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Sex Machine ou l'expérience interdite d'Eugénie Pakhanon ...

Chapitre 2

L'expérience interdite ...

Erotique

Pour sa première nuit de sa nouvelle vie de retraitée, Eugénie n’a pas très bien dormi. Elle ne sait pas si c’est l’excès de champagne hier pour son départ du CNRS ou l’excitation de tester enfin sa Sex Machine aujourd’hui. Toujours est-il qu’elle est un peu dans le cirage en sortant de son lit en ce samedi 18 septembre 2021. Avec ses charentaises aux pieds et sa vieille chemise de nuit Damart, on n’imagine pas qu’elle est dotée d’un QI de 135. 

La voici dans sa petite cuisine avec vue sur le parc arboré Serment de Koufra situé à deux pas de l’autre côté du périphérique. Tandis que la cafetière chauffe sur la gazinière, la jeune retraitée prépare la gamelle aux croquettes de son petit chat Ecstasy. L’animal, qui lui tient compagnie depuis déjà plus de 10 ans, est gâté comme un jeune enfant, mange plus qu’un adolescent, occupe autant de place qu’un mari et est cajolé comme le plus fidèle des amants. Pour rien au monde il ne voudrait changer de maîtresse ! Et pour rien au monde Eugénie ne l’échangerait contre un mâle à deux pattes.

Puis Eugénie allume son vieux poste radio Pathé Marconi, toujours réglé sur France Musique, et prend son petit déjeuner. On joue la symphonie fantastique d’Hector Berlioz ; voilà certainement un signe prémonitoire pour le reste de la journée.

 

Une fois la table débarrassée, Eugénie prend la direction de la salle de bain pour une bonne douche matinale, histoire de finir de réveiller son corps et ses neurones ; la suite de la journée nécessite qu’elle soit en pleine possession de ses moyens. Toujours le chat sur les talons, elle regagne sa chambre, fait son lit, retire sa chemise de nuit et enfile une blouse blanche du CNRS. Elle ne travaille plus mais a toujours l’âme d’une scientifique pionnière, surtout aujourd’hui alors qu’elle est sur le point de finaliser dix ans de recherche clandestine dans le secret de son petit pavillon.

Une fois prête, elle se dirige rapidement vers la porte qui donne accès à la cave et aux deux salles qu’elle considère comme une annexe personnelle du CNRS. Ecstasy tente de lui emboîter le pas dans les escaliers mais c’est hors de question. Ici c’est son domaine réservé, le jardin secret dans lequel elle a passé l’essentiel de son temps libre. Y voir pénétrer quelqu’un, même si c’est son chat, cela elle ne peut pas !

Elle traverse tout d’abord la première pièce où son classés magazines, livres, BD, cassettes, DVD, …. tous consacrés à l’érotisme, au désir et au plaisir. Puis la voici dans la seconde pièce, le saint des saints. Ici, à l’exception du grand lit qui trône au milieu de la pièce comme un autel au milieu d’un temple, ce n’est qu’ordinateurs, calculateurs et câbles HDMI.

 

Eugénie s’installe alors devant la console principale et allume l’interrupteur central. Dans la pièce, tout se met en route, les écrans s’allument, les diodes s’illuminent et tout prend vie. Alors qu’elle s’apprête à entrer le code secret lui permettant de prendre le contrôle de l’ensemble, Eugénie s’aperçoit qu’elle a oublié ses lunettes sur sa coiffeuse dans sa chambre.

Elle se lève précipitamment, remonte les escaliers quatre à quatre, ouvre la porte et se rue dans la chambre. Les lunettes en main, elle effectue le chemin inverse, oubliant dans sa précipitation de refermer la porte de la cave derrière elle. Ecstasy, qui a vu passer sa maîtresse en trombe devant lui sans ciller un seul poil de ses moustaches, regarde déjà avec curiosité les escaliers qu’il n’a jamais pu emprunter.

De retour devant l’écran, Eugénie pianote son mot de passe et la page d’accueil s’ouvre. Le temps que tout le système se charge, elle a le temps de se mettre en tenue. Elle retire sa blouse blanche, elle est nue dessous. Elle se saisit de la combinaison noire posée sur le lit ; cela ressemble fort à une tenue d’homme grenouille en néoprène. Mais à y regarder de plus près, on remarque que l’intérieur du tissu n’est pas lisse mais tapissé d’une multitude de petites bulles qui renferment de minuscules capteurs – véritables joyaux de nanotechnologie – tous connectés par Bluetooth au reste de l’installation informatique. Lors du déroulement du programme, c’est-à-dire du scénario érotique sélectionné, ces petits capteurs vont vibrer et simuler l’action des mains ou des lèvres du plus attentionné des amants.

 

Une fois qu’Eugénie a glissé ses jambes dans la combinaison, elle se contorsionne un peu pour enfiler ses bras dans les deux manches. Avant de refermer la fermeture éclair de la tenue qui lui va comme un gant, elle veille à bien positionner au niveau de son sexe et de ses fesses les excroissances internes de la combinaison qui agiront à l’instar des autres capteurs et grossiront si nécessaire - puisque connectés aussi à l’ordinateur - comme une langue, un doigt ou un sexe en fonction du scénario.

Une fois équipée, Eugénie se réinstalle devant l’ordinateur car il est temps de tout mettre en route. L’écran ressemble à un tableau de contrôle et affiche l’ensemble des données de la Sexe Machine. Pour cette première expérience, Eugénie décide de rester raisonnable dans le choix des paramètres que lui demande l’ordinateur.

— Choix du scénario ?

— Réponse : Aléatoire.

Elle préfère ne pas savoir ce qui va se passer et laisse donc à la machine le soin de sélectionner au hasard l’histoire érotique qu’elle va vivre.

— Durée de la séquence ?

— Réponse : 30 minutes.

Pour une première, il vaut mieux ne pas abuser !

— Intensité de vibration des capteurs ?

— Réponse : Faible.

Comme elle n’a jamais connu le plaisir, Eugénie préfère ne pas pousser les effets de la combinaison au maximum.

— Quantité de PEA ?

— Réponse : 80 millilitres (ml).

Bien qu’elle veuille tester toutes les capacités de la machine, Eugénie ne souhaite pas forcer sur la dose de phényléthylamine (PEA) – hormone du plaisir - qui va lui être injectée pendant le scénario pour renforcer les effets excitants et euphorisants des capteurs de la combinaison.

— Compte à rebours ?

— Réponse : Cinq minutes.

et elle appuie sur le bouton « Enter ». La voix de synthèse de l’ordinateur annonce alors

— Début du scénario dans cinq minutes. 

puis sur l’écran s’affiche le décompte du temps restant 4’59’’, 4’58’’, 4’57’’, 4’56’’, …

 

Eugénie, revêtue de sa tenue néoprène noire qui lui fait comme une seconde peau, s’allonge sur le lit. Elle se saisit de l’aiguille qui pend au bout de la perfusion accrochée au-dessus d’elle et l’introduit dans l’orifice prévu à cet effet dans la manche gauche de la combinaison. Elle ressent une légère piqûre au niveau de l’avant-bras lorsque l’aiguille s’enfonce pour atteindre la veine dans laquelle va bientôt s’écouler la dose de PEA.

Elle s’empare maintenant des lunettes de virtualité augmentée qu’elle positionne devant ses yeux. Sur l’écran noir des lunettes s’affiche pour l’instant le décompte 3’15’’, 3’14’’, 3’13’’, … Eugénie repense alors à toutes ces centaines voire milliers d’heures passées dans cette cave à lire et visionner toutes ces histoires érotiques ou pornographiques, à décortiquer et modéliser les mécanismes de l’orgasme et du plaisir puis à concevoir cette machine et la combinaison.

2’32’’, 2’31’’, 2’30’’, 2’29’’, …. Eugénie repense aussi aux trésors d’ingéniosité qu’elle a dû déployer pour acheter tous les éléments électroniques qu’elle a ensuite remontés comme un jeu de construction. Mais là, dans quelques instants, elle va enfin récolter le fruit de ces années de labeur clandestin. 

 

5’’, 4’’, 3’’, 2’’, 1’’, 0. En même temps que s’affiche un paysage champêtre sous les yeux d’Eugénie, les premières gouttes de PEA se diffusent dans son sang. Elle ressent une première bouffée de chaleur et sombre dans un état second.

Installé sur le siège devant l’écran, Ecstasy regarde avec intérêt la nature campagnarde qu’il a devant les yeux. Quelques jeunes femmes s’affairent dans un champ à ramasser des gerbes de foin qu’elles assemblent pour en faire une meule. Un nuage de poussière prend forme dans un coin, c’est un gentilhomme à cheval qui arrive.

L’expérience est en marche…..

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