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Sauvons HADOPI !

Chapitre 1

Divers

I) Le Procès


À l’heure où le gouvernement légifère sur la possible suppression de la loi dite Hadopi. Il est temps de rappeler que toute délinquance est répréhensible et que le crime ne paie jamais. Pour cela rappelons-nous des évènements qui se déroulèrent le 16 juin 2011 au tribunal de grande instance de Pontoise. Ce jour-là eut lieu le premier procès contre une pirate informatique. Pour rafraichir la mémoire de celles et ceux qui n’en ont pas souvenir, relisons ce contre-rendu paru dans un journal, composé à partir des minutes du procès. Je vous laisse la pleine appréciation des évènements :


Un coup de marteau retentit dans le tribunal.


Le 16 juin 2011 eut lieu l’audience qui marqua l’année judiciaire et renouvela la jurisprudence française d’une marque au fer rouge. Elle concernait le piratage et ses méfaits. Elle se tint en public, toutes les chaines de télé et de radio avaient leur correspondant sur place pour suivre l’affaire.


Comme le veut la tradition, le procureur général prit la parole en premier :


— Mesdames, Messieurs, aujourd’hui s’ouvre le premier procès contre le piratage massif sur internet. L’HADOPI l’organisme créé il y a un an pour enrayer ce fléau est maintenant en mesure de porter sa première condamnation ! Il commencera ainsi son travail pour remettre la loi là où il n’y avait que chaos. La personne que nous allons juger n’est certes qu’une goutte d’eau, mais c’est une goutte d’eau complice ! Une goutte d’eau toxique qui contamine toute la source. Et c’est en jugeant sévèrement cette goutte d’eau que nous entamerons un processus pour assécher l’ensemble de la source empoissonnée. Il est grand temps que nous fassions cesser ce délit massif. Et l’accusée est représentative de cette masse aveugle qui comme les moutons de Panurge nous pousse tout droit vers le bord de la falaise ! L’avocat de la défense plaidera l’inconscience ou l’ignorance de sa cliente. Mais c’est en rendant un jugement exemplaire, Messieurs, Mesdames du jury que nous pourrons faire cesser ce crime, et ouvrir les yeux à tous ceux qui s’en rendent coupables. Car il s’agit bien d’un crime ! Les économistes évaluent à deux milliards cinq cents millions d’euros les pertes provoquées par la contrefaçon numérique, plus que les pertes dues au trafic de cannabis !


Le procureur ayant fini, l’avocat de la défense prit la parole à sa suite :


-— Monsieur le juge, Messieurs du jury, le procureur cherche à faire de cette audience un exemple. Mais de quel exemple parle-t-il concernant cette jeune femme ? Rappelons que ma cliente n’est pas une criminelle récidiviste, mais une généreuse et brillante jeune femme de vingt ans ayant l’avenir devant elle. Elle a, dès ses seize ans, participé à des associations caritatives en donnant une grande partie de son temps ; et depuis ses dix-huit ans, elle en a même créé une qui a permis le relogement de plus d’une trentaine de sans-abri. En dehors de ses contributions à la société, elle a obtenu son BAC à 17 ans avec Mention très bien, pour ensuite intégrer une des écoles de commerce les plus renommées, où les professeurs ne tarissent pas d’éloges sur elle. Sans oublier qu’elle ne manque pas de participer au chœur de l’église de son village natal quand elle en a l’occasion. Ce n’est pas un profil de criminel qui est en face de nous, mais un exemple de réussite et de bienfaisance. Nous verrons au cours du procès que ma cliente s’est certes rendue coupable de piratage, nous ne le nions pas… Mais cliquer ici ou là sur des liens internet est-ce vraiment un délit qui justifie cette comparution ? Je montrerais que ce procès est grotesque, une farce, et ne devrait même pas avoir lieu.


Le juge donna un nouveau coup de marteau, et fit entrer l’officier chargé de l’enquête. Il s’agissait d’un inspecteur du département de lutte contre la cybercriminalité. Le procureur commença à l’interroger :


— Pouvez-vous nous dire les chefs d’accusations pesant sur Mademoiselle Émilie Parvier.

— Monsieur le Procureur, l’accusée a d’abord été repérée lors du téléchargement de deux films intitulés : « Deux grosses bites noires pour mon petit cul de blanche » et « L’école des soubrettes, une licence en fellation »

— Objection, votre honneur ! cria l’avocat de la défense, il est inutile de précisé le titre des fichiers téléchargés par l’accusé.


On entendit quelques éclats de rire dans le tribunal.


— Objection rejetée… l’informa le juge, l’objet des infractions ne peut être ignoré. Reprenez l’acte d’accusation.

— Après avoir téléchargé ces deux films pornographiques. Nous avons placé son adresse I.P. sous surveillance. Et ce n’est pas moins que quatre fichiers pornographiques qu’elle téléchargeait en moyenne… par jour ! En voici quelques exemples : « J’ai Rocco au cul », « baise brutale dans la cité » « sandwiche de beurette,» « Blonde de bas en haut » « assortiment de rousses sauté » « feu au cul, aspersion de sperme programmé », « Douche de sperme pour vide-couille sexy » «Bite dans la bouche, queue dans le cul » « Lesbiennes en apprentissage » « Vacances au pays des grosses bites » le policier commençait à donner des signes de fatigue, Monsieur le juge, sur un an, c’est près de dix mille fichiers du même acabit qui ont été piraté, le tout pour une valeur totale de 250.000 euros.


L’avocat de la défense ne demandant pas la parole, le juge fit alors venir l’accusée à la barre. Il s’agissait d’Émilie Parvier. Une brune de belle taille et dont le jury ne fut pas indifférent à la poitrine généreuse. Son visage s’était empourpré de belle façon à la lecture des titres de vidéos téléchargés sur son ordinateur, et à la barre elle avait encore les joues toutes rouges. Elle était une inspiration à la pitié. Le procureur lui-même hésita un instant avant de commencer son interrogatoire.


— Mademoiselle Parvier, vous avez téléchargé une quantité phénoménale de films X, il est évident que vous en faisiez commerce.

— Mais non, murmura-t-elle

— Plus fort, Mademoiselle, on ne vous entend pas.

— Non, je n’ai pas revendu les vidéos de cu... les vidéos X.

— Mais alors qu’en faisiez-vous ?


Elle se tourna vers son avocat, cherchant s’il pouvait la dépêtrer de cette situation. Mais il ne lui fit qu’un signe l’incitant à poursuivre.


— Je les regardais.

— Allons ! Qui pourrait visionner autant de films de boules par jour ! Vous prenez les membres du tribunal pour des idiots.

— Mais je ne regardais pas en entier. Je passais juste les passages les plus chauds.

— Vous ne ferez croire ça à personne. Même ainsi, c’est beaucoup trop pour une personne normale.

— Objection ! intervint l’avocat de la défense. Nous avons une déclaration d’un sexologue montrant que de nombreuses femmes se masturbent plusieurs fois par jour. Nous pourrons le faire venir si nécessaire.

— Oui, mais avec toutes ces vidéos, on parle de cinq ou six masturbations minimum par jour.

— C’est possible ! Il existe des femmes, décrites comme « cochonnes » par le sexologue qui se masturbe ainsi. Mademoiselle Émilie, pouvez-vous nous dire si vous êtes une telle cochonne ?

— Je…, euh, oui je dois être une cochonne. Concéda-t-elle sous la pression de son avocat

— Soyez plus précise ! Combien de fois vous masturbez-vous par jour ?

— Je sais pas ! Je ne compte pas… quand j’ai un moment tranquille… sept fois par jour.


Le public dans le tribunal laissa passer une clameur. L’avocat de la défense satisfait de la réponse et voulant pousser son avantage reprit la parole.


— Vous le voyez bien, ma cliente n’est pas une trafiquante, mais juste une grosse branleuse ! Dès qu’elle a un moment, elle se fourre un doigt dans la chatte.

— Pourtant, d’après le rapport de police, lorsque sa mère et son père ont pris connaissance des faits, ils ont exprimé leur incrédulité. Allant jusqu’à affirmer qu’ils n’arrivaient pas à croire qu’ils avaient élevé une telle salope ! Dans son école de commerce, les gendarmes qui ont interrogé ses camarades et amis sur sa consommation de pornographie sont tombés des nues. Ils étaient sceptiques, s’étonnant de savoir que cette jeune fille aussi sage devait passer le plus clair de son temps la main dans la culotte.

— Et pourtant, l’un d’eux affirme qu’elle allait souvent aux toilettes. Et mademoiselle Émilie, pouvez-vous nous dire ce que vous faisiez dans les toilettes de votre école ?

— Je faisais des choses.

— Précisiez !

— Et bien, je retirais ma culotte. J’allumais mon iPhone pour regarder une des vidéos télécharger. Alors je me touchais le clitoris… et des fois je m’enfonçais des doigts… Émilie rougissait de plus en plus.

— Merci, Émilie, je crois que personne ne pourra contester que vous vous comportiez comme une vraie trainée. Par ailleurs l’étude de ses accès internet montre qu’elle passait la majeure partie de son temps libre sur des sites de cul. Il ne fera aucun doute au jury qu’Émilie n’est pas une trafiquante, mais bien une marie-salope ; une jeune fille qui toute la journée s’imagine se faire défoncer par de grosses queues.

— Je reste dubitatif.

— Vous avez tort, Émilie Parvier est, selon la terminologie adaptée, une ’’mal-baisée’’. Cela fait trop longtemps qu’elle ne s’est pas pris un bon coup de pine dans sa chatte ou dans son cul, et elle a par conséquent eu recours à des pratiques dignes des pires débauchées.

— Admettons, de toute façon, l’accusation porte sur le téléchargement illégale… nous n’avons pas de preuve d’un supposé trafic de vidéos pornos. Même si, vous me pardonnerez d’être incrédule quant au fait que votre cliente puisse être une aussi grosse cochonne, une telle vicieuse dans ce corps de jeune fille sage, cela dépasse un peu les bornes. N’est-ce pas mademoiselle ?


Émilie se liquéfiait sur place.


— J’ai juste regardé des vidéos… et puis je ne voulais pas que les gens le sachent.

— Et bien c’est raté, mais vous êtes donc bien une perverse dévergondée ?

— Non ! Enfin peut-être…

— N’oubliez pas que vous avez juré de dire la vérité, rien que la vérité ! Alors êtes-vous ou n’êtes-vous pas une pétasse, Mademoiselle ?

— Oui... je suis une pétasse… Mais je ne me rendais pas compte ! Je regardais ça dans le dos de mes parents. Ou je me masturbais dans les toilettes des filles parce que c’était excitant… je ne pensais pas que c’était interdit. Sniiiiiiiffffff !


Le juge l’interrompit :


— Ne vous mettez pas à pleurer, Mademoiselle ! vous n’apitoierez pas le jury ainsi. Et si vous n’assumez votre indécence et votre comportement de salope en chaleur, vous n’obtiendrez aucune circonstance atténuante ! Et… Monsieur l’Avocat de la défense, vous avez fini avec vos messes basses ? Peut-être désirez-vous la parole ?

— Monsieur le juge ! répondit celui-ci, nous demandons une annulation du procès !

— Voilà qui est tout à fait irrégulier.

— Oui, mais comme je l’avais annoncé, ce procès n’a pas lieu d’être. L’HADOPI prévoit que si tous les fichiers piratés concernent la même personne et que celle-ci ne souhaite pas poursuivre l’accusée la procédure est annulée.

— Mais il s’agit d’une précaution pour permettre de télécharger des logiciels libres sur des réseaux peer-to-peer, il me semble. Mademoiselle Parvier a acquis frauduleusement des dizaines de milliers de fichiers, venant de sources diverses.

— Pas tout à fait, le Syndicat de la Pornographie regroupe les intérêts de toutes ces personnes, et ils sont parvenus à un compromis avec Mademoiselle Émilie Parvier.

— Mais pourquoi ne pas l’avoir annoncé au début du procès ?

— Mademoiselle Émilie Parvier hésitait à accepter l’accord à l’amiable. Et n’a signé le compromis que quelques secondes avant d’entrer dans le tribunal… En conséquence le Syndicat de la Pornographie a toute de suite contacté HADOPI, et on vient de m’apprendre que la Haute Autorité avait accepté de retirer la plainte il y a cinq minutes ! Ce procès n’a plus de raison d’être !


Une bronca éclata dans le tribunal ! Des papiers furent montrés au juge, des coups de téléphone échangés, le procureur bouillait de colère… La première accusée de l’ère HADOPI repartait libre au bout d’une demi-heure de procès, mettant ainsi à mal le dispositif mis en place par le gouvernement.


Le résultat ne se fit pas attendre, les jours suivants le taux de connexion aux réseaux peer-to-peer augmenta de 50% ! Mais, un mois plus tard, quand on apprit le détail de l’accord à l’amiable, et que la réalisation de ces accords se fit connaitre, le taux de piratage chuta de 90%. Les pourfendeurs d’HADOPI insistent sur le fait que l’organisme n’a jamais condamné personne, pourtant c’est grâce à lui que le compromis entre Émilie Parvier et le Syndicat de la Pornographie fut signé, mettant ainsi une épée de Damoclès sur la tête de chaque pirate.


L’accord qui avait été scellé, un des plus infamants qui soit est, bien sûr, connu de tous. Mais nous avons retrouvé les termes exact du contrat qui permit à Émilie Parvier de quitter innocente le tribunal. Je vous enjoins à les lire…


(À suivre)

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