Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 35 667 fois
  • 278 J'aime
  • 14 Commentaires

La soirée des anciens du lycée

Chapitre 1

Hétéro

Il fait noir dehors. Tout semble calme sur le parking bondé du lycée Alphonse de Lamartine de Méronze. Une voiture rouge arrive, se cherche une place pendant plusieurs minutes avant de se garer en périphérie. Un homme sort par la portière, jeune, blond, plutôt grand et bien bâti. Il porte un costume sobre qui le rend assez élégant. Il jette un coup d’œil à la montre accrochée à son poignet. « Ouf, pas si en retard que ça finalement ! »


Il s’avance cependant d’un pas pressé et nerveux. C’est tellement étrange pour lui de revoir tout ce monde après dix ans. Soudain, il est arrêté par un bruit, comme des sortes de gémissements, provenant d’une Audi. Il sourit en comprenant qu’un couple copule. Visiblement, les retrouvailles sont chaudes pour certains. Il est curieux de savoir l’identité du couple mais il serait malpoli de s’approcher plus. Il décide donc de poursuivre sa route et passe les portes de son ancien lycée.


La soirée a été organisée dans le hall d’entrée. Vu le monde, c’était l’espace le plus adapté. Notre homme ne s’attendait pas à autant de personnes. Un type passe, lui souhaite le bonsoir sans s’attarder. Un autre lui serre la main, lui demande quelques nouvelles rapidement. Le retardataire n’en reconnaît aucun des deux. Quelques visages lui disent vaguement quelque chose, mais sans plus. Après dix ans, c’est dingue le nombre de personnes qu’il a oubliées ! « Vite, un visage amical ! » espère-t-il.


Notre homme se rassure et sourit à la vision d’un autre gars près du buffet. « Hugo ! » se réjouit-il. Ce dernier a bien changé mais ses yeux verts et son nez si particulier sont reconnaissables parmi mille. Il s’avance vers lui.


— Hé, Niels ! se ravit soudain Hugo. Pas possible, c’est toi ?

— Bien entendu, vieux frère, lui serre-t-il joyeusement la main. Regarde-toi… mais t’as fondu, ma parole !

— Ouais, t’as vu ça ? C’est ça de s’être mis au sport ! J’ai encore quelques kilos en trop mais je me sens bien mieux dans ma peau. Dis donc, toi aussi tu sembles t’être mis au sport.

— Que veux-tu, il faut bien plaire à ces dames. En parlant de ça, qu’est-ce que tu deviens ? T’es marié ?

— Tu me croiras sans doute pas, mais ouais, j’suis marié. J’ai deux mômes en plus, des faux jumeaux adorables !

— Je serais curieux de voir qui a été assez folle pour s’unir à toi. Ta compagne est venue avec toi ?

— Ouais, elle est là, quelque part au téléphone avec la nounou. La pauvre, ma femme ne lui laisse aucune seconde de répit. Elle est toujours collée aux mômes, alors partir toute une soirée loin d’eux représente une sacrée épreuve pour elle. Et toi, Niels, t’es marié aussi ?

— Ouais, ouais, mais je suis venu seul ; ma belle avait d’autre plans de prévu.

— Merde alors ! Moi aussi j’aurais été curieux de découvrir ta compagne. C’est con ! Elle ne voulait pas faire la connaissance de tes anciens camarades ?

— Ouais, elle n’était pas super intéressée par la soirée. Enfin, pas grave, on a l’habitude de sortir chacun dans notre coin.

— Des mômes ?

— Non, mais c’est pas faute d’avoir essayé.

— Merde, désolé.

— Oh, t’inquiète, ça viendra bien un jour.


Niels reconnaît un autre visage, ce coup-ci féminin, en approche vers leur duo : Dolorès, la « salope du lycée ». En terminale, c’était de notoriété publique qu’elle s’était tapé plusieurs mecs de la classe. Avec son physique de bombe pulpeuse, elle avait beaucoup de succès et en jouait. Elle n’a pas beaucoup changé, toujours aussi bandante. Et la robe bustier tubulaire qu’elle porte la met particulièrement en valeur.


— Hé, Niels ! lui sourit-elle. Comment tu vas ?


Alors que Niels pensait qu’elle allait passer à côté d’eux sans leur porter le moindre intérêt comme elle le faisait jadis, la voilà qui lui souhaite le bonsoir et lui fait la bise. Niels est surpris. Si elle n’a pas trop changé physiquement, elle semble beaucoup plus amicale qu’autrefois.


Mais la surprise ne s’arrête pas là puisque Dolorès se dirige maintenant vers Hugo, l’enlace et l’embrasse. « Merde alors ! C’est donc elle sa femme ? Oh, le salaud ! » Hugo se moque de la tronche décontenancée que tire son ami. Il avait hâte de découvrir les réactions de ses camarades, et il n’est pas déçu. Lui, le petit gros du lycée, qui finit avec la blonde aux gros seins de la classe… personne n’aurait pu le prévoir.


— Alors, tout va bien ? demande Hugo à sa femme.

— Ouais, tout va bien. Émilie a un peu fait la comédie mais maintenant elle dort.

— Tu vois, je t’avais dit que tu n’avais rien à craindre. Tu vas te détendre, maintenant, et profiter un peu de la soirée ?

— Oui, je compte bien en profiter. Je suis pressée de revoir les filles. Hé, j’ai recroisé Pete et Carine tout à l’heure. Eh ben, tu me croiras ou pas, ils sont toujours ensemble !


Carine, une belle cochonne celle-là aussi. En terminale, Pete, son mec, n’arrêtait pas de raconter leurs histoires de cul à tout le monde, et Dieu sait qu’il en avait à raconter ! Entre les fellations dans les chiottes du lycée, les branlettes en plein cours ou les sodomies dans la piscine chez les parents de Carine, il n’était jamais à court d’une bonne histoire. Pendant un temps Niels l’avait pris pour un affabulateur, jusqu’au jour où Pete leur avait montré une vidéo de leurs ébats, preuve irréfutable que le couple était sacrément pervers. Cette vidéo avait fait une sacré impression à Niels et lui avait inspiré de belles séances de masturbation durant ses nuits de lycéen solitaire.


Après avoir pris quelques nouvelles de Niels, Dolorès s’excuse et se dirige vers un groupe de femmes, des pouffes qu’elle fréquentait activement au lycée.


— Eh ben, mon cochon… sourit Niels. Dolorès ? Sacré salaud, va !

— Hé-hé, t’as vu ? Qui aurait cru cela possible ?

— Vas-y, raconte-moi comment ça s’est passé.

— Je l’ai recroisée une fois par hasard. J’buvais un coup avec un collègue dans un bar. Son mec venait de la plaquer ; elle se pointait boire pour oublier. Elle m’a vu, elle est venue me dire bonjour et on a discuté un peu ensemble. Elle semblait bien plus sympa qu’à l’époque, alors je lui ai payé un verre et on a poursuivi plus en détail notre conversation. Puis on a décidé de se revoir, de passer une soirée ensemble à l’occasion. Et maintenant c’est la mère de mes deux gosses !

— Purée ! Et tu n’as pas peur que…


Niels se ravise avant de terminer sa phrase. Sa question était déplacée. Il a pensé trop haut.


— Que quoi ? Qu’elle me trompe ? C’est vrai que c’était une belle salope, au lycée, mais elle a changé. Elle m’aime comme une folle et m’est fidèle, j’ai aucun doute là-dessus.


Jamais Niels n’aurait pensé qu’une fille comme Dolorès, qui enchaînait les mecs au lycée, puisse devenir une femme mariée et fidèle. Après tout, pourquoi pas ? Lui aussi avait bien changé. Il ne peut donc que se ravir de la bonne fortune d’Hugo, ce qu’il ne manque pas de faire.


— Bon, alors t’as croisé qui que l’on connaît ? demande Niels pour changer de conversation.

— Jérôme, célibataire. Il a repris la boîte de son père et a plein de pognon. Franck, qui revient d’un tour du monde. Helena, qui est maintenant mariée... à une femme !

— Quoi ? Helena est devenue lesbienne ?

— Ouais, j’ai été surpris moi aussi. Sa compagne est très charmante aussi...


Helena, une blonde d’une autre classe, avait elle aussi beaucoup de succès auprès des mecs. Moins volage que Dolorès, elle était quand même sortie avec deux ou trois mecs durant la terminale. Qui aurait cru qu’elle changerait de bord ?


— Et Angélique ? hésite Niels. Tu l’as vue ?

— Non. Pas vue de la soirée. Mais qui sait, avec tout ce monde, elle est peut-être là.


Niels avait le béguin pour elle à l’époque. Il aurait aimé la revoir pour savoir ce qu’elle devenait.


— Hugo, dis-moi pas que c’est pas vrai ! s’invite un nouveau type. T’es maqué à Dolorès à ce qu’il paraît ?


Lui aussi, Niels le reconnaît : Tiago, le cancre de la classe ! Celui qui aimait faire le pitre et attirer l’attention sur lui. Il a laissé pousser un peu ses cheveux bruns frisés et a une barbe naissante, mais à part ça il n’a pas beaucoup changé : toujours aussi bronzé et toujours un sourire moqueur aux lèvres qui lui donne un air d’éternel gamin.


— Eh si, mon vieux !

— Putain, t’assures grave, là !

— Et toi alors, lui demande Niels, t’es marié ?

— Moi ? Non, t’es fou ! Toujours célibataire. Je préfère aller butiner à droite et à gauche quand l’envie me prend. J’aime pas être attaché.


Ils discutent quelques minutes ensemble, racontant chacun ce qu’est devenue leur vie. Tiago s’amuse à raconter ses derniers coups d’un soir. Il en rajoute beaucoup. Niels ne l’écoute que d’une oreille. Il n’a jamais beaucoup apprécié ce type. Ouais, il était sympa par devant, mais Niels s’est toujours méfié de ce qu’il pouvait raconter dans leur dos. Soudain, son attention est attirée par une autre silhouette.


Une femme qui, contrairement aux restes des convives, s’est choisi une tenue plus décontractée mais néanmoins super sexy : un débardeur très décolleté et une minijupe en jean. Et cette femme n’est nulle autre qu’Angélique. Avec ses longs cheveux bruns attachés par derrière – laissant seulement deux épaisses mèches lui tomber sur les côtés de la tête – et ses yeux verts brillants, elle est restée très mignonne. Le cœur de Niels palpite à cette charmante vision. Visiblement, elle l’émeut encore particulièrement.


— Oh, bah tiens : elle est là, Angélique ! remarque soudain Hugo. Toi qui demandais tout à l’heure…

— Ah ouais, vous avez vu sa tenue, les gars ? observe avec envie Tiago. Elle a bien changé, la petite ! Ça sent la femelle en chaleur qui cherche de la queue…

— Arrête ! proteste Niels. Ça n’a jamais été son genre.

— J’dis ça, j’dis rien. Mais quand tu viens habillée comme ça et que tu es célibataire...

— Célibataire ? s’étonne Niels. Tu es sûr de toi ?

— Un peu, mon n’veu ! J’lui ai parlé tout à l’heure. Plus exactement, elle est divorcée. Apparemment, son mari et elle se sont séparés après un adultère. Je n’en sais pas plus, elle n’est pas rentrée dans les détails.

— Merde alors, regrette Niels, la pauvre…


Oui, parce qu’il appréciait beaucoup cette fille, Niels regrette qu’un connard l’ait trompée. Elle ne méritait absolument pas ça. Toujours charmante, gentille et prête à aider, c’était le modèle de jeune fille bien éduquée, sage et brillante. Une personnalité très au goût de Niels. Son physique ne le laissait pas, non plus, indifférent, même si ses tenues étaient plus soft que ce qu’elle porte ce soir. À vrai dire, il la considérait comme l’exemple même de la femme parfaite. Un ange tombé du ciel ! Dommage qu’à l’époque il était trop timide pour tenter sa chance.


D’un autre côté, savoir que cette fille est disponible réjouit Niels. C’est comme s’il avait une nouvelle opportunité de la séduire. Mais il ne tentera pas sa chance : il est marié et n’a jamais eu l’intention de tromper sa femme, même si ça ne se passe pas toujours bien dans son couple. À vrai dire, c’est rapidement devenu une routine entre lui et son épouse. Et puis ils n’ont pas grand-chose en commun. Peut-être se sont-ils mariés trop vite ? Quoi qu’il en soit, Niels a bien envie d’en apprendre plus sur ce qu’est devenue Angélique. Il s’excuse auprès de ses camarades et se dirige vers la belle.


Peu de temps après, la conversation entre Hugo et Tiago tourne court, les deux hommes n’ayant plus grand-chose à se dire. Hugo rejoint alors des amis geeks avec qui il avait enchaîné nombre de parties en ligne. Quant à Tiago, il interpelle Dolorès qui s’est séparée de son groupe d’amies pour aller se prendre un verre.


— T’es sérieuse ? Tu t’es maquée au Gros Hugo ? T’as complètement perdu la tête, ma parole !

— Ne l’appelle pas comme ça.

— Quoi ? Ça ne t’a jamais gênée à l’époque. Tu te souviens quand on s’moquait de son gros cul, quand ça débordait de partout de la chaise ? Quelle horreur c’était !

— Oui, on riait bien. Qu’est-ce qu’on pouvait être cons à l’époque !

— Et donc, qu’est-ce qu’il t’est passé par la tête pour t’emprisonner avec Gras-du-Bide ?

— Ne l’appelle pas comme ça, j’ai dit. C’est de mon mari que tu parles !

— Non mais, sérieux, qu’est-ce que tu lui trouves ? J’parie qu’il en a une toute petite !

— Figure-toi qu’elle est plus grosse que la tienne, se moque Dolorès.

— Non, impossible, je n’te crois pas ! Tu dois mal te souvenir, c’est pas possible autrement… Si tu veux, on s’éloigne un petit quart d’heure, histoire que tu te rappelles bien comme il faut de la taille de ma queue…

— Non merci, je suis mariée.

— J’connais un tas de filles que ça ne dérange pas. Et puis, toi aussi je te connais bien. Tu n’as jamais su dire non. Je suis sûr que ça te manque, tout ça !

— Eh ben non, je suis mariée et parfaitement comblée avec mon couple. Hugo est un très bon amant et prend bien soin de moi.

— Oh là là… Tu étais plus drôle à l’époque ! Une vraie gourmande comme j’ai toujours aimé. Tu es sûre qu’un petit coup rapide ça n’te dis pas ?

— Non, c’est très gentil de proposer, sourit-elle, et je suis flattée ; mais non, merci. Je te laisse maintenant, je vais retourner voir mes amies.


Tiago bat en retraite, déçu. Il l’aurait bien tringlée, cette cochonne. Bah, il ne désespère pas, la soirée n’est pas encore terminée. Il la regarde s’éloigner en roulant légèrement du cul, de quoi lui mettre un peu plus l’eau à la bouche.


Pendant ce temps, Niels a entamé la discussion avec Angélique. Elle a été ravie de le revoir et tous deux se sont isolés sur le côté pour ne pas être dérangés. Il en apprend un peu plus sur elle. Oui, elle est bien divorcée depuis environ deux ans. A priori, pas de nouveaux compagnons depuis le temps. Elle bosse en tant qu’assistante administrative dans une grosse boîte. Quant à lui, Niels préfère ne pas trop s’attarder sur sa vie de couple, évoquant à peine son épouse.


Décidément, reparler à cette fille fait remonter beaucoup de souvenirs dans la mémoire. Il se revoit l’observer du coin de l’œil pendant les cours. Il la revoit mâchouiller son stylo lorsqu’elle était concentrée pendant un contrôle. Parfois, elle le faisait glisser dans sa bouche innocemment. Ce geste donnait des pensées obscènes à Niels. Il se revoit aussi quand ils se retrouvaient tous les deux en tête-à-tête, se perdre dans ses magnifiques yeux verts et son joli sourire.


— Tu n’as pas changé : toujours aussi sublime.

— Oh merci ! répond-elle, touchée. Toi, par contre, tu as changé : tu sembles un peu plus sûr de toi, et un peu plus costaud aussi. Ça te va bien.


Elle joint le geste à la parole en lui tâtant le bras. Ce contact fait frémir et frissonner Niels. Elle n’est pas dupe de sa réaction. Niels craignait un peu les retrouvailles, mais tout à l’air de bien se passer. Ils ont rapidement retrouvé leur complicité d’antan, et mieux que ça, il y a quelque chose d’électrique dans l’air. Il n’a jamais su si son attirance pour cette fille était réciproque, mais ce soir il a bien l’impression, vu ses airs charmeurs, qu’elle cherche à le séduire. Dieu, comme Niels aimerait l’embrasser là… Mais c’est de la folie, il est marié.


Finalement, leur conversation est interrompue par deux camarades de l’époque. Niels, déçu, les accueille tout de même avec plaisir. Après tout, il n’y a pas que d’Angélique qu’il voulait reprendre des nouvelles.


De son côté, Dolorès s’est éloignée une nouvelle fois de son groupe d’amies. Depuis tout à l’heure, elle surveille Tiago lui lancer des coups d’œil évocateurs. Il ne la lâche pas du regard. Elle refuse de le reconnaître, mais la voilà troublée. Il avait été son amant le plus fréquent en terminale. À l’époque, ils étaient tous les deux sur la même longueur d’onde : à la recherche d’un plan cul régulier sans attache. Ils étaient jeunes et voulaient s’amuser. Lui n’a pas eu l’air de changer de mentalité. C’est pourquoi il profite du nouvel isolement de Dolorès pour retourner à la charge.


— Je te paye un verre, jolie blonde ?

— Les consos sont gratuites, je te rappelle !

— Oh, mais n’casse pas mon plan de dragueur ténébreux, plaisante-t-il. Bon, tu le veux, ce verre, oui ou non ?

— Pourquoi pas ? Il se fait soif.


Ils se rendent donc au bar où Tiago lui sert une vodka-orange. Il prend un whisky pour sa part. Les voilà qui trinquent ensemble. Elle sait ce qu’il attend d’elle : leur conversation précédente et son regard lubrique ne laissent aucun doute. Elle détourne les yeux, gênée, mais néanmoins satisfaite du désir qu’elle provoque encore sur lui.


— Tu n’abandonneras jamais, dit-elle.

— Jamais, tant que je n’ai pas eu ce que je voulais.

— Ah là là, t’as pas changé, toi ! sourit-elle.

— C’est de ta faute aussi, avec tous ces magnifiques souvenirs qu’on a partagés, comment rester insensible quand je te retrouve, surtout dans une robe si sexy ?

— Arrête, va, vil flatteur !

— Non, c’est vrai, t’es toujours aussi bandante. Tu te souviens quand on l’avait fait derrière le gymnase et qu’on avait failli se faire surprendre par le prof de sport ?

— Oui, ça avait été chaud, là ! On avait pris de sacrés risques. Ce n’est pas passé loin.

— Ouais, de sacrés risques ! C’est pour ça que ça avait été si bon ! Les risques t’ont toujours mis le feu entre les jambes, n’est-ce pas ?

— Euh... oui, j’ai toujours trouvé ça excitant, concède-t-elle.

— Alors suis-moi qu’on s’amuse un peu !

— Je... je suis mariée.

— Oui, je la connais, l’histoire, mais franchement, je m’en fous. Ton mec est occupé avec ses péquenots de potes, il ne s’apercevra même pas de ton absence. Un petit coup rapide, comme avant.

— On pourrait nous surprendre…

— Ben justement, c’est ça qui fait tout le sel, comme autrefois !

— Arrête, tu es fou... je... je ne peux pas.

— Allez, ça fait combien de temps que tu ne t’es pas laissé aller ? Que tu n’as pas fait quelque chose d’interdit en te moquant des conséquences ?

— J’ai grandi. Je suis devenue adulte et j’ai fondé une famille. C’est du passé, tout ça.

— Du vent ! J’suis sûr que ça ne disparaît pas comme ça, et que la meuf qui aimait me bouffer la bite dans le bois derrière le parc est toujours là.

— Non... non, murmure-t-elle avec de moins en moins d’assurance. Elle a disparu.

— Ah ouais ? Eh ben je donnerais cher pour la retrouver, même rien que pour une petite pipe.


Il la voit hésiter. Il se colle presque à elle et lui murmure à l’oreille :


— Juste une pipe, rien d’autre. Promis.

— D’accord, finit-elle par abdiquer.


Elle est la première à se diriger aux toilettes. Il attend quelques secondes avant de la suivre, la queue déjà bien dure. Il savait bien qu’elle finirait par lui céder.


Dolorès a le cœur qui bat la chamade. Elle fait une énorme connerie, elle le sait, mais la situation l’excite trop. Il y a longtemps qu’elle ne s’était pas sentie dans un état pareil. Son string est trempé. C’est avec appréhension qu’elle pousse la porte des toilettes des femmes. Juste une fille en train de se laver les mains. Dolorès fait mine de se recoiffer en attendant que l’autre parte. Une fois fait, elle fait signe à Tiago de la rejoindre. Cette fois c’est trop tard pour reculer.


L’homme, un sourire carnassier aux lèvres, pénètre à l’intérieur et ferme la porte derrière lui. Il saute directement sur Dolorès et l’embrasse langoureusement tout en lui pelotant seins et cul. Il s’en donne à cœur joie, d’autant plus que la donzelle semble bien apprécier.


Dolorès s’agenouille maintenant devant son amant. Elle lui flatte l’énorme bosse située à l’entrejambe. En quelques mouvements, voilà la verge, un énorme morceau, libre de pointer avec envie vers le visage de Dolorès. La main de cette dernière agrippe l’engin et le caresse doucement. Sentir cette bite glisser entre ses doigts creuse l’appétit de la blonde.


— Alors finalement, reprend Tiago, qui c’est qui a la plus grosse ? Lui ou moi ?

— Toi, sans conteste, reconnaît-elle en se léchant les babines.

— Je savais bien. Bouffe-moi la bite maintenant.


Dolorès obéit et suçote le gros gland. Tiago lui prend la tête et s’engouffre de lui-même plus profondément. Calée devant les lavabos, elle ne peut pas reculer. De toute façon, elle n’en avait pas l’attention. Elle préfère se laisser dominer par le désir charnel masculin. Elle a toujours aimé qu’un homme s’empare de son corps. Elle lèche, suce, aspire et tète la hampe de son amant avec fougue. Lui, il impose le rythme à coups de bassin.


Elle a une pensée fulgurante pour son époux, se demandant comment il réagirait, mais cette pensée est très vite chassée par tous les souvenirs de ses crapuleries d’antan. Elle se souvient des nombreux amants qu’elle avait eus cette année et les quelques qui ont suivi. Même son prof de philo lui avait grimpé dessus ! Toutes ces images la mettent terriblement en feu.


— Baise-moi, finit-elle par cracher.

— Tu es sûre ? s’étonne Tiago.

— Baise-moi, putain ! hurle-t-elle presque.


Tiago l’assoit sur un lavabo, fait remonter le bas de la robe et lui arrache son string trempé. D’un geste brusque il s’enfonce dans la vulve de Dolorès. La blonde pousse un gémissement satisfait. Elle a toujours aimé se faire remplir par une queue épaisse. La voilà comblée, surtout que son amant ne manque pas d’énergie. Il la pilonne de toutes ses forces, ne lui laissant aucune seconde de répit. C’est violent, brusque, sauvage, de quoi les faire tous deux rugir de plaisir. Mais un tel traitement a rapidement raison de l’endurance du couple : ils atteignent l’orgasme ensemble. Tiago, dans un râle de bonheur, se répand dans la matrice féminine.


Et puis c’est la descente pour Dolorès. Bien vite, elle prend réellement conscience de ce qu’elle vient de faire. Elle remet de l’ordre dans sa tenue et, toute honteuse, prend congé de son amant, oubliant son string derrière elle.


De leur côté, Niels et Angélique ont enfin pu réussir à s’écarter de leur groupe pour reprendre une discussion plus intime. Durant la dernière demi-heure ils n’ont pas arrêté de se jeter des coups d’œil envieux. Bien que ne désirant toujours pas tromper sa femme, Niels apprécie beaucoup ce petit jeu qui lui met les sens en éveil.


— Tu veux jouer ? propose Angélique, espiègle. Action ou vérité ?

— Non, t’es sérieuse ? Je n’ai pas joué à ça depuis une éternité.

— On fête nos années lycée : c’est l’occasion de rejouer à des jeux de l’époque. Alors, action ou vérité ?


Niels hésite, il sait que ce genre de jeu peut mener à certains dérapages, surtout avec l’atmosphère électrique qui plane dans l’air. Mais en même temps, c’est Angélique, la fille pour qui il avait un léger béguin à l’époque... non, la fille dont il était raide dingue.


— Vérité, dit-il.

— Comment as-tu perdu ta virginité ?

— Ah oui ? Tu passes directement à ce genre de question ?

— Réponds... sinon t’as un gage.

— C’était à l’été de mes vingt ans. J’étais en vacances à la mer. C’était avec une Danoise qui ne connaissait pas un mot de français. Finalement, ça nous a facilité l’affaire de ne pas parler la même langue : pas de faux-semblants, comme ça.

— Elle était bonne ?

— C’est une seconde question ça, non ? Oui, elle était très mignonne. Une jolie petite poitrine et un charmant sourire. À toi. Action ou vérité ?

— Vérité.

— Et toi, c’était comment ?

— À la fac après une soirée ; je me suis fait prendre par un mec. Ça a été une révélation !

— C’est à dire ?

— J’ai découvert que j’aimais le sexe, que je n’avais aucune raison d’en avoir peur. Action ou vérité ?

— Vérité, répète-t-il encore.

— Tu me trouves mieux que ta Danoise ?

— Oui, carrément plus jolie !

— Mieux que ta femme aussi ? Réponds par la vérité, sinon t’as un gage !

— Euh... hésite-t-il... Oui, mieux que n’importe qui d’autre, en fait.


À la vue de son grand sourire, Angélique semble très satisfaite de la réponse.


— Action, dit-elle.

— Euh... réfléchit-il… je ne sais pas... Imite un cochon !

— T’es sérieux, là ? J’aurais préféré autre chose...

— Ouais, bah, je n’étais pas très inspiré. Désolé...


Finalement, Angélique s’exécute et imite l’animal en faisant une grimace ridicule. Ils explosent tous deux de rire.


— Ouais, bah c’était un cochon vachement charmant. Vérité !

— Tu as déjà trompé ta femme ?


La question rend Niels grandement mal à l’aise tout en lui chauffant le ventre tandis qu’Angélique, comme si de rien n’était, réduit peu à peu l’espace entre eux deux.


— Non, avoue-t-il presque avec regret. Action ou vérité ?

— Vérité.

— Tu as parlé d’adultère, tout à l’heure. Il s’est passé quoi, au juste, pour ton mariage ? C’était qui la pouffe avec laquelle ton mari t’a trompée ?

— Il ne m’a pas trompée : c’est moi la coupable dans cette histoire.

— Oh ! fait-il, surpris. Il s’est passé quoi ?

— Comme je te l’ai dit, j’ai découvert que j’aimais le sexe, peut-être un peu trop pour être exacte. Action ou vérité ?

— Vérité.

— Encore ? T’es chiant, tu choisis toujours vérité ! À l’époque du lycée, je te plaisais beaucoup, n’est-ce pas ?

— Je n’ai jamais réussi à te l’avouer mais, oui, tu me plaisais énormément. À vrai dire, je rêvais de toi tous les soirs… Je t’aimais comme un fou.


Eh bien, lâcher ça après toutes ces années fait drôlement du bien à Niels, d’autant plus qu’Angélique semble se ravir de la révélation. C’est un poids en moins sur les épaules du garçon.


— Action, prononce-t-elle doucement.

— Euh… Attends, je réfléchis…

— Pourquoi tu ne me demandes pas ce que tu veux vraiment ?


Elle s’est encore rapprochée de lui. Ils sont presque collés l’un à l’autre. Elle le fixe avec ses yeux de biche. Niels a très chaud. Il n’a plus les idées claires. La seule chose dont il est sûr, c’est qu’il désire Angélique comme il n’a jamais désiré personne.


— Tu veux coucher avec moi ?

— J’ai dis « action », pas « vérité » !

— Alors couche avec moi.


Elle le prend par la main et l’emmène dans un couloir. Niels ne sait pas trop ce qu’il est en train de faire, mais il sait en revanche qu’une occasion comme ça ne se représentera peut-être jamais. Angélique le guide jusqu’aux toilettes des filles. Ils pénètrent à l’intérieur ; il n’y a personne. Seul un string féminin a été jeté dans un coin, mais ils ne se préoccupent pas de savoir comment il est arrivé là.


Ils se jettent l’un sur l’autre et s’embrassent amoureusement. Ils frémissent tous deux à ce contact si ardemment désiré. La bouche vorace de Niels migre vers le cou de la jeune femme, puis vers ce profond décolleté qui offre une belle vue sur deux magnifiques trésors. Une main accompagne le mouvement, s’emparant d’un sein tandis que l’autre s’engouffre sous la jupe en jean et découvre à tâtons de douces fesses. Angélique gémit de bien-être. Elle se frotte contre l’entrejambe de son amant, signe d’impatience.


Impétueuse, elle décide de prendre les choses en main, enlève son débardeur et son soutien-gorge, s’agenouille et libère le sexe enflé de Niels. Elle y dépose quelques caresses, quelques baisers amoureux et le frotte contre sa poitrine appétissante. Il se retrouve très vite prisonnier entre les deux magnifiques seins. Niels apprécie cette caresse mais il a envie de plus. Il lui fait signe de se relever, l’embrasse goulûment de nouveau et lui demande de se retourner.


Angélique positionne ses mains sur le bord du lavabo et se cambre vers Niels en signe d’invitation. Le jeune homme lui remonte sa courte jupe et lui arrache le string trempé qui vient rejoindre l’autre déjà présent dans le coin de la pièce. Il s’approche, se plaque contre ce fessier, caresse ce corps offert. Il sent une intense chaleur irradier sous ses doigts ; Angélique est incandescente. Fougueuse, elle frotte sa croupe contre le membre masculin pour lui faire signe de la pénétrer maintenant.


Il la prend donc là, en position de levrette. Son sexe s’engouffre entre ses lèvres intimes, provoquant un « oui » ravi d’Angélique. Une intense chaleur le lui enserre. Niels commence par de faibles allers-retours, profitant de l’instant présent, dégustant chaque moment. Il ne tient pas à précipiter cette aubaine tant désirée. Par des gestes tendres et de doux baisers, il câline le dos de son amante. Ses mains passent de l’autre côté pour jouer avec les seins et agacer les tétons raidis. Angélique se régale.


Mais la belle adore que ses amants mettent de l’ardeur, alors elle supplie Niels d’accélérer la cadence. Il obéit avec plaisir et augmente la puissance de ses coups de boutoir. Ils observent tous deux leur reflet dans le miroir, trouvant leur corps-à-corps magnifique, sensuel et torride. C’est comme un tableau, une magnifique toile réalisée par un grand peintre. Finalement, les deux amants s’approchent peu à peu du firmament, de l’incandescente explosion des sens, et c’est en duo que l’orgasme les emporte. L’espace d’un instant ils ne font plus qu’un.


Et puis c’est la descente pour Niels. Bien vite, il prend réellement conscience de ce qu’il vient de faire. Il sait qu’il devrait avoir honte d’avoir trompé sa femme, mais il en est incapable. Non, il vient de faire l’amour à la plus merveilleuse des créatures. La vérité, c’est qu’il n’a jamais été aussi heureux qu’à cet instant.


Ils remettent de l’ordre dans leur tenue, s’embrassent une nouvelle fois et quittent les lieux du délit, Angélique oubliant elle aussi son string derrière elle.


* * *



Quatre années ont passé depuis cette soirée. La vie de Niels a radicalement changé : il a continué en cachette sa relation avec Angélique pendant quelques mois puis, alors que ça devenait de plus en plus sérieux, il a décidé de demander le divorce à sa femme. Il s’est remarié quelques mois après avec Angélique, et aujourd’hui ils attendent tous deux un heureux événement.


Un beau jour, le couple croise par hasard Hugo et Dolorès qui semblent toujours autant épanouis ensemble. C’est l’occasion de découvrir leurs enfants : les jumeaux de sept ans, et une petite fille née environ neuf mois après la soirée des anciens du lycée.

Diffuse en direct !
Regarder son live