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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Je serai Président

Chapitre 4

Divers
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EN CAMPAGNE


? La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l?esprit humain ? (Voltaire)

Décidément, ce meeting aura été une merveilleuse opportunité. Je ne cesse pas d?en retirer les dividendes. On m?a autorisé à m?installer dans le bureau d?Albert, à l?hôpital pendant encore un bon bout de temps. Ce qui fait que je n?ai plus à supporter la présence de François en face de moi. Avantage : il me donnait des boutons qui commencent à disparaître. Inconvénient : ne le voyant plus, je ne fais plus d?économies de laxatif.

Je côtoie de moins en moins mes ? amies ? les secrétaires. Avec un peu de tristesse, d?ailleurs? Gladys me couve du regard chaque fois que je passe dans le hall. Sonia n?a pas laissé tomber ses airs de tigresse, ce qui m?asticote un petit peu.

En revanche, je ne regrette pas vraiment de mettre de l?espace entre la troisième secrétaire, Aurélie, et moi. Ce n?est pas qu?elle soit désagréable, au contraire? Grande, majestueuse avec de longs cheveux lisses et des tenues strictes. Mais elle me met profondément mal à l?aise lors de nos discussions. Orpheline, enfant de la DDASS, elle trime pour payer ses études et trouve encore le temps de faire du bénévolat pour le parti. Aurélie est convaincue qu?il y a des choses à changer dans nos institutions, et en entendant son histoire il est difficile de lui donner tort. Elle est de loin celle que je respecte le plus dans le bâtiment, celle qui me persuade peu à peu qu?il peut y avoir une noblesse dans l?engagement politique. Il était temps de s?en éloigner, j?en avais presque du mal à me regarder dans une glace.

Aurélie a quand même eu une mauvaise influence sur moi. J?ai commencé à travailler ! Inconcevable pour celui qui j?étais il y a tout juste un mois. Deux jours après qu?elle m?ait parlé de la situation de sa grand-mère, j?ai obtenu de mes ? amis ? une revalorisation de 50? de l?Allocation Départementale Vieillesse. Il m?arrive même de rester tard le soir pour boucler des dossiers en retard. Je change, ça me plaît et ça m?inquiète.

Justement, une de ces fameuses soirées, je pensais être le dernier à quitter le bâtiment. Il était quand même 22 heures ! Je m?apprêtais à sortir lorsque de légers bruits émanèrent du local mitoyen du hall d?entrée. Ca aurait pu être le veilleur de nuit? Sauf que nous n?avons pas de veilleur de nuit ! Clairement, ça ne pouvait être qu?un voleur ou à tout le moins un intrus. Réduisons les risques : d?abord appeler la police, elle serait là dans une trentaine de minutes. Maintenant, il me fallait intervenir pour défendre mon outil de travail et, accessoirement, avoir ma photo dans le journal. Armé d?un parapluie effilé (on fait ce qu?on peut), je calmais les battements de mon c?ur et comptais en silence? 1, 2, et 3 ! Un grand coup de pied façon Bruce Lee et la petite porte explose. Ma silhouette belliqueuse s?encadre à contre-jour dans l?embrasure, pour découvrir? Sonia en train de doigter Gladys !

La situation est quelque peu gênante. Gladys, allongée à même le sol, s?est redressée sur ses coudes et me regarde avec un air ahuri, incapable d?émettre la moindre parole. Quant à Sonia, à genoux entre les jambes de sa compagne, elle a l?index gauche dans l?intimité de sa collègue et le majeur droit dans la sienne. Elle aussi me regarde fixement, mais avec un air nettement plus provocateur. Sans un mot. Ce serait dommage pour Gladys qu?elle ait subitement perdu sa langue ! Quant à moi, bien campé sur mes jambes et le parapluie prêt à frapper, hé bien j?ai légèrement l?air d?un con.

— Les filles, c?est pas trop le moment ni le lieu pour les galipettes !

Gladys ne peut que bredouiller :

— Ben, heu, M. Fred, c?est-à-dire que, voyez-vous?

— Vous nous rejoignez ? lance Sonia avec un calme olympien.

Quelle sublime manipulatrice ! elle essaye de renverser la gêne et de me déstabiliser. Ca marche surtout sur Gladys dont le visage a pris une teinte écarlate à faire pâlir d?envie n?importe quel homard.

— Non, je vais d?abord rappeler la police pour qu?ils annulent leur intervention. En fait d?article dans le journal, je me passerais bien de celui-là !

Le fonctionnaire au bout du fil gobe facilement mon histoire de chat du concierge coincé dans un bureau. C?est une bonne chose de faite ! Mais je suis malgré tout sous le choc. Après les performances dont toutes les deux m?avaient gratifié dans le passé, je n?aurais jamais imaginé une seule seconde qu?elles puissent s?adonner à des ébats saphiques. ? Toute femme varie ?, dis-je résigné en espérant que François Ier me pardonnerait cette paraphrase. J?en étais là de mes réflexions lorsque je me rendis compte que les gémissements avaient repris. En tous les cas, elles n?étaient pas gonflées !

Je retournais discrètement dans la pièce pour constater que la position avait changé. Sonia était à plat dos et Gladys était à genoux au-dessus de sa bouche, ses lèvres sur ses lèvres. Toutes deux ne pouvaient me voir, tandis que je distinguais nettement la langue de Sonia à l?ouvrage. On peut dire sans mentir que la beurette y mettait de l?enthousiasme Elle tournait, pressait, suçait, léchait, introduisait légèrement? Dans le même temps, sa main agaçait un sein. Gladys avait manifestement quitté ce monde : elle avait du mal à trouver sa respiration, son corps était agité de soubresauts et elle ouvrait la bouche tel un poisson hors de l?eau à la recherche d?oxygène. Ses réactions étaient beaucoup plus désordonnées que pendant mon passage sous son bureau, elle semblait y prendre beaucoup plus de plaisir, et j?en fus rétrospectivement jaloux. Dans l?exercice buccal, j?étais loin d?être numéro un.

En revanche, Sonia paraissait recueillir les fruits d?un long entraînement. Elle avait abandonné les petits seins de Gladys et ses doigts tournaient maintenant autour de l?anus de sa partenaire, y ramenant de la mouille depuis son minou. Puis, sans autre forme de procès, elle enfonça deux doigts dans le fondement de Gladys qui gémit de plus belle. Sonia faisait preuve d?une abnégation sans borne, se concentrant sur la jouissance de sa partenaire. J?étais admiratif du travail de cette Agapée (NB : en psychanalyse, Agapée représente le plaisir de donner, par opposition à Eros qui est le plaisir de prendre).

Sous le coup d?un orgasme, le corps de Gladys s?arqua plus que je ne l?aurais cru possible. Je constatais furtivement que la seconde main de Sonia s?activait en même temps sur le clitoris de la bienheureuse, qui en fait ne connaissait pas de répit. Mais le mouvement de la colonne vertébrale de Gladys avait été si important que, la tête en bas, elle m?avait aperçu. Et elle recommençait à rougir, ce que l?autre secrétaire interpréta immédiatement.

— Alors, Fred, tu nous rejoins, oui ou non ?

Certes, ce petit spectacle m?avait pas mal mis en forme. Mais d?un autre côté, la gêne de Gladys était telle que je répugnais à venir la déranger. Elle semblait mourir de honte et me suppliait des yeux de refuser et de partir. Dans un autre genre, Sonia me dévisageait jambes écartées en se caressant le sexe et en masturbant doucement son clitoris. J?étais dans une situation bien délicate quand le téléphone eut la bonne idée de sonner. J?allais répondre avec une telle hâte que ma tentatrice me jeta un sourire moqueur et condescendant.

— Secrétariat départemental, bonjour. Vous savez qu?il est un peu tard, et vous avez de la chance de?

— Ici la commission nationale des investitures. Je voudrais parler à Fred, me coupa une voix féminine au bout du fil.

J?en étais estomaqué. Mais qu?est-ce qu?ils me voulaient, en plus à cette heure-ci ? Avec la petite séance impromptue de tout à l?heure, ça faisait beaucoup d?émotions coup sur coup.

— C?est lui-même. Que puis-je faire pour vous ?

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— Vous pouvez être à Paris demain à midi. Nous vous proposons une place dans la liste de nos candidats aux prochaines élections européennes.

Un ange passa, en portant le drapeau de la victoire.

— Oui, oui, j?y serai. Au siège national je suppose ? Très b?

Un cri venu de la pièce voisine arrêta ma phrase. Impossible que ma correspondante ne l?ait pas entendu ! En me penchant un peu, je constatais que Sonia s?était munie d?un gode ceinture et pénétrait une Gladys extatique. Quelle santé !

— Que se passe-t-il ?

— Rien, une agression en bas de la rue. Je vous quitte, je vais intervenir.

Mon interlocutrice émit un léger bruit qu?on aurait pu traduire par un ? tu te foutrais pas de ma gueule, par hasard ? ?, mais elle préféra raccrocher sans pousser plus loin. Je n?avais menti qu?à moitié : ce n?était pas une agression, mais j?allais effectivement intervenir, et d?autant plus facilement que la position des deux filles me le permettait. Gladys chevauchait Sonia en lui faisant face. Cette dernière me vit approcher le sexe à la main et pénétra immédiatement mes intentions. L?air de ne pas y toucher, elle écarta fermement les fesses de sa collègue qui ne se doutait de rien. Son anus m?apparut, luisant du traitement qu?il avait subi tout à l?heure.

Inutile de faire des chichis. Je présentai mon engin à l?entrée de l?anus de Gladys, et je poussai fortement, profitant d?un arrêt des mouvements de Sonia. Gladys comprit, mais un peu tard. Elle aspira une grande goulée d?air et, une seconde plus tard, mon pénis dans son rectum. Comme c?était serré, j?ai cru en défaillir ! Et j?étais loin de ma partenaire, au bord de la crise cardiaque sous le regard pervers et satisfait de Sonia. J?ai résolu d?expédier rapidement l?affaire, ne sachant depuis combien de temps ces deux nymphes étaient à l??uvre. Et puis je devrais me lever tôt le lendemain matin. Luisant de transpiration, sentant la sève monter de mes reins, je ne fis rien pour la retenir. Se répandre dans les intestins de Gladys, quel bonheur ! (Son test était négatif comme le mien, ça autorisait les fantaisies).

Je me retirai, me rajustai et souhaitai une bonne nuit à mes deux compagnes de débauche. Vu que Sonia continuait son ?uvre comme si de rien n?était, la nuit promettait en effet ! La pauvre Gladys n?en avait pas fini !

Je repensais encore à la scène dans le TGV qui m?emportait vers Paris. Qui l?eût cru ? Je ne suis pas expert en la matière, loin s?en faut, mais j?ai l?impression que 2000 ans de civilisation judéo-chrétienne ont enfoncé le tabou gay beaucoup plus profondément que le tabou lesbien. Question de fierté, de morale ou physique, je n?en sais foutre rien. Il est midi moins dix quand j?arrive au siège national, on me conduit immédiatement au bureau des investitures dans lequel m?accueille une jeune femme.


— Fred, je présume ? Bonjour, je suis Nathalie, je vous ai appelé hier !

— Ravi de vous rencontrer !

Et c?était peu de le dire. La douce Nathalie aurait eu sa place sur les podiums bien plus que dans les organisations politiques ! Toute de blanc vêtue dans son tailleur strict, ses yeux verts éclataient comme deux émeraudes dans son visage halé. Quant à ses cheveux blonds descendant aux oreilles, ils lui donnaient un air de lycéenne ingénue.

— Inutile de rêver, vous ne me sauterez pas !

— Quoi ! Mais enfin je n?ai jamais voulu?

— Mais si, vous voulez. Tous les hommes veulent. C?est parce que je l?ai compris que je suis à ce poste à moins de trente ans.

J?hallucine ! Elle est en train de me parler de la promotion canapé. Finalement, ce n?était pas si illogique. L?ancien chauffeur d?un Président avait bien parlé d?un parti qui devenait de temps à autres un ? baisodrome ? (NB : si vous ignorez cette histoire? Soyez fidèle à Thierry Ardisson le samedi soir sur France 2 !)

— Soit. Mais ce n?est pas le sujet ! Vous ne m?avez pas fait venir pour ça !

— En effet ! J?ai remarqué vos discours et votre travail dans votre département. Vous avez de l?étoffe. Je vous offre une place éligible sur notre liste aux européennes.

La proposition était tentante, cela aurait été mon premier mandat. De plus, le scrutin de liste me garantissait la victoire sans coup férir et une bonne médiatisation : le début d?une carrière nationale. D?un autre côté, je n?avais pas l?intention d?aller moisir cinq ans à Strasbourg, dans un Europarlement nanti d?à peu près autant de pouvoir que Louis XVI sous la Révolution, et qui intéressait 4 personnes maximum dans le pays.

— On va faire un marché. Donnez moi une place, mais en position non éligible. Mais soutenez-moi financièrement et médiatiquement dans la campagne ! Je veux être porte-parole, en quelque sorte?

La belle Nathalie était apparemment surprise.

— Vous êtes bien le premier à refuser? D?accord ! Un autre sera ravi de trouver cette planque. Je vous approuve. Fred !, me lança-t-elle alors que je quittais la pièce. Vous allez me permettre de me faire bien voir. Ca mérite une récompense !

Et elle me mit la main au panier. Comme ça, directement, et en me regardant bien dans les yeux. Puis elle massa doucement par-dessus l?étoffe. Quelle attaque perfide !

— Intéressé ?

Comment dire non ? Elle tomba à genoux et libéra mon sexe qui palpitait devant tant de promesses. Elle fit un anneau avec le pouce et l?index, me masturba légèrement et donna quelques coups de langue sur mon gland turgescent. La politique me plaisait de plus en plus. Elle enserra de ses lèvres les premiers centimètres de mon sexe, et d?un seul coup? Se releva et se rajusta !

— C?est tout. La suite au prochain numéro, en cas de succès évidemment !

Je l?aurais tuée ! Une manipulatrice comme ça, on n?en rencontre pas tous les jours. Mais après tout, elle était pour l?instant maîtresse du jeu.

— On se reverra, je n?en doute pas ! Mais cette fois, les rôles seront inversés ! Au revoir, Mademoiselle, dis-je en insistant plus que nécessaire sur le Mademoiselle.

— Mais je l?espère bien. A plus tard, mon petit chou !

Je détestais sa façon de me traiter comme un gamin. Mais cela me sortit bien vite de la tête. Pendant trois mois, j?enchaînais meetings, discours, communiqués, et débats. Le téléspectateur lambda me reconnaissait désormais à la télévision, et j?eus même droit deux fois au vingt heures. Il n?empêche que le parti s?est pris un pion. Mais un joli ! D?une telle force que la place en or que j?avais refusée n?était pas qualificative pour l?Europarlement. Il devait y en avoir un qui avait les boules.

En revanche, un sondage dans un grand quotidien me donnait cinquième dans le classement des hommes politiques les plus appréciés. Je commençais à apprécier ce que je faisais? De payé à ne rien faire, je versais maintenant moi aussi dans le quasi-bénévolat. Il y avait toujours des trucs qui me paraissaient débiles, mais je me disais que la politique pouvait servir d?autres objectifs que la drague facile? A presque trente ans, serais-je en train d?acquérir une conscience ?


FRED

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