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Sanitas per aquam

Chapitre unique

Erotique

Mon ventre, un-continent.

Qui bouillonne, chavire, syncope...

Avec toi, ma vie est tornade, tes gestes, des tempêtes, tes mots, des éclairs et mon corps cascade sous le tien. Plaisir liquide que je ne me doutais pas contenir, jets geysers, orgasmes fleuves, barrages explosés inondant les plaines immaculées de lits en lits...


A "fontaine" et autre baguette de "sourcier", je préfère "rivières" ...


Tu chuchotes, je mouille,

Tu t’approches, je gicle,

Tu me limes, je coule,

Tu jouis, et je suis flaque.


Notre couche-océan, tes reins-ressac, mon corps blanc est ton île où tu t’échoues, mon Robinson... Où notre plaisir est noyade...

Et, quand nos orages ouvrent grandes mes vannes, je déborde, furie dégorgeant sa colère en flots si volumineux que nous nous faisons peur. Réconciliés, "il faut que tu t’hydrates, mon amour".


Je me souviens de ma première rivière. Aux doigts. Soirée chez Mario, premiere multi, fière conclusion du maitre de cérémonie ! "4 femmes, 4 fontaines"!

Et de certaines, aux méandres inattendus, aux débits bouillonnants ou plus calmes, des ruisseaux et des torrents... D’abord à genoux, en calmant les ardeurs de ceux, pour qui, déclencher la perte des eaux est comme réussir un strike... Ben non, ce n’est pas on/off, les gars ! Puis, ma première fois sur une queue, debout, interloquée...

Ensuite - je me connaissais mieux - ma recette infaillible, à cheval, je danse, cul empalé, et mes tsunamis sur vos ventres... Laissez-moi gérer ! Mon liquide chaud et vos regards fous...


Enfin, sous toi, chaque fois, désorientée, sidérée, les grandes marées, Amphitrite amoureuse, total abandon sous ton corps butoir.

Onguents ou gels lubrifiants inutiles dans la besace de nos fugues, mais, depuis nos premières inondations cataclysmiques, une alèse nomade qui sauvera les matelas de nos marathoniennes fornications animales. En riant, nous sautons comme des gosses dans les flaques au sol... Et observons, encore excités, les auréoles de nos passages...


J’ai déversé sur tes couilles et ton ventre bien plus qu’en une vie, tu le crois, ça ? Mon plaisir, comme pisser avec l’incapacité de bloquer le jet, merde, effrayant, le périnée qui flanche, ça s’arrête quand?


Aujourd’hui, je suis revenue où tu m’as baisée. Où j’ai crié et coulé, excitée par le risque. Notre dernière fois. Dans la réserve, au fond de la salle de cours, là où personne n’entre, la serpillère s’arrête à la porte.

La trace est toujours là. Plus étendue que dans mon souvenir. Emue, j’ai observé ses contours.

Et, cette fois, c’est seule... que j’ai pleuré des rivières.


Hey, salut gueule d’amour

Tu m’as jouée, tu perds

Alors va m’pleurer des rivières

Pleurer des rivières

J’en ai pleuré pour toi naguère

Tu m’as cassé, presque cassé le cœur en deux

Il s’en est fallu de peu

Tu t’rappelles, je me rappelle

Quand tu disais "l’amour c’est imbécile"

L’amour c’était pas pour toi et

Adieu, gueule d’amour

J’ai besoin d’changer d’air

Alors va m’pleurer des rivières

Pleurer des rivières

J’en ai pleuré, à quoi ça sert"*


Ça soulage.

Ça nettoie, de l’interieur.



(*Hamilton Arthur pour Viktor Lazlo)

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