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La tache

Chapitre unique

Erotique

Submergée.

Le corps soudain pris de convulsions et les larmes qui jaillissent. Les mots bloqués par le souffle coupé...

Je n’ai pas fumé, ni bu. Et le matin, j’ai toujours la flemme...

Son sexe ne m’a pas pénétrée, sa langue ou ses doigts non plus.

Et j’ai pourtant niqué le matelas.

Sans huile ni lubrifiant ni jouet.

Trois heures.


Juste un café pour reprendre contact. La dernière fois il avait baisé ma bouche, ça glissait si facilement dans les profondeurs de ma gorge, angle exact, je n’avais pas compris ce qu’il m’arrivait.

Ça faisait des mois... Et là il me parle remise en question, tantrisme et slow sex... Vouloir le vivre avec moi, et ça me touche. Comme une preuve de sa confiance, savoir qu’il me sent digne d’être celle avec qui il peut baisser les armes du mâle performant.

Il connait le chemin de ma chambre.

Il garde son boxer, comme pour marquer que, cette fois ci, il se pose.

J’ai choisi les mélopées d’Hamza El Din pour accompagner doucement le nouveau jeu dans lequel nous glissons. En boucle, 4 fois. L’oud étire la vague sur laquelle nos corps se combinent et trouvent spontanément leur ligne de flottaison.

Il n’est plus le même homme, il se laisse fondre, je le sens sous mes doigts.

Temps suspendu à ces 10 points de contact, paupières closes, poils hérissés, chair de poule et frissons sous nos épidermes.

Connexion improbable, miraculeuse et rassurante... Ressentir "ça", l’humidité qui m’envahit, malgré ma libido en fuite, et que je ne sois pas "du matin"...

Sans fumée, sans alcool, je vole, je vole...

Du bout des doigts, à la pointe des seins, au sommet du crâne, aux extrêmités des orteils... Apprivoiser l’autre, scanner les millimètres...

Glisser lentement l’index sous l’élastique du boxer et être ensemble secoués d’une violente et delicieuse secousse électrique synchronisée.


Quand mon sexe soudain frôle son genou, une première cascade s’échappe dans un drôle de cri. Ma tête tourne, gémissements à l’unisson.

Ma langue s’aventure sous le stretch, aspirant sa pilosité, sa queue dure sous ma joue. Une couille happée et libérée.

Attend, encore, encore un peu...


Je ne sais plus depuis combien de temps Hamza avait chanté pour nous quand, bavant sur son gland et bouleversée par ses frissons, le tsunami s’est déclenché, incontrôlable, interminable, effrayant d’intensité, suivi par un torrent de larmes et des soubresauts d’épileptique...

A peine le temps de nous extasier de l’expérience, nos doigts reprennent leur danse nubienne, au rythme du târ et des claquements de mains venues du désert. La transe encore, et des flots qui n’en finissent plus. Un son continu s’échappe du fond de ma poitrine, comme trop longtemps contenu...

Haletante, je me vide et il crie sa jouissance...


Somnambules émerveillés, nous nous collons sous la douche, mes mains pour un savonnage moussant sur sa peau noire, abstraction picturale, mes yeux savourent, mes doigts glissent et branlent.

Il crache et je le bois.

Le rite païen est conclu, médecine des corps et de l’esprit.



Debout devant le lit, théâtre de notre transe, ensemble, nous marquons une pause, une minute de silence, de recueillement, bouleversés par l’expérience.

La tache.

Large, concentrée, elle a tout impregné, sans gesticulation ni acrobatie.

Un autel plutôt qu’un ring....

Médusés du plaisir brut.


Sans attache.

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