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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Soirée de cartes

Chapitre 1

Avec plusieurs femmes

Il arriva sur le palier du troisième étage, un peu essoufflé, et appuya sur le bouton de la sonnette.

La porte s’ouvrit et Magalie apparut, radieuse comme toujours.


— Je suis désolé pour le retard ! Je me suis fait avoir par les embouteillages... Annonça un peu timidement Christian.

— Il n’y a aucun problème ! Il est à peine 20 heures ... Entre !


Elle s’écarta pour le laisser entrer.

— Oh merci, t’es fou, je t’avais dit de ne rien amener... Ajouta-t-elle lorsqu’il lui tendit le bouquet de roses.


J’ai un minimum de savoir-vivre et sans doute aussi un fond de romantisme ...


— Merci, elles sont magnifiques. Je vais les mettre dans un vase. Installe-toi... et sers-toi un verre


Elle lui indiqua du doigt, le salon. Un divan et deux fauteuils de cuir lui tendaient les bras. Il hésita une seconde puis se dirigea vers le canapé.


L’intérieur était charmant.

Tout était dans les tons pastel, quelques cadres, des lithographies originales, des photos de famille et d’amis, des plantes vertes, tout était vivant, chargé d’histoires. Tout était personnel et pourtant présenté sans emphase, sans ostentation. L’appartement était à l’image de sa propriétaire, accueillant, sincère et chaleureux.


Il observa Magalie, occupée à couper les tiges des fleurs. Elle avait une silhouette magnifique, toute en longueur, mais pourtant, on la devinait sportive et tonique. Ses longs cheveux blonds attachés, à l’arrière, en un chignon compliqué mais lâche lui donnaient un air sérieux, pas vraiment austère, juste un peu hautain. Il prit le temps de la détailler.

Sa robe rouge, décontractée mais à la coupe parfaite épousait la moindre des formes de son corps de rêve. Un médaillon en or et saphir se balançait à la naissance des ses seins. Le décolleté était simplement ensorcelant.

Ses yeux suivirent la courbe parfaite de ses reins et se posèrent sur les fesses rondes et merveilleusement dessinées.

Tout en elle lui plaisait, l’attirait, l’attisait.

Au travail, il ne l’avait jamais vue sous cet angle, jamais remarquée sous ce jour.

En fait, il ne la connaissait pas vraiment. Leur rencontre avait été fortuite. Une sombre histoire de marché raté dans la société où Magalie est secrétaire de direction. Quand il l’a vue la première fois, c’était dans le bureau du directeur. Il avait surpris une discussion orageuse où il semblait qu’elle était en train de perdre sa place à cause d’une erreur impardonnable.

Pour elle, cela aurait été une véritable catastrophe. Une secrétaire de direction licenciée pour faute grave n’augure rien de bon et d’optimiste dans le cadre d’une recherche d’emploi future. Sans compter les échéances de l’appartement acheté depuis peu ...

Travaillant lui-même dans un autre service, très éloigné des bureaux, il avait entendu parler de cette histoire. Mais devant la mine accablée de cette jolie blonde, il était entré dans le bureau et s’était porté seul responsable de ce navrant épisode. Une erreur grossière, un fax maladroit, un fournisseur incompétent, il avait joué sur les grosses ficelles et avait, finalement, tout à fait disculpé la belle.

Et provoqué son licenciement, à lui, par la même occasion.

Romanesque ?

Pas vraiment. Ayant trouvé un nouvel emploi plus intéressant, il était venu justement pour négocier son départ.

En sauvant l’emploi de Magalie, il faisait d’une pierre deux coups.

Et c’était très bien comme ça.


Elle l’avait chaleureusement remercié. Son visage avait su exprimer mieux que tous les mots la gratitude et le soulagement.

Pour lui, l’affaire était classée.

Mais elle l’avait rappelé, la veille, pour l’inviter à dîner.


— Je te dois bien cela, avait-elle précisé.


Il avait protesté pour la forme. En fait, la perspective d’une soirée en tête-à-tête avec une si jolie personne l’avait enchanté. Et elle n’avait pas eu besoin d’insister beaucoup.


— C’est sympa chez toi. Ce sont des lithos originales ?

— Oui, c’est ma soeur qui les peint. Vraiment, tu aimes ?

— Vraiment beaucoup, tu me feras penser à t’en voler deux ou trois avant de partir ... d’autant que ...


Sa plaisanterie fut interrompue par le carillon de la porte d’entrée.


— Qui cela peut-il être, je n’attends personne ! S’interrogea Magalie à voix haute.

Elle se dirigea vers l’entrée, comme à regret, en regardant la pendulette du salon.


A peine la porte s’ouvrit-elle que des rires joyeux envahirent le couloir.


— Oh, mais on te dérange, tu n’étais pas seule ? Remarqua avec propos une très jolie jeune femme à la chevelure noire de jais.

— Comme vous voyez, j’ai un invité. Remarquez, lui, il avait téléphoné avant de venir. Si, si, je vous jure que ça se fait... Répliqua-t-elle faussement en colère.

Puis elle se tourna vers Christian et, en bonne maîtresse de maison, fit les présentations.

— Christian, l’ex-collègue dont je vous ai parlé. Julie et Nathalie, elles n’ont apparemment aucun savoir-vivre, mais ont la meilleure excuse du monde : ce sont mes deux meilleures amies !

— Alors, vous êtes déjà pardonnées. Enchanté !


Christian ne savait s’il devait tendre la main ou non. La jolie brune ne lui laissa pas le temps de s’interroger davantage, elle vint lui faire la bise.


— Julie, c’est moi. Nathalie, c’est l’autre. Et on est enchantées, nous aussi. Et en plus, regardez, nous sommes passées chez Lee Yang. La cuisine chinoise, vous aimez ?


La bonne humeur des nouvelles arrivantes était communicative, et c’est tout naturellement que l’apéritif se poursuivit à quatre, dans une ambiance détendue et chaleureuse.

Tandis qu’elles racontaient leur début de soirée et, par conséquent, leur arrivée inattendue et quelque inopportune, Christian ne pouvait s’empêcher de les dévisager.

Julie, dont les cheveux d’un noir corbeau ondulaient, devait avoir, comme Magalie, dans les 35 ans. Elle était hilare et ses lèvres pulpeuses d’un rouge sans fard découvraient des dents qu’on devinait d’une régularité et d’une blancheur irréprochable. Le visage était simplement superbe, des yeux d’un vert d’eau très pur le transperçaient, lui donnant un aspect rebelle et sauvage qui contrastait avec sa jovialité. Elle portait un ensemble en sorte de mousseline blanche, légèrement vaporeuse : une jupe longue et chemisier court qui lui arrivait un peu au-dessus du nombril, mettant en valeur une silhouette qui laissa Christian rêveur, l’espace d’un instant. Il se ressaisit et revint à la discussion. Mais ses yeux poursuivaient malgré lui leur observation. Ils s’arrêtèrent à nouveau sur la poitrine arrogante qui dansait derrière la rangée de boutons nacrés du chemisier.


Nathalie, tout aussi gaie, semblait néanmoins plus réservée. Plus petite et plus jeune que ses deux amies, c’était une très jolie brune. Ses cheveux mi-longs dansaient en frôlant ses épaules. Derrière des lunettes à monture fine, ses yeux noisette semblaient curieux de tout. Elle semblait vouloir cacher sa timidité derrière un maquillage savamment discret. Très féminine, elle avait des manières raffinées sans être précieuses. Elle était gracieuse naturellement. Elle portait un jean et un tee-shirt de marque derrière lequel deux petits seins semblaient se trémousser librement.


Le repas fut des plus agréables.

Poulet et canard au gingembre, sauté de porc sauce ginseng !


— Lee Yang m’a dit de faire gaffe, il m’a fait comprendre qu’il avait eu la main un peu lourde sur les épices ...


Assurément, les plats étaient pour les moins relevés et, apparemment, le chef n’avait pas lésiné non plus sur les condiments aux vertus incendiaires.

De plus, tous firent honneur à la bonne bouteille de Bordeaux amenée par l’invité.

De chaleureuse et détendue, l’ambiance virait au convivial un brin débridé ...


Après le dessert, tout le monde se retrouva au salon.

Julie alluma une Gauloise.

Magalie apporta une bouteille de Champagne dans un seau à glace.


— A nous ! Lança-t-elle en faisant sauter le bouchon.


On trinqua au travail, à la vie, à l’amitié, à l’amour, à tout ce qui méritait bien qu’on lui sacrifiât une bonne bouteille de Champagne. Bouteille qui, aussitôt vide, fut suivie d’une autre.

Et on but, en riant et en entrechoquant les verres de cristal.

A la vie. A l’amitié. A l’amour.


Tout en racontant sa dernière aventure, Magalie effeuillait machinalement un jeu de carte qui traînait sur le guéridon.

Puis, elle se mit à présenter deux ou trois tours de magie qui impressionnèrent, en amateur éclairé, Christian.


— Super, ces tours. C’est de la prestidigitation, ça, tu manies les cartes comme une pro ! Rappelle-moi d’éviter de jouer au poker contre toi ...

— Et pourquoi pas ? Ce serait amusant, proposa Julie


L’idée fit son chemin rapidement et s’imposa sans effort.


— On ne va tout de même pas jouer de l’argent ! Observa Magalie, faussement inquiète.

— T’as des allumettes ?

— Je dois en avoir quelque part.


Elle se dirigea, la démarche joliment chaloupée vers la cuisine.

Elle en revint un instant plus tard. Elle posa une grosse boite sur la table débarrassée à la hâte du plateau, des verres et des bouteilles.

Julie prit le commandement des opérations.


— Bon, chacun 150 allumettes. La mise minimum est de 5. On augmente de 5, 10, 15 ou 20. Si on veut acheter d’autres allumettes, il faut enlever un vêtement. Avec un vêtement, on peut avoir 50 allumettes. Ok ?


Le ton impérieux n’appela aucune question. Chacun pourtant avait enregistré qu’il s’agissait, ni plus, ni plus moins, d’un strip-poker. Mais l’ambiance, le Champagne et la cuisine ? spéciale ? de Lee Yang semblaient avoir annihilé les quelques réserves que cela aurait pu soulever.

Personne ne s’offusqua.

Chacun trouva même l’idée amusante.

Excitante.


Dès les premiers tours de cartes, Christian redouta que ce ne serait pas son soir. Le sort s’acharnait à lui apporter que des paires faibles, des suites avortées ou des couleurs bancales.

Son tas d’allumettes fondait inexorablement.

Celui de Nathalie également, quoique moins vite que le sien.


— A ce régime, vous risquez d’attraper un rhume d’ici peu... Se moqua Julie.


Effectivement, sur un coup de bluff, désespéré, Christian abandonna sur le tapis ses dix dernières allumettes.


— La banque aurait-elle la bonté de me dépanner afin que je puisse me refaire une santé ?

— La banque veut bien. Mais la banque accepterait volontiers une chemise en échange. Je pense que Monsieur comprendra.


Julie prenait un plaisir évident à voir Christian en difficulté.


— La Banque se réjouirait que Monsieur nous fasse un strip-tease en bonne et due forme. Ajouta-elle malicieusement.

Magalie se leva et mit prestement un disque dans la chaîne. Christian se leva et s’exécuta.

La chemise tournoya bientôt au-dessus de sa tête sous les sifflets et les cris des filles ravies.


Le torse nu et le souffle court, il revint prendre sa place et Julie posa devant lui le prix de son effort. Il avait maintenant 50 allumettes pour rebondir.


La chance ne sembla pas vouloir lui sourire plus qu’auparavant. Elle le fuyait littéralement.

Le tas nouvellement acquis ressemblait, 3 tours plus tard à une peau de chagrin.


— De deux choses l’une, ou tu n’as vraiment pas de chance, ou tu triches moins bien que nous !


Nathalie, à son tour, s’amusait de sa déconvenue.


— Le problème, c’est que la boite d’allumettes est vide, et je croyais en avoir une autre ! Remarqua Magalie.


Julie, un brin provocante, prit la parole.


— Si tu veux, pour 50 allumettes, moi, je t’enlève ton pantalon ...

— Si tu fais ça, j’ai peur que ça me motive pour gagner. Tu risquerais donc de le regretter.

— Ok, je prends le risque ! Répondit Julie en lui faisant signe, avec son index, de venir la rejoindre.


Ce qu’il fit, légèrement inquiet.

Il se planta devant le fauteuil où Julie l’attendait, un sourire au coin des lèvres.


Elle ouvrit la ceinture, qui coulissa lentement autour de la taille. Puis, de ses doigts agiles elle fit sauter le bouton. Elle passa et repassa sa main sur la braguette en regardant Christian dans les yeux.


— Les filles, il y en a au moins une qui lui fait de l’effet ! Je le sens.

— Raconte !


Nathalie, une coupe de Champagne à la main, était toute émoustillée par la tournure que prenait la partie.

Julie se leva pour être plus à son aise. Sa main posée à plat sur le ventre de Christian glissa vers le bas, et entra dans le pantalon. Un sourire éclaira son visage lorsque, dans sa paume, elle emprisonna, par-dessus le tissu du slip, le sexe gonflé de Christian.


— Alors, cher monsieur, qui est responsable de ça ? Nathalie ? Magalie ? Moi ?


Elle marquait des pauses entre chaque proposition. Elle sentit une légère palpitation de la verge prisonnière dans le creux de sa main à l’évocation de son nom.


— Je regrette les filles, je crois que c’est moi qui lui fais cet effet ! Vous ne me croyez pas ? Attendez, je vous montre !


Sa main se retira en lâchant sa prise.

Elle défit un à un les boutons et fit descendre le pantalon de toile jusqu’au sol. Les filles regardaient avec satisfaction la proéminence caractéristique qui, sur le boxer noir de l’homme, trahissait une excitation bien compréhensible.


— Qu’est-ce que je vous disais ? Fit-elle, un brin triomphaliste.


Les filles applaudirent en riant.

Elle salua son public d’une révérence, jeta un dernier coup d’oeil, toute fière de son petit numéro et reprit sa place dans le canapé.


— Mission accomplie. Je te dois 50 allumettes. Que je te donne avec plaisir !

— Tout le plaisir est pour moi.


Troublé et un peu honteux, Christian reprit sa place dans le canapé entre une Nathalie troublée et une Magalie intéressée.



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