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Séduction, amour et soumission

Chapitre 5

Lesbienne

Séduction, amour et soumission Chapitre 5


Je me réveillais la première. Leyla, allongée sur le dos, dormait encore profondément. Penchée sur elle, je la dévisageai, ses traits nets et sculptés, qui me rappelaient une jeune perse que j’avais connu un été à Londres, contrastaient avec la ronde minceur de son corps. Une mèche, bouclée par la nuit couvrait son front. Je refreinai mon envie de l’embrasser pour aller préparer le petit déjeuner. Je bus ma première tasse de thé, celle qui me permettait de revenir dans l’atmosphère !

Elle ne s’était pas réveillée à mon retour ; je soulevai délicatement la couette pour la découvrir, toujours sur le dos, une jambe repliée. Sans remords pour son sommeil, ma bouche se dirigea vers son pubis ou je posais la tête ; montait le parfum de l’amour comme le disait Blanche. Lorsque je la sentis remuer, je posai mes lèvres sur son intimité ; demi-endormie, elle releva sa jambe allongée pour s’offrir. Je plongeai mon visage vers cet abricot ourlé et lisse, ma langue sortie, je la léchai avec douceur… mais précision.

Elle saisit ma cuisse, une invitation que je m’apprêtai à devancer. Je sentis son visage s’approcher, son souffle.

« J’aime ta chatte, je l’aime comme ça, je la voudrais toujours comme ça ! »

Étonnée et folle de joie que, déjà, sa parole soit libérée, cette nouvelle étape me laissait entrevoir de beaux horizons. Je me relevai, saisit mes lèvres pour les ouvrir, lui offrant mes effluves comme le spectacle intime de ma vulve.

« Je voudrais que ton odeur soit mon parfum.

-Je te l’offrirai chaque fois Leyla »

Sa bouche se saisit de mon sexe, voracement, elle y frottait son visage, sa langue et ses lèvres s’agitaient avec cette passion que je connaissais moi aussi. Ce fut notre premier orgasme de cette journée.

Vêtues d’un T-shirt, je lui en avais prêté un, notre petit-déjeuner fut joyeux, bavard et plein de mots et gestes tendres. Elle avait rendez-vous avec une amie plus tard l’après-midi pour visiter une exposition ; nous avions encore quelques heures à nous. Après avoir vidé une théière et alors que je partais faire bouillir de l’eau, elle prit l’initiative de revenir sur notre conversation de la veille et le film.

« Tu as déjà fait tout ce qu’on a vu dans cette vidéo ?

-Oui, à peu près tout, pourquoi ?

-Certaines choses sont très humiliantes et puis d’autres doivent faire mal ; et toi tu as déjà rencontré des filles qui faisaient ça ?

Ni précipitation, ni pression, voilà ce que je me disais. J’étais déjà surprise que Leyla ait lancé ce sujet, je ne voulais surtout pas la choquer ou la pousser dans cette direction ; elle devait, si c’était son désir, faire son propre cheminement.

-Tu as raison, certaines choses sont comme tu les décris. Il y a des gens qui associent humiliation et plaisir comme douleur et plaisir. Et oui je te l’ai dit je l’ai déjà fait.

-Et toi, qu’elles soient comme ça te donne du plaisir.

-Ca me donne du plaisir si ça leur en donne aussi sinon ça ne m’intéresse pas.

-Je comprends. Si j’étais… comme ses filles que tu as connues, tu pourrais quand même m’aimer ?

Voilà Leyla qui me posait cette question qui me taraudait en tous cas que j’avais très présente à l’esprit. Elle était fine et intelligente et cette remarque inattendue me fit l’effet d’être percée à nu. La surprise passée, en bonne analytique, je décortiquais ses mots. Le désir était présent, l’amour aussi. J’étais presque prête à répondre candidement. Chez moi aussi naissait déjà un sentiment, l’appeler de l’amour serait hâtif, mais ça en prenait le chemin.

Moi si assurée, je me trouvais à ce moment précis, comment dire, … désarçonnée.

Je pris mon temps pour répondre. Je m’approchai d’elle, posai ma main sur son visage.

« Il est un petit peu tôt, pour toi comme pour moi, mais oui, je crois que oui.

Elle passa ses bras autour de ma taille et blottit sa tête contre mes seins. Nous restâmes ainsi enlacées un long moment, immobiles et silencieuses.

Le bruit de la bouilloire nous sépara et je préparai plus de thé, elle m’avait suivie et resta collée contre moi.

La quantité de breuvage que j’avais ingurgitée faisait ses effets, je me levai.

« Ou vas-tu, tu reviens ?

-Mais oui, je dois faire pipi. ». En me retournant, je saisis un regard, son regard, elle ouvrit la bouche mais finalement ne prononça aucun mot.

Assise, je l’entendis s’approcher, la porte était ouverte et je savais qu’elle se tenait derrière.

Je ris. « Je sais que tu es là ! Tu veux venir ? »

Maintenant debout dans l’embrasure elle me regarda et sans un mot se plaça devant moi avant de s’agenouiller. J’avais l’expérience de ces jeux et lorsque le flux se tarit, je me levai devant elle. Elle vint naturellement poser sa bouche sur mon sexe et « m’essuya » longuement. Sa langue se fit fouineuse, sa bouche goulue, je pouvais la contempler s’agiter frénétiquement sur ma chatte, passionnée. Je ne voulus pas jouir seule ; je me détachai, difficilement, de sa caresse pour l’entrainer vers le lit.

Nous fîmes l’amour le reste de la matinée. Plus tard, je fis couler un bain et comme deux amoureuses nous sommes restées longtemps à nous laver, nous embrasser. L’heure tournait, Leyla avait son rendez-vous. Notre soirée comme nos dimanches étaient pris. Le baiser que nous échangeâmes avant son départ avait un autre goût ; nous avions presque épuisé notre trop-plein de désir et ce baiser profond était empreint de tendresse. Nous nous reverrions lundi.


Leyla

Je lui ai un peu menti, j’étais libre ce soir ; trop de bouleversements ! Je voulais être seule et pourtant j’ai encore envie d’elle. Me poser, repenser à ces moments passés avec elle. Une chaleur méconnue et obsédante envahissait mon esprit ; est-ce que je l’aimais, déjà ?

J’avais été amoureuse auparavant mais à 18 ans on ne l’a pas quand même connu comme à 30 ans ! J’avais eu comme tout le monde un premier amour ; c’est vrai que cette découverte, l’été de mes 16 ans, fut bouleversante. On se souvient toujours de son premier amour. Avec Marianne un mot, plutôt un groupe de mots me venait à l’esprit : l’arrivée au port.

Je m’en défendais usant du prétexte de mes 18 ans, encore lui ! C’est vrai on est plus formatée comme ça en 2010 ! Plus de prince charmant (princesse plutôt), l’époque est aux expériences, dans l’attente d’une « maturité », celle qui permet de faire le bon choix. Une chose était sûre, je ne renoncerai pas à mes ambitions ni à ma carrière ; en me disant cela, je me rendais bien compte que je brûlais des étapes. Passionnée je n’en étais pas moins rationnelle ; les vacances approchaient, je les passerai au Pyla avec mes parents et des amis puis retour sur le campus. Ça me laisserait le temps de réfléchir ; je n’étais pas sûre de le vouloir mais si, quand même.

L’intensité de nos rapports sexuels n’était évidemment pas étrangère à ce nouveau sentiment et j’étais suffisamment mûre pour savoir que rien ne pouvait se construire sans ça. Découvrir de nouveaux plaisirs moi qui sous mes dehors classiques, ai toujours été habitée par le goût de la découverte, celui de dépasser mes limites sans que j’aie su, avant de la rencontrer, comment l’exaucer.

Je me le suis toujours avoué, l’amour physique et plus largement le sexe sont importants pour moi (seule Charlotte le sait).

Je suis là ce soir dans ma chambre, à cheminer, à analyser, gardant pour la fin ce que je ressens aussi depuis si longtemps. Elle a mis un mot dessus : soumission. Ce n’est pas comme si ça m’était inconnu, le concept en tous cas, cependant, là, j’avais touché du doigt sa mise en œuvre ! Je suis certaine qu’elle sait, qu’elle sait que j’en ai envie, que je le souhaite ! Je m’en veux comme je ne m’en veux pas de l’avoir laissé transparaître.

Pourquoi, oui pourquoi l’ai-je suivie à ce moment où elle a quitté la table ? Je pose la question alors que je connais la réponse. Ces jeux là je ne les connaissais pas mais combien de fois sous la douche je me suis laisser aller à uriner pour le plaisir de sentir le liquide chaud couler le long de mes cuisses, pour le plaisir de ressentir cet abandon que je considérais comme coupable. Avant hier soir, je n’avais même pas imaginé qu’on pouvait les partager.

Comme toujours dans ces moments-là, j’avais besoin de parler avec ma confidente. J’appelais Charlotte, elle était à un dîner mais me rejoindrait plus tard.

Ces premiers pas, ce premier jeu, je n’imaginais pas les partager avec Charlotte ; ce serait la seule chose que je garderai pour moi.

Ma chambre avait un accès séparé et vers 11h30, Charlotte toqua.

« Alors ma Leyla, ça ne va pas bien ?

-Ca va très bien, je suis simplement très troublée alors j’avais envie de te parler.

-Toujours prête à écouter tes cochonneries !

-T’es bête !

Je lui racontais ma soirée y compris la vidéo, le reste et surtout mes états d’âme. J’omis bien sur l’épisode des toilettes que je n’étais pas prête à avouer.

« Tu me sembles bien sur le point de tomber amoureuse toi !

-Oui je crois

-Je sais bien que la fesse c’est important pour toi, pour moi aussi, mais il ne faut pas que ce soit ton seul guide

-Charlotte tu me connais, je garde quand même la tête froide, enfin presque.

-Mais oui, je la connais ma « bête à concours » mais, mais rien. J’aimerais bien que tu me la présentes cette Marianne, le moment venu.

-Oui bien sûr, pas tout de suite.

-Une chose m’intrigue, quel genre de vidéo avez-vous regardées

-Ben un porno avec des femmes

-Ca j’avais compris, mais quel genre ? Du classique ?

-Heuuu, classique oui mais pas complètement.

-C’est quoi du classique mais pas complètement ?

-Tu sais, avec des,… des sortes de jeux.

-Je pense que je vois très bien, oui. Ca s’appellerai pas du BDSM ?

Elle attrapa une ceinture posée sur une chaise, tentant de prendre un regard féroce.

« Tu me fais rire.

-Si je comprends bien ta copine est un peu dominatrice

-Oui mais pas avec moi.

-Pourquoi pas, s’il y a bien un domaine ou il ne faut pas juger c’est le sexe. Tu me racontes un peu cette vidéo ?

-Je ne me souviens pas de tout mais, je te raconte.

Entre le récit de ma soirée et celui de la vidéo, je voyais Charlotte avoir ce regard brillant que je connaissais bien.

« Tu m’as bien donné envie là !

-Ce n’est pas ce que je voulais

-Je m’en doute et en plus je ne suis pas à la hauteur moi ; quoique ! Elle prit sa moue précieuse, la bouche en cul-de-poule pour prononcer ces mots ce qui nous fit beaucoup rire.

-On avait dit une fois, tu te souviens ?

Petite voix ironique pour me dire : « Plus du tout ! »

-Sois sérieuse, ça, ça ne l’est pas

-Non ça ne l’est pas mais j’ai envie.

Je me souvins de ce moment de plaisir passé ensemble à la campagne ; Charlotte n’irait jamais plus loin mais lorsqu’elle avait une envie il lui fallait l’assouvir ; elle était comme ça.

Moi étrangement, j’avais celle, vaniteuse, de montrer à ma vieille amie de quoi j’étais capable ; il y a des jours ou des moments où tout devient possible.

J’avançais la main vers la sienne, un geste qu’elle attendait pour se rapprocher de moi et m’embrasser. Charlotte retira fiévreusement sa robe et ses dessous, et toutes les deux nues sur mon lit, nous nous caressions. Je pris les devants.

« Mets-toi à quatre pattes »

Je passais derrière elle. Je commençai par lécher sa chatte, mordillai doucement ses lèvres, revins vers son clito. J’aimai voir ses fesses onduler. Ma langue remonta sur son vagin et après une brève pénétration poursuivit son chemin tandis que j’écartai ses fesses. Brièvement son bassin se figea jusqu’à ce que ma langue atteigne son petit trou autour duquel elle s’enroula. Le ballet de son fessier reprit. Je ne pensai pas que cette caresse ne lui fut jamais prodiguée. Le tournoiement de ma langue déclencha des mouvements plus amples.

Je me glissai sous elle et là, mes cuisses ouvertes, je sentis sa bouche prendre possession de ma vulve. Je me remis à la lécher avec lenteur et précision et j’avais posé un doigt sur son petit trou ; de caresses, ce dernier se fit plus insistant, elle se laissant faire. Lentement mon doigt pénétra son anus, d’elle-même elle allait et venait, son mouvement s’accéléra, comme nos bouches et nos langues ; lorsqu’elle s’écroula sur moi, moi doigt était encore fiché dans ses fesses.

Allongées l’une à côté de l’autre, nos regards un peu coupables se croisèrent.

« Et bien, oui, tu en fais des choses toi » me dit-elle avec un petit sourire

« Des choses très agréables » ajouta-t-elle. « Et c’est sans doute mieux que ce soit vraiment la dernière fois, je pourrais y prendre goût ! Son rire suivit comme le mien.

Débridée ce soir-là je luis dis : « Je pourrais être ton professeur de cul peut-être »

« Rien que ça ! Mais quelle prétentieuse madame Leyla ! »

Nos éclats de rire résonnaient dans la chambre.

« Mais quand même tu m’as donné des idées ! On dort maintenant ?»

« Oui on dort »

Le réveil fut sage et Charlotte partit après le petit déjeuner que nous avions pris toutes les deux chez mes parents.

Notre conversation s’était poursuivie pendant ce repas et lui parler m’avait fait du bien.

Le dimanche, calme comme un dimanche se déroula entre repas de famille et travail.

Le soir, Marianne m’envoya un message ; Nous échangeâmes un peu sur un ton mi-tendre, mi-coquin, pas trop tard, le lundi serait occupé.

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