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La salope

Chapitre 1

Erotique

Prologue



Il est parfois aisé d’apprendre les choses de la vie, mais la manière peut, de temps en temps, paraitre assez rude et moche. Voici donc en quelques lignes ce que j’appellerai pudiquement « mon expérience personnelle ».


— oooOOooo —


La première chose à savoir de moi, c’est que je suis une femme. Au sens concret du mot. Études classiques, même brillantes au regard des résultats obtenus et la profession que j’exerce n’a pas une incidence sur ce que je vais, ou voudrais tenter de vous relater. À vingt-deux ans, j’ai rencontré ce que tous décrivent comme l’amour. Celui avec ce « A » majuscule dans l’esprit de beaucoup de jeunes filles. La naïveté qui m’a poussé aveuglément dans les bras de cet homme aussi beau qu’intelligent est une des causes de cette désillusion qui encore aujourd’hui m’habite. Pour la compréhension de ce qui va suivre, je le nommerai Yann et je m’affublerai d’un prénom tout aussi passe-partout : Danièle.


— oooOOooo —


Au sortir de ces cours qui débouchaient sur un début prometteur de vie active, il était là. Rencontré par hasard, chez des amis communs, ce grand jeune homme aux manières plutôt courtoises et civilisées, avait dès le premier soir laissé une trace douce au fond de moi. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais tombée amoureuse dès cette rencontre, encore que, je n’en sois pas certaine. Les jours suivants notre entrevue, nous avons échangé, d’abord quelques textos, puis nous nous sommes revus pour un diner plus intime.


Un tête-à-tête enchanteur où les promesses d’une idylle se profilaient à l’horizon sous couvert de bienséance et de tendres œillades. Nous avons, je l’avoue, flirté à plusieurs reprises ensuite, mais il restait dans les convenances élémentaires, et notre premier baiser ne fut qu’un aboutissement d’échanges que je jugeais enrichissants. Yann était beau, il avait tout comme moi un bon travail, et cerise sur le gâteau, il me promettait monts et merveilles, prêt à décrocher pour moi la lune. J’ai saisi bien longtemps après que la seule lune qui l’intéressait sans doute c’était... la mienne.


Un samedi après-midi alors que j’emménageais dans un petit appartement pas très loin de mon bureau, il est venu avec deux de ses amis, dans le but de monter les quelques meubles suédois dont j’avais fait l’acquisition auprès d’une grande enseigne. Ce soir-là, j’ai commandé des pizzas pour tous ces gentils ouvriers bénévoles, et nous avions ouvert quelques bouteilles de bordeaux, tout droit cueillies dans la cave paternelle. Une pendaison de crémaillère improvisée en quelque sorte. Puis au fil de la soirée, ses deux compagnons ont quitté mon nid.


Yann, lui s’est proposé pour remettre de l’ordre dans la cuisine et puis... sans vraiment que j’y trouve à redire, il s’est trouvé à m’enlacer. Pas de résistance notoire de ma part, ce qui pour ce garçon équivalait à un encouragement à continuer dans l’escalade, une ascension logique de nos flirts précédents. C’est donc sur un canapé absolument vierge que je me suis trouvée ne plus l’être. Ses caresses tendres, ses gestes d’une douceur exquise, nos baisers tout neufs avaient juste un gout d’envie. Concrétisée par des effleurements réciproques qui nous entrainèrent dans de furieux corps à corps et au petit matin, amants enlacés, repue d’amour et de sexe, je vivais sur un petit nuage.


Nos deux vies s’allièrent donc quelques mois, qui devinrent des années et ma famille en général et ma mère en particulier, tous semblaient apprécier ce grand gaillard musclé. Il avait à chaque fois un mot gentil, un sourire pour tout le monde, enjôleur toujours. Nos projets d’avenir se mettaient en place, j’étais heureuse et Yann disait l’être également. L’hiver que nous avions passé, unis dans des soirées osées où nous jouions de nos ventres, de nos corps, cet amour me semblait indestructible. Le printemps qui revenait entrainait une sorte de bonheur dans son sillage, au fur et à mesure qu’il avançait, que les jupes devenaient de plus en plus courtes.


Je sentais bien que les regards de mon ami sur ces fesses presque trop visibles avaient quelque chose d’étrange, mais bon je n’y prêtais qu’une attention relative. Mais un mercredi après-midi, mon rendez-vous prévu s’étant décommandé, je me résolus à rentrer un peu plus tôt « chez nous ». La voiture garée devant notre immeuble était celle de Yann et celle à ses côtés m’était inconnue. Mais beaucoup de monde se garait souvent sur les places qui nous appartenaient alors, en maugréant, j’en cherchais donc une autre, un peu plus éloignée. En revenant à la maison, des rires me firent dresser l’oreille. Personne à la cuisine, pas plus qu’au salon. Étonnée, je me rendis à notre chambre à coucher. Et la gifle que je reçus à ce moment-là reste encore à ce jour aussi marquante.


— oooOOooo —


Les cuisses largement ouvertes, une blonde inconnue bourrinée avec ampleur, l’était par le seul homme qui, à mes yeux, avait de l’importance. La dégringolade de mon piédestal s’avérait effrayante. Rien de pire que les bleus à l’âme, que les griffures directement infligées au cœur. Yann et sa pétasse n’avaient pas nié l’évidence. Lui avait simplement mis ce coup de canif dans le contrat sur le compte d’un coup de folie. J’avais fait mine de le croire et après une longue séquence orageuse où il m’avait refait une cour effrénée, j’avais remis le couvert avec lui.


Au fond de ma caboche d’Auvergnate têtue, restait pourtant la trace de ce coup de poignard. Et si j’avais digéré la tromperie, il n’en restait pas moins pour autant, tapis tout au fond, les doutes légitimes. Je m’imaginais que chaque fois que mon compagnon rentrait tard, qu’il sortait suite à un coup de fil, c’était pour aller tringler à droite ou à gauche. Le petit ver dans le fruit faisait son travail sans bruit et mon Dieu, j’avais une nette tendance à l’écouter de plus en plus souvent et il arrivait à me faire douter


J’imagine aujourd’hui que cette suspicion de tous les instants, la crainte d’être de nouveau cocue devait être pesante pour Yann. Mais il était surtout le principal instigateur de ces doutes, de mes peurs, de... et puis l’image des gambettes nues de cette fille inconnue, ces gémissements quand j’étais entrée dans la chambre me poursuivaient. Alors, si je faisais de sa vie un enfer, il n’y était pas totalement étranger. Un instant même, l’idée de vengeance me traversait l’esprit dans les jours qui suivirent. Mais il fallait une certaine dose de courage pour franchir ce pas et cette audace me faisait défaut.


Notre idylle dura encore quelques mois, durant lesquels j’inspectais ses cols de chemises, je humais ses vêtements pour me rassurer et puis au fond de moi, un grand détachement survint. Bien sûr, il me faisait toujours l’amour, bien entendu je jouissais dans des étreintes de folies, mais je ne pouvais plus m’empêcher de songer que d’autres pouvaient également passer sous cette queue qui bandait. Et mon cerveau n’oubliait pas de me rappeler que finalement pour Yann, quelle que soit la femme, il pouvait la baiser. Inutile donc de préciser que ce genre d’idées parvenaient très vite à me rendre folle... de jalousie.


Ce poison qui se distillait en moi ne pouvait qu’amener une rupture qui survint à quelques semaines d’un Noël qui se transformait en solitude. Malgré les invitations des uns et des autres je me murais dans mon silence, et ne voulait plus voir personne. Ce n’était qu’au printemps suivant que finalement la vie devait reprendre un cycle plus normal. Je me jurais que plus un homme n’aurait « droit de cité » dans mon existence. Faire l’amour de temps en temps oui ! M’attacher à un seul, plus question de cela. Et forte de ce raisonnement, de cette stratégie me voici ici, à vous narrer quelques-uns des épisodes qui ont marqué cet après... après Yann !



— oooOOooo —


A suivre...


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