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Séduction, amour et soumission

Chapitre 13

SM / Fétichisme

Séduction, amour et soumission. Chapitre 13



Marianne.


J’avais lu le mail de Leyla, avidement. Si j’avais depuis longtemps décelé ses dispositions pour devenir une merveilleuse soumise, de ses propos précédents, je n’avais pas perçu que Charlotte puisse s’engager dans ce chemin. Certes, comme Leyla me l’avait rapporté, elle en aimait le côté libertin mais la transcription des détails de leurs aventures laissait peu de doute sur ses goûts. Un peu libertine moi aussi, la perspective de Charlotte se joignant à nos jeux prit forme.

Dans ma réponse, je me gardai d’énoncer un reproche explicite ; je ne pouvais lui en vouloir, nous ne nous étions pas encore jurer fidélité (le ferions-nous jamais !) et j’étais convaincue que la nature de sa relation avec Charlotte restait ludique. En sous-entendu, je ne pus cependant m’empêcher de lui indiquer que nous parlerions de tout ça en tête-à-tête à la rentrée laissant planer un doute sur les conséquences. J’aimais l’idée qu’elle ressente une petite culpabilité et que l’attente d’une éventuelle punition fasse son chemin. La cérébralité et la perversité de notre relation passait par ces mises en scène que j’avais le privilège d’orchestrer.

Émue et amoureuse, j’étais touchée par les progrès que Leyla faisait et je ne me retins pas de lui exprimer ma fierté. Elle me manquait.


Invitée à un dîner chez des amis, ce soir-là Claire nous fit faux bond ; c’était une rare soirée très chaude à Biarritz et les restaurants de plage nous tendaient les bras. Comme toujours il nous fallut attendre longtemps avant qu’une table se libère si bien qu’attablées au bar qui dominait la plage, les inévitables mojitos avaient fait leur effet. Proche, la musique de la boîte de nuit qui jouxtait notre restaurant aurait pu agir comme une invitation mais j’avais d’autres choses en tête ; la lecture du mail de Leyla n’y était pas étrangère. Je retirai mes ballerines et posai mon pied nu sur la cheville de Blanche. Dans un sourire elle saisit mon regard. Victoire, tentait de nous convaincre d’aller danser mais devant notre manque d’enthousiasme et les yeux gourmands de Blanche, elle comprit vite où étaient nos pensées.

Je déplaçais ingénument une main vers sa cuisse dans un geste à l’apparence amicale. Sans se soustraire à ma main elle poursuivit mollement son travail de conviction sachant déjà qu’elle n’aurait pas gain de cause.

-Et si on rentrait pour prendre un dernier verre à la maison. Je vous promets de me surpasser avec les mojitos.

-Moi je suis partante. Allez Victoire, si je mets « Down in Mexico », tu nous fais un « lap dancing » ?

-Vous êtes folles les filles mais je relève le défi !

-Tu te souviens de la scène ?

-Oui, bien sûr dans « Death proof » le film de Tarantino.

-Exact, en plus tu ressembles un peu à la belle brune qui danse dans le bar. Tu es plus chic quand même !

-C’est parti ! Je me levai, pas très sûre sur mes jambes mais elles n’avaient rien à m’envier. Le restaurant était proche de la maison et en empruntant une petite route, le risque de se faire arrêter était faible.

Blanche prit les commandes de la musique, moi je m’activai avec les citrons verts et le reste. Je préparai deux pichets, que je remplis de glace pilée, la vraie soirée allait débuter. Victoire visionnait sur son iPad la scène et sa chorégraphie.

Blanche avait sélectionné des musiques latinos et verres remplis, elle lança la chanson des « Coasters ».

Était-ce pour rentrer dans le jeu dont elle avait saisi la trame à la fin du dîner, je l’espérais secrètement, toujours est-il qu’au contraire du film, Victoire avait troqué son short pour une jupe courte et ample. J’avais la chorégraphie bien tête et ce détail qui n’en était pas un fit d’un seul coup monter ma pression. Souple, rythmée et sensuelle, Victoire nous fit une démonstration magistrale de ses talents de danseuse ; à un moment, jupe relevée, accroupie, les mains posées sur ses genoux, Victoire ouvrit les cuisses pour nous faire découvrir qu’elle ne portait pas de culotte !

Même Blanche qui n’était à une provocation près était sans voix.

-On avait bien dit pas de culotte, non ? Victoire était presque triomphante.

La chanson suivante s’enchaîna et elle vint nous rejoindre dans le canapé. A son tour Blanche se lança au son de « Like a Hobo » (nous avions tous les tubes de l’été) dans une danse effrénée qu’elle ponctua tout d’abord en retirant son T-shirt ; ses jolis seins se balançaient en rythme et inutile de préciser que la pression montait surtout pour moi.

Victoire affalée, un verre à la main récupérait mais avait les yeux rivés sur Blanche. Je sentis sa main se poser sur la mienne ; elle se tourna vers moi avec un regard que je connaissais et que je reconnus, celui du désir. Elle ne pouvait ignorer mes intentions avec Blanche, je n’imaginais pas non plus qu’elle chercha à l’exclure. Elle se rapprocha.

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-J’ai déjà fait l’amour avec une femme, tu sais.

-Je m’en doutais un peu mais l’as-tu fait avec deux femmes ?

-Jamais bien sûr !

-Et donc ?

-C’est les vacances non ? Son rire retentit.

-Je ne vous dérange pas les filles ? C’était Blanche à qui notre manège n’avait pas échappé.

-Mais non ! Viens ma Blanche.

Elle vint s’agenouiller entre nous, ses seins devant nos yeux. Je posai une main sur l’un d’eux, Victoire sur l’autre. Une main posée sur chacune de nos cuisses, Blanche savourait la caresse ; la mienne se fit plus insistante comme elle l’attendait et son téton durci roulait entre mes doigts.

-On va dans ma chambre ? Elles me suivirent docilement.

Je me doutais que ce moment n’était pas sans difficultés pour Victoire ; Blanche en avait, elle aussi, conscience et je la connaissais assez pour savoir qu’elle suivrait mon rythme, ne rien brusquer. Je m’emparais de la bouche de Victoire qui me rendit un baiser fiévreux et sensuel, alors qu’elle retenait encore son corps. Placée derrière elle, Blanche nous enlaça de ses bras, sa bouche dans le cou de Victoire ; la douceur de ce premier pas eut raison d’elle, sa légère crispation s’évanouit alors que Blanche faisait glisser sa jupe. Je l’entraînais vers le lit où Blanche nous rejoignit.

Poursuivre ce baiser ! Je détachais ma bouche que Blanche remplaça ; elle se laissa faire tandis que d’une pression j’invitais Victoire à s’offrir. Comme un compas ses longues jambes s’ouvrirent ; ma bouche posée sur sa vulve, je savourais son parfum de brune excitée. Débordante d’envie, je mis tout mon « talent » à lécher patiemment sa chatte, à prendre l’ourlet de ses lèvres entre les miennes, à passer ma langue dans tous ses plis, à pénétrer son vagin avant de m’attarder sur son bouton.

-Marianne, tu me lèches tellement bien, continue, c’est si bon.

Cette formation ne pouvait terminer qu’en triangle. Blanche prit l’initiative et s’agenouilla au-dessus du visage de Victoire.

-Toi aussi tu vas me lécher. J’ai envie de sentir ta bouche sur ma chatte. Viens !

Sourde pour l’instant à mes envies, je la laissai prendre possession de cette vulve que j’aimais tant, elle aussi. Pour une première fois, il fallait que son plaisir dure, séduite par l’idée de faire de Victoire une nouvelle compagne de jeux, je n’avais qu’un désir, lui rendre ces moments inoubliables. Je me relevais, l’abandon de ma bouche la fit réagir.

-Encore Marianne, s’il-te-plait, encore.

-Je vais revenir mais tu n’as pas encore assez envie. Attends.

Je plongeais mes doigts dans son vagin lorsque me revint son histoire de la veille ; Victoire était naturellement dilatée et cette sensation excitante décupla mon désir. Mes trois doigts la pénétraient et je sentais bien que je pourrais faire plus. Je la branlais longuement jusqu’à ce que je puisse y entrer la main qui coulissait sans difficultés ; la cyprine qui s’écoulait entre mes doigts ne laissait la place à aucune équivoque. Je ralentis et glissais mon autre main entre ses fesses, là un doigt sur son petit trou lui aussi humide, je lui prodiguais une caresse légère en tournant doucement.

-Non Marianne, pas ça, s’il-te-plait pas ça.

-Je ne fais que te caresser.

Blanche agenouillée face à moi possédait, ô combien, l’intelligence des situations. Elle écarta les fesses pour les déposer ouvertes sur la bouche de Victoire.

-Moi j’aime tant cette caresse, je t’en prie Victoire, je veux sentir ta langue sur mon petit trou. Oui là comme ça, c’est tellement bon, Hmmm, je sens bien ta langue.

Je sortis la main, relevai les jambes de Victoire pour la lécher de haut en bas. D’abord sur son clito dont l’excitation était palpable pour ensuite s’attarder sur cet orifice sans doute vierge, remonter, ma langue remplacée par mon doigt, caressant mais sagement posé. Lorsque son clito fut si enflé que je la savais au bord de jouir, je m’allongeais sur le côté dans une invitation que Blanche attendait. Nos bouches collées sur le sexe de l’autre, nous n’avions qu’une envie, nous abandonner sous ces lèvres, sous ces langues. Lorsque Victoire eut son orgasme, mon doigt la pénétra doucement et le plaisir de voir ses fesses venir au-devant de mon geste me combla. Blanche n’eut évidemment pas la même retenue, elle me connaissait. Allongées et immobiles Blanche freina son habituelle exubérance, elle attendit comme moi que Victoire brise le silence.

-Je vais vous faire un aveu, il y a plus de trois mois que je n’avais pas fait l’amour, depuis mon histoire peu glorieuse sur Tinder !

Je m’allongeai près d’elle et lui caressai le dos, Blanche collée à moi.

Par pudeur, elle resta le dos tourné pour poursuivre.

-C’est la première fois que je me laisse toucher les fesses et c’est aussi la première fois que je fais une telle caresse ! Blanche ne m’a d’ailleurs pas donné le choix !

L’humour reprenait le dessus.

-Je n’ai pas eu l’impression que c’était désagréable !

A mes mots, elle se retourna et m’embrassa.

-C’était divin ! Ta bouche sent tellement la chatte !

-Ca te dérange ? La tienne aussi et j’adore.

-Non, bien sûr que non.

-Moi j’aimerais bien la gouter aussi cette chatte de brune !

Ses paroles avaient libéré ma Blanche jamais rassasiée ; elle vint naturellement entre ses cuisses qu’elle ouvrit.

-Tu es bien mouillée petite salope !

Osés et provocateurs, ces mots crus eurent l’effet attendu sur une Victoire que je découvris.

-Oui, je suis mouillée pour toi, pour toi aussi Marianne.

Enhardie par sa réponse, Blanche ponctuait ses caresses expertes et affamées de paroles précises et vulgaires auxquelles répondaient les gémissements de Victoire.

Excitée et pensive, je me caressais en l’embrassant. Sa main descendit pour attraper la mienne et la porter à sa bouche.

-Donne-moi ta chatte Marianne, maintenant !

Je m’agenouillais au-dessus d’elle ; encore un peu désordonnée, c’est l’avidité de sa bouche qui me transportait. Il me restait à prendre possession de Blanche qui n’attendait que ça.

Toutes embrumées par ces plaisirs, Victoire la première se leva.

-Je ne veux pas que Claire nous trouve ensemble. Elle pourrait se sentir exclue, ça ne serait pas sympa pour le reste des vacances.

Nous ne pouvions qu’être d’accord. Victoire rejoignit sa chambre ; la présence de Blanche dans la mienne ne serait pas une surprise.


Restée seule avec Blanche, porte fermée, je sortis d’un sac les jouets que j’avais apportés.

-Tu ne risquais pas d’oublier ça Marianne !

-Mais non ma Blanche ; tu n’en as pas envie ?

Pour toute réponse, Blanche colla sa bouche sur la mienne.

-Les caresses de Victoire m’ont donné des envies.

C’est sur ces mots que Blanche saisit le gode-ceinture qu’elle me posa avant de se mettre en levrette.

Son petit trou était encore humide de la caresse de Victoire mais je ne pus m’empêcher d’y poser mes lèvres ; moi qui aimais tant ça je ne pouvais jamais imaginer qu’une autre le refuse. Avec Blanche j’étais en terrain connu et c’était aussi un de ses fétiches. Je pris ces deux globes pour les écarter, fermement ; les gestes appuyés voire plus faisaient partie de nos préliminaires. En même temps et pour mon seul plaisir, celui de la sentir couler, mes doigts jouaient avec son vagin ; ses sécrétions étaient à la mesure de mes attentes et le bruit, ce doux bruit de succion, comme toujours me rendait folle, elle également.

-Baise-moi Marianne, baise-moi partout.

A peine agenouillé, elle empoigna le gode qu’elle dirigea vers sa chatte ; je devinais que comme moi, elle voulait encore écouter le son de mon « membre » la pénétrer.

-Tu entends comme je coule pour toi, tu entends ?

-Oui, j’adore ça !

-Défonce moi la chatte !

Mes mouvements de hanche vigoureux amenèrent rapidement Blanche proche de l’orgasme et je la connaissais suffisamment pour ne pas la laisser déjà partir ; lorsque je posai le gode entre ses fesses, elle les releva comme une offrande. Prise, j’attendis patiemment que les ondulations de son cul me signalent son plaisir pour passer de l’un de ses orifices à l’autre ; nous connaissions si bien nos envies, nos fonctionnements !

Elle rugit dans un long orgasme sous mes poussées.

-Wahouuu, comme toujours tu m’as bien faite jouir ! C’est à ton tour.

Je me laissais aller aux mêmes plaisirs entre ses mains.

-Tu me soumettras un soir ? J’ai envie d’avoir mal pour mieux jouir.

-Pas ce soir Blanche, un autre soir, oui.

Elle n’eut pas le courage de rejoindre sa chambre pas plus que je n’avais l’envie de la chasser.

Blanche, Charlotte et même Victoire, ces femmes me donnaient envie de les partager avec Leyla. D’une certaine façon je voulais tester son amour et sa soumission.

-A quoi penses-tu ? A Leyla ?

-Oui j’y pense mais ne sois pas jalouse, tu resteras toujours.

-Demain matin, je veux me réveiller avec ta chatte sur mon visage.

-Telle qu’elle est ce soir je suppose.

-Comme moi, je n’aime rien de plus que ton odeur d’amour.


Le lendemain matin je dormais encore lorsqu’un corps se glissa entre mes cuisses. Je sentis le souffle chaud de Blanche sur mon pubis et, naturellement, je pliais les jambes pour lui offrir mon intimité. Pendant un long moment j’attendis sa bouche.

-Moi aussi je veux la tienne.

Elle se déplia, le parfum puissant de sa chatte déjà gluante me saisit d’envie. Ce matin-là, la transpiration de la nuit, sa mouille et de légers relents d’urine lui donnaient une odeur de femelle qui m’était familière et qui nourrissait mes fantasmes.

Nos langues agitées, nos bouches désireuses s’emparèrent de nos vulves pour aboutir à une jouissance en hommage à cette nouvelle journée.

Sous la douche, nos caresses se firent tendres et pubis contre pubis, nous mêlâmes nos fluides matinaux.


Nos deux amies avaient entamé le petit déjeuner.

-Vous avez l’air plus que reposées les deux lesbiennes !

Le ton rieur de Claire était sans reproches ni moquerie, on ne pouvait y déceler qu’ironie et peut-être une petite envie.

-Vous avez passé une bonne soirée malgré mon absence ?

Victoire souriante ne souhaitait pas s’exprimer plus que ça. On lui confia les excès de mojitos et bien sur le « lap dance » de Victoire.

-Je vois, c’est elle qui vous a chauffées !

-On peut dire ça. Et toi ?

-Ce sont des amis de longue date qui recevaient ; ils ont une magnifique maison pas très loin de chez nous. Ils m’ont promis de nous inviter pour leur prochaine fête. On n’était pas très nombreux à ce dîner dont un mec qui me plaisait bien jusqu’à ce qu’il annonce que sa femme enceinte n’avait pas pu venir !

-Le bad ! Remarque, peut-être qu’il aimerait bien une fille mince pour l’été ?

Blanche la libertine, Blanche la chasseuse se réveillait.

-Tu ne vas quand même pas te taper un mec marié avec femme enceinte !

Victoire et moi nous exprimions en chœur.

-Je ne l’envisage pas vraiment mais je me trompe où vous nous sentez bien placées, toutes les trois pour me donner des leçons de morale !

La vie était joyeuse dans notre gynécée !


-J’ai envie de toi ! Dévorer tes seins, ta chatte, ton cul ! Je t’aime.

C’est vers midi que je reçus ce message de Leyla.

-Ma Leyla, moi aussi j’ai envie de toi. Tu es toujours en Grèce avec Charlotte ?

-Oui, elle partira dans deux jours.

-Toujours coquines toutes les deux ?

-Un peu mais on ne fait plus de « jeux » enfin presque ! Tu ne m’en veux pas ?

-Presque ? Quels jeux ?

-Je l’ai initiée aux jeux d’uro. Tu ne m’en veux vraiment pas ?

Je laissais à dessein ma réponse en suspens.

-Tu es donneuse, receveuse, les deux ?

-Les deux ! C’est encore nouveau pour moi mais c’est drôle de voir comme elle aime elle aussi. C’est ta chatte que je voudrais « essuyer ». Tu ne réponds pas à ma question, pourquoi ?

-Je ne réponds pas parce que je ne sais pas encore.

-Tu voudrais me punir ?

-On ne peut pas l’exclure.

-Tu sais que j’aime tes punitions et tu verras que j’ai progressé ; j’espère que ça te fait plaisir.

-Bien sûr que ça me fait plaisir ; nous verrons jusqu’où tu peux aller.

-J’ai envie que tu fasses ce que tu veux de moi. Je crois que j’y suis prête.

-J’en aussi très envie. Inspire-toi de Karen et Linda tu te souviens.

-Je sais bien que c’est ce que tu veux, j’y arriverai. Pas en public en tous cas !

-Non jamais devant des inconnus.

-Tu veux dire peut-être devant des personnes que je connais ?

-C’est ce que je veux dire.

Là je lui lançais un nouveau défi ; Leyla aimait les relever mais je savais que celui-ci pourrait être difficile à accepter.

-Tu voudrais m’exhiber ? Faire venir une autre femme ?

-J’aimerais que tu l’envisages.

-Laisse-moi y réfléchir. Ca serait une autre soumise, une autre dominatrice ?

-Surement pas une dominatrice ! Une compagne de jeux peut-être ou une soumise en devenir ou une femme qui aimerait te regarder être soumise.

-Je ne veux surement pas une autre dominatrice ! Pour le reste, parlons-en à la rentrée.

-Bien sûr ma chérie, je t’aime.

-Moi aussi je t’aime.


Mes échanges avec Leyla terminés, j’aperçus Blanche et Victoire allongées au bord de la piscine ; je partis les rejoindre et passai devant la chambre de Claire dont la porte était entrouverte. Je frappai légèrement et entrai. D’un geste brusque je la vis retirer la main de son entrejambe, rougissante et confuse.

-Excuse-moi !

-T’excuser de quoi Claire ? Il n’est pas interdit de se faire du bien lui dis-je en souriant.

-Tu as raison, je ne sais pas pourquoi j’ai toujours mauvaise conscience concernant le sexe.

-On a toutes été un peu éduquées comme ça. Il y a un moment où il faut assumer non ?

-Je n’ai surement pas ta liberté ou celle de Blanche et pourtant j’aimerais bien.

-Où en es-tu de ta vie sentimentale en ce moment ?

-Nulle part ! Thibaut, mon dernier mec m’a larguée en février, depuis rien.

-C’est un peu long ! Tu n’as même pas un sexfriend ?

-Je ne suis pas très douée pour ce genre de chose. J’ai toujours besoin de m’attacher alors un mec qui passe juste pour ça, je n’y arrive pas.

-J’entends ce que tu me dis mais moi qui suis plutôt libertine j’ai du mal à comprendre.

-Je m’en doute, crois-moi, j’aimerais être comme toi.

-Ma philosophie c’est de me faire du bien et d’en faire aux autres ; ce n’est pas plus compliqué que ça.

-L’idée est séduisante, dommage que tu sois une fille !

-Fontaine, ….

-Tu me dragues là ou quoi ?

-Mais non ! Mais si tu as vraiment une grosse envie je suis là.

-Toi c’est quelque chose avec le cul !

-Tu le sais déjà, on se connait depuis longtemps.

-Certes, mais tu me bluffes quand même. Même à 15 ans lorsque j’étais en pension, je n’ai jamais succombé à la tentation des filles.

-Succombé à la tentation ! Tu parles comme un prêtre !

-Ne te moques pas de moi, toi la grosse salope libertine !

Nous éclatâmes de rire !

-En tous cas si un soir tu en as marre de rêver de pénis virtuels, …

-Mais tu es un démon ! Que fais-tu de Blanche ?

-Blanche est une amie comme toi mais elle est aussi une sexfriend. Nous ne sommes ni mariées ni jalouses !

-Je ne suis pas du tout sûre d’avoir envie d’un corps de femme, tu comprends ça ?

-Je ne le comprends pas mais je l’accepte. Et pourtant quand tu y penses, une belle chatte humide, une bouche gourmande sur la tienne ! Je ne pus m’empêcher de rire, Claire non plus.

-Je le répète, tu es un démon. Allez viens allons les rejoindre au bord de la piscine.

Loin de moi d’être prosélyte mais je ne pouvais m’empêcher d’être provocatrice…et chasseuse. J’avais peut-être planté quelques doutes dans l’esprit de Claire. L’idée de la sortir de sa « misère sexuelle » estivale m’animait autant par amitié que par intérêt. J’imaginais avec beaucoup de désir nos quatre corps emmêlés.

Après le déjeuner, Blanche qui avait un dossier à traiter se retira dans sa chambre. J’optais pour une sieste.

Assoupie plus qu’endormie, nue sur mon lit, je tournais dans ma tête la conversation avec Claire. Je pensais aussi à Leyla et me venaient à l’esprit des scenario de soumission, des situations troublantes et douloureuses vers lesquelles l’amener.

Un léger grattement à la porte me fit sortir de mes fantasmes demi-éveillés. Victoire penaude entra.

-Je ne te dérange pas ?

-Pas du tout, je somnolais. Viens t’allonger si tu veux.

Encore vêtue d’une tunique qui couvrait son maillot de bain, elle s’allongea.

-Marianne, je ne sais pas ce qu’il m’a pris hier soir, je me sens un peu gênée surtout vis-à-vis de Claire mais j’ai quand même envie de continuer.

Sans plus de formalités, elle m’embrassa et vint se serrer contre moi. Mes rêves et fantasmes n’avaient pas été sans effets, je pris sa main que je dirigeai vers ma chatte. L’excitation suscitée par ma mouille prit vite le pas sur sa surprise. Ce fut une sieste douce et jouissive, presqu’inattendue.

Vers cinq heures, elle sortit discrètement mais pas assez pour ne pas se faire surprendre par Claire. Dans ma chambre qui donnait sur le salon, je ne pouvais qu’entendre leur conversation.

-Ah mais non ! Pas toi aussi ! Mais vous avez toutes la chatte en feu, ce n’est pas possible ! Et toutes lesbiennes en plus.

-Désolée Claire, on parlait avec Marianne, c’est tout.

-Tu parlais avec Marianne et moi je suis le pape !

-Ca va, on n’est pas des enfants et en tous cas pas les tiens !

La pression redescendit d’un coup.

-Pardonne-moi Victoire, je ne voulais pas dire ça. Je suis désolée.

Je sortis pour les rejoindre.

-Claire, ne juge pas. Tu te souviens de notre conversation ce matin.

-Oui je m’en souviens. Se faire du bien ! C’est ça ?

-Rien d’autre mais c’est déjà beaucoup tu ne crois pas.

Victoire, affectée, était, je le sentais bien, torturée par sa mauvaise conscience. Il ne fallait en aucun cas que nos vacances comme notre longue amitié soient entamées par cette situation. Je pris les choses en main.

-Blanche, peux-tu nous rejoindre ?

Lorsqu’elle arriva, j’avais apporté des boissons et nous étions toutes les quatre assises sur la terrasse.

-Nous sommes en vacances, ensemble et franchement aucune de nous ne peux dire qu’on ne passe pas du bon temps. Claire, je m’adresse à toi d’abord, tu sais bien, comme Victoire, que Blanche et moi sommes plus que des amies. Hier soir, on avait un peu bu, beaucoup dansé et c’est vrai on s’est retrouvé toutes les trois dans mon lit. Ce n’était pas prévu mais c’est ainsi. Difficile de nier qu’on a passé un merveilleux moment. Je prends ma part de responsabilité, c’est vrai et vous savez que je peux vite être déchainée avec le cul. Vous me connaissez, je suis comme ça ; vous m’aimez quand même, non ?

Si Blanche et Victoire acquiescèrent en chœur, je vis bien que Claire était plus hésitante.

-Ne te sens pas exclue Claire, on ne peut pas toutes avoir les mêmes envies et tu n’imagines quand même pas que ça va nous empêcher de faire la fête et de ne pas nous amuser ensemble ? Que dis-tu ?

-Je dis que tu as raison ; c’est vrai qu’en ce moment je suis un peu frustrée sentimentalement et sexuellement parlant et là j’ai mal réagi. On est des adultes et on fait bien ce qu’on veut pour autant que ça ne vienne pas troubler notre amitié et nos vacances. Au fonds, peut-être que je vous envie.

Je la serrai dans mes bras ; elle y resta plus que je ne l’imaginais et je sentis quelques larmes qui n’étaient pas les miennes sur mon épaule. Le moment était chargé d’émotion. Notre jeunesse et notre joie de vivre reprit ses droits, aidées par les mojitos et la musique.

Claire avait retrouvé sa bonne humeur. Chaque soir à tour de rôle l’une de nous devenait la cheffe, les autres se cantonnaient à être des « petites mains » ; Claire, cuisinière d’un soir nous avait préparé un merveilleux dîner de poissons. Après la petite crise maitrisée de l’après-midi, la décision fut prise d’aller danser dans la boîte de nuit de la plage.

Blanche debout sur les tables s’exhibait à son habitude, et c’est notre désir de retrouver notre amitié intacte, ce besoin d’être soudée qui nous fit toutes les trois rejoindre notre Blanche. Encouragés par des claquements de mains et des cris des garçons et fille présents, nous les quatre filles firent un triomphe. En nage, épuisées, il était trois heures lorsqu’on prit un dernier verre à la maison. Seule fumeuse, je sortis sur la terrasse où Claire me rejoint.

-J’ai réfléchis à notre conversation de ce matin et puis je voulais te remercier d’avoir calmé les choses. Je pense que ça va mieux.

-Mais Claire c’est normal. On a toutes eu des moments comme ça.

-Toi comment fais-tu pour passer comme ça de l’une à l’autre.

-Dis-toi d’abord qu’en tant que lesbienne j’ai quand même moins de choix qu’entre hétéro, question de proportion mais les filles entre elles sont plus disponibles, plus prêtes à aller de l’avant. Je n’échappe pas à la règle. Et puis inutile de le rappeler, j’aime ça !

-Moi aussi j’aime ça !

-… mais tu ne peux pas te passer d’une pénétration ?

-Je n’ai pas dit ça mais c’est vrai que j’aime.

-Je ne peux en effet pas te proposer un pénis !

Rires

-La seule chose à laquelle je pense c’est qu’une femme devrait savoir caresser et lécher une autre femme.

-Je ne te détromperais pas

-Ne prends pas ça pour une invitation mais tu l’imagines, les plaisirs solitaires ont leurs limites.

-Je le sais bien, j’en suis passé par là, parfois.

-Je crois que….que je voudrais essayer une fois. Mais seule avec toi.

-As-tu envie de moi ?

-Euhhh, oui, enfin je ne sais pas vraiment mais j’ai juste envie.

-Moi j’aime beaucoup ton corps !

-Ah Marianne, tu sais y faire toi ! Je préfèrerais qu’à ce stade les autres ne sachent pas. Après on verra.

-Je comprends bien. Laisse-moi faire.

Je rentrai dans la pièce où Blanche et Victoire bavardaient, sagement en apparence.

-Les filles je suis crevée, je vais me coucher. On se retrouve pour le petit-déjeuner.

-Moi aussi, je dois encore bosser demain. C’était Blanche qui s’exprimait.

Victoire bâillant se leva elle aussi.

C’est un peu plus tard que Claire, pieds nus et vêtue d’un long T-shirt me rejoignit.

Je me levai pour l’accueillir dans mes bras. D’une main je caressai ses fesses et son dos. Encore crispée elle restait un peu raide ; je l’entraînai vers le lit, retirai son seul vêtement ; j’étais déjà nue.

-Laisse-toi faire, laisse-moi faire.

Je déposai un baiser léger sur ses lèvres, un geste que je répétai jusqu’à ce que sa bouche s’entre-ouvre. Ma langue caressait ses lèvres lorsqu’enfin je sentis sa langue contre la mienne. Elle m’offrit sa bouche et commença un vrai long baiser. Allongée sur elle, je posai mes seins sur les siens pour m’y frotter. Par petites touches son corps commença à bouger.

Lorsqu’elle sentit mon corps glisser sur le sien, dans un geste vite abandonné, elle fit mine de me retenir. Je ralentis pour couvrir ses seins puis son ventre de baisers. Lorsque je posai ma bouche sur son pubis, ses jambes encore raides et serrées s’ouvrirent légèrement. Si je l’avais deviné en la détaillant en maillot de bain, je découvris que Claire avait une chatte très enflée avec de larges lèvres charnues qui ne laissaient rien apparaître. Les mains posées sous ses genoux, je soulevai ses jambes pour découvrir cette belle fente fermée dont les bords humides étaient plein de promesses.

Lorsque ma langue s’y posa, Claire eut un léger gémissement ; j’humectai longuement ses lèvres, ses aines avant de saisir ses belles lèvres entre les miennes. Le parfum un peu marin, un peu acide de chatte ne trompait pas ; j’eus soudain l’envie de la dévorer. Ma langue pénétrée entre ces chairs trouva son clito enfoui ; elle s’y enroula, fit des va-et-vient pour le sentir gonfler. Les mouvements de ses hanches devinrent insistants. C’était le moment de l’inviter à me donner du plaisir.

Sans que ma bouche quitte sa vulve, je vins au-dessus de son visage.

Timidement sa langue se posa sur mon bouton et commença, un peu maladroitement à me lécher. Je sentis son orgasme à ma merci, il fallait que son excitation monte encore pour lui permettre de me donner cette caresse dont j’avais tellement envie. Mes mouvements s’ils étaient précis n’étaient qu’effleurements jusqu’à je la sente s’emparer de ma chatte avec passion. Il me fallut peu de temps pour que ses gémissements deviennent un cri sourd et profond.

Plus tard, ma bouche légèrement posée sur la sienne, les yeux fermés elle me fit ce bel aveu.

-Marianne, jamais personne ne m’avait léché comme ça ! C’était tellement bon.

-Tu vois, simplement se faire du bien.

Elle sourit.

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