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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Je serai Président

Chapitre 3

Divers

III - LE CONSEILLER

J’ai abandonné mes études de psycho, je n’en vois plus l’intérêt. Le parti m’a signifié que mes activités de consultant méritaient, je cite, ’une rémunération en conséquence’. Soit près de 2000 euros par mois. Nous vivons une époque formidable. Rendez-vous compte : je ne génère absolument aucune richesse. Je ne travaille même pas pour le bien commun, puisque ma seule tâche est de donner une bonne image des hiérarques du parti. Et pourtant, celui-ci me salarie sur ses fonds propres, une jolie périphrase pour dire sur vos impôts. En plus, Albert me fait régulièrement passer quelques billets pour m’acheter costumes et smokings. Ca me change des jeans et des tee-shirts. Dans la rue, les passants me prennent pour un golden boy du Palais-Brognard (la Bourse) et les filles se retournent vivement sur mon chemin. C’est bonnard, ma stratégie marche.

Mais pour l’heure, qu’est-ce que je me fais chier ! Une bande de théâtre de banlieue a cru bon d’inviter Albert et son équipe à la première représentation de ’Andromaque dans la cité des Poiriers’, librement adapté de la pièce de Jean Racine. A mon humble avis, ça relève plus d’une cour d’assises que de la Comédie-Française... Quel assassinat ! Le texte n’est pas su, la mise en scène fait pitié, et comble de tout, le jeune qui joue Pyrrhus ne manque pas une occasion de mettre la main au cul de la gamine qui fait Hermyone. Alors qu’il n’arrête pas de lui dire qu’elle ne l’intéresse pas ! Je lui octroie quand même des circonstances atténuantes, c’est vrai qu’elle est plutôt excitante. Mais pas de quoi meubler une représentation de deux heures trente.

Enfin, c’est terminé. Heureusement que la pièce était jouée en plein air, ça m’a permis de mettre mes lunettes de soleil et de piquer discrètement un petit roupillon. Je vois Albert en train de féliciter le metteur en scène pour son travail, malgré l’absence de moyens. Lacune qu’il s’empresse d’ailleurs de combler en annonçant haut et fort qu’il va faire débloquer une subvention de 4000 euros, sous les vivats de la troupe. Toute cette hypocrisie me donne la nausée, à moins que ce ne soit les vapeurs de haschich qu’on fumait deux rangs derrière moi.

— Fred, que dîtes-vous de cette magnifique performance à laquelle nous venons d’assister ? me demande François à brûle-pourpoint, l’air onctueux et assez fort pour que tout le monde l’entende.

— Je pense que l’art et la culture sont les meilleures réponses à apporter à l’injustice sociale dont souffrent tous ces malheureux. De plus, ils jettent un pont entre le patrimoine classique et la créativité moderne, ce qui est loin d’être négligeable. En fait, nous avons eu devant nous la nouvelle identité française, et je suggèrerais même à M. le député d’augmenter de 1000 euros la somme qu’il vient d’allouer.

Eh oui, j’ai rapidement acquis une capacité de faux-cul à faire pâlir d’envie n’importe quel avocat d’affaires. Et puis j’ai bien vite compris que les budgets étaient élastiques. Mieux vaut se concilier des électeurs et de futurs soutiens que suer sang et eau devant les nécessités budgétaires. Ca, c’est le job des ministres. Celui des politiques locaux est de promettre, et d’accuser l’opposition de traîner les pieds.

— Mon conseiller a raison, embraye Albert. Vous aurez donc 5000 euros.

J’ai presque envie de vomir tellement je me suis renié. Cette sensation s’apaise quand Hermyone, depuis la scène, m’envoie un clin d’?il plein de remerciements et de promesses. Il faudra que je revienne dans ce quartier après tout. Je ne rechignerais pas si cette fille venait sauvagement m’agresser avec ses copines.

En attendant, la matinée est cramée et il faut que je fignole le discours d’Albert pour ce soir. Retour au siège départemental. On m’a donné un bureau grande classe. L’avantage : il est spacieux et confortable. L’inconvénient : je le partage avec François. Celui-là, je ne peux décidément pas le blairer. Il est encore plus faux-cul que moi, et me l’a d’ailleurs avoué sans détour. ’Tu sais, m’a-t-il confié un jour, nous sommes tous là pour la même raison : arriver au pouvoir et laisser notre nom dans l’histoire. Ne crois pas que je te laisserai m’écarter comme ça de la succession d’Albert !’ Mais quel crétin ! Toute son ambition se limite au Parlement de Strasbourg, ce n’est pas avec ça que les écoliers apprendront sa vie dans vingt ans ! Enfin, autant le laisser divaguer, j’arriverai bien à le planter un jour ou l’autre.

Comme je ne peux plus sentir François, j’ai trouvé une solution de rechange. Il y a un bureau de trop dans le hall des secrétaires. Ca me permet de m’y installer, de faire mon trou. J’y satisfais deux objectifs. Le premier, c’est qu’au bout de quinze jours, je connaissais tous les membres de la fédération. Ca peut aider pour plus tard. Et puis il faut voir l’air des vieux agriculteurs de 70 ans quand un bonhomme encravaté vient leur serrer la main. Je les aime bien, ce sont des purs qui croient à leurs idées, bien loin des manoeuvres des étages supérieurs.

Le second objectif satisfait, ben vous avez déjà deviné : c’est que je peux lier connaissance avec les secrétaires. Toutes les trois sont étudiantes et viennent ici faire du militantisme bénévole. C’est beau, l’esprit d’abnégation ! Je connaissais déjà intimement Sonia, qui m’avait si bien accueilli lors de mon arrivée. Cependant, elle était en ce moment à la faculté pour ses partiels. Comme Aurélie, d’ailleurs, une fille pleine de classe avec ses longs cheveux auburn et ses yeux en amande. C’était dur d’être étudiant, je le réalisais d’autant plus que mon boulot à moi était on ne peut plus pépère. J’étais donc seul dans la pièce avec Gladys, qui occupait le bureau en face du mien.

Intéressante, cette poulette. Elle devait faire dans les un mètre soixante-cinq, cheveux assez courts et très noirs, et surtout des yeux bleus profonds et espiègles qui attiraient immédiatement la sympathie. Elle était inscrite en maîtrise de biologie et pouvait donc se permettre de venir au parti, ses examens s’étant déroulés un mois avant ceux de ses collègues. Elle ne semblait pas vraiment concentrée sur son boulot. Nous passions généralement notre temps à nous balancer des blagues plus ou moins salaces. Ca entretient la bonne humeur et les érections passagères.

— Tiens, me fait Gladys, j’en ai une bien bonne à te raconter. Tu connais la différence entre un moustique et une femme ? Tu n’es pas obligé de caresser la tête du moustique quand il te suce.

— Je m’esclaffe. Elle est bien en effet, mais personnellement je vois ça plus comme un plaisir que comme une obligation. Tu ne penses pas ?

La réplique eut le don de faire rougir ma collègue. Bizarre ! Elle raconte des histoires en dessous de la ceinture, elle a été la première - et la seule - secrétaire à me tutoyer, et elle se ferme comme une huître dès que la conversation devient plus personnelle. Sa respiration s’était même accélérée sous son petit chemisier blanc. Puis il y eut un éclair. Le coup de foudre ? Non, son écran qui venait de brutalement s’éteindre.

-Attends, je vais aller jeter un coup d’oeil dans les prises. Ce doit être un court-jus.

Sempiternelle aspiration des hommes à jouer les héros en toutes circonstances. Je me faufilai sous son bureau et je m’aperçu que le câble d’alimentation du moniteur avait été proprement débranché. Etrange ! Il aurait presque fallu le faire exprès pour...

— Tu le trouves ? me lança-t-elle d’une voix plus traînante que nécessaire.

Ma réponse mourut dans ma gorge. Gladys avait fait pivoter sa chaise pour que ma tête se trouve juste en face de sa petite jupe noire. Elle ne portait ni bas, ni collants, et je ne pus résister à l’envie de toucher délicatement ses jambes. En cas de méprise -bien improbable- de ma part, j’aurais toujours pu dire que c’était par accident.

Précaution inutile, je ne m’étais pas trompé. La jambe de Gladys se frottait à ma main de plus en plus ostensiblement. Mon désir s’éveillait peu à peu, et des images de films sur les amour de bureau me trottaient dans la tête. J’étais tellement dans mes pensées que je sentis plus que je ne vis les deux jambes qui s’écartaient .Quelle éblouissante salope ! Elle n’avait même pas mis de culotte. Mon nez se trouvait à 10 cm de sa vulve. Popaul était en train de se redresser lentement, cette seule vision mis un tigre dans son moteur et il fut au garde-à-vous en deux secondes.

— Il y a un problème dans la machine ? s’enquit-elle d’une voix faussement naïve.

Tu parles ! Mon cerveau était la seule machine qui risquait la surchauffe en cet instant précis. Je continuais à lui caresser les jambes langoureusement, malgré le peu d’espace dont je disposais. Puis mes doigts remontèrent lentement tout en évitant soigneusement son pubis. Sa respiration se fit oppressée, son clitoris émergeait peu à peu. Moi, je faisais toujours courir mes mains sur l’intérieur de ses cuisses. Mon petit jeu dura plus que de raison, cinq à dix minutes si je me souviens bien. Mais elle ne s’ennuyait pas, attendant le moment d’abord avec agacement, puis impatience, et enfin avec des supplications à mon égard. Elle était tellement excitée que mon simple souffle, convenablement dirigé, suffisait à lui arracher des gémissements.

Finalement, mes doigts se posèrent sur son sexe. Inondé comme Vaison-la-Romaine en 1992. Ma préparation avait bien porté ses fruits. Je titillais avec délicatesse ses lèvres et son clito en écartant les poils autant que possible. Ma langue vint rejoindre mes doigts, léchouillant les parties les plus intimes de son anatomie. Un goût très peu marqué, ma Gladys, on croirait une fontaine d’eau minérale ! A un moment, je réussis à apercevoir son visage visiblement tiraillé entre deux sentiments, le plaisir de mes caresses d’un côté et la crainte d’ameuter les permanents du parti de l’autre. Penser à cette contradiction me fis sourire. Elle avait lancé le jeu, à elle d’en assumer maintenant les conséquences. Je poussais même le vice à introduire millimètre par millimètre mon index dans son vagin, en imaginant la contraction de son visage à ce moment-là. Par moment, je me dis que je dois être un peu sadique.

Mais bon, il fallait terminer la récréation, j’avais toujours ce satané discours à terminer. Je décidai d’accélérer la cadence de mon index et le ballet de ma langue pour le feu d’artifice final. Pas question d’aller plus loin pour le moment, je travaille mal quand je sors d’une relation sexuelle.

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— Oh, M. Fred, comme vous êtes doué !

Drôle d’endroit pour revenir au vouvoiement, mais bon. Les femmes sont un des plus grands mystères de l’univers. La respiration de Gladys atteignit son paroxysme, elle bougea sur sa chaise, je sentis les muscles de son vagin se contracter et... Je pris tout dans la figure ! Avis à ceux qui pensent que l’éjaculation féminine est un mythe, cette jeune femme est la preuve vivante que non. J’allais me redresser pour lui faire la remarque et l’embrasser, lorsque j’entendis une porte s’ouvrir et une voix onctueuse emplir la pièce silencieuse. Cet abruti de François ! La position était fort peu avantageuse pour moi, aussi je choisis de rester sous le bureau en priant. D’abord, pour que Gladys ne me trahisse pas. Ensuite, pour qu’elle joue la comédie un peu mieux que les ratés de banlieue de ce matin. Enfin, pour que l’autre tache ne se déplace pas en parlant, ce qui m’aurais mis à découvert.

— Gladys, vous êtes toute rouge. Vous avez un problème ?

— Non, M. François, j’ai un peu chaud, c’est tout. Je dois couver quelque chose.

— C’est ce qu’on dit, hein. Je suis prêt à parier que c’est ma simple présence qui vous met dans cet état !

Et il est modeste, avec ça ! On se demande pourquoi les Français haïssent leurs hommes politiques...

— Vous voulez quelque chose de particulier ? répondit Gladys sur un ton sec. Je dus étouffer un fou-rire, vu la façon dont elle l’avait remis à sa place.

— Oui, appelez moi le siège régional !

— Le... Mais pourquoi donc, M. François ?

Le ton avait changé, il était devenu celui d’une militante ferme et décidée, prête à obéir. Si l’autre con avait moins roulé des mécaniques et insisté sur son rôle dans l’appareil local, nul doute qu’elle aurait fini dans son lit. Après tout, le tiers des femmes communistes des années 80 trouvaient Georges Marchais très séduisant. C’est le genre de statistiques qui vous ouvre des horizons...

— Albert vient d’avoir un accident cardiaque. Rien de grave, rassurez-vous, mais il ne pourra pas être présent au meeting de ce soir. Je vais demander au Premier Secrétaire régional l’autorisation de le remplacer. Ah, autre chose : n’informez pas Fred de cet appel, je ne voudrais pas qu’il vienne tout gâcher ! Et il retourna dans son bureau.

J’aurais préféré avoir le doigt sur une gâchette plutôt que dans la chatte de Gladys ! Cet enfant de salaud essayait de me doubler. Un de ces jours, on allait le retrouver pendu à ses intestins, s’il le prenait comme ça. ’Tu as entendu ?’, me lança ma douce. Je dodelinais de la tête, échafaudant mon plan. En toutes choses, mieux vaut s’adresser au bon Dieu plutôt qu’à ses saints. Et devant le fait accompli, les refus sont en général beaucoup plus efficaces.

— Gladys, le numéro de fax du Premier Secrétaire National, s’il vous plaît, fis-je en émergeant de sous son bureau.

— Le Premier... Bien, M. Fred ! répondit-elle en se rajustant.

Retour du Monsieur Fred. La scène était quelque peu surréaliste. Elle consultait sa base de données tout en s’essuyant le sexe avec un mouchoir.

— Le voilà, mais qu’est-ce que vous allez en faire ? Et est-ce que vous voulez que j’obéisse à M. François ?

- Tu es une bonne secrétaire, Gladys, donc tu vas faire ce qu’il t’a dit, mais tu vas attendre une bonne heure pour cela !

Pendant ce temps, je tapais rapidement mon fax aux instances nationales. Je les informais de l’accident d’Albert, je prétendais que François (qu’ils connaissaient depuis plus longtemps) était introuvable, je soulignais qu’ayant écrit le discours j’étais le mieux placé pour le lire. Le ’Je ne vois pas d’autre solution, sinon l’annulation du meeting’ à la fin du fax, juste au-dessus de mon numéro de portable, était du plus bel effet. Gladys fit partir le fax immédiatement, pendant que je téléphonais à l’hôpital m’enquérir de l’état de santé d’Albert (je m’en foutais un peu, mais il fallait bien expliquer la façon dont j’avais appris la nouvelle).

En moins d’une demi-heure, le discours était bouclé. Pas aussi fignolé que ce qu’Albert demandait habituellement, mais contrairement à lui j’étais assez doué pour l’improvisation. C’était désormais du tout bon. Soit le haut-commandement disait oui, et c’était mon heure de gloire. Soit il disait non, et François allait se planter comme une merde devant tous les journalistes en lisant un discours qui ne lui allait pas du tout. Une seule condition à cela : il me fallait disparaître avec les feuillets jusqu’au début de la soirée.

— Gladys, il est 16 heures, ça te dirait d’aller faire un tour en voiture ?

— Avec plaisir. J’ai fini, je viens de passer le siège régional à M. François.

Je souris intérieurement. C’était trop peu, trop tard. J’embarquai Gladys pour une virée.

— Dis, me dit-elle au bout de quelques kilomètres, tu es vraiment doué !

— Merci. Mais en politique, il suffit de faire ce que l’on croit juste.

Je me dis qu’au même instant une nomination pour l’Oscar de l’hypocrisie devait être arrivé dans ma boîte aux lettres.

— Mais je ne parlais pas que de la politique, fit-elle avec un sourire coquin. Une main progressait à chaque syllabe vers ma braguette.

— Non, Gladys, pas maintenant ! Je dois être combatif pour le discours de ce soir.

Mais elle s’en moquait comme de son premier patin. Elle avait déjà sorti mon sexe de mon pantalon, commençant ses va-et-vient de la main. D’ailleurs, ma conduite s’en ressentait dangereusement. C’est alors que j’eus l’idée qui tue.

— Gladys, pour le parti ! Si je suis mauvais et que la presse nous descend, ça peut nous coûter les élections et aggraver l’injustice dont souffre les habitants de ce pays.

La formule incantatoire eut les effets escomptés, Gladys avait l’air terrifié d’un enfant qui avait manqué d’incendier la maison familiale.

— Je suis désolé, M. Fred, je vous demande pardon ! Quelle idiote, quelle égoïste je suis ! Alors que l’Etat a tellement besoin de nous !

Bon, il ne fallait pas exagérer non plus, la France s’en serait remise. Je rassurais Gladys en lui certifiant que rien de grave ne s’était produit, et qu’elle pourrait reprendre son petit manège après le meeting si cela lui chantait.

Le temps avait passé plutôt vite, et nous sommes arrivés au meeting une demi-heure avant qu’il ne commence. Les organisateurs semblaient paniqués, aucun orateur n’était disponible. ’Albert à l’hosto, François introuvable... Merde ! On est dans la panade !’, me jeta le responsable que je ne connaissais que de vue. Je me proposai pour m’adresser à la salle, ce qui provoqua chez lui un rire nerveux.

— Pourquoi vous ? Je ne vous connais pas ! Et je n’ai aucune garantie.

— Oui, mais c’est moi qui ai le discours avec moi ! fis-je en brandissant les feuillets.

— C’est même lui qui l’a écrit ! renchérit Gladys.

— Il aurait pu inventer la langue française que je m’en foutrais tout pareil ! Sans l’accord d’un responsable régional, il ne montera pas sur le podium !

J’étais catastrophé. A cause d’un personnage obtus, le meeting allait être un fiasco. Je ne serais certes pas en première ligne, mais ça n’aiderait pas à renforcer la crédibilité du parti dans l’opinion. A côté de moi, Gladys semblait prête à se pendre. H moins vingt minutes, moins quinze minutes... La salle se remplissait peu à peu. Moins dix minutes. L’organisateur était blanc comme un linge. Moins cinq minutes. La foule commence à taper des mains, réclame l’orateur qui va la transporter. Moins trois minutes. L’organisateur monte sur le podium pour annuler, le public pensant qu’il vient annoncer les festivités lui fait un triomphe.

Le micro est ouvert, l’homme se prépare à parler dans un silence de cathédrale... Et mon mobile sonne. C’est Paris qui donne son feu vert pour l’intervention ’du dénommé Fred’, tardivement car ils on dû outrepasser les réticences de la fédération régionale. Gladys a tout entendu, elle se jette sur l’organisateur et, d’une force surprenante pour sa petite taille, lui administre un placage de rugby et le projette hors de la scène. Le régisseur a compris lui aussi. Il lance la musique d’ambiance, et l’éclairagiste branche les projecteurs sur moi. Je commence : ’Camarades, je vais vous parler de la voix de la sincérité, et de la voix de la gravité. Car il ne s’agit plus d’opposer de molles dénégations aux propositions de nos opposants, vendus comme nous le savons tous aux dangereuses sirènes du patronat et du mondialisme libéral. Aujourd’hui, la France compte sur nous... Non, elle compte sur vous !...’

’... Fred, comme l’appellent les militants de gauche, a fait un triomphe dans une salle bondée. Fustigeant l’attitude de ses adversaires de l’opposition, il s’est lancé dans un plaidoyer passionné contre les injustices et les inégalités. Jaurès, Mendés, Danton ont été convoqués pour illustrer son propos. La foule, qui l’a écouté religieusement pendant plus de deux heures, l’a ovationné à la sortie. Au QG parisien, on chuchote déjà que le jeune homme pourrait être investi lors des prochains scrutins locaux en remplacement de l’actuel élu, opéré du c?ur cette nuit. Il est rare en tous les cas qu’un discours de province ait un tel retentissement au niveau national. Fin du flash d’information...’

Le bruit de ma braguette qui venait de craquer m’empêcha de reconnaître la chanson douce qui suivit. Gladys venait tout simplement de la craquer et s’activait sur ma hampe comme si sa vie en dépendait. Après quelques coups de langue sur mes bourses, elle serra ses lèvres juste au-dessous de mon gland et se mit à le laper avec frénésie. Sa main droite, qui montait et descendait sans cesse sur la partie inférieure de popaul m’amena presque trop rapidement au septième ciel. J’éjaculais dans l’extase, dans un petit rire provoqué par la mine déconfite de François qui s’était pointé cinq minutes après le début de mon discours. Inutile de partager cette vision comique avec ma compagne. De toutes façons, en ce moment, elle souriait déjà, me regardant avec un mélange d’amour, de complicité et d’idolâtrie, du sperme ruisselant le long de ses cheveux noirs.


FRED

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