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Je ne suis rien

Chapitre 2

Sundance

Hétéro

« Du lundi au Sunday, bloquée dans ma tête

 Ma vie, c’est un film de Sundance, des fois il se passe R

 Je préfère rester en dehors des ennuis

 Mais j’ai deux trois plavons si tu t’ennuies »

  


 Y a ce p’tit mec qui se prend pour ce qu’il n’est pas. Survêtement, visière baissée projette de l’ombre sur un visage trop lumineux. A une époque il aurait lâché des Yo yo avec la casquette sur le té-co pour représenter une cité qu’il ignore, maintenant il lâche des freestyles sans réaliser qu’on l’ignore. Sa seule fierté dans la vie, c’est de fuir celle de ses parents. Phase rebelle à 25 ans, peut-être temps d’évoluer non ? Culotté il me parle de sa kush comme s’il la fumait déjà en couches culottes. Les lèvres pincées autour d’un carton trop serré, il me joue sa trompette, me parle de gens qu’il connait qui connaissent des gens dangereux. Inhalation, exhalation, exaltation. Ses traits faussement serrés se détendent et explosent dans un fracas joyeux. Sait il seulement ce qui l’amuse ? Mon expression, la situation peut être, ce date foireux. Mais rire pour rien c’est qu’une bonne raison de pleurer mon frère.

  


 Un soupir lassé me propulse sur le lit. Je me languis de goûter à sa fadeur, la sentir sur mes lèvres plutôt que l’entendre sortir des siennes. De bas en haut, sa langue contre la feuille suit le mouvement de mes doigts contre mon débardeur orange vif. L’air frais me fait frissonner, durcit mes seins. Une flamme volette, réchauffe imperceptiblement la pièce avant de se perdre dans les braises. Mes bras en arrière, assise sur le matelas, la poitrine offerte. Ses bras balans, s’agitant mollement autour de son joint mal roulé, cachent un petit sourire de merde, une petite satisfaction fictive. Mon regard agacé le réveille à peine, mais les fait se dresser. Lui face au lit, me toisant du haut de son petit polo rayé, elle cachée, entrain de battre sous l’écusson de Saint-Etienne.

  

 

-       Enlève ton short.


  

 Son ordre minable se conclut un cri. La feuille mal léchée s’est ouverte, faisant glisser une bruine de tabac et de braise sur son haut moche. A mon tour de rire pour rien, roulée en boule dans un coin du lit, secouée par des soubresauts de joie. Le décalage est trop inattendu, les moqueries fusent de ma bouche sans que rien ne semble pouvoir les arrêter. Ni moi, ni mon excitation, ni. Une paume agacée vient caresser ma joue et l’écraser contre le matelas nu. Ma tête part brusquement en arrière, dressée, offrant une gorge qu’il saisit sur un coup de sang. Je sens mon cou s’écraser, mon souffle manquer, mon cœur s’agiter. 

  

 

-       Tu veux que je t’encule ou bien ?


  

 Son étreinte ne s’arrête que pour lui offrir une chance de me cogner la pommette. Les cheveux encore dans le creux de sa main, ma tête vole avant de s’arrêter nette, bloquée dans son élan. Un léger sifflement dans les oreilles, la vision troublée, mon intimité aussi. Encore un peu sonnée, je me penche conciliante pour répondre à ses ordres, me désaper, mais joueuse, me jette contre lui. Déstabilisé, nos corps s’effondrent au sol. Un bonk creux accompagne le baiser de son crâne avec le mur.

  

 

-       Putain t’es conne tu m’as niqué.

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 Peu importe, mes lèvres mutilées se mutinent et viennent butiner son cou. Une succion brusque, je dois me dépêcher de la marquer avant qu’il ne me remarque. Retour au collège, au temps des suçons et des galoches. Une protestation s’engage mais se ravale alors qu’une main baladeuse lui promet d’avaler ses balloches. Trace de cendre sur son polo laisse deviner son torse musclé. Le joint continue de vivoter contre le sol, mais j’ai déjà trouvé ma chaleur humaine. Mon short toujours autour des reins, je fais glisser mes seins contre le tissu rêche de son haut trop reuch. D’un coup de front, lève le bas du tissu et appose mes lèvres contre son pubis chaud. Les gestes sont automatiques, parfaitement ancrés dans mes envies et son plaisir. Sortir son trésor, le dépoussiérer de cette peau inutile du bout de l’index, laper son petit lait comme une chatte. Sentir la mienne se serrer, respirer, en rêver en elle. Je cherche son regard mais lui fuit le mien. Je sais pas trop à quoi il pense, à son suçon, à mes succions, à sa succube, ou juste à sa meuf ? Gamine que je suis en pose un nouveau contre sa cuisse. Plus profond, plus pourpre, mais mieux caché dans une petite toison brune. 

  

 

-       Hajar, arrête.


  

 Pas comme ça. N’ordonne pas. Impose. Mes lèvres atterrissent cette fois dans le creux de ses reins, prête à déposer une nouvelle bombe adultère. Soupir agacé, enfin il réagit. Je bave un moment, lui épargnant une nouvelle marque le temps qu’il se décide. Qu’il se décide à me prendre par les cheveux, éloigner la sangsue de sa chair. Qu’il se décide à me corriger, à me faire me lever, un coup dans l’abdomen et une balayette pour me coucher à même le sol. Qu’il se décide à me fesser, à m’enlever mon short lui-même, à craquer ma culotte d’un coup sec. Il ne reste plus qu’à fermer les yeux, m’oublier et ne plus penser qu’à moi, mon excitation, les caresses de son gland contre mes lèvres. J’en aurais presque oublié de le sucer. Fessée, entrée, fessée, sortie, mon cul tendu rougit à chaque baiser avec ses hanches. Parfois une claque, une insulte, une prise se perd dans sa façon quasi mécanique de me prendre. C’est marrant, je crois qu’il pensait bien à sa meuf. On dirait qu’il cherche à jouir vite, comme pour se débarrasser d’une corvée, mais l’empressement qu’il met à me baiser ne fait que plus m’exciter. Mes couinements finissent par le faire céder, par le faire couler.

  


 « Tout ça, c’est les autres

 On va laisser ça aux autres

 Puisque l’enfer, c’est les autres

 Pourquoi vouloir faire comme les autres ? »

  


 Mais l’Enfer est multicolore. Même si les teintes sont fades, points par points il s’y dessine une toile pastel. J’aime caresser du bout des doigts les aspérités de ce portrait, en sentir tous les défauts et m’y voir reflétée. Partie aux WC fuir la cystite, j’écrase la feuille encore chaude du talon en revenant dans la pièce sombre. J’aime pas que mon appart sente le brûlé. Le voir assis dans un coin du lit, la queue encore humide mais beaucoup plus molle. Le sentir réfléchir, se remettre en question, et tout balayer au profit de son désir. Habitude de shlag le pousse à en rouler un nouveau, le porter à ses lèvres pincées. 

  

 

-       Je te fais à manger ?


  

 Tout revient comme avant. Amants redeviennent potes, dominant redevient doux comme un agneau. Allongée dans ma sueur, je finis son joint au rythme régulier des oignons taillés. L’odeur du sexe se mêle à celle du korma qui se construit. Rhabillé en moins de deux, on dirait qu’il a réussi à passer à autre chose, qu’il est redevenu celui que j’aime sans le baiser. Ses sourcils froncés, concentrés, trop heureux de débiter des légumes sans émotion. Je te préfère comme ça frère, pas entrain de perdre ton temps à rire pour rien. J’aime ton calme, ta présence, les effluves de ta cuisine. Un rayon de Soleil transperce le volet à moitié fermé et fait briller mes joues encore rouges. Pleurer. Pleurer sans un bruit, ravie d’être là. 

 Qu’est-ce que c’est bon d’être en vie.

  

 « Rien de spécial, ce texte il a rien de spécial

 La mélodie en moi elle a rien de spéciale

 Je sais même je fais quoi, demain ça fait rien de spécial

 Et ça sert à rien de faire style, y a rien de spécial »

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