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La rue, version retravaillée

Chapitre 2

Hétéro

Après tout ce qu’elle a pris hier soir, elle redémarre au quart de tour. Je suis à la porte de la chambre. Elle est tournée vers la fenêtre, il est collé à ses fesses et me présente son postérieur de singe poilu. À grands coups de boutoir, il lui explose le fondement, la secoue. Fesses en l’air, le vagin rempli par un gourdin que je ne vois pas ou presque, en raison de l’allure folle de la charge, Émilie résiste aux chocs, puis sa tête rejoint ses avant-bras sur le drap. Il est fort, violent, pressé de faire grosse impression dès le premier assaut. Le mâle en rut souffle bruyamment, comme un taureau dans l’arène. Les bruits des respirations se répondent, se mêlent, toujours plus forts, toujours plus irréguliers !


— « C’est bon…, hein… ? C’est pas ton…, ton jules…, qui te fait cet effet ! Celle-là, tu la… sens passer. Allez, encaisse, pour une première fois…, tu vas bientôt gueuler, je le sens ! Tu mouilles…, cochonne et tu te mets à trembler. Tu aimes ? Tiens, tiens, prends, tiens encore, jouis ! »

— « Ohh ! Ah, ah ! Encore, baise, baise, plus fort ! C’est bon, c’est bon, c’est bonbon, ah, ah ! »


Effectivement, elle en veut ! Certes, je ne suis pas aussi brutal. C’est un tort, je le constate. Trop de délicatesse nuit. Ce soir, je vais imiter son étalon, je vais lui faire passer l’envie de me verser du bromure dans ma gamelle. Je vais la limer sans pitié.


— « Ça vient, je pars ! »

— « Sors, crache sur mon dos ! »

— « Tu ne veux pas me boire ? »

— « La prochaine fois ! Étale, c’est bon pour la peau ! T’en a mis une louche pleine, ma parole ! Il t’en reste ? »

— « Bon dieu ! Que tu es bonne ! De la salope de chez salope ! Il faut que j’y aille, mais demain midi, je vais te faire ta fête, je te remplirai, le foutre te sortira par les yeux, ma belle ! »

— « Allez, viens à la salle de bain, on m’attend au salon ! »


Et moi, je file. Mari cocu, mari déçu. Huit années d’un mariage, apparemment heureux, viennent de s’effondrer, de voler en éclats. C’est triste, mais c’est la cruelle réalité. Je suis cocu et menacé d’impuissance !


L’un des clients de notre entreprise d’installation sanitaire et chauffage que j’ai dépanné récemment, cherchait un locataire pour son appartement de type3. Il accepte de me le louer officiellement à partir du premier. Je lui ai raconté mon infortune. Il m’a consolé : « toutes des salopes, sauf ma mère ». Si je veux faire les tapisseries, je peux l’occuper demain, il me remet les clés, on règlera les papiers. Je me rends dans le café situé en face du salon de coiffure, m’assieds près d’une fenêtre et peu avant 18 heures, je vois Marcel remettre un sachet à Émilie sur le seuil du salon. Je me précipite au sex-shop et achète quelques gadgets, mon cadeau d’adieu à Émilie. Je me rends, ensuite, à la grande surface, passe à la caisse de Laure. Elle débauche à 19 heures. Nous nous arrêtons dans un bar.


— « Laure, veux-tu de moi ? »

— « Quoi ? Répète ! J’ai bien entendu ? »

— « Tu m’as dit que tu me regrettais, alors je te propose de vivre avec moi ! »

— « Ne te moque pas de moi. Tu es marié à une très jolie femme. Si c’est juste pour coucher, pas question : je suis une fille sérieuse, quoi que tu penses de moi ! Et puis, il y a Marcel, tu ne le connais pas. Jaloux et violent, je me tiens à carreau, sinon je dérouille ! »

— « Ah ! Bon, j’espérais que tu étais sincère ! J’ai décidé de divorcer. J’étais si heureux du hasard qui m’avait amené chez toi. Excuse-moi ! »

— « C’est quoi ce délire ? Tu divorces, tu te mets avec moi ? Explique ! »

— « La cause du divorce, tu la connaîtras bientôt ! Si tu veux de moi, je t’épouserai ! Souviens-toi, on s’était juré de s’aimer toute la vie. Alors, tu veux ou tu veux pas, comme dit la chanson ? »

— « Je n’y crois pas ! Bien-sûr que je voudrais, mais… »

— « Pas de mais, viens avec moi, je vais te montrer notre futur appartement ! »


L’appartement lui plaît. Nous emménagerons vendredi puisque c’est son jour de repos. Qu’elle se prépare discrètement. Nous nous embrassons amoureusement. Il faut que je rentre, il est tard. Elle a des étoiles plein les yeux.


Je suis encore marié. Émilie accepte de croire que j’ai fait des heures supplémentaires sur une panne. Elle a préparé mon repas de demain. Je remarque un flacon sur la table de travail. Elle le range dans un placard. Après le repas du soir, Emilie se dit épuisée. Je sais que son travail n’est pas seul en cause. Elle va se coucher sans regarder son feuilleton télévisé. Marcel l’a vraiment bousculée et fatiguée. Je devrais comprendre. Mais je ne comprends pas. J’insiste, parce que, contrairement à elle, je sais que c’est notre dernière nuit. De la salle de bain au lit, je colle, j’attrape un sein, pince une fesse, me presse contre son dos, l’embrasse derrière l’oreille, lui passe une main entre les jambes. Elle aimerait résister, son vagin se souvient encore de notre union d’hier, prétexte-t-elle. Elle ne peut pas invoquer la copulation adultère de l’après-midi. Je m’étonne :


— « Pourtant j’ai été très doux. Tu es irritée. Il faudra consulter ta gynécologue. Veux-tu que je demande un rendez-vous ? Montre-moi tes plaies ! »

— « Grand fou ! Regarde, puisqu’il le faut ! »

— « Je connais le remède : il faut appliquer une cuillerée à soupe de sirop de corps d’homme, respecter la dose prescrite. Le remède doit être frais et absorbé à la sortie du tube ! »


Émilie rit de la mauvaise plaisanterie. Marcel a moins marqué ses mâchoires que ses muqueuses vaginales. Elle aimerait les préserver en vue de son prochain rendez-vous. Elle se jette à pleine bouche sur mon membre. S’il s’agit d’éviter une pénétration douloureuse, en travaillant avec les doigts, les lèvres et la langue, elle a raison de tenter l’opération. Je réplique de la même manière, je suce et mordille longuement les abords de son sexe, fais entrer deux doigts enduits de salive et les secoue vivement. Ca fait "Switch", "swouitch", "Switch", "switt", "fuitcg", "ffuitt". La mouille les entoure, produit ce bruit de glissement dans un liquide. Les fesses montent, retombent en spirales endiablées. Émilie m’implore, je suis sans pitié. Mes doigts accélèrent, tournent contre les parois, les raclent, ma langue frotte, le clitoris rougit sous les interminables suçons. Elle se tord, fait des bonds, dit non, oui, s’effondre, enfin, emportée par un violent orgasme. Ça fait un moment qu’elle a lâché mon pénis pour clamer son plaisir ascendant, mais contrarié par les excès du jour.


— « Maintenant, attelons-nous à la production du remède prescrit ! »

— « Tu ne pourrais pas attendre demain ! Je n’en peux plus, j’ai sommeil ! »


Elle peut toujours espérer me calmer au bromure, je n’avalerai pas son repas.


— « Demain soir, qui sait si je serai encore ici ? »


Elle fronce ses sourcils, si soigneusement dessinés.


— « Qu’est-ce que tu me racontes ? Tu envisages de me quitter parce que je suis lasse après une journée de travail ! Bourreau, allez viens, puisque tu en as envie aussi fort ! »


Allez comprendre, elle a un amant et craint de me perdre ?

Cette fois, j’envoie trois doigts, de quoi la combler comme un Marcel épanoui. Quand un bras fatigue, l’autre prend le relais. Le pouce inoccupé écrase le clitoris de plus en plus sensible. Ah ! Elle préfère l’amour vache, je vais la servir. Elle jouit mieux quand Marcel est brutal. Je vais changer, imiter le mâle qui la bouscule, cet aspect de moi que je jugeais devoir juguler, elle va le découvrir, je vais lui laisser des regrets. Son masochisme va être satisfait. Émilie supporte difficilement le déferlement de secousses et de caresses rudes. D’une hanche à l’autre, elle bondit, comme un poisson tiré de l’eau. Elle gémit, crie, supplie d’arrêter. Je choisis ces supplications pour la pénétrer une dernière fois. J’y mets toutes mes forces, me propulse avec la rage du cocu mécontent et hurle plus fort que Marcel !


— « Tiens, prends, tiens, tiens ! »


Je ne suis plus moi, je suis hors de moi, fou de sa trahison, Le spasme vient, je sens monter la semence, elle se précipite en saccades dans la verge. Je me cramponne solidement, l’écrase de toutes mes forces, reste planté dans la chaleur de la gaine irritée et verse ma contribution au fond de ce vagin stérile depuis huit ans. Elle n’a plus la force de protester, ni de courir au bidet. Peut-être gardera-t-elle de moi un souvenir vivant, peut-être Marcel l’a-t-il déjà fécondée ? Peut-être le doute sur l’origine de son enfant satisfera-t-il sa notion élastique de la fidélité conjugale ? Marcel lui a promis une charge formidable, ça fera combien de louches ? Elle en rêve sans doute en dormant. Je fouille le placard, prends, entre mes doigts protégés, le flacon, l’ouvre, hume, respire l’odeur de la gamelle: elle a suivi la consigne, je serai impuissant, si….


Je déballe mon cadeau. Un pénis en plastique à picots: j’y introduis la pile qui va en faire un vibromasseur géant. Je retourne au lit et place l’engin sous mon oreiller, j’avance l’heure de la sonnerie du réveil. Je dors. Le réveil sonne. J’embrasse ma femme, je la caresse, je l’étonne par ce réveil amoureux :


— « Chéri, tu exagères ce matin ! Bon, mais vite ! »


Couverture poussée, elle présente son sexe entre les jambes jetées de côté, ferme les yeux et attend presqu’avec indifférence. Je réveille la vulve d’un baiser, dégage le passage, pointe le vibreur lubrifié, appuie et l’envoie à fond jusqu’à la garde.


— « Quoi, qu’est-ce que tu fais ? »

— « Je te prépare en accéléré, j’ai tellement envie de toi ! Tu sens, c’est un vibromasseur. C’est un cadeau ! Parfois, j’ai l’impression que tu restes insatisfaite quand on a fait l’amour. J’ai pensé faciliter ton plaisir avec cet instrument. Beaucoup de femmes y recourent, m’a dit le vendeur. Attends, j’augmente la vitesse ! Et encore un peu plus vite ! »


Émilie retient sa respiration, tente de me faire croire qu’elle reste insensible. Je presse sur la commande, cette fois, les cinq centimètres de l’extrémité se mettent à tourner, la semelle du pied se met à vibrer sur le haut de la vulve. Les yeux de ma femme s’affolent, sa bouche se relâche, ses mâchoires se décontractent et elle laisse échapper des plaintes déchirantes. Cet engin est d’une efficacité redoutable. Dernière épreuve, je le fais aller et venir, le sors et le rentre, les picots frottent le vagin en montant et en descendant. Emilie s’arrache les cheveux !


— « Retire ça et viens sur moi ! »

— « Plus le temps ! Mais ce soir, je te promets un feu d’artifice ! »


Un peu plus tard, je m’apprête à partir.


— « Louis, tu as oublié ta gamelle ? Tu rentres à midi ? »

— « Ah, non ! Pardon, c’est quoi aujourd’hui ? »

— « Une nouvelle recette, la saveur devrait te plaire, mon amour ! »


Nous sommes deux ouvriers sur le chantier, occupés à installer le chauffage central. Henri, mon compagnon, me demande soudain ce qui ne va pas. Nous avons, depuis notre apprentissage, établi des liens d’amitié très forts. Nous nous connaissons parfaitement : il a remarqué que je ne tourne pas rond, comme il dit.


Je me confie à lui. Il n’en croit pas ses oreilles. Ma femme, après des années de fidélité, avec ce garçon-boucher…, non, j’ai dû me tromper. Ce n’est pas possible. Je dois en avoir le cœur net, cesser d’imaginer le pire. Bien sûr, ce baiser sur le trottoir a de quoi inquiéter. Je dois lui raconter, honteux, tout ce que j’ai vu, entendu hier, mercredi, chez moi, afin de l’amener à me croire.


— « Ecoute, si leur rendez-vous est chez toi à midi, on bosse plus le matin, on fera la pause pour être dans ta maison avant eux. S’il le faut, on dérouillera ce Marcel, on lui fera passer l’envie de coucher avec Émilie. Elle comprendra et se ressaisira ! »

— « Si elle le reçoit encore, si elle baise de nouveau avec cet abruti, je divorce ! »

— « Pas si vite, Louis. C’était, peut-être, un faux pas unique ! »


À onze heures quarante-cinq, à côté de moi, Henri vide sa gamelle, dans ma chaufferie.


— « Tu ne manges pas?

— « Elle a mis du bromure dans ma nourriture, j’en suis à peu près certain ! »

— « C’est prescrit par ton médecin ? »

— « Bien-sûr que non, c’est une suggestion de Marcel, son amant ! »

— « Les salauds, ils vont t’empoisonner. Tu devrais porter plainte ! »

— « Attends, j’ai ruminé ça et j’ai mon idée. Silence, elle arrive ! »


Il est midi cinq. La porte d’entrée s’ouvre, nous entendons des éclats de rire: Émilie a embarqué son baiseur dans sa voiture. Ils montent en chahutant, se dirigent immédiatement vers la chambre, en se dévorant le museau. C’est décidé, je n’ai plus d’estime pour cette femme hypocrite. Nous divorcerons. J’en fais part à Henri, resté en retrait, l’air navré. Je lui murmure mon plan. Il m’approuve. Aux bruits, aux rires, nous apprenons que les préliminaires sont rapides.



— « Aujourd’hui, on va pouvoir s’envoyer en l’air tranquillement ! »

— « Oui, ma première cliente personnelle vient à 14heures trente ! »

— « Alors, vite à poil ! »

— « Tu feras un peu attention, Louis se réveille depuis deux jours et il m’a usée ! Ça me fait presque mal. Si le bromure agit, ce soir il me fichera la paix ! »

— « Veux-tu que je te prenne le cul, après une feuille de rose ? »

— « Non ! Mais, sois tendre ! Mais, fais-moi jouir ! Tu seras le seul, désormais ! »

— « Tendre comme un filet de bœuf, allez écarte tes cuisses et fais-moi une place dans ton joli con. Attention, je pointe et je m’enfonce, en wagon, le train démarre ! »

— « Aïe, je t’ai dit doucement, s’il te plaît ! »


Je fais signe à Henri et je parle fort.


— « Allez Henri, viens, on monte, je t’offre un coup à boire. Tu prendras bien une bière fraîche ? »

— « Avec plaisir, mais je ne voudrais pas salir ! »

— « On est seuls, tu n’es pas sale. Viens à l’étage. On a bien travaillé, une petite pause nous fera du bien ! »


Dans la chambre, on se bouscule, une porte d’armoire se referme, une course pieds nus attire l’attention !


— « Dis Henri, on dirait qu’il y a du bruit. Prends un marteau. Si jamais il y a un voleur, on va lui faire sa fête ! »


La porte de la chambre est ouverte, une forme marque la couverture. Nous entrons, j’empoigne un coin de couverture, tire brusquement et découvre sous le drap, une Émilie nue, couchée sur le ventre et qui fait semblant de dormir. Elle ouvre les yeux, me voit, voit Henri, retire, pudiquement, sur son corps délicieux, un bout de couverture. L’amant doit se cacher dans l’armoire.


— « Excuse-moi, chérie. Mais que fais-tu là ? Je te croyais au salon de coiffure. Nous avons travaillé dur et sommes venus vider une bière. Que fais-tu nue dans notre lit, à cette heure ? »

— « Je ne me sentais pas bien, je suis venue me reposer jusqu’à quatorze heures. Mais, ne t’inquiète pas, ça va mieux. Buvez votre bière et retournez à votre travail, je me débrouillerai ! »

— « Henri, va à la cuisine, prends-toi une bière et attends-moi dans le couloir. Ferme la porte, s’il te plaît. Tu seras le gardien du paradis, personne n’entre ou ne sort, tu te sers du marteau, sauf pour ma puce d’amour ou moi. Ma chérie, nous sommes seuls, j’ai une folle envie de te faire l’amour. Je craignais de trouver un voleur, quelle magnifique surprise de te trouver nue. Et puisque tu vas mieux, je vais te redonner de l’énergie. Enlève la couverture ! »

— « Sois raisonnable ! On ne peut pas, si Henri est dans le couloir ! Et il va falloir que j’aille coiffer madame Machin. Dès que vous serez partis je m’habillerai et je retournerai au travail ! »

— « Tu me demandes l’impossible, vois dans quel état est ma verge ! Je vais exploser. Madame Machin patientera ! Tu as le droit de t’envoyer en l’air, que diable ! »

— « Bon, mais vite alors et sans bruit ! Tu es insatiable, tout à coup, tu m’inquiètes, l’infarctus te guette ! »


J’ai tout mon temps. Il faut tout reprendre depuis le début. Je m’applique en préliminaires, je traîne, je fais des bruits avec ma bouche, je grogne, je mords pour faire crier Émilie. Elle ne veut, ni ne peut résister : à cause d’Henri gardien de la porte, dit-elle.


— « Tu sais, si tu proposes à Henri de nous rejoindre, il sera heureux de te faire plaisir. Veux-tu que je l’appelle. À trois, ça pourrait être fameux. Qu’en dis-tu ? »

— « Mais tu es malade ! Je suis ta femme, je ne fais l’amour qu’avec toi. Tu devrais accélérer le mouvement ! »

— « Pour une fois, je sens que nous allons vivre un moment merveilleux ! Dommage pour Henri, mais j’adore ta fidélité ! Je t’aime et toi, tu m’aimes ? Dis-le plus fort ! Plus fort encore ! »


Je viens de pénétrer le vagin et commence un long voyage, calme, avec l’intention d’aboutir le plus tard possible à faire jouir l’épouse aimante. J’exagère mes soupirs, je fais grincer les ressorts à un rythme lent, régulier, mais soutenu. Je veux durer. L’autre, recroquevillé dans sa cachette va se faire une meilleure idée de mes prestations amoureuses. Pour l’instant, Émilie, gênée par la présence de deux témoins, se retient. Mon expérience veut qu’elle finisse par les oublier. J’ai tout mon temps, le temps de la chauffer à blanc, le temps d’accentuer les courbatures d’un amant dépité, à l’étroit au milieu des robes et manteaux et obligé d’écouter jouir, avec moi, la créature qu’il convoitait. La situation cocasse m’amuse, la présence d’Henri dans le couloir me met à l’abri d’une attaque du tueur de cochons.


— « Chérie, tu ne m’aimes plus ? Pourquoi te retiens-tu ? Embrasse-moi. Donne-toi, raconte ce que tu ressens ! »


Marcel doit bander d’entendre Emilie raconter ses sensations. Peu à peu, les sens l’emportent sur la raison. Le conduit du vagin est de plus en plus humide, des contractions faibles se multiplient autour de mon membre, montent en intensité. Émilie oublie, se concentre sur le plaisir qui progresse. Elle entame des halètements, souffle plus fort, geint, hoquète.


A-t-elle envie de mettre fin au supplice de Marcel. Je me retire et nu, je vais au WC, sous l’œil goguenard d’Henri posté en gardien de l’autre côté de la porte. Et je repars à l’assaut, mû par la colère, sans amour désormais, décidé à faire payer chèrement sa trahison.

En attendant de voir comment les choses vont évoluer, je me couche sur le dos et invite Émilie à s’asseoir sur mon bas-ventre, fesses tournées vers moi, visage vers l’armoire où son amoureux doit lutter contre l’engourdissement et les fourmis dans les jambes.


— « S’il te plaît, mon amour, applique-toi ! Essaie de me faire éjaculer ! »


L’idée lui plaît. Les fesses sous mes yeux promènent l’œil sombre de la porte arrière, souligné de quelques poils follets. Elle trouve une bonne vitesse de croisière, secoue sa croupe, dérape, me reprend en main, arrondit son dos pour me remettre en place, m’avale, remonte le long de ma hampe et l’engloutit, remonte à la pointe, énerve le gland et l’envoie au fond. Le jeu s’accélère, elle ne cherche plus, elle s’abandonne et soudain, elle joui ! Marcel n’a pas dû entendre souvent une manifestation aussi intense d’un orgasme !

J’en veux plus et malgré ses grimaces, je lui inflige le robot-vibreur. Je ne l’en libérerai qu’après de nouveaux cris. Henry demande s’il ne doit pas intervenir ?


— « Bon, Louis, je ne peux plus attendre, ma cliente va s’impatienter. Nous recommencerons ce soir, si tu veux. Mais il faut que tu partes, maintenant ! »

— « Va, si le devoir t’appelle, il faut faire marcher notre commerce, tu as raison. Je suis aussi intéressé que toi aux résultats ! Va ! Notre journée est terminée, nous ne retournerons pas sur le chantier ce soir, nous rattraperons le temps perdu demain midi. Je vais aller tranquillement boire enfin ma bière, en offrir une autre à Henri et discuter un peu avant de prendre un bon bain et de me préparer à la fête de ce soir. Ne t’en fais pas, je garde la maison. Vers cinq heures, nous viendrons nous faire couper les cheveux au salon ! »


Elle a un regard désespéré vers l’armoire, se console de savoir que nous quitterons la maison et que son héros pourra en profiter pour s’en aller. Je sors, laisse la porte ouverte.


— « Allez, habille-toi et file ! Viens, j’agrafe ton soutien-gorge. N’oublie pas ta petite culotte et imagine notre soirée, je me sens en grande forme ! »

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