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Séduction délicate de la soeur de ma mère

Chapitre 32

concertation

Inceste

Si vous avez manqué le début.


Je m’appelle Patrick et je travaille à Marseille. J’entretiens une relation intime depuis deux ans avec ma tante Véronique, très BCBG, petite sœur de ma mère Anne.

Elle a 44 ans, divorcée, avec 2 enfants de 10 et 12 ans.

Nous avons eu un petit garçon prénommé Hugo, qui vient d’avoir un an en janvier. Ma mère ne parle plus à sa sœur, depuis qu’elle a appris notre relation et dorénavant, je ne rends visite à mes parents que de manière occasionnelle à Paris.

Malgré les réticences de Véronique, je désire un second enfant, raison pour laquelle nous nous rendons chez son gynéco.



Nous étions samedi matin et après avoir déposé les garçons, nous attendions dans la salle d’attente.

Auparavant, je m’étais attiré les foudres de ma grande blonde. Comme d’habitude, je lui avais fortement suggéré de ne pas mettre de sous-vêtements, mais prétextant la visite chez la toubib, elle était restée vaguement évasive. Une fois la porte d’entrée passée, les choses s’étaient gâtées dans l’ascenseur. Pour m’assurer qu’elle n’avait rien mis, je l’avais attirée vers moi en glissant ma main sous son pull-over. Agacée, elle en avait levé les yeux au ciel, alors que mes doigts distraits lui palpaient la poitrine.


— Alors... Tu es satisfait ? Je n’ai rien mis parce que je savais qu’elle n’allait pas m’examiner. Rouspéta-t-elle, pendant que je profitais de la peau moelleuse de ses seins reposés.

— Oui bon, on peut rester un peu jeune d’esprit. Lui rétorquai-je en lui caressant désormais son ventre à la peau lisse.

— Oh t’as toujours une bonne raison et maintenant tu arrêtes ! (je retirai ma main devenue indésirable pour lui faire un smack) toi alors... dès que tu peux, il faut que tu me pelotes (une fois sorti de l’ascenseur, je la pris par le bras en l’attirant vers moi) Patrick... non, non... on peut nous voir, pas dans le couloir (serrée contre moi, ma grande blonde accepta d’ouvrir la bouche et me laissa goûter sa salive chaude) enfin Patrick ! on se calme, un peu de tenue quand même. M’ordonna-t-elle en m’essuyant le coin de ma bouche, afin d’effacer ses traces de rouge à lèvres.

— T’as pas dit non et prends ce baiser comme une preuve d’amour. Plaisantai-je en lui filant une petite tape sur les fesses.

— Y a d’autres preuves d’amour et restons sérieux... et j’suis pas ta copine ! t’as une fâcheuse tendance à l’oublier. Rajouta-t-elle en donnant un coup de sonnette avant d’entrer.

— Cette fois, t’es ma copine devant la gynéco et t’as qu’à être moins sexy ma chérie, ton jeans moulant, ça te donne de ces courbes... wouah ! m’exclamai-je.

— Pfff...! Décidément, tu ne penses qu’à ça avec moi et maintenant, chuut. Dit-elle en ouvrant la porte.


Ma belle blonde s’adressa à la secrétaire, laquelle nous indiqua la salle d’attente.

Assis chacun sur notre chaise, nous n’avions pas le cœur à lire de vieux magazines. Un autre couple était présent, ainsi qu’une femme âgée. Ils tapotaient sur leurs portables pour passer le temps et la vieille dame nous observait, tout en examinant sa montre. Véro avait adopté un léger maquillage et du fait de notre baiser intrépide, ses lèvres s’en trouvaient dépouillées. De mon avis tout personnel, elle était resplendissante et avec sa nuque élancée, elle symbolisait la bourgeoise mature avec un zeste de sex-appeal. Nerveuse, elle n’arrêtait pas de croiser ses jambes et de soupirer, impatiente de se retrouver dans le cabinet du médecin.


Au bout de trente minutes, la gynécologue nous appela avec une fiche à la main. Bien que plus petite que ma tante, elle était plutôt pas mal fichue et frisait la trentaine avec une chevelure brune.

Dans son vaste bureau, Véro lui expliqua précisément le but de notre visite, sans omettre de lui parler de sa dernière grossesse tardive. La jeune toubib écoutait posément en prenant des notes et relevait la tête pour signifier à ma grande blonde de continuer. Après son résumé relativement bref, elle croisa ses jambes pour entendre les questions d’usage posées par la toubib.


— Vous prenez la pilule depuis quel âge ?

— J’ai commencé à 19 ans et puis j’ai arrêté à chacune de mes grossesses docteur.

— Bien, bien, vous n’êtes pas sans savoir qu’être enceinte à votre âge ne sera pas facile, de plus il y a des risques, autant pour l’enfant que pour vous et de votre côté, il n’y a pas eu d’antécédents concernant vos parents, je parle de malformations ?

— Non, rien à ma connaissance.

— Je vois sur votre fiche que vous avez une sœur aînée, elle a des enfants ? lui demanda-t-elle d’un air innocent.

— Euh... un et ça va, enfin il est bien portant je veux dire. Répondit-elle évasive.

— Et vous Monsieur, vous êtes plus jeune que votre amie de 17 ans et quelques mois, pas d’antécédents non plus ?

— Rien docteur, aucun antécédent. Lui dis-je d’une manière catégorique.

— C’est avec votre ami que vous avez eu... comment s’appelle-t-il... Hugo, votre troisième garçon ? demanda-t-elle en s’adressant à ma quadra.

— Oui en effet, avec Patrick (elle détourna la tête pour me jeter un petit regard en coin) d’ailleurs, nous sommes en couple depuis deux ans avec mon compagnon. Dit-elle de manière presque solennelle.

— Bien, bien, en prenant en compte votre grossesse à 42 ans avec votre ami, lequel vous a mise enceinte très rapidement, je ne vois pas de problèmes, excepté une surveillance étroite au moment où votre grossesse débutera, mais attention (Véro me prit la main, attentive à ce qu’allait dire la toubib) plus le temps passe et plus vos chances s’amenuiseront, vous en êtes bien consciente ?

— Oui docteur, alors j’arrête la pilule dès demain ? lui rétorqua-t-elle.

— Exactement et je vous mets en garde, il faudra faire preuve de patience, car ce ne sera pas automatique (Véronique se tenait droite, écoutant attentivement chaque mot) vous avez eu un enfant à presque 43 ans et vous aviez arrêté votre contraceptif au bout de six mois, votre grossesse a été relativement très rapide, je ne dirai pas que vous avez été chanceuse, mais en principe, la majorité des femmes attendent une bonne année, je vais vous poser des questions quelque peu intimes (elle croisa ses doigts pour aborder un autre sujet) bien... commençons par la fréquence de vos rapports, combien en avez-vous par semaine ? Lui demanda-t-elle tout en écrivant.

— Bah... deux... ou parfois trois rapports par semaine. Dit-elle en se tournant vers moi pour chercher mon approbation.

— Deux ou parfois trois...(la gynéco le notifia avec une moue significative) et comment les définiriez-vous ? (face à l’incompréhension de Véro, la toubib lui apporta des qualificatifs) pendant, avant ou après un rapport, une routine pourrait s’instaurer, par exemple, chez certains couples qui cherchent à tout prix à avoir un enfant, ils en arrivent à avoir des rapports sexuels que je qualifierais d’obligatoires, ainsi cela engendre une perte de plaisir nocive à la procréation, est-ce votre cas à vous Madame ?


Nous rentrions dans la vie intime. Le sujet abordé, quant à savoir si Véro éprouvait du plaisir durant une relation sexuelle avec son neveu, relevait d’un simple constat médical, mais engendrait chez elle une honte soudaine. La question n’avait rien d’extravagant pour un couple dit normal. Véro se devait de lui dire la vérité et la jeune gynéco restait dans l’attente de sa réponse. Pour ma part, en gardant le silence, je ne lui facilitais pas la tâche.

Ma belle blonde racla sa gorge en prenant une grande inspiration pour enfin apporter sa réponse.


— Non, non, quand nous le faisons... euh nous en avons envie tous les deux et c’est loin d’être une obligation. Expliqua-t-elle brièvement.

— Vous n’avez pas cette notion de routine, c’est bien et encore une autre question, comment vivez-vous votre différence d’âge, je commence par vous Madame ? poursuivit-elle.

— Pour l’instant ça va, mais je ne sais pas ce que cela donnera dans les vingt prochaines années ! A vrai dire, je n’ose pas y penser. Se désola-t-elle.

— Vous devriez y penser, vous souhaitez un enfant et vous ne vous projetez pas dans le futur, c’est étonnant (ma grande blonde arborait une mine décomposée du fait de la réponse brutale de la toubib) et vous Monsieur ?

— Alors contrairement à mon amie, je me projette dans le futur et je l’imagine dans vingt ans, elle sera toujours la même avec une petite ride en plus, ce qui renforcera son charme (émue, Véro s’essuya prestement le coin de l’œil) et puis, je souhaite que ce soit une fille. Déclarai-je.

— Voilà qui est bien dit, Monsieur.


Toujours posée, la doctoresse le notifia et s’adressa à moi. Me considérant en pleine force de l’âge, elle crut bon de juger inutile de réaliser un spermogramme. Quant à Véro, elle lui conseilla vivement de stopper la cigarette et éventuellement l’alcool. Elle lui recommanda également de privilégier une alimentation variée en lui confiant une feuille, sur laquelle étaient marqués les aliments à favoriser.

Puis elle consulta les analyses transmises par l’ancien gynécologue de Bordeaux et par la maternité. Elle prit son dictaphone afin de faire un compte rendu, énumérant point par point l’état de santé de sa patiente, néanmoins, elle coupa son dictaphone pour détailler scrupuleusement nos deux fiches. Son regard devint interrogatif en les comparant mutuellement.


— Je ne comprends pas, vous Madame, vous indiquez votre nom de jeune fille qui est le même que celui de la mère de votre ami (un silence pesant régnait dans le cabinet et ni Véro ni moi n’osions nous regarder), je tiens à vous informer que la consanguinité augmente la fertilité, ce qui expliquerait dans votre cas votre grossesse à 42 ans (elle feuilleta une nouvelle fois les deux fiches) visiblement, vous êtes de la même famille, quel est votre degré de parenté entre vous deux ? Demanda-t-elle en s’adressant à ma grande blonde qui se tortillait les doigts.

— Bah... euh... Bafouilla-t-elle en piquant un fard.

— C’est... enfin, c’est tout simplement ma tante. Apportai-je comme précision.

— Ah...(sans cacher son étonnement, elle poursuivit ses investigations) donc Madame, vous êtes donc la sœur de la mère de... de votre neveu ? je vous le demande pour mieux comprendre votre situation. Enchaîna-t-elle.

— Euh... eh bien...(Véro était devenue toute rouge et ne trouvait plus ses mots) c’est pas facile à dire, mais... oui en effet, je suis la petite sœur de sa maman et nous avons sept ans d’écart. Dit-elle, embarrassée au possible.

— Bien, bien, nous y voyons plus clair dorénavant (la toubib croisa ses doigts à l’instar de sa patiente et s’adossa à son fauteuil) donc tous les deux, vous entretenez une relation incestueuse et vous désirez un second enfant ? (nous hochâmes de la tête, préférant garder le silence) dans ce cas, ce que je peux simplement vous conseiller, en particulier à vous Madame, c’est le stress, il sera votre principal ennemi et si je comprends bien, vous êtes dans une situation inconfortable du fait de partager votre lit avec votre neveu, je suppose que votre sœur sait que vous couchez avec son fils ?

— Oui. Lui confessa-t-elle.


Véro avait répondu ou plutôt murmuré ce mot. Sa jambe se balançait dorénavant à un rythme effrayant. Notre jeune gynécologue découvrait une vérité dure à entendre, à admettre pour nous, surtout vis-à-vis de l’étrangère qu’elle représentait à nos yeux. Avoir reconnu que ma mère était au courant de notre relation nous avait renvoyés vers des souvenirs douloureux et pas si lointains. Passive, ma belle quadra attendait la réaction, voire la suite de notre visite et la petite brune revint à la charge.


— Vous conviendrez avec moi qu’il s’agit d’une relation peu commune et à part votre sœur, d’autres personnes de votre entourage sont au courant ? Se renseigna-t-elle.

— Son père le sait également et uniquement ma meilleure amie. Affirma-t-elle, bouleversante de sincérité.

— Et comment sont les contacts avec votre sœur aînée ?

— Exécrable docteur, nous ne nous parlons plus depuis et je crois qu’elle éprouve de la haine envers moi, elle me déteste. Affirma-t-elle.

— En effet, c’est une situation délicate et je m’abstiendrai de porter tout jugement, mais sachez que cette relation au caractère anxiogène risque de vous nuire concernant votre fertilité, vous me paraissez stressée, anxieuse. Précisa-t-elle.


L’entretien se déroula sur ce terrain, celui de l’anxiété. Posément, la jeune gynéco expliqua à Véro la nécessité de se détacher de sa famille, de sa sœur plus précisément. Elle lui apporta un argument infaillible, à savoir qu’elle se devait de se donner une seule ligne de conduite, penser à elle. Fine psychologue, elle la complimenta dans le sens où il lui avait fallu bien du courage pour assumer un tel amour et qu’il arrivait que la nature soit ainsi mal faite. Elle était tombée amoureuse de son neveu et la réaction de sa sœur lui paraissait fort légitime. Rassurée par les mots de la toubib, Véro se décontractait en approuvant ses dires.

A mon tour, j’abordai d’une façon détournée la fréquence des rapports, en lui demandant bêtement quand ma belle quadra allait tomber enceinte.


— Je ne peux pas vous répondre clairement, mais comme je vous l’ai dit au départ, le temps joue contre vous et pour le déjouer, vous devez profiter de la période d’ovulation (Véro avait décroisé ses jambes, écoutant studieusement les conseils prodigués par la jeune toubib), mais une des erreurs les plus courantes est de ne pas avoir suffisamment de relations sexuelles hors ovulation, car la plupart des femmes calculent la période pendant laquelle elles sont le plus fertile et limitent le sexe uniquement à cette période (ma blonde me fit du pied, preuve de notre complicité), mais ce n’est pas parce que vous ovulez que c’est forcément efficace ! il faut savoir que les spermatozoïdes peuvent vivre plusieurs jours à l’intérieur de votre corps et je vous recommande donc d’avoir des relations avant et après à une fréquence plus soutenue (je buvais du petit lait à chaque mot prononcé) et pas seulement pendant votre période dite féconde. Nous expliqua-t-elle.

— Donc d’après vous, deux rapports, c’est pas assez et il faudrait que Patrick me fasse l’amour plus souvent ? s’enquit Véronique presque naïvement et à ma grande surprise.


Force fut d’avouer ma difficulté à croire en l’instant présent. En effet, ma tante à mes côtés venait de poser une question insensée, à savoir si je devais avoir des rapports sexuels plus souvent avec elle. C’était un pur délire.

Sans être déstabilisée comme je l’étais, la petite brune feuilleta quelques notes et lui apporta les précisions demandées...


— Pas exactement, deux rapports par semaine, c’est bien, mais (elle s’interrompit pour prendre un appel)... excusez-moi... pour reprendre, je vous conseille d’entretenir des rapports de manière régulière et quand le moment s’y prête, je ne vous cache pas qu’avant et durant l’ovulation, soit environ durant quatre ou cinq jours, Monsieur peut disposer de Madame comme bon lui semblera... enfin c’est une façon de voir les choses ! s’exclama-t-elle avec une pointe d’humour.

— Oui, mais concrètement, à partir du moment où Véronique aura arrêté la pilule, les mois qui suivent vont s’avérer cruciaux ? lui demandai-je.

— Pour être honnête, ils seront cruciaux et pour conclure, je ne vois aucun obstacle à ce que votre tante tombe enceinte de vous une seconde fois... excepté que vous enfreignez la loi, mais ça n’est pas de mon ressort. Vous vivez dans le secret et vous vous aimez, n’est-ce pas ? demanda la gynéco en s’adressant à Véro.

— Euh... je... bah je l’aime et... dis quelque chose Patrick enfin ! bafouilla-t-elle, emportée par l’émotion.

— Oui docteur, j’aime Véronique, bien qu’elle soit ma tante et tant pis pour le reste, je suis trop heureux avec elle. Avouai-je sous le regard pantois de ma grande blonde.


Spontanément, Véro dirigea sa main vers la mienne pour la serrer longuement. Visiblement, elle était touchée, émue après une telle déclaration devant la jeune toubib. Ce n’était pas son genre de montrer ses émotions en public et elle ne put s’empêcher de verser encore une petite larme. La consultation touchant à sa fin, la gynéco reprit son dictaphone en détaillant point par point l’objet de notre visite. Diplomate, elle ne mentionna pas notre consanguinité. Véro avait pris son sac à main et s’apprêtait à se lever, mais une dernière question me turlupinait.


— Il n’y a pas un risque de malformation du fait de... bref de notre proximité ? lui demandai-je, hésitant.

— Non, je vous rassure sur ce point, vous ne couchez pas avec votre mère, mais avec sa sœur...(sa réponse maladroite entraîna un malaise palpable) euh du moins avec votre tante et elle n’est pas ce que l’on appelle un ascendant en ligne directe, ce qui exclut en principe un risque de malformation, par contre Madame, dites-vous bien que vous avez de la chance...(elle réfléchit un instant et prit un air confidentiel) je peux vous parler franchement ?

— Oui, allez-y. Dit-elle autant curieuse que moi d’écouter la suite.

— Eh bien, si ça n’était pas votre propre neveu qui souhaite vous mettre enceinte, je peux vous certifier qu’à votre âge, vos chances d’avoir une grossesse seraient quasiment nulles. Il a été prouvé scientifiquement qu’entre cousins, la fécondité tardive pour la femme était plus élevée que chez deux partenaires sans liens de consanguinité. Lui confirma-t-elle une seconde fois.

— Mais...(Véro ravala sa salive pour continuer)... alors, nous sommes encore plus proches que des cousins ?

— C’est exact, certains de vos gènes se ressemblent et après tout, vous n’êtes que la petite sœur de la maman de votre compagnon (Véro acquiesça ses dires, malgré des mots difficilement supportables à entendre), voilà la raison pour laquelle vous êtes au-dessus de la norme de fécondité pour avoir un enfant à votre âge et vous avez dû remarquer une complicité au-delà de la normale entre vous deux. Insinua-t-elle.


La toubib se montrait curieuse et notre cas se caractérisait par son aspect insolite dans sa jeune carrière. Bien évidemment, elle voulait en savoir plus, quitte à dépasser ses propres compétences médicales. Notre relation incestueuse avait fait tilt dans sa tête. Dorénavant, elle nous posait des questions sur nos sentiments respectifs. Véro répondait avec maladresse et se frottait la cuisse nerveusement. Les vingt minutes de notre entretien étaient écoulées et nous dépassions allègrement notre temps sur la prochaine consultation. Peu importe, la gynéco s’intéressait à notre complicité hors norme et je la soupçonnais de soutenir une thèse en rapport avec notre situation.


— Vous avez connu votre neveu tout petit, le voici désormais père de votre troisième enfant (Véro, intriguée se passa la main sous son menton) votre relation avec lui vous a ouverte des portes inattendues sentimentalement et des émotions nouvelles ?... Vous n’êtes pas obligée de me répondre. Précisa-t-elle.

— Euh, si, je vais vous répondre Docteur (elle croisa ses bras, preuve qu’elle était sur la défensive) en effet, j’ai connu Patrick tout petit et vous l’avez dit, il est le père de Hugo, certes il est bien plus jeune que moi et sur le plan affectif...(elle chercha une définition complète de son ressenti envers moi) hum-hum, donc sur le plan affectif, j’étais loin de m’imaginer qu’un jour j’allais ressentir des émotions aussi intenses pour un homme, mais voilà ! il fallait que ça tombe sur mon neveu et je ne peux rien y faire. Se désola-t-elle en levant les bras au plafond, pour les laisser aussitôt retomber.

— Vos émotions que vous qualifiez d’intenses ne sont pas le fruit du hasard, car il s’agit bel et bien d’un garçon qui possède une partie de votre patrimoine génétique Madame (elle éplucha ses notes pour en tirer une conclusion), mais à la différence de votre dernière grossesse, cette fois votre sœur est au courant pour vous et son fils, j’ai bien peur que ce paramètre puisse être un frein pour tomber enceinte. Affirma-t-elle à juste titre.

— En réalité Docteur, je me heurte depuis le début de notre relation à cette barrière interdite entre nous, j’ai des scrupules quand je commence à faire l’amour avec Patrick, j’ai cette impression de lui voler sa vie, de ne penser qu’à moi et... de lui gâcher son existence (elle posa sa main sur mon genou, pour m’indiquer de ne pas intervenir) bien entendu, ma sœur n’est pas au courant de notre désir d’avoir un second enfant, mais je culpabilise et Patrick me le reproche souvent (elle se tourna vers moi avec un air désolé) tu es et tu resteras mon neveu, quoiqu’il advienne. Ajouta-t-elle presque soulagée.

— Mais paradoxalement, durant une relation sexuelle avec votre neveu, vous prenez du plaisir, n’est-ce pas ?


La question se voulait pertinente. La petite brune n’avait pas loupé l’occasion de déstabiliser ma belle blonde. A force de se désoler de notre situation, Véro se retrouvait dans une vérité crue, une réalité féroce.


— Oui enfin... c’est assez personnel de parler de ça (la toubib sans se faire démonter, l’encouragea à développer le sujet, précisant que nous étions dans un cadre purement médical) euh comme vous insistez et bah... quand je fais l’amour (confuse, elle ne précisa pas avec qui) c’est vraiment différent des autres hommes, c’est complètement autre chose (sous le regard interrogatif de la gynéco, elle argumenta) à vrai dire et je le dis devant toi...à chaque fois qu’on le fait et ben... c’est un pur moment d’extase et si je voulais résumer, tu me fais exactement ce que j’aime au bon moment et au bon endroit... euh (criante de sincérité, elle prit sur elle-même pour donner son ressenti le plus intimiste) ça peut paraître fou Docteur, mais parfois... hum-hum... on croirait que tu lis dans mes pensées (Véro s’adressait à moi dorénavant) je dois admettre que tu as développé des sens ou des émotions nouvelles qui m’étaient inconnues jusqu’à présent...(elle marqua une pause, mais face à la gynéco silencieuse, elle reprit de plus belle) franchement sur le plan physique, on s’accorde vraiment bien, on se complète et d’ailleurs concernant ma sexualité, je me sens épanouie avec Patrick, oui épanouie... mon Dieu... je ne parle que de moi Docteur ! s’affola-t-elle toute seule.


Véronique se confiait pour la première fois à une autre personne que moi sur sa vie sexuelle. Certes, il s’agissait d’un médecin, mais le fait d’être une femme la mettait plus à l’aise. La jolie brune prenait des notes sans arrêt et tout en écrivant, elle lui assena une sorte d’uppercut en lui précisant la vraie réalité avec des mots justes.


— Mais nous sommes justement là pour parler de vous et durant votre rapport sexuel, vous ne culpabilisez pas, vous prenez du plaisir avec le fils de votre grande sœur et d’après ce que vous me dites, vous vous épanouissez sur le plan sexuel, donc ma question est simple (elle avait joint ses deux mains pour signifier le degré d’importance du sujet) en excluant le fait que Patrick soit votre neveu, considérez-vous qu’avec lui, vous avez passé un cap dans votre vie sentimentale ?

— hum-hum, c’est une question délicate (tel un prof interrogeant son élève, la toubib se mura dans le silence, en attente d’une réponse) bah je dois reconnaître que je me sens plus femme avec lui, je me sens désirée, aimée et s’il n’était pas mon neveu, je dirais que... que c’est l’homme que je cherchais depuis toujours. Conclut-elle, mal à son aise en prononçant cette dernière phrase.

— Bien, bien (la toubib m’exaspérait avec ce rituel de bien, bien) quant à vous Monsieur, pourriez-vous dire que Véronique est la femme que vous cherchiez depuis toujours ?


Maligne, la petite brune jouait au chat et à la souris avec nous. En reprenant les affirmations de Véro, elle rebondissait pour connaître le fond de ma pensée. J’étais moins bloqué sur le sujet, mais je n’allais pas de but en blanc lui avouer que ma tante avait été toujours l’objet de mes fantasmes les plus fous. Je n’allais pas non plus lui confesser que je vivais une sorte de rêve éveillé, que dès mes quinze ans, je vouais un amour irraisonné à la petite sœur de ma propre mère. Il fallait choisir les bons mots et éviter une réponse banale de ma part, synonyme de déception pour celle assise à mes côtés.


— A vrai dire, la réponse est sous vos yeux, nous sommes devant pour envisager un deuxième enfant et Véronique a omis de vous préciser que c’est moi qui désire un second enfant d’elle. Lui précisai-je.

— Vous avez de la répartie ! Donc dans l’immédiat, Madame ne sait pas encore si elle envisage de faire un bébé (elle marqua une pause, puis enchaîna) et puis-je savoir pour quelle raison vous hésitez ? lui signifia-t-elle avec pertinence.

— Bah... je culpabilise, c’est le fond du problème et j’éprouve des remords tout le temps, alors avoir un second enfant... Se lamenta-t-elle.

— Ah si nous étions au temps de l’Egypte Antique, le problème serait déjà résolu ! L’inceste, notamment entre frère et sœur était monnaie courante, mais je ne vais pas vous faire un cours d’histoire (elle croisa une dernière fois les doigts) Ecoutez, je vous parle en toute franchise, vous vous contredisez sans cesse (ma belle quadra avait pris sa mine boudeuse) Patrick, selon vos propres termes est l’homme que vous cherchiez et il aimerait un second enfant de vous, c’est une belle déclaration d’amour, en tout cas, ça y ressemble fortement.

— Oui en effet. Dit-elle en se grattant le menton.

— De mon côté, je peux tout simplement vous affirmer que je ne vois rien qui vous empêche sur le plan physique de procréer à nouveau et il faudrait en reparler lors d’une prochaine consultation, je pense que ce sentiment de culpabilité doit être traité et pas sous-estimé, mais n’oubliez pas pour l’instant, si vous prenez votre décision, vous devrez privilégier la patience et garder une part d’égoïsme pour vivre heureux, sans vous soucier du quand dira-t-on ! Ma secrétaire vous fixera un prochain rendez-vous vers la mi-mai et nous pourrons faire le point. Conclut-elle en nous raccompagnant à la porte.


Après des salutations d’usage, Véro se présenta au secrétariat. Une fois la consultation payée, elle prit la carte de visite sur laquelle la date du rendez-vous était notée. En sortant dans le couloir, elle appuya brièvement sur le bouton de l’ascenseur et gonfla ses joues en poussant un ouf de soulagement.

L’un à côté de l’autre, nous attendions que la porte s’ouvre. Le cabinet médical était situé au troisième étage dans un ancien immeuble, en plein centre de Marseille. Il s’agissait d’un quartier chic et les cimaises du couloir en témoignaient, ainsi que les moulures du plafond. L’ascenseur vieillot peinait à monter et des bruits métalliques résonnaient dans sa cage, nous indiquant son arrivée imminente.

En tirant sur la grille, Véro s’y engouffra la première comme une sorte de délivrance. Fébrile, elle appuya sur le bouton du rez-de-chaussée et se mit près de moi pour me prendre la main.


— Tu as bien fait de venir avec moi, parce que c’était pas évident ! s’exclama-t-elle avec ses yeux de biche.

— Tu as été parfaite. La complimentai-je en l’enlaçant sans l’entendre protester.

— Ah tu trouves ?...(elle esquissa du coin des lèvres un sourire) de toute façon, à tes yeux je suis la femme parfaite... hrrr toi tu veux encore m’embrasser et ne me dis pas le contraire. Maugréa-t-elle dans le bruissement des câbles.

— Trop tard ! m’écriai-je en ouvrant la porte grillagée pour la laisser passer.


En sortant, Véronique tira sur les pans de sa veste déboutonnée et agita sa tête pour dégager quelques mèches de sa jolie frimousse. Elle jeta un rapide coup d’œil dans le couloir et me fit signe avec son index de m’approcher. Sans être devin, je compris immédiatement ses arrières-pensées. En l’enlaçant une deuxième fois, j’en profitai pour y glisser ma main sous son pull-over.


— Je vois que tu ne perds pas de temps (mes doigts se régalaient déjà au contact de cette peau si douce et intime) quand je pense que tu es venu avec moi chez ma gynéco, pfff... si ta mère le savait, elle serait folle de rage ! Prétendit-elle en se laissant copieusement peloter son sein droit.

— Ah si elle savait tout, si elle savait combien sa petite sœur peut me plaire (autant flattée qu’embarrassée, elle baissa les yeux et me caressa la nuque) Véronique, t’es super mignonne. Lui déclarai-je alors qu’elle avait apposé sa joue contre la mienne.

— Tu me fais sans arrêt des compliments (elle frotta lentement son visage contre le mien pour peu à peu se retrouver face à mes lèvres) t’as vu, au début, elle n’a rien dit sur notre différence d’âge ? Elle nous a pris pour un couple ordinaire et...(pressentant mon désir de l’embrasser, elle prit les devants en ouvrant la bouche) hum-hum... Patrick, on va finir par être en retard, faut qu’on cherche les gosses (sans lui laisser le temps de finir sa phrase, je m’imprégnai une dernière fois de sa salive en délaissant sa poitrine) euh bon, on discutera en route, si on reste là, tu ne t’arrêteras plus. Conclut-elle en s’essuyant les lèvres.


Ainsi, nous partîmes chercher les garçons.

Véro était ravie de cette visite, malgré le moment de honte qu’elle avait éprouvé, en stipulant nos liens étroits et notamment en précisant que ma mère était sa sœur aînée, pour ensuite enchaîner ensuite sur ses émotions. De mon côté, je mettais en avant l’avantage de notre consanguinité, facteur favorisant sa fécondité. Véro approuvait mes dires et ne pouvait s’empêcher de reprocher à son ancien gynéco, son approche rétrograde. En effet, il avait estimé son désir d’avoir un troisième enfant comme un caprice, ce qui avait eu le don de l’exaspérer. Se sachant favorisée par rapport aux autres femmes en copulant avec son neveu, elle était persuadée de tomber enceinte dans les six prochains mois.

Je tempérai ses ardeurs en lui rappelant les mots de la gynéco. Nous devions faire abstraction du mot automatique au regard de son âge, même si tous les voyants étaient au vert.


En arrivant devant la maison d’Agnès, Véro tarissait d’éloges la jeune toubib, quant à son explication bien précise sur l’importance de la gestion de son stress. Cette consultation lui avait ouvert les portes du bien-être, notamment quand la toubib avait insisté sur cette partie égoïste qui sied en chacun de nous. Véronique devait vivre sa vie comme elle entendait et arrêter de se culpabiliser bêtement. Sur ce dernier point, force fut d’avouer que ce n’était pas gagné d’avance.


Sans détour, elle aborda également le sujet de la fréquence de nos rapports, lesquels ne devaient pas se limiter uniquement à sa période d’ovulation. Bien entendu, je la laissai poursuivre, trop heureux de l’entendre parler de ce chapitre intime. De fil en aiguille, elle se tracassa d’en avoir trop dit sur ses émotions sexuelles.

Hélas, le portail s’ouvrit bien trop rapidement à mon goût et Véro quitta la voiture, abandonnant sa conversation pour la remettre à plus tard. Le temps de couper le moteur, je scrutai au loin le fabuleux cul de ma quadra. Il n’y avait rien à dire, elle était gaulée comme une reine et je me projetai déjà dans les futures années. Véro appartenait à ces femmes qui allaient bien vieillir, j’en étais quasiment certain.


Après le déjeuner, nous partîmes près d’un parc, pas très loin de chez nous.

Les garçons s’amusaient sur des sortes de tourniquets, et Hugo dormait dans sa poussette. Guère pressés, nous bavardions sur un banc de choses et d’autres.

Oscar, essoufflé, vint nous réclamer une gaufre à la chantilly, mais sa mère refusa, prétextant qu’il était bien trop tôt. Le petit s’adressa directement à moi, me témoignant ainsi mon statut de chef de famille. Une négociation débuta entre nous deux et déboucha sur une promesse, à savoir être bien sage jusqu’au dîner.


Assis en face de mes cousins, je leur commandai leurs gaufres ainsi que deux simples cocas pour Véro et moi. Les gamins avalèrent leurs pâtisseries à la vitesse grand V, sans tenir compte de mes recommandations.

Hugo eut droit à son biberon et une fois leurs goûters terminés, Oscar m’interpella sur ma relation avec sa maman.


— Patrick, t’es le chéri de maman, mais c’est aussi ta Tatie (inquiets pour la suite, nous gardions le silence) c’est comme si je dormais avec Tatie Anne, mais elle est trop vieille, elle est pas aussi belle que maman ! Nous déclara-t-il avec les lèvres pleines de chantilly.

— Euh oui. Lui répondis-je, inquiet de connaître la suite.

— Oscar, t’as pas le droit d’avoir Tatie Anne comme chérie. Lui répliqua Jules.

— Bah pourquoi ? Patrick le fait bien avec maman ! Hein j’ai le droit Patrick ? renchérit-il sans savoir qu’il me plongeait dans un embarras pas possible.


Véro me fit du pied et prit son verre pour le vider d’une traite avec une stratégie bien définie, la fuite. Considérant cette tactique mal appropriée, je conservai une attitude stoïque. Consciente des propos réalistes de ses deux fils, leur mère préférait se taire. Au cours d’une conversation antérieure, j’avais détourné le problème en leur expliquant que leur propre mère était en fait la demi-sœur de Tatie Anne. Visiblement, mon explication n’avait pas convaincu les garçons.


Je décidai d’y aller franchement. Sans détour, j’abordai ma relation interdite avec leur maman, assise à mes côtés. Face à eux, j’avais endossé la robe de l’avocat et je pesai chacun de mes mots en narrant notre folle histoire avec un vocabulaire simple. Mes petits cousins m’écoutèrent studieusement.


J’avais débuté par, il était une fois une jolie femme qui plaisait énormément à un charmant jeune homme. Leur amour dépassait les frontières et à l’époque des rois, il était fréquent qu’un frère épouse sa sœur. La jolie femme s’était séparée de son mari et après de longs mois, le jeune homme, très amoureux de cette femme, qui était en fait la petite sœur de sa mère, entreprit de lui faire la cour. Charmée, elle succomba à cet amour et en plus de ses deux adorables enfants, elle mit au monde un troisième garçon. Le charmant jeune homme, qui était en réalité son neveu, voulut l’épouser, mais la loi lui interdisait de le faire, car nous n’étions plus à l’époque des rois. Presque personne ne savait qu’ils s’aimaient et ils en étaient très malheureux et devaient vivre en cachette. Puis pour se consoler, la jeune maman demanda à son prince charmant, moi, de lui faire un autre enfant en espérant que ce serait une fille.

Véronique me fusilla du regard.


— Wouah super ! Alors Maman, on va avoir une petite sœur ? S’enthousiasma Oscar en m’interrompant.

— Non, non ! Patrick aimerait, mais je n’ai pas dit oui, il faut que je réfléchisse. Répondit-elle en refroidissant l’ardeur de son fils aîné.

— Alors c’est un secret ? Il faut le dire à personne, même pas à Papa ni à Tatie Anne ?

— Oui c’est un secret, vous ne dites ça à personne et c’est pareil avec Patrick, vous ne dites pas qu’il dort avec moi parce que c’est interdit (elle prit mon verre pour prendre du coca) c’est bien compris tous les deux ?

— Si c’est un secret...(Oscar murmura quelques mots à son petit frère, Jules) et quand Patrick te fait un câlin, on ne doit rien dire non plus, ça aussi, c’est interdit ? poursuivit-il face à sa mère, dépassée par cette question qu’elle jugeait bien intime.

— Les garçons ! (je haussai le ton) si vous voulez que votre Maman soit heureuse, il faut se taire, c’est pas très compliqué. Renchérissais-je.


En terminant ma phrase, je mesurai dans quel pétrin nous étions. Véro avait balayé l’idée de faire un second enfant.

Je n’étais pas dans sa situation et si elle se retrouvait enceinte, j’imaginais la suite.

En effet, qui croirait Véro prétendant qu’elle aurait rencontré un type, lequel se serait débiné comme lors sa dernière grossesse ?

Elle avait tout contre elle. Elle m’avait suivi en venant à Marseille et comme un imbécile, j’avais avoué à Mamie que je ne vivais pas en temps plein avec ma pseudo-copine. Le suspect, si d’aventure elle tombait enceinte, était déjà tout désigné et en faisant le parallèle entre ma tante et moi, l’évidence éclaterait au grand jour. En rentrant chez nous, Véro me prit par le bras et en avançant avec notre petit Hugo dans la poussette, elle me confia son agacement légitime.


— Qu’est-ce que tu vas raconter aux garçons ! En plus, tu inventes que c’est moi qui aimerais un enfant, c’est la meilleure ! Pour l’instant, je n’ai pas pris de décision, alors à l’avenir, évite de décider à ma place ! s’énerva-t-elle.

— On a vu la gynéco ce matin et ça ne lui pose pas de problème.

— Pour elle, ça ne pose pas de problème, mais pour moi, si...(elle marqua un temps d’arrêt) tu as pensé à la suite ? Et si je tombe enceinte, on va raconter quoi à tes parents ? à mamie ? à tout le monde ? Pfff, c’est déjà assez compliqué et tu as vu les interrogations d’Oscar et Jules ? (nous sortions du parc et nous nous rapprochions des garçons) regarde les, ils ne comprennent rien, ils savent que leur grand cousin couche dans le même lit que leur maman et ils se doutent que rien n’est normal dans notre relation, si on peut appeler ça une relation. Murmura-t-elle en traversant la rue déserte.

— Oui, t’as pas tort finalement, mais ne remets pas tout en question non plus. Lui rétorquai-je.

— Tu ne veux pas voir la réalité ou quoi ? (Cette fois, elle stoppa la poussette) Patrick, tu couches avec moi, tu fais l’amour avec moi et ça va faire plus de deux ans que ça dure, depuis ton stage à Bordeaux, nous sommes ensemble et maintenant, tu aimerais un second enfant de moi, ah je suis très flattée, bravo, bravo (elle se mit à applaudir, joignant le geste à la parole) laisse-moi réfléchir un peu, t’es énervant à la fin et de grâce, évite de raconter des conneries aux garçons. Rajouta-t-elle en reprenant notre marche.

— T’es pas obligée de me gueuler dessus et ce soir, je te rappelle qu’on va dîner chez les Langlois, parait qu’on sera une cinquantaine.

— Heureusement que tu m’y fais penser, je sais même quoi me mettre... hé Oscar ! Tu attends ton frère et tu ne cours pas dans la rue, Patrick va vous ouvrir le portail. Leur lança-t-elle, cette fois à voix haute.

— Pour ce soir, tu mettras une robe avec un chemisier, je t’aiderai à choisir et n’oublie pas les bas, nous ne sommes qu’en février.

— Minch’... c’est toi qui me proposes de mettre des bas, alors que tu as horreur quand j’en porte (elle parlait d’un ton plus calme) euh pour les bas, je ne peux pas faire autrement, mais c’est comme le reste, je mets un soutien-gorge, que tu le veuilles ou non, en plus, on est cinquante et j’ai pas envie qu’on puisse deviner que je n’aie rien mis ! Rajouta-t-elle.

— Alors ce seront bas, slip et soutien-gorge au programme et tant pis pour le côté sexy.

— Que t’es bête ! et tu sais très bien que mes règles sont terminées, alors un peu de patience et tu l’auras ta tatie. Ironisa-t-elle avec une caresse sur la joue.


En leur confiant la clef de la porte d’entrée, les deux petits diables étaient déjà à l’intérieur. Nous nous dirigions paisiblement vers notre maison quand Véro s’apitoya sur son sort.

Elle avait remis sur le tapis l’idée, mon idée d’avoir un enfant avec des arguments concrets. La tâche s’annonçait ardue et Véro, réaliste, broyait du noir. En effet, la mettre enceinte une seconde fois n’avait aucun sens, mis à part d’avoir enfin une fille pour elle. Tout devenait paradoxal dans notre situation. D’un côté, nous voulions vivre notre amour dans le secret absolu et de l’autre, nous faisions exactement ce qu’il fallait pour attirer l’attention !

Avec un peu de recul, elle en avait conclu que nous ne sachions pas ce que nous voulions vraiment. Elle n’avait pas tout à fait tort et notre relation interdite allait ressembler à un secret de polichinelle.


De plus, les garçons comprenaient sans comprendre mes rapports avec leur mère. Oscar du haut de ses douze ans ne connaissait pas le mot inceste, mais à force de lui répéter qu’il ne fallait le dire à personne, il savait fort bien que ce n’était pas dans l’ordre des choses, que de voir sa mère partager le même lit que son cousin. Et si je devais rajouter une cerise sur le gâteau, elle avait été bien belle en leur racontant que leur maman désirait un enfant de moi. Je ne pouvais que me maudire dans l’instant présent. Véro entretenait un suspense durable quant à sa décision et il était hors de question de me voir aborder ce sujet brûlant. La balle demeurait clairement dans son camp.


Dans l’immédiat, la priorité résidait dans le choix vestimentaire pour la soirée...

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