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Sensualité japonaise

Chapitre unique

Saint Valentin - The Black day

Erotique

Une douce odeur de pluie embaume l’air nocturne de Kyoto. Je frissonne alors que la brise fraîche caresse ma peau sous le délicat tissu de mon Yukata. Je tremble légèrement en arrivant devant l’entrée du dojo, derrière la maison des Nakamura. Je me contrôle pour ne pas faire tomber mon plateau. Madame Nakamura, ma logeuse, m’a demandé d’apporter du thé à son fils qui s’entraîne dans le dojo. Je baisse un instant les yeux sur la petite boîte emballée dans un papier bleu nuit.


Aujourd’hui, c’est la Saint Valentin. Au Japon, contrairement à la France, ce sont les femmes qui offrent un présent aux hommes et essentiellement des chocolats. Mais pas seulement à l’être aimé ou désiré... à toute personne du sexe masculin dans leur entourage : mari, fiancé, père, collègues, supérieurs. C’est une obligation sociale.

Ce matin, les secrétaires de mon service m’ont proposé de me joindre à elles pour offrir des chocolats de courtoisie à nos collègues masculins. L’une d’elles m’a demandé à qui j’allais offrir mes chocolats de la Destinée que l’on offre à son amoureux ou celui que l’on désire. J’ai vivement secoué la tête. J’ai offert une boîte de chocolats de courtoisie à l’époux de madame Nakamura et leur fils, Toshirô, pour les remercier de leur accueil sous leur toit et de leur bienveillance envers moi.

J’ai bien pensé en offrir à Toshirô car il ne me laisse pas indifférente... Mais il doit avoir déjà beaucoup d’admiratrices à ses basques... et je ne suis qu’une Gaijin... une étrangère, sans intérêt pour lui. Pourtant... j’ai finalement craqué et lui ai acheté une petite boîte de chocolats noirs au thé Matcha. Il m’a fait découvrir ce thé et j’ai trouvé que son goût se mariait parfaitement avec le chocolat. Je n’ai pas osé la lui offrir ce matin.


Comme me l’a demandé Toshirô, je m’agenouille près de l’entrée du dojo, pose le plateau sur le plancher et tape contre le chambranle du panneau. S’il est gentil et ouvert, il reste strict lorsqu’il s’agit de Kendo et du dojo. Sa voix sévère me répond d’entrer. En l’entendant, je sens mon petit cœur battre très fort sous mon bonnet D. Regardant ma petite boîte, je me demande si lui offrir des chocolats est une bonne idée. Il les refusera poliment, probablement avec tact et courtoisie. Alors, autant laisser tomber. Dépitée, je saisis la petite boîte et la glisse dans la manche de mon vêtement. Il me plaît, c’est certain. Avec ses cheveux longs et soyeux noués en queue-de-cheval, sa silhouette tonique et souple, il a la stature d’un samouraï des temps passés. Je pousse un léger soupir avant de prendre le plateau et d’entrer.


Je lâche un « Oh ! » de surprise en le voyant torse nu, dans son Hakama noir, semblant combattre des adversaires invisibles. La lueur orangée des lanternes dessine des ombres dansantes sur les reliefs de ses muscles finement ciselés. Je reste pétrifiée devant la force qui dort habituellement en lui et qui s’éveille avec le maniement du sabre. Je l’ai déjà vu pratiquer, mais là... c’est plus que de l’art. Il s’arrête brusquement. La tension qui l’habitait jusque-là semble s’évaporer. D’un geste souple, il décrit une large courbe avec son sabre et le met au fourreau avant de saluer son adversaire imaginaire. Il se tourne alors vers moi, le visage fermé.


— Je vous apporte votre thé, Toshi-San.

— Oh, merci, Emy-San.


Je souris en l’entendant utiliser mon surnom. Je dépose le plateau à sa place habituelle et me prépare à sortir quand un violent coup de tonnerre résonne.


— Il va pleuvoir. Laissons passer l’orage, dit-il en me retenant par la manche de mon yukata.


Je me retourne brusquement à son geste et sens glisser la petite boîte dans ma manche.


— Oh non !


J’essaie de la rattraper discrètement, mais Toshirô remarque mon geste.


— Serait-ce...


Je tends le bras au-dessus de ma tête en reculant pour l’empêcher de l’attraper. Trop tard. Me dominant d’une tête, Toshirô me plaque contre le mur et tente de m’arracher la boîte. Collée à lui, je sens son souffle sur ma gorge, la chaleur de son corps en sueur contre le mien. Je m’étire le plus possible pour mettre la boîte hors de sa portée. Mon cœur bat la chamade.


— Du chocolat ? me murmure-t-il à l’oreille.

— Vouii, avoué-je, vaincue.

— Pour moi ?

— Voui...


Sa main droite glisse le long de mon flanc, de ma poitrine et de mon bras. Je ne résiste pas et lui abandonne la petite boîte en signe de reddition. Sans s’en préoccuper, il colle son nez contre mon cou, me murmurant qu’il n’est pas convenable qu’une jeune femme retrouve un homme seul en yukata dans un dojo. Il en écarte les pans pour dévoiler ma poitrine. Encore une fois, je n’oppose aucune résistance. J’ai tellement rêvé de cet instant sans l’imaginer possible.


— Je... ne comptais pas rester.

— Ce serait dommage de partir maintenant, non ? Assieds-toi et dégustons ces chocolats.


D’une pression de la main, il me fait mettre à genoux en face de lui et il adopte la même position. Ses yeux sombres profondément ancrés dans les miens, il déballe d’une main la petite boîte et de l’autre me déleste de mon yukata, le laissant s’étaler autour de moi comme une fleur. À l’intérieur, quatre chocolats parfumés au Matcha.


— Des chocolats noirs ? Mes préférés.


Il en saisit un et le porte à sa bouche. Je ne peux pas m’empêcher de suivre la petite bouchée noire de la boîte à ses lèvres. Il ferme les yeux, prenant le temps de déguster la friandise. Puis, reposant son regard sur moi, il sourit, disant qu’il a envie de les déguster d’une autre façon.


Trois...


Il prend une bouchée entre ses doigts et la promène sur mes lèvres. Entre la chaleur de la journée, où il est resté enfermé dans mon sac, et celle du dojo, le chocolat commence à fondre. Une fine couche de chocolat recouvre ma bouche. Ses lèvres recouvrent les miennes. Il recommence, dégustant avec un plaisir qu’il ne me cache pas, mes lèvres chocolatées. Il dépose enfin le reste de la friandise sur ma langue puis s’empare de ma bouche, avec force mais sans violence. Tout comme le chocolat noir, je fonds sous l’assaut de ses baisers aussi fougueux qu’inattendus. Sa langue entame un ballet sensuel avec la mienne avant de se retirer. Je sens des fourmillements, prémices de plaisir, envahir mon bas-ventre.


Deux...


Il prend un nouveau chocolat qu’il promène maintenant le long de ma gorge, entre et sur mes seins. Encore plus fondant maintenant, il laisse une épaisse couche sur chacun de mes tétons avant de descendre sur mon ventre. Glissant ses genoux entre les miens, il laisse sa langue suivre les arabesques chocolatées dessinées sur ma peau, frissonnante de délice. Je m’enivre de son parfum et de l’arôme du chocolat alors qu’il me déguste lentement. Je laisse échapper des gémissements de plaisir tandis qu’il me tète et me mordille avec gourmandise. Les muscles de mon bas-ventre se contractent délicieusement alors que mon bassin ondule sur ses cuisses. Contre mon intimité, la sienne prend du volume et de la dureté. Le frottement du tissu rugueux de son Hakama sur mon abricot juteux augmente mon excitation. Tout en glissant un bras dans mon dos, il m’allonge sur le tatami pour poursuivre sa dégustation. Lentement, il s’approche de mon bas-ventre.


Un...


Il saisit le dernier chocolat. Je rougis en imaginant ce qu’il pourrait en faire. Il ne me déçoit pas. Me faisant plier et écarter les cuisses, il promène la dernière bouchée sur mon abricot. De nouveau je sens le chocolat se déposer sur ma peau, entre mes lèvres. Je lâche un cri de surprise alors qu’il fait glisser le chocolat entre mes lèvres humides. Je l’imagine se mélanger à mon jus sucré et s’écouler lentement. Quand je relève la tête, c’est pour voir Toshirô fondre sur mon intimité. Sa langue taquine mon bouton de plaisir enduit de son mélange chocolaté. Sa bouche aspire mes lèvres palpitantes. Sa langue se faufile dans mon antre, m’arrachant des cris de plaisir heureusement couverts par la pluie. Mon corps se cambre délicieusement sous les assauts linguaux de Toshirô, ses morsures délicates.

Il se redresse lentement, me laissant orpheline du plaisir qu’il vient de m’offrir. Lentement, trop lentement à mon goût, il défait la ceinture de son Hakama, offrant à mon regard son membre dressé. Il s’empare de mon bassin.


Zéro...


Il m’a définitivement conquise, corps et âme. Je ne m’appartiens plus. Je suis toute à lui. Il me pénètre lentement, profondément. Sur son visage s’étire un sourire conquérant quand je m’abandonne à lui. Nous sommes sur le point de jouir. Il me soulève pour me serrer contre lui et se déverser en moi dans un cri rauque, mêlé au tonnerre, complice de notre union.


Je me blottis contre lui, les larmes aux yeux. Ses bras protecteurs m’enlacent.


— Ce n’est pas convenable, Toshi.

— Et alors ? Attends le quatorze mars...

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