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Splendid Manor

Chapitre 1

Argent

Hétéro

Dans cette ville portuaire miteuse où pécheurs malchanceux et autres désespérés se noyaient dans tous les vices, il était pris comme évidence avant même de l’avoir vu que le « splendid manor », petit établissement souterrain dédié à la luxure, n’avait rien de « splendid ». L’impression se consolidait une fois vue la porte d’entrée, placée en contrebas dans une ruelle salle.


Mathias sortit d’une voiture garée non loin du lieu. Il était stressé, stressé par cette ville où les corbeaux semblaient l’épier, mais surtout par le message qu’il avait reçu. Elle l’avait appelé. Il alluma sa cigarette.



Ils ne s’étaient pas vus depuis le lycée, c’était il y a cinq ans. Ils étaient restés en contact évidemment, ils étaient amis, mais leurs univers et caractères étaient si opposés, si éloignés, que Mathias n’aurait pas pensé un jour qu’elle lui demande de venir dans son antre.


Splendid Manor, était l’un de ces clubs où des personnes des deux sexes allaient pour rencontrer d’autres gens en quête du même vice qu’eux, Mathias du coin de l’œil pouvait voir des gens y rentrer, surtout des hommes seuls à vrai dire. Il se demandait comment l’établissement réussissait à tenir avec une démographie pareille.


Nouvelle bouffée de cigarette. Mathias avait toujours été quelqu’un de tranquille. Il avait eu des aventures certes, mais ça remontait à si loin, au lycée surtout, ses études l’avaient pris complètement par la suite. Il avait toujours été discret, satisfait de peu.



Evidemment, elle lui avait dit que ce n’était que pour discuter qu’elle lui donnait rendez-vous. Mathias savait que le téléphone était bien suffisant pour discuter. Elle avait une idée derrière la tête. Elle en avait toujours une.



Son téléphone vibra dans sa poche. Elle devait s’impatienter. Il écrasa sa cigarette sous son pied, inspira profondément, et franchit la porte. Outre une musique étouffée, ce fut la voix d’une jeune femme qui lui parvint immédiatement après qu’il fut rentré.


— Bonsoir monsieur, vous êtes seul ?


La fille qui lui parlait semblait tenir le vestiaire. Elle était habillée plus sobrement que Mathias l’aurait imaginé. Un pantalon de costume, une chemise, et un veston. Des cheveux noirs lisses tombant sur ses épaules. Un visage suggérant une certaine coquetterie sans extravagance. A vrai dire, tout l’étage aurait pu ressembler à un bar normal. Un peu trop tamisé peut-être, une lumière néon particulière, mais le tout semblait normal, surtout pour un endroit pareil. Des couples, ou en tout cas des partenaires discutaient autour d’un verre. Mathias s’étonnait de la propreté apparente du lieu comparé à l’état de la ville.


— Euh... à vrai dire je ne suis pas un client. Noémie m’a donné rendez-vous.

— Ah, oui, je vois, la patronne m’avait prévenue. Cheveux noirs en pagaille, un œil qui regarde ailleurs... vous semblez coller à la description. Tendez-moi votre main s’il vous plaît.


Mathias s’exécuta. Elle prit quatre petits tampons, et imprima successivement quatre symboles sur sa main. Il reconnut vaguement des symboles alchimiques, un peu d’effort lui permirent de déchiffrer ceux-ci : l’argent, de l’or, de la cire, et le soufre.

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— Je suis tombé sur des alchimistes ?


Pique humoristique, enfin, c’était tout de même un choix rien d’être anodin, surtout celui des deux derniers éléments.


— Disons qu’on instaure une ambiance qui permet l’alchimie des corps. La patronne aime le beau, l’esthétique, le mystérieux. Nous sommes un établissement de haut standard, vous savez.

— Dans une ville comme celle-ci ? Enfin bon, où est le bureau de Noémie ?

— Au dernier sous-sol. Chaque symbole vous donne accès à un sous-sol. En temps normal, cela vous aurait coûté cher de pouvoir aller si loin.


Elle souriait, d’un air ravi, une petite flamme dans les yeux, comme un prédateur qui se délecte de sa proie.


— La patronne a insisté pour que je vous fasse faire le tour du propriétaire.


Mathias tiqua. Il s’attendait à ce que son amie le pousse dans une situation inconfortable. Elle avait décidé de le jeter directement aux lions.


— Avant toute chose... pourriez-vous déposer vos vêtements dans le vestiaire ?



Mathias eut un mouvement de recul. Les gens aux bars lui semblaient plus ou moins habillés, il ne comprenait pas pourquoi il devrait...


— On va vous fournir un uniforme semblable au mien. Raisons d’esthétique. Vous êtes en jean avec un t-shirt de métal, très bon goût musical cela dit en passant, toutefois ça colle assez peu à l’ambiance de l’établissement.


Mathias regarda autour de lui. C’est vrai qu’entre les fausses lampes à huile rejetant une lumière rosâtre, le mobilier en bois, le lustre sorti tout droit d’un roman de Jules Verne, à la seule exception d’une lumière bleuâtre au lieu de jaune ou blanche, il faisait tache dans cet univers à la croisée du dix-neuvième siècle et des années quatre-vingt.



Les clients d’ailleurs, semblaient également avoir sorti des tenues plus ou moins chics. Enfin, Mathias se doutait que les dessous de chaque robe étaient probablement bien plus réfléchis que les dessus. Une fois changé, il revint vers la jeune femme.


— Bien. Quelques petites règles avant de commencer. Chaque sous-sol correspond à une ambiance, des pratiques, et des usages. Toutefois voilà ce que vous devez retenir pour tous les sous-sols. Un claquement de doigts signifie que la fête est finie, et qu’il vous faut laisser partir votre partenaire. Le mot « McGuffin », peut aussi être utilisé pour le même effet. Si vous continuez quoi que ce soit après que la personne ait prononcé ce mot, ce sera de la violence, et sachez que l’établissement est attaché à la sûreté de ses clients. »


Mathias hocha la tête. Il n’avait pas spécialement prévu de se joindre à la fête, mais ce genre de consigne redorait un peu l’image qu’il avait de ce genre d’établissement. Il sourit en entendant « McGuffin ». C’était lui qui avait appris à Noémie ce que signifiait le mot au sortir d’une séance de cinéma.


— Des employés sont présents à tous les étages, outre leurs uniformes, ils portent des masques caractéristiques. Ils servent à boire, à manger, et peuvent vous aider en cas de problème. Il est strictement interdit toutefois de leur proposer des rapports ou autres pratiques. Là encore, l’établissement tient au respect de ses salariés.


Nouveau hochement de tête de la part de Mathias.


— Dans l’ensemble, soyez poli, courtois, etc., et tout se passera bien.


Après une pause, la demoiselle reprit.


— Bien maintenant que c’est dit, je vous laisse vous installer au bar. Je serais votre guide pour la soirée. Allez-vous asseoir, j’arrive dans un instant.


Mathias se dirigea vers le bar. Il n’y avait pas de tables, juste le comptoir sur lequel il était possible de s’asseoir. Si l’encre du menu n’avait pas été faite pour être lisible à la lumière noire, il n’aurait probablement pu le lire vu la faible luminosité ambiante. Il commença à essayer de le déchiffrer.


— Vous êtes l’ami de la patronne ?


C’était le serveur qui lui parlait. Il hocha la tête.


— Elle avait dit que vous vous mettriez à l’écart des autres clients. Ne vous souciez pas du menu, elle a pensé à tout.


Mathias regarda, il était vrai qu’il s’était mis relativement à l’écart des autres gens. Il n’était pas là pour la même chose qu’eux. Enfin il croyait. Le barman se lança dans l’élaboration d’un cocktail visiblement assez complexe. Mathias fit lorgner son regard dans la salle. Si les couples assis au comptoir semblaient rester plutôt sages, les quelques canapés disposés dans la salle faisaient chauffer la température de quelques crans. Ici un homme semblait avoir l’une de ses mains sous la robe de madame, là, une autre avait sa langue profondément enfoncée dans la bouche de son partenaire. Certains encore lorgnaient dangereusement à la limite de plus explicite encore.



Mathias ne put s’empêcher de se demander si les gens ici étaient en couple ? Une question qui n’avait pas de sens et qui en emmenait beaucoup d’autres. Est-ce que l’homme dont la femme caressait ostensiblement le membre au travers du pantalon était son amant ? Son conjoint ? S’ils venaient de se rencontrer, était-elle célibataire ? Ou avait-elle un homme au courant ? Ou alors le trompait-elle ?


Pendant qu’il réfléchissait à ces stupides questions, son regard déviait sur la main de la dame. Bien que le pantalon de monsieur préservât la pudeur de celui-ci, il était clair que Mathias assistait là à une masturbation dans les règles de l’art, et que madame n’avait aucunement l’intention d’être subtile ou de simplement mimer le geste.


— Le spectacle te plaît ?


Mathias sursauta. La fille du vestiaire était revenue. Elle avait simplement retiré son veston et sa cravate. En profitant pour ouvrir deux boutons sur sa chemise. Ce qui permettait au regard du jeune homme de se perdre dans le léger décolleté.


— Je me suis permis de retirer mon uniforme vu que je ne ferais pas le service ce soir. On peut se tutoyer au fait ? Ce serait plus sympa. Je suis Hilda au passage.

— Pas de problème pour le tutoiement, euh, le barman semble me préparer un truc.


Hilda sourit gaiement et s’assit à côté de lui.


— Ce n’est pas sur le barman que t’avais les yeux, mhhh ? Enfin, les gens restent sages ici, tout aux plus des mains baladeuses. Tu es à l’étage « Argent », le premier sous-sol. C’est... un bar. Bon tu peux entendre une personne jouir de temps en temps sous les mains habiles d’un partenaire, mais ça reste gentillet.


Mathias était déstabilisé par le vocabulaire qu’elle employait. Bien sûr, il serait amené à voir de l’explicite, du très explicite même. Mais jusque-là, sa guide avait ressemblé à n’importe quelle serveuse de restaurant. Le barman revient avec deux énormes verres, un liquide bleu fluo était à l’intérieur.


— Du colorant pour le style. C’est juste un cocktail.


Elle s’adressa au barman.


— Je dois payer le mien ?

— Cadeau de la patronne pour toi aussi.


Hilda sourit, plus qu’elle ne le devrait pour un verre. Mathias commença à siroter. Ce n’était pas mauvais. Il n’y avait pas énormément d’alcool, et un goût de chocolat était palpable.


Hilda commença le sien également, en silence.


Au bout de quelques gorgées, Mathias sentit sa tête tourner. Il avait chaud, pas une de ces chaleurs que vous supportez lors d’une fièvre, une chaleur douce, épicée, excitante. Hilda souriait encore plus.


— Tu as compris ?


C’était demandé simplement.


— Le verre...

— Ce n’est pas un simple alcool... bois tout, enfin, si tu le veux bien sûr.


Mathias s’exécuta. Hilda quant à elle déboutonna un bouton de sa chemise supplémentaire.


— Mets-toi à l’aise mon chou...


Elle posa sa main droite sur la cuisse de Mathias. Ce contact électrisa le jeune homme. Il s’arrêta de boire un instant.


— Les serveuses... on ne doit pas y toucher.


Hilda rit aux éclats. Puis, approcha délicatement ses lèvres de l’oreille du garçon.


— Ai-je l’air d’avoir un quelconque masque ou uniforme ? Tu es précautionneux et c’est à ton honneur, mais continue à boire, je te prie.


Elle lui remit la paille dans la bouche, tandis que sa bouche à elle quitta la proximité de l’oreille de son invité pour aller se nicher dans son cou. Mathias sentit le souffle chaud d’Hilda, il se demanda si c’était l’alcool qui lui provoquait une telle excitation, ou bien juste cette fille. Ça faisait si longtemps qu’il n’avait eu de tels contacts.


Il buvait, encore et encore, seul le fond du verre l’arrêta. Une fois ses lèvres délivrées du breuvage, ce furent les lèvres d’Hilda qui vinrent obstruer sa tentative de reprendre son souffle.


Elle l’embrassa, longtemps sembla-t-il à Mathias, avec une certaine ardeur, indiscutablement. Lui, resta figé, ne sachant quoi faire.


— Eh bien, mon beau, je ne te fais pas d’effet ?


Mathias ne sut si elle était vraiment préoccupée ou si elle jouait simplement avec lui. Pour toute réponse, il lui rendit son baiser.


Tandis que leurs langues se liaient, Mathias sentit la main de la belle se poser sur son pantalon. Après quelques privautés engageantes, celle-ci se plongea sans ménagement sur son membre. Passant, en moins de temps qu’il n’en fallait pour le souligner, au contact direct de l’appendice.


Mathias aurait sans aucun doute voulu gémir face à la première caresse que sa dame lui fit, sa bouche liée par la langue l’en empêcha. Ne voyant que peu de résistance face à elle, Hilda commença à effectuer des va-et-vient rapides.



Mathias grogna, se libérant des lèvres de la serveuse. Celle-ci souriait, l’air de rien, continuant à s’activer en dessous de la ceinture. Elle se rapprocha à nouveau de Mathias, elle le regardait droit dans les yeux, fixement. Après une seconde qui parut une éternité au garçon, elle lâcha simplement.


— Ne dis rien, évite le bruit. Jouis. C’est tout ce que je te demande.


Mathias ne put qu’obéir, il ne bougeait pas. Il se contentait de regarder la poitrine bien faite de sa guide qui se balançait au rythme des coups de poignets qu’il ressentait plus bas. Son souffle se raréfiait. Il tentait de tenir, de prolonger le moment. Cela lui parut même presque honteux de se faire mettre à terre par les mains seules de sa dulcinée. Il ne put toutefois empêcher bien longtemps les spasmes de le secouer, tandis que des jets puissants se mettaient à sortir de son méat.


— Ah... ah... aaaah.


Il soupira, terrassé. L’orgasme était fort, il eut une pensée fugace à nouveau pour l’alcool qu’il avait pris. Il se sentit vaciller, Hilda l’empêcha de tomber.


— Eh, reste avec moi mon beau, la soirée ne fait que commencer.


Elle l’amena jusqu’à l’un des canapés, où ils s’assirent côte à côte.


— Alors, ça t’a plu ?

— Euh... oui.

— Euuuuuh... oui, répéta-t-elle en exagérant le ton, bon Dieu Mathias, tu viens de jouir, montre que tu es heureux, j’ai vu ce sourire de bonheur passer sur ton visage. Ne l’éteins pas. Regarde, moi je suis toute contente de ce que tu viens de me donner.


Elle se lécha les doigts pour signifier son appréciation.


— Désolé c’est juste... je ne suis pas habitué.

— Ça j’ai vu, merci bien, tu sais, on s’en fout. Ici tu es ce que tu es, tant que tu trouves de quelqu’un de consentant, il n’y a pas de problème. Alors prends ton pied veux-tu. Et souris, montre-moi que je n’ai pas affaire à un ingrat.


Mathias sourit. Elle était belle cette fille. Le mot ingrat sonna soudain dans sa caboche.


— Au fait, tu m’as... fait plaisir disons...

— Masturbé.

— Bon soit tu m’as masturbé, mais toi aussi tu as pris la boisson non ?


Le visage d’Hilda s’illumina soudain.


— Ravi que tu t’en rappelles... pour le moment, je me laisse mariner un peu...


Elle disait cela, mais retirait dans le même temps un nouveau bouton de sa chemise. Ses seins étaient désormais presque totalement à l’air libre, Mathias n’en perdait pas une miette.


— Faisons connaissance Mathias, tu as quel âge ?


Elle se dandinait, Mathias sentit sa bosse se reformer dans son pantalon, l’alcool y était à coup sûr pour quelque chose.


— 22 ans, je suis en dernière année d’études.

— 24 de mon côté, je suppose que c’est donc normal que je... t’initie...


Sa voix se gorgeait de sensualité.


— Et donc mon mignon, tu es ami avec la reine de cet endroit...

— Une amie depuis le lycée oui...

— Mhh... et elle sait que tu as un faible pour les femmes en chemise ?

— Qu’est-ce que... qu’est-ce qui te fait dire que ce sont spécialement les femmes en chemises qui m’attirent... ?

— Il y en avait des femmes seules à aller voir après ton verre, à la place tu es resté focalisé sur mes seins... ils te plaisent ?

— O... oui.

— Mathias. Tu as envie de me baiser ?


Mathias bouillonnait, cette fille jouait avec lui, il avait à peine joui qu’il en revoulait déjà, il désirait ce corps, déboutonner une bonne fois pour toutes cette chemise, caresser, embrasser...


— Oui, j’ai envie de le faire avec toi.

— De faire quoi Mathias ? Soit précis, je te prie.

— De te baiser.

— Bon garçon.


Elle approcha ses lèvres des siennes, plus actives que la première fois, Mathias amorça le baiser, puis les langues, puis les mains baladeuses sur le corps chaud de sa partenaire. Bien vite cependant celle-ci se retira.

— Notre comportement devient indécent pour l’endroit... que dirais-tu d’aller au deuxième sous-sol ?

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