+ au hasard! Ils ont trafiqué un test de Juliette. Gilles devait être de groupe B+. Samedi, Roger voulait que je te quitte. Pour qu’il me fiche la paix, je lui ai dit que j’étais enceinte de toi, que nous devions nous marier.


-Tu aurais pu me le dire.


-As-tu remarqué le mauvais état du courrier du labo? Ca sent le montage. Quand nous laisseront-ils en paix?


-J’ai eu peur de t’avoir perdue. J’ai imaginé, j’en ai honte, que


-Que j’étais leur complice? Ce ‘est pas étonnant. Rassure-toi, je t’aime. Je suis embêtée pour notre voyage de noces. Ne pourrions-nous pas annuler?


-je t’adore, regarde, je déchire les billets pour le Maroc.


-Sylvie proteste, je brandis les billets pour l’Egypte. Nous pouvons nous aimer.


Marie, notre fille est née en fin juillet.

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