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Souvenir d'une chute

Chapitre 1

Erotique

Avant tout, je tiens à signaler aux lecteurs la véracité de cette histoire que j’ai vécue, il y a bientôt trois ans. Je suis une personne plutôt rationnelle et il m’a fallu beaucoup de temps avant d’admettre que certaines choses ne peuvent avoir d’explication logique ni scientifique. Je ne vous demanderai pas de me croire sur parole mais simplement de concevoir qu’il n’existe pas forcément d’explication pour chaque chose.


Cette histoire s’est déroulée en Argentine, en mars 2018. Au nord du pays, se situent les chutes d’Iguazú. Ce sont certainement les cascades les plus impressionnantes du monde. Différents circuits touristiques permettent d’être au-dessus de la chute principale mais également en dessous, là où le fracas de l’eau est terrible. La chute principale, étant nommée « Garganta del Diablo » – « gorge du diable » en espagnol – est vraiment majestueuse. Tellement puissante, tellement sauvage, un véritable opéra de la nature. Un tel endroit est un véritable lieu saint pour les animistes. De plus, comme j’étais venu à la fin de saison touristique, je pus admirer ces incroyables chutes sans être gêné par les nombreux touristes.


Sur la carte du site, je relevai une curiosité : une chute, un peu à l’écart du chemin touristique. Un employé m’expliqua qu’elle n’était pas très grande et qu’il fallait marcher pendant plus d’une heure pour y accéder. Ces quelques mots suffirent à exciter ma curiosité et à m’inciter à y aller.


J’avançais sur un chemin de terre. Petit à petit, je fus encerclé par la forêt tropicale. J’en profitais pour cueillir une dizaine de fruits de cactus : cela fit une collation frugale mais délicieuse. Je poursuivis ma promenade sans croiser personne. Probablement que l’absence d’autres humains me permit d’observer de petits groupes de coatis, une espèce de raton laveur tropical, cherchant leur repas, ainsi que des colonies de fourmis noires de la taille d’un ongle. En levant les yeux, j’aperçus des sapajous noirs qui dormaient dans les arbres ainsi que plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux dont les chants accompagnèrent mes pas un petit moment.


Après une bonne heure de marche, j’arrivai au pied de la cascade. Haute d’une vingtaine de mètres, elle déversait ses eaux avec fracas sans se soucier du reste du monde. Sans nul doute qu’elle remarqua à peine l’humble visiteur que j’étais. Sa roche était noire, mais une végétation luxuriante foisonnait de part et d’autre de la chute lui apportant un éclat de couleurs. Dans ce sanctuaire, les teintes verdoyantes et les multiples nuances des fleurs imposaient leur loi. L’eau était si transparente qu’elle me permit d’évaluer la profondeur du bassin : entre deux et trois mètres, mais guère plus au point de chute. Des rochers bordaient le bassin mais une petite plage, entre deux blocs sombres, semblait offrir un point d’accès idéal.


Je m’assis donc sur cette petite plage et sortis mon carnet de voyage pour ébaucher un croquis de ce lieu magnifique.

Il m’est difficile de vous retranscrire ce lieu unique. Bien sûr les couleurs, les bruits et les parfums des forêts tropicales étaient d’une beauté somptueuse, mais il y avait quelque chose d’autre, quelque chose d’oppressant dans cette végétation.


Progressivement, j’eus l’impression d’étouffer. L’humidité ambiante générée par la brume me prit les poumons. Le fracas assourdissant de l’eau, amplifié par la roche, entrait en résonance avec mon corps.

Une fois les grandes lignes de mon croquis achevées, je me sentis pris d’envie de me baigner. N’ayant pas prévu de maillot de bain dans mon sac, j’ôtai mes vêtements et mes lunettes : nu comme un ver et aveugle comme une taupe, je pénétrai dans le petit lagon formé par la cascade. L’eau était fraîche et se troubla légèrement sous les pas. Petit à petit, mes pieds s’enfoncèrent puis disparurent dans les profondeurs. Je progressais jusqu’à ce que son niveau atteigne le haut de ma poitrine.


En fermant les yeux, je me focalisais sur mes autres sens. Le courant, faible mais constant, me caressait agréablement la peau. En me concentrant, je ressentis les fluctuations de celui-ci. Il y avait comme une période, une cadence dans le flux. Je la sentis monter du bas de mes jambes, jusqu’à ma taille, et enfin à ma poitrine. Puis redescendre pour remonter de nouveau.


Le vacarme de la cascade était assourdissant. Le raffut de la chute se transforma en grondement. Puis, peu à peu, je discernais un rythme dans ce tumulte, où finalement, je devinai une certaine harmonie. Une harmonie qui semblait répondre à l’écoulement de l’eau sur ma peau. Les deux me semblèrent avoir la même cadence.


Une odeur envoûtante d’humidité tropicale me pénétra par les narines. Entouré de mille fleurs, j’étais submergé de tout autant de senteurs agréables. Une bouffée d’agrume pointue se mélangeait à des effluves légers d’hibiscus. Les essences de la forêt parfumaient chaque gouttelette d’eau que j’inhalais. Arômes fruités, floraux, parfums du bois en décomposition et de la mousse fraîche exhalaient en ce lieu. Je m’enivrais d’un tel bouquet d’arômes.


Lentement, le flux qui passait sur mon corps se fit plus intense. Je pus ressentir de légères pressions montant de mes mollets à mes épaules. Bien que mes muscles fussent totalement détendus, une force me maintenait en équilibre. Le bruit de la chute se transforma doucement en mélodie. Puis je discernai plusieurs voix qui semblaient fredonner une chanson. Je remarquai également que l’eau n’appliquait plus une simple pression sur ma peau : elle me caressait. Passant sur mes jambes de bas en haut, se glissant sur mes fesses, remontant sur mon dos. Même les gouttelettes d’eau projetées sur mon visage me semblaient être de légères caresses prodiguées par des doigts délicats.


La mélodie me parut unique. Jamais je n’avais eu la chance d’écouter de chants aussi merveilleux ! Je m’abandonnai à cet hymne. Dans le même temps, je sentis plusieurs mains sur mon corps. Devenant de plus en plus pressantes, elles réalisaient désormais de véritables massages. Je pouvais les sentir sur le haut de mes cuisses, frottant mon épiderme avec douceur.


Les voix chantantes étaient maintenant proches de moi, à quelques mètres, peut-être moins. Et les mains se rapprochèrent également de mes parties intimes. Certaines passèrent délicatement sur mes fesses et à l’intérieur de mes cuisses tandis que d’autres massèrent doucement mes tétons. Bien que je me sentis dans un état second, mon corps ne tarda pas à réagir.


Les doigts effleurèrent mon entre-jambe et insistèrent de plus en plus sur mes autres zones érogènes. Tandis qu’une main me massait la nuque, une autre s’occupa fermement les fesses. Je distinguais des chuchotements, ponctués de quelques rires étouffés.


Quels étaient donc ces esprits qui m’entouraient ? Les avais-je offensés par ma nudité dans leur sanctuaire ? Ou trompaient-ils leur lassitude en se jouant de moi ?


Je sentais plusieurs corps contre moi. Peau contre peau. Ils se pressaient de plus en plus contre mon épiderme. Des voix résonnaient à présent à mes oreilles. Je ne pus distinguer le dialecte mais chacun de leurs mots sonnaient harmonieusement.


Des doigts effleurèrent mon sexe et commencèrent doucement à le caresser. Je sentis également de légers pincements sur mes tétons. D’autres mains entreprirent de me caresser le bas du ventre ainsi que l’intérieur des cuisses. C’était trois - peut-être quatre - paires de mains qui s’affairaient sur moi. Puis, je sentis un début de succion, tendre et légère, sur mon sexe. Quelques baisers furent délicatement déposés dessus. Les mains passèrent sur mes fesses, mes cuisses et ma poitrine. Sur mon sexe, je distinguais clairement une langue qui s’affairait. Cette langue me lécha durant plusieurs minutes. Habile et fine, elle jouait sur chaque partie de mon anatomie. Une sensation de plaisir intense m’envahit. Mon corps et mon âme étaient maintenant à la merci de ces esprits.


De la suite de cette aventure, je ne garde que peu de souvenirs. Quelques images sporadiques et surtout des sensations. Une sensation de chute très forte. C’était comme si j’avais été aspiré par le fond du lagon. Je sentis le flux de l’eau en forme de main parcourir et caresser ma chair. Je fus submergé par un orgasme le plus puissant qu’il m’avait été donné de ressentir jusqu’à présent. Mon corps fut alors doucement ramené à la surface et délicatement déposé sur la petite plage.


Je me réveillais très lentement en retrouvant peu à peu mes esprits après cet évènement merveilleux. Je me rhabillai et rassemblai mes affaires. Avant de prendre le chemin du retour, je me souviens d’avoir regardé une dernière fois la cascade ; un frisson me parcourut. Je me retournai et partis à tout jamais.

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