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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Je serai Président

Chapitre 2

Divers

II - LE MILITANT

Ma résolution est inébranlable, et ça me semble l’essentiel. Après tout, la politique est un métier dans lequel, lorsque les temps sont calmes, il suffit d’être patient pour réussir. Mitterrand a bien échoué en 1965 et 1974 avant d’être élu. Chirac a bien été battu en 1981 et 1988 avant de parvenir à la magistrature suprême. J’ai 25 ans, donc du temps devant moi, mais je ne veux pas arriver au pouvoir à soixante ans ou plus. Pour être en état d’en profiter au maximum, il me faut réussir avant quarante ans. Ce qui me laisse donc quinze ans pour gravir tous les échelons.

Première étape : prendre sa carte dans un parti de gouvernement, c’est à dire sur lequel je puisse compter pour me soutenir. Je me dis que je devrais avoir honte d’embrasser cette cause dans le seul but de me taper des nanas. Mais après tout, les autres visent le pouvoir pour le pouvoir, comme si c’était une fin. J’aurai au moins le bon goût d’en refaire un moyen, certes peut-être pas très moral mais bon... Et puis je l’ai dit, comme mon physique ne me permet pas de passer les sélections de l’?le de la Tentation, je n’ai plus trop le choix.

Un grand parti donc, qu’importent les idées. Un pile ou face décide entre la droite et la gauche. Voilà, le choix est fait, je serai de gauche. Après un rapide coup d’?il au bottin téléphonique, je prends ma voiture et je fonce au siège départemental de l’organisation. Sur la route, je réfléchis un peu à mon personnage. Je serai révolté par l’injustice, les inégalités, les flics neo-fascistes, les patrons profiteurs et les actionnaires fainéants...

Ca ne devrait pas être trop difficile! Je prépare même quelques phrases pour essayer de faire de l’effet dès le départ.

Le siège départemental est situé dans un grand building flambant neuf, très impressionnant. Mazette : même l’ascenseur parle ! Bon présage : s’ils ont assez de fric pour faire parler les ascenseurs, ils en auront pour financer des campagnes et des apparences. A l’arrivée, je me crois chez un sexologue : le plafond est immense, il y a des plantes vertes partout et, ce qui me plaît nettement plus, des secrétaire aux seins lourds et aux décolletés plongeants. Je sens un sourire gagner mon visage, je suis bien tombé.

— Bonjour,... Madame ? Mademoiselle ? Je souhaiterais savoir s’il est possible de rejoindre votre formation, lui dis-je en me fendant de mon plus beau sourire.

— C’est mademoiselle et oui, c’est possible. Les formulaires sont sur la table.

La voix est monocorde et elle ne m’a même pas fait l’aumône d’un regard. Là, j’en prends un coup et je vais m’asseoir tout penaud pour remplir leur fichu papier. Ca risque d’être un peu plus compliqué que prévu. Ils ne m’attendent pas comme le messie.

Alors, remplissons : je m’appelle Fred, j’ai vingt-cinq ans, je suis très motivé,... En face de la case sexe, je réfrène mon envie d’inscrire énorme, je doute que ce soit du plus bel effet. Un quart d’heure plus tard, j’ai terminé et je ramène la fiche au bureau. ’Oui, oui, on s’occupe de vous’ me jette la même secrétaire, du ton que prend un psy pour dire à son patient qu’oui, il est bien Jeanne d’Arc. Autant dire que la moutarde commence à me monter au nez, et que j’envisage sérieusement de me convertir aux vertus de l’actionnariat et du libéralisme social. Alors que je fais le piquet, deux hommes passent dans mon dos, l’air absorbé.

— On a un vrai problème, cet enfoiré a trouvé un argument qui tue. En plus, les journalistes sont en bas et ils attendent une réaction de votre part.

— Tu parles, qu’est ce que je peux répondre ? Ce con a raison quand il demande ce que le gouvernement fait pour la région alors que les impôts augmentent. Les gens ne sont pas sensibles à la nécessité de la politique culturelle, de la francophonie. Ils voient midi à leur porte. Ce qu’il me faudrait, c’est une bonne formule pas piquée des hannetons, mais je n’en trouve pas.

— Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays, dis-je l’air blasé.

On aurait juré que toutes les personnes présentes dans la pièce venaient de voir passer le billet gagnant du loto. Même les secrétaires, si dédaigneuses un instant plutôt, avaient tourné la tête vers moi.

— Mais c’est génial, c’est exactement ce qu’il me faut, exulta le plus âgé des deux. Merci beaucoup jeune homme !

— Merci, mais Kennedy l’a dit avant moi, fis-je modestement.

— Encore mieux ! C’est une figure reconnue par tous sur l’échiquier politique. Mais dites-moi, qui êtes vous ? Je ne vous ai encore jamais vu ici.

— Ce jeune homme est venu s’inscrire, intervint la secrétaire avec un zèle que je ne lui soupçonnais pas. Je m’occupe de sa carte en ce moment.

Pieux mensonge ! Je lui fis un clin d’oeil discret pour lui montrer que je n’étais pas dupe.

— Très bien, termina le gros homme. Quand vous aurez fini, montez dans mon bureau, j’aimerai bien avoir un esprit comme le vôtre dans mon équipe de campagne. Je suis sûr que nous nous entendrions bien, vous semblez plein de ressources...

Obséquieux comme un archevêque pédophile ! Décidément j’aurai un gros effort à faire sur moi-même pour supporter les politiciens. Et il fila vers l’ascenseur, suivi de son assistant qui m’enjoignait de ne surtout pas oublier de me pointer au bureau de Monsieur.

Pour l’heure, et c’était nettement plus intéressant, je faisais un tabac auprès des secrétaires et particulièrement avec celle qui ’s’occupait de moi’. Elle s’appelait Sonia, et elle était plus que consommable. Plutôt grande, assez typée Afrique du Nord, français châtié, poitrine imposante, taille assez fine, grands yeux marrons et cheveux défrisés et ramenés sur les épaules. Nous avons discuté un peu de tout, surtout d’elle, de ses études de droit et de son activité bénévole au parti. Une idéaliste, quoi ! Confuse de l’accueil qu’elle m’avait réservé, Sonia semblait mettre un point d’honneur à me donner la meilleure impression possible. Force est de constater qu’elle y parvenait très bien, avec des oeillades appuyées, des langues passées sur les lèvres, et des jambes croisées et recroisées sous sa jupe mi-longue. Une érection naissait dans mon pantalon, invisible heureusement grâce à un slip bien ajusté.

Après une heure comme ceci et un bref coup de téléphone, elle me dit qu’elle allait me conduire au bureau d’Albert, le conseiller régional et député européen que j’avais aperçu tout à l’heure. Naturellement, elle passa devant. Argh ! Pendant deux cents mètres, elle dandina son cul d’une façon suffisamment suggestive pour faire sauter au plafond un eunuque unijambiste. Son numéro était un véritable appel au viol, ou alors je ne m’y connaissais pas. Elle entra enfin dans un bureau, et je la suivais toujours quand sa main se plaqua sur ma bouche. ’M. Albert t’attend à quinze heures trente, et il n’est que vingt. Ca nous laisse un peu de temps pour autre chose, non ?’ Elle aurait dit texto ’baise-moi sur la table’ que ça n’aurait pas été plus clair.

Je commençais à la caresser dans le dos et aux hanches lorsqu’elle me rejeta assez brutalement. ’Pas le temps ! Tu a l’air très fort en politique et en rhétorique, mais là il faut agir’. Elle se jeta alors sur moi, descendit ma fermeture éclair et fit jaillir mon sexe qui avait déjà atteint des proportions forts respectables. Sans même se servir de ses mains, elle me goba d’un seul coup et referma ses lèvres. Sa langue commença un ballet endiablé tandis que sa tête montait et descendait le long de ma hampe. Je remarquai confusément qu’elle s’était déjà enfilé un doigt dans la chatte et que de l’autre main elle se malaxait les seins. Merde ! Moi qui aime les filles posées et réservées, le tempérament de la douce Sonia me laissait quelque peu pantois. C’était la première fois que je voyais une fille refuser des préliminaires. Mais j’aurais eu mauvaise grâce à me plaindre, tant elle se démenait sur mon membre tout en me jetant des regards noyés de bonheur. A croire qu’elle y prenait son pied !

Elle relâcha brièvement sa prise pour regarder l’horloge. Déjà vingt-cinq, et apparemment elle n’aimait pas être en retard. Elle pressa fermement sur mes épaules pour me faire allonger au sol. Puis elle s’accroupit au-dessus de mon sexe, jupe relevée, me prit dans sa main et le présenta à l’entrée de son vagin. Il faut croire qu’un scrupule l’envahit tout à coup puisqu’elle arrêta son geste pour aller attraper un préservatif dans son attaché-case (drôle d’endroit, mais bon !). Puis elle me l’enfila et recommença le processus, et cette fois-ci je sentis ses chairs tendres m’envelopper dans une chaleur délicieuse.

Et là j’ai dit stop. Je n’allais pas me faire baiser comme ça par une simple secrétaire-militante, moi qui voulait me faire respecter et affirmer mes prétentions pour le futur. En plus, j’ai toujours éprouvé des difficultés à me laisser dominer par mes petites amies. Ce n’est pas pour donner toutes les commandes à cette gamine qui d’ailleurs ne m’a quasiment rien dit d’autre dans cette pièce que des ordres. Profitant de mouvements qu’elle contrôlait assez mal, je la forçais insidieusement à quitter la position accroupie, qui lui permettait d’avoir la conduite des opérations, pour la position à genoux, où elle ne pouvait pas bouger vraiment. Mon bassin entra en action, et je me mis à la pistonner à grands coups de boutoir. 15h28. Il fallait faire vite, et je me dépensai sans modération, aidé par la clim qui séchait ma transpiration et me maintenait dans un état présentable. Je jouis très rapidement au fond d’elle, pas vraiment sûr qu’elle ait eu un orgasme mais la laissant en tous les cas en état de choc après la violence de mon assaut.

A quinze heures trente tapantes, je me présentai devant Albert, un des pontes du parti dans le département. Lorsque je sortis de son bureau après deux heures d’entretien, j’étais devenu son conseiller en communication. En traversant le hall d’entrée pour rentrer chez moi, je remarquai que le bureau de Sonia était vide. En revanche, ses deux collègues me saluèrent de la main, avec un sourire enjôleur et des yeux coquins. La façon dont elle prononcèrent ’Bonsoir M. Fred’ ne laissait aucun doute quant à leurs intentions.

Mais ce n’était que le début. Relativement encourageant, certes, j’étais passé du statut de sous-merde à celui de conseiller d’un eurodéputé en moins d’une journée. Mais la route jusqu’à l’Elysée était encore longue. Il restait pas mal de requins à écarter, et pas mal de petit(e)s poisson(e)s à appâter.


FRED

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    Lola
    par Anonyme
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