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La salope

Chapitre 4

Erotique

Les folies


Si mes amours n’étaient pas toujours bien claires, je suivais sur le plan professionnel mon petit bonhomme de chemin. L’histoire du stagiaire était oubliée depuis des mois. Elle avait sans doute laissé moins de séquelles que ma rencontre avec Judith. Celle-ci n’avait fait qu’une brève incursion dans mon univers bien rangé, mais réellement elle avait laissé des traces. Bien sûr d’autres étaient venus au fil du temps enrichir ma vie de moments heureux. Il y en avait eu aussi de moins bons, mais c’était le lot de tous dans la vie. Puis il arrivait que certains côtés plus pervers me fassent dérailler pour un temps.


Cette quête d’un bonheur insolite était souvent le fait du hasard. Quelques fois aussi je dérogeais à mes règles les plus élémentaires de rigueur. Je m’étais toujours juré que je ne mêlerais pas travail et sexe. Mais... les circonstances s’imposaient de manière abrupte, sans que je sois en mesure de refuser. Voici relaté en quelques lignes, un de ces cas dont l’existence nous réserve le secret. Malgré le fait que nos activités fonctionnaient à plein temps, nous avions eu durant quelques mois des déboires avec la société bancaire qui gérait nos avoirs. Notre situation financière était dans le rouge, et même un rouge cramoisi. J’étais devenue depuis quelque temps l’associée du créateur de l’entreprise.


Donc si notre boite coulait, mon argent partait lui aussi en fumée et j’avais investi tout ce que je possédais dans cette entreprise. Un échec m’aurait donc laissé sur la paille, je ne me sentais guère l’humeur et encore moins l’envie de recommencer tout de zéro. Nous en avions longuement débattu mon collègue et moi, et il nous était nécessaire de trouver, dans un temps relativement court, une avance de trésorerie. J’étais donc chargée des démarches inhérentes à cette recherche. Pour cela j’avais pris plusieurs rendez-vous avec des personnalités plus ou moins influentes dans les domaines de cette finance que je ne maitrisais guère.


Mon premier contact avec cet univers très fermé avait eu lieu dans le salon d’un palace. Les deux hommes en costumes cravates que j’avais rencontré, ne m’avaient pas donné de grands espoirs, mais... parce qu’il existait toujours un mais... j’avais saisi que de ma gentillesse pourrait découler une issue favorable. En fait, ils me guidaient vers un type qui n’était pas vraiment dans les banques, mais disposait d’un capital et qui le cas échéant pourrait nous tendre la main. Pour m’aiguiller vers ce mec, mes deux lascars avaient été d’une clarté, d’une limpidité dans leurs propos. À demi-mots je comprenais que pour faire avancer mon affaire, ce gars me demanderait, peut-être, des garanties dont seule une nana pouvait disposer.


Les termes choisis m’avaient fait sourire extérieurement, mais pleurer intérieurement. Ce n’était pas exprimé crument, mais je sentais bien que tout tournerait autour de moments plus ou moins gentils de ma part. Mais le gouffre devant lequel nous nous trouvions était si profond que je n’avais guère le choix pour combler le trou dans la comptabilité. Ce prêt devenait un leitmotiv. Et mes états d’âme ne feraient que creuser ce puits qui allait nous noyer. Je prenais donc, non sans une certaine appréhension un rendez-vous avec ce fameux richissime personnage qui pourrait nous dépanner. Inutile donc dans ce cas de tergiverser plus longuement, l’avenir appartiendrait toujours aux audacieux !


Tout cela pour arriver à notre fameuse rencontre. Ce gaillard-là ne différenciait en rien des banquiers dans ses tenues vestimentaires. Bon chic bon genre, il était affable souriant, voire même plutôt civilisé et attentionné. Je lui exposais en quelques mots les difficultés passagères de notre maison. M’écoutait-il ou faisait-il semblant, je ne le saurais jamais. Il était grand, âgé d’une soixantaine d’années, j’oserais dire « bien conservé ». Tout le temps de mon exposé, ses yeux ne m’avaient pas quitté. Mais c’était un véritable déshabillage visuel. Pas de simples coups d’œil sur ma poitrine ou mes cuisses, non ! C’était comme un maquignon un jour de foire. Je sentais bien que mes formes...


Pourtant il ne laissait rien transparaitre de cet examen approfondi et relativement peu discret. Mais je ressentais parfaitement la désobligeance d’être ainsi jaugée, jugée par ce vieux beau. Il avait commandé deux verres et je sirotais une vodka orange, alors qu’à quelques pas de moi, sur son portable, il pianotait tranquillement. Puis il revenait, un sourire de requin sur les lèvres.


— Bon ! Madame...

— Appelez-moi Danièle, si vous voulez bien. !

— Bien Danièle alors... je crois que je suis en mesure de vous arranger le coup. Mais vous pensez bien que je ne dispose pas de la somme dans sa globalité et que le partenaire que je viens de joindre s’il veut bien aussi participer...

— Oui ? Venez-en au fait, s’il vous plait !

— Et bien, disons que... comment vous dire... nous serions, lui et moi, enchantés que vous acceptiez quelques petits arrangements... peut-être pas très... catholiques.

— Ne tournez pas autour du pot... Allons directement au but, au fait, je vous prie !

— Une petite soirée sympathique à... entre lui, vous et moi ! Vous... me suivez ?

— Je pense que je comprends vos attentes... mais... votre, comment dire, votre partenaire sera-t-il d’accord pour ce... cet arrangement ?

— Il le sera, j’en réponds comme de moi-même.

— Et le... pardonnez-moi de poser la question, mais le rôle de chacun d’entre vous dans cette démarche ?

— Disons qu’une soirée intime nous conviendrait. Mais elle pourrait se prolonger tard dans la nuit... c’est à vous de décider.

— Je dispose d’un délai de réflexion ?

— Bien sûr ! Une semaine ? Ça vous convient comme délai ? Voici mon téléphone, quand vous aurez pesé le pour et le contre, faites-moi savoir votre décision. Si c’est non, nous n’en parlerons plus et cela n’entachera en rien une amitié naissante qui nous lie déjà par un secret.

— Bien entendu... je sais où se trouve mon intérêt et vous pouvez compter sur ma discrétion. Merci de ce délai. Je vous contacte dès que je suis certaine de moi.

— Si c’est oui, bien évidemment, vous aurez un chèque de suite et pour le reste ce sera juste... à formaliser, ensuite ! Rien ne presse pour lui et moi, Danièle.

— Je vous remercie...


J’avais ensuite pris congé de ce vieux cochon. Difficile de faire la part des choses dans un contexte aussi fâcheux. Je n’avais pas vraiment de marge de manœuvre, mais j’avais besoin de réfléchir. Ce type et son copain... deux salauds, mais raffinés au moins pour la conversation que nous avions eue. Pour le reste... je me demandais s’ils le seraient tout autant. Les jours glissaient sur mon indécision. Et la veille de la date butoir encore, mon esprit n’avait toujours pas penché d’un côté ou de l’autre de la balance. Mais c’était aussi vrai que le soir, dans mon lit, les idées qui m’assaillaient n’étaient en rien d’une sagesse exemplaire. Mes mains s’affolaient sur un endroit de mon corps qui m’offrait une certaine délivrance


— oooOOooo —


La nuit qui porte conseil, était un adage populaire invérifiable. Pourtant au lever de cet avant-dernier jour du délai imparti, j’étais presque décidée. La carte de visite tremblait dans ma main et le numéro ne fut pas aisé à composer. Heureusement, l’homme ne décrochait pas et finalement c’était plus simple de laisser un message.


« Bonjour ! C’est Danièle. Je vous rappelle pour vous dire que j’accepte les clauses du contrat.

Merci de me faire savoir rapidement comment l’exécuter.

Bonne journée. »


Voilà, le bip de fin sonnait le glas de cette longue attente. Plus moyen de rattraper ces mots qui devaient maintenant s’inscrire dans une boite vocale, loin de chez moi. Vers douze heures de la même matinée, une réponse tout aussi laconique me parvenait par messagerie interposée.


« Bonjour. Nous avons bien reçu votre acceptation. Un courrier à votre nom est déposé au bar de l’hôtel où nous nous sommes rencontrés.

Bonne journée à vous ! »


Bon et bien voici une affaire qui s’annonçait... plutôt pas trop mal. Je passais donc voir le barman qui me remettait une enveloppe cachetée sur laquelle figurait mon prénom. Dans ma voiture, en ouvrant celle-ci, j’y trouvais, outre le chèque promis, une lettre manuscrite. Elle contenait quelques conseils et surtout me fixait un rendez-vous pour le soir même. Un autre numéro aussi figurait au bas de la page pour prévenir si j’avais un empêchement quelconque. Mes jambes avaient du mal à me supporter alors que debout au comptoir de ma banque, je renflouais le compte de notre entreprise. Les mots dansaient dans ma tête. Et chez moi, je fouillais laborieusement dans mon dressing pour y dégoter... ce que me conseillait la lettre.


Une jupe relativement courte, noire, juste fendue sur le côté laissait dépasser à chaque pas ma cuisse presque outrageusement. Le chandail qui masquait mon buste était si moulant qu’il n’était pas nécessaire de regarder deux fois pour comprendre que sous celui-là, il n’y avait rien. Une paire de bas, des vrais, accrochés par des porte-jarretelles finissaient de galber mes jambes et s’harmonisaient parfaitement avec les escarpins aux talons aiguilles que je portais. Pas très pratique pour conduire ce genre de chaussures, mais bon... c’était écrit. Une adresse entrée dans le GPS et ma voiture qui radioguidée m’emmenait vers cette destination... qui me provoquait un creux au ventre terrible. Nouée, je l’étais et plus je me rapprochais du but bien sûr, plus la boule que j’avais au fond des tripes me crispait davantage.


La maison que mes phares éclairaient n’arrangeait en rien mon état. Les trois marches du perron qui menaient à l’entrée éclairée, c’était celle de l’échafaud. Je m’imaginais bien ce que pouvaient ressentir les condamnés à mort qui devaient franchir ces derniers mètres. La porte s’ouvrait sans aucune action de ma part. J’étais alors en pleine lumière dans un vestibule où une femme en tablier de soubrette venait prendre ma veste. Son visage ne reflétait absolument aucune émotion particulière. Elle me dirigeait ensuite vers une sorte de salle d’attente, une bibliothèque où des tas de livres trônaient sur des étagères. Elle me faisait patienter.


Je regardais, médusée, cette collection impressionnante de livres au marocain bien conservé. Des éditions au tirage limité sans aucun doute qui valaient toutes une fortune. Un tableau aussi au mur avait quelque chose de dérangeant également. Il représentait une scène d’amour assez étrange. Une fort jolie femme y subissait les assauts d’un bouc cornu, mais il avait quelque chose... d’humain. Le diable, ce tableau montrait le diable prenant une vierge. Tout absorbée par cette vision de l’enfer, je n’avais pas vu entrer le type qui m’avait invité. Quand sa voix relativement feutrée accrochait mon oreille, je faisais une volteface rapide.


— Alors vous aimez cette scène fascinante ?

— ... ! J’espère ne jamais avoir affaire à ce... genre de...

— Oh ! Non ! Rassurez-vous, nous ne sommes que des hommes normaux. Nos désirs le sont peut-être un peu moins ! Mais je suppose que si vous êtes là, c’est que... vous en avez accepté l’idée.


Je n’avais pas envie de répondre à cette diatribe surprenante. Il était là à me dévêtir du regard. Ses yeux se baladaient sur moi en détaillant sans doute ce qu’ils devinaient. Et toujours sans hausser le ton...


— Bien puisque vous êtes ici... je vais revenir vous chercher dans quelques petites minutes. Vous aurez l’obligeance de vous mettre nue !

— Pardon ? Nue ? Vous avez bien dit nue ?

— Oh oui ! Ma chère, c’est ce que nous préférons chez les femmes, leur nudité intégrale et vous êtes... très belle vêtue, alors sans rien ce doit être... humm !


Il avait quitté le boudoir sans rien ajouter. Et j’étais là, à ne pas trop savoir comment me sortir de ce mauvais pas. Machinalement, plus par pur instinct que par envie, je dégrafais ma jupe. Celle-ci immédiatement atterrissait autour de mes chevilles formant une corole de tissu. Puis mes mains qui empoignaient le bas de mon pull, le soulevaient et lui aussi me quittait. Un long moment de solitude m’étreignait pour de bon. En porte-jarretelles et sans culotte puisque c’était sur la missive d’explication, je restais là, en hauts talons et bas. Alors que j’avais les yeux rivés sur la porte d’où le bonhomme s’était échappé, je n’avais que ouï une sorte de feulement dans mon dos.


En me retournant, ils étaient là ! Deux paires d’yeux qui se promenaient sur moi et je restais sans faire un geste. Ils étaient entrés par une autre issue, dans mon dos et ce qu’ils détaillaient devaient leur plaire. Eux non plus ne parlaient pas. Ils se contentaient de laisser leurs quinquets dériver sur mes plages découvertes. Le type du rendez-vous et un autre, mais celui-ci ne devait pas être aussi âgé. Guère plus que moi sans doute et il avait des yeux d’un bleu, presque comme un ciel d’été, un ciel sans nuage. Je ne cherchais pas à cacher ce qu’ils verraient de toute façon. Alors que le plus âgé en me souriant me tendait la main, j’avançais vers eux, vers mon destin.


— Vous êtes... sublime ma chère. Et nous aimons les gens qui tiennent parole. Les affaires sont les affaires. Mais quand elles sont d’une telle nature... je vous assure que c’est déjà un réel plaisir. Si vous voulez bien vous donner la peine.


En prononçant ces mots, il me faisait signe de le rejoindre. Et sans l’ombre d’une hésitation, je faisais ce simple mouvement vers lui. Sa main tendue venait dans la mienne et il me demandait la seconde. Elle lui fut également avancée. L’autre s’était positionné derrière moi et son souffle était sur mon cou. Une seconde je crus qu’il allait me tripoter là, pour s’assurer que ce qu’il voyait était vrai. Mais non. Sa main relevait seulement mes cheveux et la seconde faisait passer sur mes yeux une sorte de bandeau. Je comprenais que la suite serait à l’aveugle. Mais j’étais venue toute seule me fourrer dans la gueule du loup ou plus exactement du diable.


— oooOOooo —


Oserais-je vous narrer ce qui devait suivre ? J’étais à la merci de ces deux gaillards. Mais bizarrement mon esprit se libérait de cette incroyable tension des jours passés. L’évidence que j’avais envie de sexe s’imposait à moi, comme une vérité longtemps dissimulée. Mon corps tout entier se rendait à la fête. Celle des sens, celle promise par ceux-là qui me guidaient. Où m’emmenaient-ils ? Cela n’avait bien entendu qu’une importance relative, et la confiance pourtant limitée en ces gens qui allaient s’offrir mon corps aurait dû être restreinte et me faire peur. Mais les sentiments divers qui m’habitaient alors qu’ils me couchaient sur un autel que je ne voyais pas, exacerbaient mes sensations les plus viles.


La table où enfin... le lit sur lequel je venais d’être allongée était rempli de douceur. Le tissu s’apparentait à du velours et je ne cherchais pas à me dérober lorsque l’un des deux m’attachait les membres par des bracelets serrés que je devinais en cuir. Une parure de même qualité venait m’encercler, serrée autour du cou. Mais un doigt s’assurait tout de même que je pouvais respirer. J’étais donc confortablement installée, le dos sur le tablier fait d’une matière chaude. Un long moment il ne se passa rien. Puis des mains, des doigts se collèrent à mes orteils. Lentement, ils débutaient un massage agréable. D’autres venaient aussi entreprendre une démarche identique, mais sur mon visage.


Mes yeux fermés pas le chiffon qui m’empêchait de voir qui faisait quoi, rajoutait encore au trouble qui m’envahissait. Une sorte de torpeur bienveillante, un bien-être sans pareil qui glissait en moi, au rythme des caresses appuyées des doigts qui me palpaient. Cet état durait déjà depuis une éternité et je sentais une envie particulière qui me crispait les reins. Lentement les mains, toutes ensembles s’étaient rapprochées de concert et elles se trouvaient près de cette fente que sans doute les deux hommes présents prendraient. Je m’imaginais cela comme une fatalité et j’adhérais déjà à ce projet insensé de faire l’amour avec deux types. Rien ne me gênait dans cette hallucinante fête.


J’essayais un long moment de deviner à qui appartenait ce doigt qui le premier tirait sur ma toison. Oh, ce n’était ni violent ni douloureux, juste excitant. Et à force de ne pas savoir qui faisait quoi, je sentais que ma chatte s’humidifiait de plus en plus. Un de ces facétieux lutins avait entrepris du reste d’en écarter les lèvres. Un autre longeait l’ourlet ainsi ouvert. À aucun instant il ne cherchait à entrer en moi. Non ! Juste des attouchements qui commençaient à m’agacer vraiment dans le bon sens du terme. Puis d’une singulière manière, tous disparaissaient, semblant se désintéresser de ma petite personne. Les bruits que je percevais auraient-ils pu m’alerter ? Pas si sûr !


Une sorte de sifflement aigu se faisait alors entendre. Je me demandais à quoi pouvait correspondre ce son peu orthodoxe. Quelque chose de froid venait de se poser sur mon ventre. Le ronron d’une sorte de moteur persistait. Une main me caressait le visage, et le type devait être penché, tout proche de moi. Je pouvais sentir son souffle saccadé qui me courait dans le cou.


— N’ayez crainte, nous allons simplement vous raser. Votre toison est pourtant très belle, bien fournie, mais nous aimons aussi les sexes glabres.


Cette phrase n’appelait aucune réponse de ma part. Du reste dans ma position, je ne pouvais que subir. Le rasoir électrique passait sans arrêt sur cette barbe nouvelle qui sans doute se trouverait éliminée et une fois de plus, je cherchais à imaginer mon pubis nu. Cette nouvelle poussée de clichés érotiques me faisait frissonner. Quand le bruit du moteur cessa, je savais qu’ils avaient rendu cet endroit tout lisse. Mais une autre matière humide et fraiche venait d’être appliquée sur ma peau.


— Encore un peu de courage et nous en aurons fini... mais rassurez-vous, ça repoussera. Et nous sommes contents de ce que nous voyons. Vous êtes très... chienne. Vous méritez tous les honneurs.

— ... ?


Là encore, je n’avais pas grand-chose à dire. Un objet inconnu glissait sur ce qui devait rester de mon buisson. Dire que j’y tenais plus qu’à la prunelle de mes yeux, que personne n’aurait pu me les faire raser... et ces deux-là en quelques secondes, sans me demander mon avis... quelle connerie que la vie nous réserve parfois ! Petit à petit à force de me toucher, de me faire monter dans les tours, mon ventre était devenu une marée, une plage où venaient s’échouer des dizaines de vagues. Elles venaient mourir aux lèvres de cette chatte que les deux-là, n’avaient pas encore seulement pénétrée.


Je sentais couler le long de mes fesses collées à l’autel où j’étais sacrifiée, cette mouille que me procurait l’attente de leur caresse. Je serrais les dents pour ne pas gémir trop fort, mais surtout pour ne pas réclamer une délivrance qui ne pouvait plus venir que d’une bonne queue. Si celle-ci arrivait finalement, ce n’était pas là où je l’espérais. J’avais senti que contre mes flancs, les genoux de l’un d’eux qui venait de me rejoindre sur la table. Et le poids de ce corps s’installait sur ma poitrine. Je devinais qu’une paire de fesses reposait sur mes seins. Quand le matelas où j’étais alitée s’affaissa, je savais ce qui allait se passer.


Le sexe sans secours se frottait sur mon visage. Il touchait mes joues ; pour tout de suite après frapper mon menton. Le gars sur moi bougeait lentement comme un serpent et sa bite raide cognait partout sur mon visage. Elle se lovait là contre mon nez, pour la seconde suivante se cabrer sur mon front. Ce petit manège durait depuis un bon moment.


— C’est bien ! Ouvrez donc un peu la bouche.


Je n’avais que la solution là de toute manière et je desserrais les mâchoires. Ce n’était pas vraiment un ordre, plus une prière. Et lentement la queue trouvait toute seule son chemin. Ma gorge devenait un second sexe où la bestiole me limait sans à coup, avec une lenteur désespérante. Elle entrait tout doucement pour s’enfoncer jusqu’à ce que j’aie un haut-le-cœur, puis coulissait en arrière tout aussi prudemment. Ces va-et-vient duraient depuis un bout de temps. Mais l’autre ne restait pas inactif, loin de là. Les doigts qui m’avaient jusqu’à présent seulement caressée venaient d’ouvrir une voie pour me préparer sans doute à recueillir le fruit de leur patience.


Quelques phalanges maintenant allaient et venaient dans cette fente mouillée au possible. Puis un second doigt venait renforcer le visiteur. Quand enfin un troisième les rejoignait, je haletais encore sous les mouvements du bassin de celui qui me chevauchait. Cette fois, les hostilités étaient ouvertes et mon Dieu comme je devais remuer la croupe pour retenir avec vigueur ce qui me remplissait si bien. Un instant les doigts stoppèrent leur élan, mais c’était pour mieux revenir, accompagnés du reste de la main. Cette paluche n’entrait pas totalement en moi, simplement bloquée par le renfort de l’articulation du poignet.


Mais le petit malin qui me besognait entreprenait alors de tourner lentement en restant bien en appui. Je savais qu’il allait faire pénétrer sa patte tout entière en moi et mon ventre se raidissait, ce qui ne devait pas faciliter cette monstrueuse intromission. Alors que son pote, sur moi, persistait et me restait de plus en plus longuement la verge tout au fond de mon gosier, l’autre forçait d’une seule poussée. Une douleur vive, mais vite calmée m’avait envahie. Je ne pouvais hurler, puisque bâillonnée par la trique que je suçais avec plus ou moins d’empressement.


Dans mon ventre, l’énorme faux sexe qui s’y trouvait plongé ne bougeait absolument plus. La sensation d’être écartelée, d’être pleine et que ce qui m’habitait le distendait totalement. Quand les mouvements de ce phallus géant reprirent, je giclais de la mouille sans interruption. Celui qui me limait la bouche avait des soubresauts et je savais ce qui allait arriver. Pas moyen non plus de dire non ! Le jet qui m’arrivait dans la bouche avait un gout âcre et légèrement amer. Je déglutissais péniblement la semence avec cette impression que plus j’en avalais, plus il en produisait. Je devenais folle, une furie qui désormais suçait, gémissant et secouant les reins pour accélérer la montée d’un plaisir hors norme.


L’orgasme qui me faisait partir dans un monde de couleur insensé, n’avait rien de comparable à tous ceux connus jusque-là. Il me laissait pantelante, et ce qui suivait n’aurait plus jamais le même charme. Celui de cette première fois, celui de cette découverte. Le reste de la nuit ne fut que partage entre l’un et l’autre de ces deux hommes. J’avoue avoir aimé cette autre façon de faire l’amour... encore qu’il s’agissait sans doute plus de baiser que d’aimer. Au petit matin, les deux gaillards totalement épongés, je prenais une douche salvatrice avant de rentrer chez moi. Ce n’est qu’à quinze heures que je m’éveillais avec encore au fond du ventre quelques spasmes révélateurs de ce bonheur que deux queues m’avaient apporté.


— oooOOooo —

A suivre...

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