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Séduction, amour et soumission

Chapitre 8

Lesbienne

Séduction, amour et soumission. Chapitre 8


Sans surprise, l’appartement était silencieux lorsque je me réveillai ; la veille, une fois couchée, de la chambre de ma cousine s’élevaient toujours des gémissements !

Le contact des draps sur mes seins me rappelait les évènements de ma soirée ; les doigts passés sur les lèvres de mon sexe me rappelaient eux aussi la morsure des pinces, estompée mais présente. Ce contact douloureux, aussi étrange que cela puisse paraître, ravivait mon envie ; je me rendis aux toilettes. Assise, ma mémoire me faisait revivre ces moments avec Linda ; j’aurais tant aimé que sa bouche soit là ! Sur le lavabo, face à moi, mon regard se fixa sur les pinces que j’utilisai pour retenir mes cheveux lorsque je me démaquillai. Leur étreinte serait bien éloignée de celle que j’avais expérimentée hier soir mais elles étaient devant moi. Je les saisis, les deux grandes pour ma chatte, les deux petites pour les tétons. Je les posai et partis me recoucher. De mes deux mains je les serrai et les relâchai alternant le haut et le bas ; cette griffure qui piquait mes chairs déjà sensibles me procuraient un plaisir que je fis durer. La gêne voire la honte de reconnaitre que j’associai douleur et plaisir me hanta jusqu’à ce que ma raison capitule devant la force de mon plaisir. Je me couchai sur le ventre, les pinces appuyées sur mes seins, mes doigts passant des pinces à mon clito ; je me retins, je me retins jusqu’à ce que d’une pression sur les griffes et d’une caresse, je partis dans un orgasme merveilleux. Je restai allongée, les yeux fermés à savourer ces nouveaux plaisirs.

Plus tard, douchée, habillée, je rangeai l’appartement en attendant Nafissa. J’avais presque terminé lorsqu’elle se leva ; un long T-shirt pour seul vêtement, elle me rejoignit pour prendre une tasse de thé.

-Alors comment était la soirée ?

-Ta soirée était très réussie, j’ai vraiment passé un super moment.

-Où es-tu allée après ?

-Linda m’a emmenée dans un bar à Angel, très sympa, très bonne musique.

-Elle ne t’a pas trop draguée ?

Je n’avais pas envie de lui en dire trop ; mon goût pour les filles était encore nouveau et il était inutile que cette nouvelle se répande dans ma famille, en tous cas à ce stade. Je voulais être maître du temps.

-Oui un peu mais rien d’agressif.

-Elle a une amie plus âgée mais je ne l’ai jamais vue.

-Elle m’a dit ça en effet. Et toi ? Je t’ai vu avec ce beau gosse, tu avais l’air très très séduite !

Nafissa rit.

-C’est Rupert, un de mes ex. De temps en temps on remet ça. Il me fait très bien l’amour !

-Hummm, coquine !

-Tu le sais, ce n’est pas un scoop ! Bon, là je suis un peu cassée mais si on allait prendre un brunch ?

-Bonne idée mais ça ne t’ennuie pas qu’on aille plutôt au nord de la ville, mon train part de Paddington vers 16 heures.

-Pas du tout, on ira dans un pub que je connais bien, « La tortue et la belette bleue », tu verras très sympa, un peu gastro. On se retrouve dans une heure, le temps que je me prépare.

-Ca me va très bien.

J’allais préparer mon sac de voyage, ce qui fut vite fait. J’avais laissé mon téléphone à charger dans la salle de bains ; Linda m’avait envoyé un message.

« Leyla, merci pour ton petit mot, j’ai moi aussi passé une très bonne soirée avec toi. Reviens me voir lorsque tu es à Londres ! Si je passe à Paris on pourrait se revoir ?

-Linda, mais oui promis je te fais signe lorsque je reviendrai. A Paris bien sûr. J’ai beaucoup pensé à toi ce matin !

Je n’allais pas jusqu’à lui décrire les circonstances ! Elle répondit dans la minute.

-J’en rêve. Ma maîtresse est passée ce matin sans me prévenir ! Je n’avais pas encore rangé ! Elle m’apportait un cadeau mais elle était très en colère.

-Oh Linda, je suis désolée !

-Je m’y attendais mais je n’espérais pas qu’elle vienne ce matin. Je t’envoie une photo de son « cadeau ». Tu vas comprendre.

J’ouvris la photo qu’elle m’avait envoyée. C’était une culotte de cuir ouverte au milieu ; en forme de Y, les parties en cuir étaient incrustées de pics en métal destinées à couvrir les lèvres et le sillon fessier.

-C’est plutôt joli mais ça doit être douloureux ça !

-Oui, elle m’a obligé à le porter dès ce matin et l’a cadenassé. C’est elle qui a la clé. Je dois la voir cet après-midi.

-Tu vas le garder tout ce temps.

-Oui, j’ai rendez-vous chez elle à trois heures.

-Tu peux marcher avec ?

-Difficile, très difficile mais je commence à m’habituer. Et puis en plus elle a retiré mes anneaux, tu comprends ?

Je ne comprenais que trop bien.

-Tu me fais regretter ces bons moments avec toi

-Ne regrette rien, je savais que je serais punie, je te l’avais dit.

-C’est dur comme punition !

-Ca n’est pas la punition, c’est sa préparation à la punition, c’est ce qu’elle m’a dit.

-Je penserai fort à toi.

-Tu feras plus que ça ! Elle m’a dit qu’elle prendrait des photos de la séance pour que je te les envoie, que tu réalises bien ce qui me sera infligée.

-Elle est vraiment sadique !

-Ca oui mais je le sais et je l’accepte. Moi aussi je penserai à toi quand ce sera vraiment dur. Je t’embrasse ma Leyla.

-Moi aussi je t’embrasse, très fort.

Cet échange me troubla ; en poursuivant ce chemin sur lequel je commençais à peine à m’engager, je me demandais si le sort de Linda pourrait le mien ? De la relation que Linda entretenait avec sa maîtresse, je n’en connaissais bien sûr que ce qu’elle m’en avait dévoilé. J’imaginais aussi que des moments de tendresse s’y glissaient. Je ne pourrais pas le concevoir autrement. Me venait également à l’esprit son endurance, celle de Linda. Tout ça ne pouvait être que progressif, une maîtresse devait éduquer sa soumise, la pousser à se dépasser. J’étais impatiente de recevoir ses photos sans savoir si je serais capable d’endurer ces épreuves. Peut-être que cela devient une fierté, pour la soumise ?

J’en étais là de mes pensées lorsque Nafissa, élégante mais le regard un peu cerné, me rejoignit. En route vers le pub ; nous étions, pour les mêmes raisons, les miennes lui étant inconnues, …affamées. Le brunch fut joyeux et délicieux ; Je ne résistai pas aux œufs « Benedict » ni au Chardonnay, …petits bonheurs anglo-saxons !

Nafissa me déposa à la gare. En route vers Paris.


J’étais somnolente lorsque Marianne m’envoya un message.

« Bonjour ma chérie ; tu as passé un bon week-end ? Quand rentres-tu ? Envie de te parler.

-Ma Marianne, je suis dans le train j’arrive assez tard, je t’appelle lorsque je suis chez moi.

-J’attends ton appel.

Dans le taxi qui me ramenait, une rafale de tintements me signalèrent des messages de Linda. Je choisis de ne pas les ouvrir, …pour le moment, je voulais avant parler avec Marianne et avoir l’esprit libre pour découvrir ces photos.

J’avais hâte de lui parler ; Je n’étais pas prête à lui raconter mon aventure pas plus que je ne l’étais de savoir à quoi elle avait occupé son week-end.

Nue sur mon lit, j’appuyai sur la touche « Marianne ».

« Bonsoir ma petite chérie, j’ai envie de te voir, appelle-moi en visio. »

Appel Whatsapp.


Marianne


« J’ai l’impression de ne pas t’avoir vue depuis si longtemps !

-Moi aussi

-Ton week-end s’est bien passé chez ta cousine

-Hyper sympa ! Elle avait organisé une petite soirée samedi, tu sais comme à Londres , plein de gens différents.

-Je connais bien. Tu es couchée ? Nue ?

-Oui et toi ?

-Moi aussi. Éloigne ton téléphone, montres-toi

L’écran parcouru son corps

-Plie les jambes, écarte les. Je fais la même chose.

Je voyais ses jolies lèvres ourlées, son petit bouton un peu proéminent, mes yeux pleins d’envie.

-J’ai envie de toi !

-Moi aussi tellement !

-On se caresse ?

Deux de ses doigts ouvrirent sa chatte, un troisième se promenait, à intervalles réguliers elle prélevait sa mouille pour caresser son clito. Je faisais de même.

-Oh Marianne, j’aimerais tellement que ma bouche soit là ! Sentir ton odeur qui est mon parfum.

-Moi aussi. Sentir ton souffle chaud, ta langue, tes lèvres.

Nos mots, nos gestes eurent vite raison de notre désir. Après avoir joui nous avons encore longuement échangé, des mots tendres, des baisers virtuels. Nous dînerions ensemble mercredi ; vendredi nous passerions la nuit ensemble. Je raccrochai sur ces belles perspectives.


Leyla


J’ai encore envie d’elle. C’était si bon d’entendre sa voix, de voir son visage. Si un jour j’ai une maîtresse ce sera elle, personne d’autre. Je crois qu’elle aimerait que je sois sa soumise. Je ne me sens pas encore complètement prête mais je ferai un pas dans cette direction la prochaine fois qu’on se verra.

Avant de m’endormir j’ouvris les messages de Linda. D’un coup d’œil, je constatai qu’ils s’étalaient sur trois heures !

Première vidéo : la clé tournait dans les petits cadenas qui fermait la culotte-cage de Linda. Les mains de sa maîtresse décollèrent doucement la culotte collée à sa peau ; ses lèvres étaient constellées de points rouges.

Deuxième vidéo : Linda, debout les mains derrière le dos, la tête baissée, subissait un interrogatoire. On pouvait voir une badine de bambou décrire des mouvements sur son corps, s’arrêter sur les endroits sensibles. Elle dut énoncer, mots à mots ce qui s’était passé entre nous hier soir. Même ainsi, à distance, virtuellement, j’étais gênée. Si le récit n’était pas assez détaillé à ses yeux, la badine tombait. Les murmures étaient aussi sanctionnés, Linda devait s’exprimer clairement à voix haute. Toutes les raisons étaient bonnes pour qu’un coup s’abatte.

Troisième vidéo : Accroupie, la tête posée sur le sol, je voyais les belles fesses de Linda qu’elle écartait de ses deux mains. Au bout de celle de sa maîtresse, un plug de taille normale vint se placer sur son anus. De son autre main, les doigts enduits de gel badigeonnaient son petit trou à l’extérieur puis à l’intérieur. Le plug pénétra sans difficultés. Il était gonflable ; l’embout posé, la pompe vissée, je pouvais voir le cul de Linda se dilater au rythme de la poire que pressait la maîtresse.

Linda gémissait doucement. Lorsque diamètre de son anus devint satisfaisant, elle se releva et sur un ordre se pencha devant le téléphone en gros plan. Tout ça pour moi. Lentement mon excitation prit le pas sur ma compassion.

Quatrième vidéo : « Maintenant, tes punitions vont commencer » furent les mots prononcés au début de cette vidéo. Allongée sur une table basse, les cuisses relevées, crochetées par ses bras, Linda attendait. De sa maitresse je ne voyais qu’une main que prolongeait une cravache.

« Compte les coups ! »

La cravache s’abattit avec régularité sur les lèvres déjà meurtries de Linda. J’entendais sa voix égrener les chiffres jusqu’à quarante. Lorsqu’ils cessèrent, ses jambes s’abattirent lourdement.

« Je ne t’ai pas dit que c’était fini ! Reprends ta position !

J’entendis Linda qui d’une petite voix implorait le pardon.

« Tu aurais dû y penser avant de céder hier soir ! Reprends ta position !

Résignée Linda, sa vulve offerte attendait. Je vis la cravache s’approcher, son léger mouvement d’esquisse ne m’échappa pas mais rien ne se passa.

« Je reviendrai plus tard sur ta chatte, lève-toi »

C’est de la même petite voix que Linda dit : « Merci maitresse »

Cinquième vidéo : Je pouvais voir que Linda arborait de nouveau ses anneaux. Elle se tenait debout devant une sorte de lit-chevalet ; une main fit glisser des crochets en S dans chacun des anneaux pour ensuite y accrocher des poids. Ses lèvres étirées sous l’effet, Linda s’agenouilla, le buste allongé, les poignets entravés dans des colliers de cuir. La caméra téléphone fixée face à ses fesses, j’étais aux premières loges pour assister à cette nouvelle épreuve. Je ne voyais toujours qu’une main qui, cette fois, tenait une badine de bambou. Après plusieurs passages comme pour repérer, la badine s’abattit. Linda resta immobile sous les premiers coups mais rapidement leur nombre comme leur intensité l’obligea à bouger comme pour les éviter. Les crochets se balançaient, les poids s’entrechoquaient. Ses pleurs n’eurent aucun effet. Ce ne fut que lorsqu’il n’y eut plus un centimètre de peau qui ne fut strié, zébré, rougi, que la punition cessa. Les poignets détachés, Linda resta immobile, geignant.

Dans cette position, sa maitresse retira le plug, j’avais devant mes yeux son cul offert, meurtri et dilaté. Et j’en avais envie, envie de le pénétrer, longuement.

Sixième vidéo : Linda agenouillée, les joues humides de ses larmes, son visage devant le sexe de sa maitresse écoutait :

-Alors qu’as-tu à me dire

-Merci maitresse de m’avoir punie, je le méritais.

-Penses-tu avoir été assez punie pour ce que tu as fait ?

-Je ne sais pas maitresse, c’est à vous de décider

-Ton cul n’est qu’à moi ; tu n’aurais jamais dû être pénétrée par une autre mais je t’épargnerai la dernière épreuve ce soir. Tu sais laquelle ?

-Oui maitresse merci.

-Lève-toi, viens m’embrasser.

Leurs bouches se mêlèrent ; lorsqu’une main se saisit du sexe de Linda, celle-ci eut un léger sursaut vite corrigé pour se laisser aller à la caresse. Les doigts de la maitresse pénétrèrent leurs bouches.

« Tu es mouillée comme une chienne hein ! »

« Oui maitresse, je suis votre chienne »

Les envois de Linda s’arrêtaient là. J’étais aussi perplexe qu’excitée même si cette excitation me faisait honte. Honte d’être la cause de ces sévices, honte d’être tout simplement excitée.


Je ne pus bien sûr refreiner une dernière caresse après une commande sur un site !


J’entamais ce lundi matin ma dernière semaine de stage. Mes vacances avec mes parents étaient déjà organisées, nous devions partir quelques jours après la fin de mon stage en Grèce pour trois semaines. L’idée de ne plus voir Marianne pendant tout ce temps me rendait triste. Il fallait profiter de nos derniers jours à Paris à commencer par ce dîner mercredi.

Au bureau nous nous apercevions, échangeant parfois un regard un sourire mais rien de plus. Nos rythmes les premiers jours de cette semaine étaient différents ; il nous fallut attendre mercredi.


Marianne


J’étais frustrée de ne voir Leyla que de loin, frustrée de ne pas la tenir dans mes bras, de ne pouvoir l’embrasser. Et puis la perspective de ne plus la voir de l’été me rendait folle. Je me rendis compte combien je tenais déjà à elle. Je crois qu’elle aussi partageait mes sentiments. Mais à 18 ans, un amour peut facilement en chasser un autre !

J’étais prête à me dévoiler, un peu, il fallait qu’elle aussi me parle.



Mercredi, le dîner 


Marianne avait réservé sur la terrasse d’un grand hôtel ; la vue sur la Seine était époustouflante, entourée par la nuit, seule quelques lampions et des bougies éclairaient les tables. Elles avaient convenu que ce dîner ne serait qu’un dîner. Si la passion s’imposait, sans limites, dans l’intimité, Marianne comme Leyla savaient dompter leurs désirs lorsque des impératifs professionnels prévalaient. C’étaient les derniers jours avant les vacances, ils n’en seraient pas moins intenses chez M. Fruit de leur éducation comme de leur formation elles avaient décidé de ne pas déroger à cette règle, elles étaient ainsi. Chacune trouvait un certain réconfort dans cette forme d’harmonie.


-Tu aimes ma robe ?

-Beaucoup et elle te va très bien ; je vois même tes seins qui pointent.

Les mots de Leyla me firent sourire.

-Coquine ! Mais j’ai mis une culotte.

-Ca moi aussi. Pas sûr que j’en mettrai une vendredi !

-Sauf si je te le demande.

Leyla me regarda intriguée puis continua.

-Oui, sauf si tu me le demandes ; je ferai ce que tu veux.

-Et toi tu aurais quelque chose à me demander ?

Leyla prit son temps. Elle me regarda, s’apprêta à parler, se ravisa.

-Tu es bien mystérieuse !...ou bien timide.

-Non je t’assure, ni mystérieuse, ni timide, un peu gênée. D’abord, je te ferai une surprise !

-Vraiment ! Je ne t’en demanderai pas plus alors sur la surprise. Mais puisqu’il y a un « d’abord », il y a donc une suite.

-Tu te souviens que je t’ai écrit que…que je voulais que ton odeur soit mon parfum.

Nous y venions ; et si Leyla partageait mon fétichisme ?

-Bien sûr que je m’en souviens. Tes mots m’ont beaucoup excitée, j’ai aimé cette nouvelle intimité que tu dévoilais.

Ses yeux brillaient et je pouvais discerner comme un soulagement.

-Je voudrais... j’aimerais que seule ma bouche lave ta chatte Marianne, tu comprends ? La boire, que tu te serves d’elle comme tu veux…mais qu’est-ce que je te dis là ! Ne m’en veux pas mais j’y pense beaucoup…Pardonne moi.

-Mais ma Leyla, j’accepte ton hommage. Je l’accepte et je l’adore et ton envie sera exaucée.

-Excuse-moi de t’avoir dit ça.

-Ne t’excuse pas, je suis flattée, et puis moi aussi je t’ai déjà avoué combien j’aimais ton odeur de femme. Je suis également fière de ce pas de plus

-Pas de plus ?

Je lançai ma première salve !

-Oui, pour devenir ma soumise.

Leyla leva son regard vers moi ; j’y décelai de l’envie, de l’amour et un acquiescement muet.

Je ne pus que caresser son visage avec une infinie tendresse.

-On ira doucement, n’est-ce-pas ?

-A ton rythme ma Leyla chérie.

-Tu sais, je n’ai pas très peur, un peu d’appréhension, et je voudrais que tu sois fière de moi.

-Tu évoques là un long chemin ; tu es sûre de le vouloir ?

-Je le veux si tu le veux aussi.

-Oh oui je le veux ! Tes mots me disent que nos vacances ne sont qu’une petite parenthèse. On se retrouvera pour de bon après.

-J’aimerais beaucoup, oui. A la rentrée je serai sur le campus mais avec toi les week-ends.

Beaucoup avait été dit pendant ce dîner. Plutôt que de rentrer immédiatement en taxi, nous marchâmes un long moment dans la nuit avant de trouver un banc dans les jardins près de l’Elysée. Notre long baiser devenait un sceau, nous le savions.


Vendredi, notre soirée.


Pour exaucer le désir intime que Leyla avait exprimé, celui de vénérer, sans limites le sexe de sa « maitresse » … à venir, moi, j’avais exhumé de mon tiroir une culotte de latex noir très moulante, échancrée sur les fesses et fermée devant par des boutons de pression. Je la portai dès le jeudi matin. Pas forcément confortable, elle avait le mérite de me permettre de prendre une douche avec. Par discrétion je m’habillai d’un tailleur foncé pendant les deux jours précédant notre soirée. Vendredi, la perspective de tenir Leyla dans mes bras, voire à ma merci, troubla ma concentration toute la journée et la chaleur de cette fin de juillet comme l’excitation se ressentait entre mes cuisses. Poussée par le vice comme par la provocation, je partis aux toilettes où, après avoir défait les pressions, je plongeai un doigt dans mon intimité. De retour dans les bureaux, je proposai innocemment à Leyla de m’accompagner pour prendre un café. Dans la cafétéria déserte, je préparai les breuvages tout en bavardant avec elle. Lorsque je lui tendis sa tasse, je plaçai ostensiblement mon doigt coupable près de son visage. Elle me regarda fixement, luttant pour ne pas aller plus loin ; de ses lèvres, sans bruit elle mima un merci répété plusieurs fois.

Une fois retournées devant nos écrans, je reçus un texto : « Tu es tellement vicieuse ! J’aime ça ! »

Ce soir-là je partis la première. J’achetai de quoi dîner et mis du champagne au frais ; je voulais surtout choisir les jouets à utiliser. Ne pas l’effrayer mais quand même, il fallait qu’elle entrevoie ce qui l’attendait. Tout d’abord, ce qu’elle connaissait, godes et plugs, puis ceux qu’elle avait vu, certains en tous cas, mais que je n’avais pas encore utilisé avec elle, pinces, poids, martinet, cravache, pompe… Je n’allais pas forcément m’en servir mais je les voulais présents.


Je mis une jupe courte et transparente pour l’accueillir ; elle, venait directement du bureau.

Lorsqu’elle arriva, après ces longs jours sans avoir pu se toucher si ce n’est notre baiser mercredi soir, nos corps étaient comme aimantés. Nos bouches collées, enserrées dans les bras l’une contre l’autre presque à s’étouffer, nous nous embrassions passionnément. Déjà ma langue glissait dans sa bouche comme si je l’avais pénétrée.

« Avant de prendre un verre, je veux que tu viennes voir ce que j’ai préparé dans la chambre »

Je l’entraînai. La précédant, elle ne pouvait que deviner et être intriguée par la silhouette foncée de ma culotte que ma jupe laissait entrevoir. Je la laissai découvrir l’équipement posé sur le lit.

De son air qui ne trahissait aucune surprise, elle me regarda, plongea une main dans son sac pour en sortir, sans un mot, un collier qu’elle me tendit. Elle s’agenouilla, baissa la tête pour que je fixe son nouvel ornement. Je pris une laisse, la crochetai dans le collier et l’invitai à me suivre au salon.

Passé ce premier moment, chargé d’intensité, je l’installai par terre sur un coussin. Assise dans un fauteuil lui faisant face, j’ouvris le champagne. Sous l’effet des bulles, nos paroles se voulaient légères, elles se libérèrent, chacune sachant que les coupes bues, nous entrerions ce soir dans une autre vie. Il lui fallait ça, curieusement à moi aussi ; quoi de plus fragile et de plus anxieuse qu’une dominatrice amoureuse !

Les verres vides posés, j’ouvris les jambes en la regardant.

« Déshabille-toi ». Sans hâte, presque lascivement, Leyla se débarrassa de ses vêtements. Nue, debout, elle me tendit la laisse que je saisis et d’une traction que je lui imprimai, elle vint s’agenouiller devant moi. J’ouvris une à une les pressions de la culotte et vins m’assoir au bord du fauteuil.

Elle répondit à cette invitation en posant les mains sur mes genoux qu’elle écarta avant de plonger son visage entre mes cuisses. De longues respirations précédèrent ses mots. D’une voix étouffée, comme une supplique, je l’entendis me dire :

« Je te voudrais toujours comme ça ! Je suis là pour ça, j’aime tout de ta chatte, tout, sa forme, son goût, son odeur, ses fluides, tout et moi je suis à toi. »

Je ne m’attendais pas déjà à tant de passion ni à entendre Leyla prononcer un tel crédo. Je partageais cette passion à ce moment précis.

« Viens ma soumise, c’est pour toi que j’ai préparé ma chatte »

Je la sentis d’abord frotter doucement son visage, ses lèvres, son nez, ses joues comme pour s’approprier ce sexe, ce sexe qui serait son unique horizon.

Ses caresses se firent ensuite plus précises tandis que je portai ses mains sur mes seins. Encore sous le coup de sa déclaration, je me laissai faire, jusqu’à un certain point. Je ne voulais pas jouir sans elle.

Je me levai la laisse à la main ; d’elle-même elle se mit à quatre pattes et c’est ainsi qu’elle me suivit jusqu’à la chambre.

Un désir de frustration me traversa. Toujours à quatre pattes, Leyla me regardait en attente. Je m’allongeai cuisses écartées, les jambes pendantes et je me caressai devant elle. Lorsqu’elle fit mine de s’approcher, je lui ordonnai de ne pas bouger. Mes caresses étaient légères, je ne cherchais qu’à lui faire envie. Lorsque je soulevais le buste, je la surpris à se caresser.

« Je t’ai autorisée à te caresser ? »

- Euuuh, non, je suis désolée 

-Tu ne dois rien faire sans que je ne te l’aie dit, tu as compris ?

-Oui Marianne, encore désolée.

-Viens t’allonger sur mes cuisses.

Je passais ma main le long de son dos, caressai ses fesses l’une après l’autre pour ensuite saisir chacun de ses globes fermement. Mes doigts se firent insistants et, enfin ma main commença à s’abattre sur son cul. Je mesurai mes coups mais je la fessai suffisamment longtemps pour le voir rougir.

Lorsque je la libérai, quelques larmes perlaient. Elle baissa la tête pour dire : « Merci Marianne »

Il était temps de se donner du plaisir. Nous le fîmes têtes incrustées entre nos cuisses. Ses lèvres elles aussi étaient humides. Je l’écartai pour étaler ma langue de haut en bas, puis, concentrée sur son bouton, un de mes doigts pris possession de son anus.

Ce premier cunni, ce soir où nous avions tant de désirs accumulés, nous mena rapidement vers la jouissance.

Son visage collé à ma vulve était immobile. Je me déplaçai pour reprendre nos baisers. J’en couvris son visage, ce visage dont chaque centimètre portait mon odeur. Mes mains sur ses seins, je la caressai, pris possession de ses tétons qui roulaient, durcis entre mes doigts. Elle se libéra avec douceur de notre baiser pour me chuchoter :

« Tu peux utiliser les pinces si tu en as envie »

Cette invitation en disait long sur son cheminement et, je l’imaginais, sur l’éducation virtuelle qu’elle s’était imposée.

Posées sur ses seins et sa chatte, je jouais avec les pinces. Allongée, cuisses écartées, offerte et abandonnée, Leyla subissait sans un mot mes cruelles caresses. Je me laissai aller à faire durer le jeu, à le faire empirer en tirant sur les chaînettes qui liaient chaque paire jusqu’à ce qu’elle me dise : « J’ai très mal ».

Une fois retirées, je la massai longuement.

« J’avais mal mais tu aurais pu encore les laisser ; j’aime avoir mal pour te faire plaisir. »

Je la pris dans mes bras. C’était assez pour un premier soir ; il y en aurait d’autres.

« Je te ferai progresser mais allons-y par étapes. Ce soir nous allons faire l’amour comme deux amoureuses, très coquines. »

« Marianne, je crois que je t’aime.

- Ma Leyla, j’attendais tes mots. Moi aussi je t’aime et j’ai envie de ta chatte et de ton cul. 

« Ils sont à toi, fais ce que tu veux »

J’avais moi aussi envie qu’elle me prenne. Je m’assis sur son visage pour sentir sa bouche ; elle écarta mes fesses et sa langue durcie, poussait dans mon petit trou.

Inlassablement cette nuit-là nos doigts, nos godes, nous prirent encore et encore, partout ; nous étions arrivées à ce stade du dérèglement des sens si cher à Baudelaire.

Il était tard, très tard, lorsque nous nous endormîmes.

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