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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Stage

Chapitre 1

Divers

Les hasards de la vie avaient voulu que je rencontre un compagnon dans le Doubs. Je l?avais connu au cours d?une cure de remise en forme près de Besançon. Jérôme avait beau être courtois, mignon et d?une compagnie plus que réconfortante, il ne pouvait effacer par ses qualités le fait qu?il demeurait bien loin de moi, trop loin, puisqu?il vivait à trois cents kilomètres de Bourgoin. Pour des raisons évidentes, nous avions décidé de nous recevoir sur le rythme de l?alternance. La diminution des jours et les pâleurs de l?automne me laissaient augurer des nuits bien sombres sans Jérôme ; ma nature positive prenait le dessus et je me disais que pour les futurs congés de Noël, je l?aurais dans mes bras plus d?une semaine.

    Ce soir d?octobre, je rentrais à mon domicile après avoir quitté l?une de mes trois amies de la salle de sport. J?étais vannée, mais je n?avais pas le temps d?une pause : comme tous les soirs, il fallait que j?appelle Jérôme ! Après avoir roucoulés pendant une trentaine de minutes et à l?abord de raccrocher, je le sentais soudainement hésitant... inquiet... Me cachait-il quelques choses ? Finalement, il plaçait cet instant de transe entre parenthèse et voulait remettre à notre prochaine rencontre, une requête à peine dissimulée. Il ? m?embarrassait ? et, je ne n?aimais pas ces moments où il me laissait en plan à me cacher des choses qui, souvent, m?empêchaient de dormir. Comme pour les surprises, quand je savais qu?il y en avait une, j?aimais la découvrir le plus rapidement possible !

    - Jérôme : pourquoi toute cette hésitation ? Tourne-pas autour du pot et va droit au but !

    - Chérie !... ?a me gêne un peu !...

    - Tu veux rompre ?

    - Non, qu?est-ce que tu vas chercher par là ? Non ! C?est nul !

    - Je n?ai pas encore mangé et je sors d?une heure éprouvante d?aquagym ! Alors accouche !!!

    - Voilà ! Le fils de mon meilleur ami prépare un BTS de comptabilité, il doit faire un stage de quinze jours à l?aéroport Saint Exupéry. Ce n?est pas loin de chez toi et je voudrais savoir, tu me dis ? oui ? ou ? non ?, ce n?est pas important, je voudrais savoir si tu serais d?accord pour l?héberger chez toi ?

    - Je comprends mieux tes hésitations !!! Ecoute ! Tu me prends de court ! Quinze jours ?! C?est qui ce garçon ? Tu dis le connaître, mais moi, je ne le connais de nulle part !

    - Il s?appelle Sébastien, il a vingt ans et c?est un très gentil garçon ! Il est calme et réservé, il ne te poserait aucun problème! Je ne fais pas sa pub, mais je te jure, c?est un môme très agréable ! Puis tu sais que je ne te demanderais pas cette faveur, s’il était désagréable et beau gosse !

    - Tu me laisses un temps de réflexion ?

    - Oui ! Bien sûr ! Stan voudrait une réponse pour Samedi, ça te laisse deux jours : ça t?ira ?

    En l?espace de vingt-quatre heures, malgré le fait que je n?étais pas très enthousiaste, j?avais décidé de dédramatiser les deux semaines pendant lesquelles j?allais accueillir cet étudiant.

    Pour pouvoir le recevoir convenablement, il me fallut faire accéléré le travail de l?entrepreneur pour qu?il termine le papier peint dans l?une des chambres d?ami. Rien que pour ça, j?espérais sincèrement que Sébastien soit supportable et qu?il salue les lieux. Mais j?étais confiante, Jérôme m?avait informé que mon étudiant était la petite fierté de sa famille contrairement à son frère aîné qui avait mal tourné.

    Nous avions convenu que notre rendez-vous devait avoir lieu à la gare de Bourgoin-Jallieu où son train arrivait à dix-sept heures vingt-neuf. L?endroit ne me plaisait guère, j?y étais mal à l?aise : une faune hétéroclite circulait, visiblement sans but précis et je me disais que tout ressemblait de plus en plus à la gare de Lyon-Perrache avec ses clochards plus ou moins agressifs. Pour me tranquilliser, malgré une petite demi-heure d?avance, je décidais d?aller patienter sur le quai. Pour me faire reconnaître de Sébastien, j?avais enroulé autour de mon cou une écharpe mauve qui avait déjà un long passé et, durant mon attente, mes souvenirs se révélaient torrides. Je ne passais pas inaperçue et mon long manteau anthracite fascinait quelques personnages, à moins que ce ne soit ma nouvelle couleur.

    Enfin, le train en provenance de Lyon était annoncé et déjà, je pouvais distinguer le cortège de voitures. Je faisais quelques mètres et revenais vers le distributeur de billet, avant de lever les yeux sur un homme de couleur. Il me souriait, je lui répondais, avant de constater qu?il s?attardait sur mes chevilles et mes escarpins. Le train entrait en gare et les classes commençaient à se révéler à mes yeux, avant que les wagons ne s?immobilisent pour faire place à un grand silence. Un speaker annonçait deux minutes d?arrêt ! Rapidement, je regardais en amont et en aval, en essayant de mettre un voyageur sur la photo que Jérôme m?avait envoyée. Il s?agissait du cliché d?un grand brun, myope et en analysant les traits de son visage, j?en déduisais que l?épreuve datait de trois-quatre ans ! J?appréhendais le départ du train et je n?avais toujours pas mis la main sur mon étudiant de vingt ans ! Soudain, à la descente d?un wagon, deux ou trois personnes portaient leur aide à quelqu?un qui n?était pas descendu. Une personne âgée en encourageait une autre qui semblait avoir peur et je me dirigeais prudemment vers l?attroupement quand soudain, un homme d?une trentaine d?année, vêtu d?un Jean?s et d?une chemise noir se révélait à mes yeux. Il était brun et ne portait pas de lunettes sur le nez. Sébastien s?inquiétait du couple de retraité (vieux couple !) puis, son regard se fixait de suite sur moi.

    - Madame Delamontagne ?

    - Oui !...

    J?étais stupéfaite ! C?était un bel homme qui respirait la maturité ! Je lui serrais la main.

    - Sébastien ? Alors c?est vous ! Je m?attendais à voir quelqu?un de bien plus... jeune !

    Il esquissait un large sourire, charmeur et je lui montrais le coté équivoque de sa photo. Il se riait de lui même, avant que je l?oriente vers la sortie de la gare.

    - On me fait tout le temps cette réflexion ! Je suis abonné à cet effet ! Selon maman, j?ai toujours fais plus vieux que mon âge ! Mais vous pouvez voir ma carte d?identité, c?est bien vrai, j?ai vingt ans !

    - Les lunettes ?!

— Non, lunettes ou pas, c?est la même chose ! Je suis presbyte et je les mets que pour lire ! Dieu merci : j?ai bien changé !!!

    - Bien ! Pas de Madame : appelez-moi Sabine ou Sab ! Vous avez fait bon voyage ?

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    - Oui, mais le trajet n?en finissait pas ! J?avais deux correspondances et un train régional qui s?arrêtait toutes les cinq minutes ! Tutoyons-nous !

    - Pas de problème pour moi !

    Sur le court chemin de la maison, j?étudiais rapidement Sébastien ; en deux minutes, je pouvais dire qu?il m?avait beaucoup impressionné et en fin de compte, il n?était pas spécialement timide. Jérôme m?avait dit n?importe quoi et tout à l?heure, j?avais pu découvrir un corps sculpté par le sport. Secrètement, je me disais qu?il était dommage que je ne puisse pas le voir torse nu !

    Durant le trajet, nous parlions de ses liens d?amitiés avec mon ami et de ses études. Alors que nous étions pratiquement arrivés dans ma cour, mon naturel me poussait à jeter un coup d?oeil sur son intimité, pour satisfaire ma curiosité et agréablement, elle le fut.

    Notre arrivée dans ma résidence fut calomniée en silence par Madame X. Karine et sa fille découvrait Sébastien et tout comme moi, elles prenaient plaisir à échanger quelques mots avec lui. J?avais vu quelques intrigues dans le regard de ma voisine et par moments, il me semblait que toutes les deux étaient jalouses du privilège que m?accordait mon jeune invité.

    Ce n?est qu?à partir du - deuxième jour - que notre cohabitation avait prit ses aises. En cette fin d?après-midi, je rentrais à la maison après une petite visite de routine chez mon médecin. Dans le salon et vautré dans le canapé, je découvrais Sébastien pour la première fois de la journée :

    - Comment vas-tu, Sabine ? (il me faisait la bise)

    - Très bien ! Heureuse d?être rentré! Tu n?as pas trop froid ?

    - Non, ça va bien ! Jérôme a appelé : il voulait savoir si tout se passait bien !

    - Je le rappellerai ce soir ! Il ne t?a rien dit d?autre ?

    - Non !

    J?étais en train de m?observer dans le miroir d?entré quand soudain, je surprenais mon invité se régaler de mes gestes. Il faisait semblant de lire son bouquin, pendant qu?il regardait mes jambes que j?avais habillées d?une paire de collant noir. Quand je me retournais sur lui, il faisait mine de rien et dans une tenue décontractée, il ne pouvait pas garder secret un début de relief que je savais conséquent.

    - Sab, tu veux peut-être boire quelques choses ?

    - Oui, je vais prendre un petit verre de Vermouth !

    - Ne bouge plus ! Je vais te le chercher !

    Je n?eus pas le temps de m?opposer à son entrain, il était déjà debout et filait vers la cuisine.

    - Comment s?est passée ta journée ?

    - Très bien ! Je suis rentré plus tôt que prévu, à quinze heures ! J?ai encore un peu de mal à me faire au personnel ! Si tu vois ce que je veux dire !...

    - Non !?

    - Je fais tout sauf de la comptabilité ! C?est agaçant ! C?est pour ça que je suis ici !

    - Fais attention ! Je crois que les employeurs font des rapports et tu risques d?avoir quelques problèmes en désertant tes fonctions, même si elles ne sont pas gratifiantes !

    Il se prenait un soda et nous regagnions le salon pour apprécier notre verre. La porte du frigidaire mal refermée, il se relevait et après m?avoir décliné un sourire, il se dirigeait vers la cuisine. Son passage déplaçait l?air et je pouvais humer une eau de toilette un peu trop épicée à mon goût. Il fallait que je cesse ce petit jeu, je n?étais pas encore raisonnable, mais le contexte me provoquait et j?avais de plus en plus envie de l?éprouver.

    Soudain, il me surprenait en revenant avec quelques biscuits apéritifs.

    - Pour demain, si tu veux prendre ma voiture pour sortir : tu le peux ! Tu as peut-être envie d?aller au cinéma ou autres choses ?!

    - C?est gentil ! Tu me ferais confiance ?

    - Bien sûr! Tu es grand ! Très grand !

    - Un mètre 84 !

    - Oui, je le vois !

    Je terminais mon verre de vermouth et croisais les jambes. Mille et une idées trottaient dans ma tête.

    - Pas pour le moment ! Je te remercie, mais ce soir, je vais rester ici ! Bien profiter de ton hospitalité ! Si tu veux, c?est moi qui ferais à manger !

    - Nous verrons ! Sinon, il y a la pizzeria ! Tu veux sortir ?

    - Non, Sabine. ?a m?étonne d?une femme comme toi ! Pour une sportive reine de la diététique, tu ne devrais pas te laisser dépasser par la facilité, continue de préserver ce corps sublime que je vois là !

    - Sébastien : n?en jette plus ! ?a ne prend plus ! J?ai passé l?âge de croire aux flatteries !

    - Tu as tort ! Je vais prendre une douche !

    La soirée fut calme. Il allait se coucher vers vingt-deux heures et moi, je montais dans la salle de bain à minuit. Nue derrière le panneau de la douche, je ne pouvais pas m?empêcher de me caresser avec sensualité en pensant à Sébastien qui dormait à quelques mètres. Je me rendais à l?évidence que ça faisait bien une semaine que je n?avais pas goûté à Jérôme. Mes doigts étaient tellement précis que j?étais franchement submergée par l?excitation. Momentanément, je me calmais, mais je sentais mes sens être dépossédés de leur aplomb. Maintenant, je me demandais si je ne ferais pas mieux de me laisser aller et de jouir sous le silence de la douche... Soudain, le téléphone résonnait dans mon bureau, je me dépêchais de sécher ma peau et j?enfilais un peignoir : qui est-ce que ça pouvait être ? Au bout de la quatrième sonnerie, je sortais dans le couloir et quand j?entrais dans le bureau, mon colocataire ne tardait pas à venir me rejoindre précipitamment. Alors que je m?expliquais avec un étrange correspondant francophone pour lui apprendre la notion de décalage horaire, je ne manquais pas de détailler Sébastien qui hésitait à repartir. Il était torse nu et seulement habillé par un bas de pyjama. Voyant qu?il était peu utile à quoi que ce soit, il quittait la pièce pour le couloir.

    J?envoyais balader mon interlocuteur d?un autre monde et éteignait la lumière du bureau. Sébastien venait à peine de refermer sa porte et malgré l?heure tardive, j?entrais dans sa chambre. Il était déjà sous les draps et surpris, il se tournait vers moi :

    - Sébastien, tu es musclé dis - moi ?! Jérôme ne m?avait pas dit que tu étais un athlète !

    - Tu exagères ! Je fais simplement attention à moi !

    - Moi, il faudrait que je perde encore deux trois kilos !

    - Sabine, tu es très sexy ! Très jolie, tu n?as pas besoin de te prendre la tête avec ça ! Ma mère à quelques copines de ton âge et je peux te dire que tu es... canon !

    J?étais décontenancée ! Je ne trouvais rien à dire et je me sentais devenir écarlate. Soudain, Sébastien descendait lentement le drap jusqu?à la hauteur de son sexe de manière à exhiber son ventre musclé.

    - Regarde : j?ai un peu de gras !!! C?est moche, non ?!

    - Non ! N?exagère plus ! Tu es un beau garçon !

    Je n?étais plus capable de disperser mon regard ailleurs que sur une peau qui devait encore respirer l?adolescence. Une femme avait-elle déjà fait courir ses doigts sur lui ? Brièvement, c?est moi que je me représentais en train de le caresser, avant de me l?interdire. Quand je décidais de relevé mon regard sur Sébastien, je vérifiais qu?il m?observait au niveau de ma poitrine. Mon esprit se remettait à tourbillonner et je fantasmais comme une nymphomane. Pourquoi ne pas aller le rejoindre dans son lit ? Profiter de l?effet de surprise, il n?aurait pas eu le temps de s?interroger ou de réalisé quoi que ce soit, que j?aurai déjà délivré sa verge avec ma bouche.

    - Là aussi, j?aurais besoin de perdre un peu du gras !

    Il pinçait la peau sur ses abdominaux et me regardait avec le sourire.

    - Sébastien, arrête là ! Comme tous les beaux gosses : tu exagères !

    Il hésitait et soudain, il reprenait place, assis sur le lit pour finir de bouquiner.

    - Tu vas bouquiner à cette heure-ci ?! De rester assis sur le lit, tu vas prendre froid ! Tu devrais passer un T-Shirt !

    - Juste quelques minutes ! Je n?ai pas sommeil, je suis trop... tendu ! Après le dîner, je n?aurai pas dut boire une tasse de café !

    - Moi, je finis de ranger le lave-vaisselle, puis je monte me coucher !

    Je quittais sa chambre et refermait sa porte. J?étais certaine qu?il s?était rincé l?oeil sur mes fesses et une fois de plus, je n?avais pas employé les grands moyens pour repousser un prétendant. Je redescendais au rez de chausser pour passer quelques minutes dans la cuisine.

    La nuit était en grande partie passée. J?étais sortie d?un profond sommeil par un grand bruit. Je regardais mon réveil : quatre heures et demie ! Qu?est-ce qu?il se passait ?! Dehors, il faisait encore nuit et indubitablement, je savais que le bruit venait de l?intérieur, de la chambre de Sébastien.

    J?hésitais deux minutes à me lever. Frileuse, je voulais avoir une confirmation que ce n?était pas grave et faute d?âmes qui vivent, je commandais à mes jambes et me levais. Précautionneusement, je me dirigeais en robe de chambre vers la porte close de la chambre de Sébastien :

    - Sébastien : ça va ?

    Il me semblait entendre quelqu?un tourner dans le lit, mais aucune réponse à ma question. Je posais ma main sur la poignée de la porte et tentais d?ouvrir en silence, quand soudain :

    - Quelque chose ne va pas ?

    Je me retournais sur lui ! J?étais embarrassé et moins quand je découvrais qu?il était écarlate. Sébastien venait de quitter la salle de bain !

    - Excuse-moi Sébastien ! J?ai entendu un grand bruit et j?ai eu peur que ce soit toi qui as eu un problème !

    - Non, ça va ! J?ai juste un peu trébuché sur le meuble à linges, c?est tout !

    - Que faisais - tu debout ?

    - Rien de précis ! Si, je suis allé me laver les mains ! Maintenant, je vais essayer de finir ma nuit ! Toi, tu vas te lever ?

    - Non, je vais faire comme toi ! Me recoucher !

    Il était inhabituel et la fatigue stimulait mon envie d?abréger. Sébastien entrait dans sa chambre, je le suivais et détaillais le haut de son corps, ses hanches et ses fesses à croquer.

    - J?espère que tu te rendormiras !

    - Merci ! Bonne nuit Sabine !

    Sébastien s?assaillait sur le lit et avant que je ne referme sa porte, je découvrais brièvement sa braguette entrouverte et un caleçon noir.

    - Sabine : tu voudrais me border ?

    Sébastien esquissait un léger sourire, mais rien qui porte à équivoque. Promptement, j?aurai pu méditer sa proposition, mais je préférai m?exécuter. Je me dirigeais vers son lit et pouvait sentir une effluve corporelle, comme si deux personnes avaient forniqué. Je me penchais et tout en regardant les reliefs de la couette, je le bordais. Nos regards finissaient par se trouver, mais je me redressais.

    - Merci !

    - Tu es souvent aussi capricieux ?

    - J?aime comme vous me traiter ! ça me rappelle mon enfance !

    - Bien là, on est la nuit et il faut dormir !

    Je rêvais de dénouer ma robe de chambre et ainsi, accéder à ses pensées confidentielles. Depuis la veille au soir, il salivait sur moi et peut-être même que, clandestinement, il bandait pour ma poitrine et mes tenues qui avaient déjà séduit pas mal d?hommes. Je ne l?avais jamais vu en érection et je me demandais pourquoi ? Se cachait-il une personne timide sous son arrogante aisance?

    Je quittais la pièce et allais vers la salle de bain. J?entrais et regardais tout autour de moi : le savon était fraîchement utilisé. Je prenais son gant de toilette et le sentais, mais rien de sexuel. Je découvrais un T-shirt sur le radiateur et innocemment, je le prenais avant de retourner dans ma chambre.

    Je dénouais mon peignoir et nue, je me glissais dans mon lit. Rapidement, je humais l?odeur du T-shirt et le faisais parcourir sur mon corps, mon ventre et entre mes cuisses. Je frissonnais en pensant à mon colocataire qui devait s?être rendormi. Mais la fatigue mettait fin à mes facéties et je glissais l?objet de mon plaisir au fond de ma couche.

    À nouveau, quelques heures s?écoulaient et quand je me réveillais, mes yeux se posaient sur Sébastien !?!? Il avait entrouvert la porte de ma chambre et vraisemblablement, depuis un bon moment, il me regardait dormir. Mais pour l?instant présent, son regard était fixé sur la nudité de mon épaisse poitrine ! En même temps que je réalisais la situation, mon corps semblait pétiller et tout particulièrement mon intimité qui osait mendier un homme. Paisiblement, je me recouvrais !

    - Excuse-moi, Sabine ! Je vais aller chercher le pain : tu veux quelques croissants ?

    - Non ! Oui ! Fais comme tu veux !

    - Sabine, je suis désolé de t?avoir surpris ainsi !

    - Tu n?es pas le premier homme que je vois ; ne formalise pas !

    - ?a me gêne!

    - Silence. Ramène nous du bon pain !

    Sébastien quittait ma chambre et je me sentais ridicule avec un drap sur ma poitrine, alors que ça devait faire un bon moment qu?il se régalait de mes deux monts. Avait-il vu son T-shirt ?

    La journée se passait bien, mais je trouvais Sébastien remplit d?équivoque. J?étais presque convaincu qu?il n?ignorait pas que j?avais dormi avec son T-shirt et il devait se poser pas mal de questions. De mon coté, je suppliais le ciel pour que Sébastien n?en réfère pas à Jérôme.

    Le lendemain, je rentrais plus tôt que prévue d?une réunion où j?avais dut me mettre tout à mon avantage, belle et sexy, pour toucher tous les coeurs. En effet, depuis quelques mois, je tentais de m?intéresser à la vie politique de Bourgoin. Après avoir abandonnée ma veste de tailleur, je réajustais ma jupe et tranquillement, j?allais refermer une fenêtre qui, étrangement, était entrouverte ?! J?en profitais pour jeter un coup d?oeil dans le jardin et là, je surprenais Sébastien intégralement nu ?!?! Ce n?était pas possible !!!!! Bien que les températures ne soient pas négatives, dehors, il devait faire à peine dix degrés et je ne comprenais pas ! Il était serein, trop convaincu que personne ne le voyait et tout ça, conjugué à son sérieux réussissait quand même à me faire saliver. En l?espace de quatre secondes, je découvrais la totalité de son grain de peau et, son sexe qui bien qu?au repos, étalait de belles proportions. Je ne sais pas s?il m?avait entendu, mais soudainement, il enfilait un pantalon de jogging. Alors que Sébastien revenait vers la maison et vers moi, je m?arrangeais pour, de manière espiègle, bondir dans les escaliers et monter dans ma chambre pour que mon étudiant ne se doute de rien. Quelques minutes s?écoulaient et je me rendais compte que c?était une grave erreur. En effet, ça faisait vingt minutes que j?étais bloquée au premier, alors que Sébastien me croyait absente. Je m?interrogeais de plus en plus, surtout que je ne l?entendais plus ! Sébastien devait être devant la télévision ! Soudain, j?entendais quelqu?un monter dans les escaliers ! Je m?empressais d?ôter mes escarpins et filais dans ma chambre, alors que j?entendais Sébastien se diriger dans la sienne. Il restait devant son lit et je pouvais le voir discrètement ôter son jogging. Il s?interrompait comme s?il avait vu quelques choses et peut-être que par la fenêtre de la chambre, il avait vu un animal ?! Il s?avançait près des rideaux et se rendait à l?évidence que personne ne pouvait guetter sa nudité. Il se plaçait devant la glace et pendant qu?il admirait sa musculature, j?en faisais de même, avec une attention plus particulière pour ses fesses et ses épaules. Sébastien gonflait le torse et contractait ses abdominaux, avant de les caresser du bout des doigts. Maintenant, il caressait sa verge, la prenait à pleine main et très vite, - elle - se redressait pour mon plus grand plaisir. Je n?eus pas le temps de m?émouvoir de cette... vue, qu?il enfilait un caleçon, un bas de survêtement et un T-shirt, avant de descendre dans le salon.

    Mais que faisait-il, tout à l?heure, nu dans mon jardin ? Dix minutes s?étaient écoulées ; après m?être assurée de sa bonne tenue dans le salon, je descendais précautionneusement quelques marches. Au cours de ces cinq dernières minutes, Sébastien avait exécuté un curieux manège, entre autres, vérifié la bonne fermeture de la porte d?entrée et visiblement, il ne s?était pas séparé d?un paquet ?!?! Maintenant, il ne faisait plus de bruit et discrètement, je descendais jusqu?aux pieds des escaliers pour jeter un coup d?oeil sur le salon où les portes et fenêtres étaient closes. À travers les petits carreaux de la porte du salon, j?apercevais Sébastien dans mon canapé. J?entendais des gémissements, ce n?étaient pas les siens, mais ceux de la télévision et sûrement d?une cassette vidéo. Je voyais mon jeune homme commencer de se caresser à travers son pantalon de survêtement et rapidement, il l?enlevait pour sortir sa verge et la frotter énergiquement.

    Débarrassé de son T-shirt, il me mettait en émoi. Mes seins se soulevaient et mes tétons perçaient le fin tissu de mon soutien-gorge. Inutile de parler de ma culotte qui commençait sérieusement à se souiller de plaisir. Sans m?en rendre compte, captivée par le spectacle donné à mes yeux, j?avais remonté ma jupe et glissée deux doigts dans les poils de mon pubis. Son corps était envoûtant et je ne sais quel genre de vidéo Sébastien regardait, mais ça le mettait dans un drôle d?état...

    Il caressait ses testicules tout en empoignant plus fermement la base de son sexe. Je pouvais apercevoir ses bourses légèrement poilues, un gland gonflé et déjà humide sur lequel j?avais envie de glisser en premier lieu ma langue. Soudainement, il arrêtait de se caresser, il soufflait fort et devait être au bord de la jouissance. Il se redressait et prenait une poignée de mouchoir dans la boîte pour les déposer sur son ventre. Il fixait son attention sur le grand écran et son regard s?illuminait en même temps que les bruits, les gémissements du film allaient crescendo. Le petit cochon enserrait sa verge et recommençait à se masturber, il se régalait du spectacle et il adorait s?exciter avec simplicité. Sébastien s?allongeait encore plus profondément dans le canapé, je ne pouvais plus risquer d?être vue et il se caressait tout le corps en jetant un coup d?oeil de temps à autre sur les ébats des acteurs pornos.

    Sébastien s?asseyait sur le tapi du salon pour masturber sa verge avec violence. Il perdait de plus en plus la tête, il frottait son sexe sur la moquette, avant de l?astiquer aussi fort avec une nouvelle poignée de kleenex.

    Mes doigts ébranlaient mes grandes lèvres et, mon clitoris qui pointait sa tête, je n?en pouvais plus et je m?interrogeais sur le raisonnable de ma participation au ébat de mon visiteur. Mes doigts étaient trempés et mes odeurs de coquine me remontaient jusqu?aux narines. J?arrêtais de le regarder et me calais contre le mur. Soudain, je me raisonnais et, m?obligeais à stopper net sur les premières manifestations d?un orgasme qui aurait été comme à mon habitude, violent et tumultueux. Je fermais les yeux en pensant à l?appendice de Sébastien. Ma gourmandise torturait mon bon sens et je voulais revoir son sexe brandir toute sa vigueur ! À nouveau, je me penchais pour jeter un coup d?oeil sur la télé et, c?est le regard de Sébastien qui confondait le mien. Nous restions immobiles, je laissais ma jupe retomber sur mes cuisses et nous nous observions. Sébastien retirait le papier sur son sexe et reprenait place profondément dans le canapé. Silencieusement, j?avançais vers lui... Je déplaçais son jogging qui traînait à ses pieds et posais mes genoux sur la moquette. Délicatement, je retirais quelques morceaux de kleenex. Je plongeais ma bouche sur son gland offert qui déjà, me délivrait une petite tirade de sperme. Ma langue se plantait sur son frein et s?enroulait tout autour de son ogive qui révélait le goût de son intimité. Sébastien appliquait ses doigts sur mes joues, il aimait ce que je lui prodiguais et quand je levais mes yeux sur lui, je devais m?empêcher de le pousser à jouir pour continuer de découvrir son sourire et l?expression de son regard qui lui donnait des aires de jeune étudiant.

    Tant pis, je me dressais sur les jambes, prenais ma poitrine à pleines mains pour la pétrir. J?enlevais mon chemisier et mon soutien-gorge devant les yeux exorbités de Sébastien. Je me plaçais à genoux sur mon canapé et Sébastien ne tardait pas, il relevait ma jupe, baissait ma culotte et s?introduisait dans mon intimité jusqu?à la garde. Rapidement, il modérait ses ardeurs et je commençais à le sentir tout doucement en train de se mouvoir dans mon écrin, alors que ses mains cherchaient à se régaler de mes seins pleins de fermeté.

    Subitement, Sébastien se retirait, l?envie de jouir le torturait et il se retenait. Il cherchait à flatter mon clitoris, mais sa maladresse me forçait à le repousser. Je me retournais et goûtais à sa bouche. ?a faisait longtemps que j?avais envie de ressentir son corps contre le mien et son sexe cabré contre mon ventre. Je prenais ses fesses à pleins mains et alors que j?allais le bousculer pour lécher ses bourses, c?est Sébastien qui se renversait pour me donner à proximité de mes lèvres, vingt centimètres de chair bien bandée. De manière subtile, je prodiguais sur sa verge des stimuli avec ma langue, mes dents et mes lèvres sans jamais le sucer. Il m?invitait à prendre place sur son sexe cabré et je venais m?empaler en inversée. Tout sourire et avec gourmandise, je me laissais aller venir sur son membre auquel j?accordais le droit de jouir quand il le voulait. Mais malgré mes prodiges et mon énergie, il avait du mal à parvenir aux cimes du plaisir. Il y mettait toute sa volonté, ses mains agrippaient mes hanches pour m?inviter à me redresser me placer idéalement.

    À un instant, j?en avais marre et je me retirais pour le prendre dans ma bouche où je l?accueillais sur ma langue. Enserrant passionnément mes lèvres sur sa chair écarlate, je l?aspirais avec toute mon expérience. Sa béatitude me tourmentait, je commençais à fermer les yeux et je le laissais s?abandonner. Sans aide, il se déversait férocement sur ma langue, je ne le regardais pas et savourais ce gland turgescent s?épancher dans ma bouche, tantôt douce, tantôt coquine, afin de lui retirer l?intégralité de cette puissante éjaculation. Quand il ouvrait un oeil, il constatait la fin de sa jouissance et, qu?un peu de semence coulait sur mon menton. Il retirait son membre de ma gueule encore pleine, ras le bord, de son foutre chaud et malodorant. Il me souriait, ne semblait pas bien, comme choqué ! Je fermais les yeux, la bouche et je décidais d?engloutir le dépôt de Sébastien.

    Pendant trois jours, je ne sais pourquoi, Sébastien ne m?adressait plus la parole. Avait-il été choqué par ce qui venait d?arriver ?


    À suivre ?


E-mail: sabine.dean@laposte.net

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