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Spectacle chair et lumière

Chapitre 1

Miracle dans le métro

Voyeur / Exhibition

Rien ne me réjouit plus que la contemplation d’un beau cul. Encore que. Le plaisir est toujours plus ou moins mêlé de souffrance car enfin, toute cette beauté, la majeure partie du temps est inaccessible. De tous les beaux culs du monde, un infime pourcentage s’offrira à nous, quand bien même serions-nous le roi de Thaïlande ou le prince du porno. Et quand bien même nous pourrions tous les toucher, les pétrir, les embrasser, les pénétrer, les claquer, en serions-nous un jour rassasiés ? Le propre du cul, épicentre du désir (du mien en tout cas), c’est à mon avis de ne jamais apporter complète satiété, sans doute parce qu’il résiste à tous les festins. Intact après consommation, il ranime le désir en moins de deux.


C’est ce à quoi je pensais en dévorant des yeux une merveille de cul stationnant à quelques centimètres de mon visage, dans la ligne 4 du métro ce lundi matin là. Ce cul archétypal rayonnait depuis des semaines sur cette ligne, dans cette rame, à cette heure. La fille, comme moi, devait avoir ses habitudes. Elle cependant, ne se plantait pas toujours à la même place, contrairement à moi.


La semaine précédente, un phénomène curieux se produisit. Son sublime cul, souvent éclipsé par la foule ou orienté de telle manière que je ne l’aperçoive pas, m’apparut tous les jours dans toute sa splendeur, longuement, s’offrant sous différents angles. La fille, probablement très jeune, ne portait cette semaine-là que des leggings. Elle aurait aussi bien pu avoir le bas du corps simplement recouvert de peinture, elle n’en aurait pas beaucoup plus exposé ses formes. Elle portait exclusivement des strings dont la démarcation formait un triangle inversé au-dessus des fesses. Leur galbe, du coup, ne subissait aucune altération. Même en y portant la plus vive attention, je ne relevais pas le moindre défaut, ni dans les arcs ni sur la peau.


S’il me semblait étonnant que cet extraordinaire cul s’exposât à moi sans obstacle chaque jour de cette semaine, un autre détail me parut plus étrange encore.

Un peu comme dans le film Mélancholia, où un astre grandit dans le ciel avant de percuter la terre, le merveilleux cul se rapprochait inexorablement de moi de jour en jour. Remerciant d’abord ma bonne fortune, à partir du jeudi, je commençais à penser que ce n’était peut-être pas qu’un effet du hasard. Mes soupçons se renforcèrent le vendredi alors que, dans la rame presque vide, la fille s’installa debout contre une barre verticale à deux mètres de moi tandis qu’elle aurait pu sinon s’asseoir, ce qu’elle ne faisait jamais, du moins prendre place sur n’importe quelle autre barre.

Curieusement, je songeais alors qu’il s’agissait d’une sorte de bouquet final puisque la semaine arrivait à son terme.


S’il existait dans ce rapprochement une intentionnalité, la fille n’en laissait rien paraître. Son visage présentait une invariable expression de sérieux et jamais elle ne me regarda ni moi ni personne d’ailleurs. Ses yeux étaient en général rivés sur l’écran de son portable et ne s’en détachaient qu’à de rares occasions, par exemple pour vérifier dans quelle station le train débouchait. L’excitante étrangeté de cette situation occupa mon esprit une bonne partie du vendredi soir, l’image du merveilleux cul s’imposant à moi à la manière d’une persistance rétinienne, comme superposée à ma réalité jusqu’à ce que la routine, les joies et les contraintes familiales l’effacent du champ de mes pensées.


Ce lundi-là donc, assis à ma place habituelle dans le métro, préoccupé par des embûches qui avaient ponctué ma journée de boulot, je ne pensais pas la fille callipyge lorsque, relevant la tête de mon portable, je me trouvais pour ainsi dire nez à nez avec le plus beau cul de la terre. Si, si vraiment, en tout cas, telle fut mon impression objective. Nez à nez avec le plus beau cul du monde, le monde autour disparut. La jolie femme, assise en face de moi, lisant Soumission de Houellebecq, l’odeur de transpiration de l’ado à ma gauche, les fichus mails de mon associé, tout tomba d’un seul coup dans une trappe, me laissant seul avec mes pensées, et avec un pur objet de désir.


La fille portait ce lundi un leggings blanc dont le tissu excessivement fin laissait transparaître le rose de la peau. Alors qu’un bref examen eut suffi à se convaincre de son absence, je m’attardais longuement, et vainement à chercher la démarcation du string. Ainsi penché en avant, coudes sur les genoux, j’étais positionné de telle manière que mon visage faisait face à la raie des fesses, qu’il m’aurait suffi de me pencher un tout petit peu pour y plonger la figure, qu’il me semblait sentir sa chaleur contre mes joues. Ma fascination était telle qu’alors que je m’obligeais d’ordinaire à une discrétion conforme à la décence, j’oubliais cette fois-ci de faire semblant de m’intéresser à autre chose.


Si bien que je ne m’aperçus qu’après un temps infini que la jolie jeune lectrice de Houellebecq me foudroyait du regard, comme s’il lui fut donné de voir le diable. Bien entendu, j’éprouvai instantanément un sentiment de honte et me relevai, mais renonçais à tenter de prendre une contenance. Je me contentai de hausser les épaules et les sourcils en lui souriant. Elle grimaça, secoua la tête et se leva pour descendre à sa station.

L’ado puant avait peut-être des espèces d’œillères virtuelles, en tout cas, il semblait absolument indifférent à tout ce qui se passait autour de lui. Personne d’autre ne semblait diriger son attention par ici, si bien que je repris presque tout de suite ma position, coude sur les genoux, m’abîmant sans retenue dans ma contemplation.


Peu après, le train aborda une série d’aiguillages qui le secouèrent latéralement. C’est ainsi que l’extrême proximité entre mon visage et le cul conduisit mon nez à toucher brièvement la fesse droite de la fille. Je craignais que le contact rompe le charme, mais cela ne sembla pas la gêner. Au contraire, il me sembla qu’elle se cambra, approchant encore un peu plus. Une boule de chaleur s’était formée dans ma gorge et envahissait mon crâne. L’attraction des sublimes globes de chair dont je venais du bout du nez d’éprouver la souplesse, devenait irrésistible. Comme dans Mélancholia, la collision dramatique allait se produire et ce serait, sinon la fin du monde, le début des ennuis.


C’est alors que le miracle se produisit, un des plus beaux moments de ma vie, comme on a coutume de le dire pour la naissance de ses enfants, un instant bref, mais inoubliable, à jamais gravé dans ma mémoire, un de ceux qui certainement résisteront à la sénilité si un jour la mémoire me fuit.


Comme cela se produit parfois pendant ces passages chaotiques, le train s’éteignit. Secoué de toutes parts, il s’éteignit. Je suis convaincu aujourd’hui encore que, si je ne fis rien pour l’éviter, je ne fus pas le principal responsable de ce qui se passa ensuite.

Le cul vint à la rencontre de mon visage, si bien qu’il s’y écrasa, que le nez se fourra dans la raie tandis que mes joues rejoignaient les fesses. Ni elle ni moi ne fîmes ce qu’il fallait pour que cela s’interrompe. A l’inverse, l’un comme l’autre, avec la complicité des mouvements anarchiques du train, prolongions l’instant en nous frottant de plus belle, comme cherchant à nous mélanger l’un à l’autre.


Tout à coup, mes mains s’animèrent, comme se rappelant qu’en général, elles participaient à ce genre de fête, et agrippèrent les hanches de la fille. La souplesse et la fermeté de la chair m’éblouirent. Ma main droite se jeta là encore de sa propre volonté vers la chatte et le majeur glissa dans la petite fente chaude, recouverte d’une mince cloison de tissus élastiques. Le cul, vivant, répondait à ma caresse, se donnait du mieux qu’il le pouvait à ce baiser. Les muscles s’agitaient sous mes doigts et contre ma figure, le bassin gigotait d’avant en arrière et de manière circulaire avec une frénésie croissante. La fille participait à cette étreinte avec le même enthousiasme empressé que moi, désireuse de profiter autant que possible de cet instant de grâce avant que les lumières ne se rallument.


Il y eut d’abord un clignotement stroboscopique me permettant enfin de voir par flashs ce que je faisais : mes doigts crispés sur une fesse, comme dans de la pâte à pain, le tissu mouillé par ma salive. Levant les yeux : le visage de la fille, extatique, semblable à celui de Thérèse d’Avila, sculptée par Le Bernin.


Puis les ténèbres revinrent et il me sembla alors que ce moment infime de ma vie méritait que je me donne entièrement à lui, afin que je ne puisse rien en regretter, jamais.

D’un geste, en une fraction de seconde, je baissais le pantalon de la fille et donnais alors à son cul le plus tendre et le plus fougueux des baisers de toute ma vie. Et le cul y répondit de la plus émouvante manière, s’ouvrant en grand, invitant ma langue et mes doigts à investir ses orifices. J’ai encore aujourd’hui à l’évocation de ce souvenir, précise et vivace sur mes doigts la sensation offerte par la chatte fondante et autour de ma langue, celle de l’anneau de chair ferme.


Peut-être existe-t-il dans l’univers un ordre ou quelque chose dans ce genre, ou peut-être faut-il remercier les statistiques, mais la panne de courant qui eut lieu ce jour-là fut certainement la plus longue que j’ai jamais connue et elle se termina d’une manière tout aussi inédite, par un retour progressif de la lumière, comme si quelqu’un tournait très lentement le bouton d’un halogène.


Je pus ainsi, en évitant toute précipitation, relâcher mon étreinte, donner une série de petits baisers sur les fesses avant de remonter le pantalon. La fille sortit de son sac un gilet qu’elle noua autour de sa taille, probablement pour camoufler les tâches puis retourna à l’examen de son portable. Son visage avait retrouvé son sérieux habituel. Seule la couleur à ses joues trahissait une émotion exceptionnelle, mais il me sembla qu’elle s’était déjà éteinte lorsqu’elle descendit à sa station.

Je la suivis du regard tandis qu’elle s’éloignait sur le quai et la fixais encore lorsque le train repartit dans la direction opposée. Ce n’est qu’au dernier instant, juste avant de disparaître au loin, qu’elle se retourna.


Je pourrais jurer qu’elle souriait.



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