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Tant à l'eau...

Chapitre unique

Une querelle de trop !

Avec plusieurs hommes

La petite voiture blanche est suivie par une bleue aux marques « Gendarmerie ». La conductrice qui précède les forces de l’ordre entend son téléphone qui se met à grelotter. Son premier réflexe est bien sûr, de tendre le bras vers son sac à main. Elle se ravise soudain en songeant qu’elle va prendre une prune si elle répond en conduisant. Conduire ! Un bien grand mot puisque les automobiles sont bite à cul dans un de ces sempiternels embouteillages quotidiens aux heures de sortie des bureaux.


Elvire se crispe au son d’une autre sonnerie insistante. Il s’agit sans doute de son compagnon qui comme d’habitude s’inquiète. Loïc est du genre impatient. Il ne supporte pas qu’elle puisse avoir une minute de retard. Une sorte de jalousie maladive qui enfle au fil des mois. À tel point que ça commence à faire peur à la jeune femme. Lui et elle sont en ménage depuis quinze mois. C’est aussi son premier amant. Amoureuse folle de ce garçon, elle sourit en pensant à lui. Les coups de klaxon finissent encore par la stresser davantage.


Cette fois, les véhicules sont tous complètement à l’arrêt. Des sirènes hurlent et sur la bande d’arrêt d’urgence, les pompiers et le SAMU filent à toute allure. Sans doute un accident en amont du point où Elvire et les autres sont bloqués. Et son foutu portable qui n’arrête pas de lui rappeler qu’elle ne peut, qu’elle ne doit pas répondre. Ça dure une éternité. Il faut deux bonnes heures de plus pour que la situation se débloque. Enfin, exténuée par sa journée de travail, par cette trop longue attente, elle arrive chez elle.


Là, elle est accueillie très fraichement par Loïc.


— T’étais où ? Elvire, bon sang, je me suis fait un sang d’encre.

— Tu ne prends jamais la route toi, donc tu ne sais pas ce que sont les embouteillages. J’y ai droit tous les soirs alors tu devrais t’y habituer.

— Mais, je t’ai appelé je ne sais combien de fois ! C’est si compliqué de décrocher et de répondre. Avec qui étais-tu ?

— Quoi ? Primo, une voiture de flics me suivait alors pas question de perdre de points sur mon permis. Deuxio, je ne vois pas à quoi tu fais allusion avec ton « Avec qui étais-tu ? »

— Dis-le, que tu me fais cocu ! Je ne sais pas ce qui me retient de…

— De quoi ? Tu me frappes une seule fois et tu peux déguerpir, tu en es certain ! Tes menaces, j’en ai soupé. Ça fait je ne sais combien de temps que je supporte ta jalousie et ça ne peut plus durer.

— Moi jaloux ? Jamais de la vie !

— Alors, arrête avec tes scènes incessantes et tes menaces à mots couverts. Je vais au boulot tous les jours et je me tape le périphérique avec les aléas de la route. Si en plus je rentre à la maison pour en prendre plein la gueule par toi, ça va vite devenir impossible !

— Je suis sûr que tu baises avec un autre. Sois franche au moins une fois dans ta vie !

— Merde ! Tu as compris ? Merde ! Va te faire foutre. Tu ne sais pas ? Je me barre !

— Quoi ?

— Fiche-moi la paix, je vais coucher à l’hôtel, au moins, j’aurais une soirée au calme et demain nous ferons le point sur notre vie ensemble. Tu me prends trop la tête.

— C’est ça ! Va le retrouver salope !

— Dégage.


La jeune femme de vingt-neuf ans, un an de moins que son véhément petit ami reprend son sac à main, sa veste, et file vers la porte. Loïc, un grand gaillard d’un mètre quatre-vingts se met en travers de sa route.


— Où tu vas ?

— Fous-moi la paix, tu as dépassé les bornes. Je me tire.

— Comment il s’appelle ? Je vais aller lui casser la gueule ! À ce salaud qui se tape ma femme.

— Je ne suis pas ta femme, pas ta propriété et puis ça suffit, j’en ai assez entendu pour ce soir. Laisse-moi passer.

— Non ! Je vais t’en claquer une !

— Tu n’auras plus jamais l’occasion de le refaire si tu t’y hasardes, je peux te le jurer.

— Quoi ? Qui c’est qui menace l’autre là ?

— Bon, la coupe est pleine. Salut !


Elvire repousse sans violence le jeune gars qui est hors de lui. Elle s’éclipse et une fois dans la rue, elle laisse libre cours à son chagrin. Merde alors ! Quel con ! Comment peut-il la traiter de la sorte ? Les larmes lui coulent toutes seules des yeux. Dans un brouillard mouillé, elle monte machinalement dans sa voiture. Mais où aller ? Elle ne connait personne par ici. Ils n’ont aucun ami et ses collègues de boulot résident de l’autre côté de la ville. Ce ne serait de toute façon pas une bonne idée d’aller chez l’une d’entre elles.


Elle démarre et roule sans but précis. Petit à petit la colère retombe, c’est physiologique. Elle voit les néons des rues où elle erre sans trop savoir où aller. L’enseigne d’un hôtel attire son attention. Elle stoppe sa petite auto sur le parking et dans ces établissements bas de gamme, pas de préposé à la réception. L’accès de nuit se fait par l’intermédiaire d’un écran et grâce à sa carte bleue. C’est simple, rapide, anonyme aussi. Une fois sa chambre réservée, elle se dit qu’elle doit aussi manger. Quoi de plus naturel que de laisser sa bagnole et de parcourir à pied la rue où elle se trouve ?


Un petit bouiboui propose un « couscous maison » à un prix abordable. Après tout, elle a tout son temps avant d’aller dormir ou regarder un film à la télé. Elle entre donc dans le minuscule restaurant. Un serveur affable la dirige de suite vers une table seule, en fond de salle. Il lui apporte la carte, qu’elle refuse.


— Non, non ! Merci ! Un couscous me conviendra.

— Madame est une connaisseuse ! Alors c’est parti ! Un « royal » et pour faire passer tout cela…

— Ben…

— Allez, la maison va faire un geste, pour une jolie touriste perdue dans notre ville. Un petit vin de Boulaouane !


Le type qui lui fait face est sans doute plus jeune qu’elle. Pas plus de vingt-cinq piges et il est exubérant, volubile. Il en fait des tonnes. Il repart vers le fond de la salle, sans doute les cuisines. Deux couples occupent une longue table et plus loin, un vieux bonhomme mange tranquillement. De temps à autre, il lève les quinquets vers la jeune femme qui elle baisse les siens. Elvire médite sur son sort. Comment et surtout de quoi demain sera fait ? Dire que c’est elle qui paie le loyer, qui paie les courses et comment cet idiot de Loïc peut-il se permettre encore de la traiter vulgairement de « salope » !


Un comble tout de même. Le plat que lui apporte le garçon est copieux, et surtout succulent. Elle mange sans vrai appétit. Le serveur veut jouer les grands maitres et vient la servir en boisson, la resservir aussi. Ce qui fait qu’à mi-repas, alors qu’elle a à peine touché à la nourriture, elle est plus ou moins pompette. Elle n’a pas l’habitude de boire, même si le vin du Maroc est bon et passe bien. Le garçon continue ses ronds de jambe, la draguant presque ouvertement. Elle s’en rend évidemment compte sans pour cela montrer quoi que ce soit à ce jeune loup.


Elle termine son repas, l’assiette à demi vide.


— Madame n’a pas aimé notre couscous royal ?

—… ? Si, mais  je manque d’appétit vraiment. Vous pouvez m’indiquer les toilettes ? Et me préparer l’addition ?

— Bien madame !


Il dit cela avec une sorte de voix trainant sur le « madame ». Elvire n’en a cure et se lève pour aller se passer les mains à l’eau. Au moment où elle entre, le vieux bonhomme solitaire sort lui, du cabinet de toilette.


— Bonsoir, jeune dame !

— Bonsoir.

— Ça va mieux ?

— Mieux ? Je ne comprends pas le sens de votre question.

— Vous aviez l’air d’avoir du chagrin en entrant dans le restaurant.

—… ? Ah bon ? Oh ! Rien de grave, je vous assure.

— À votre âge, c’est à espérer ! Un chagrin d’amour peut-être ? Je peux prendre la « boukha » en votre compagnie ?

— La quoi ?

— Vous ne connaissez pas les usages tunisiens ? La « boukha » c’est un alcool de figues de mon pays qui se prend en digestif. Il me serait agréable de le prendre à votre table… ou que vous le premier à la mienne, bien sûr !

— … mais…

— C’est bon, je vous laisse et vous attends donc à ma table.


Le curieux personnage ne la met pas vraiment mal à l’aise, non, c’est autre chose. Un sentiment indéfini oscillant entre peur et… comment dire ? Envie de le connaitre mieux. Alors Elvire se lave les mains et sans trop savoir pourquoi, elle passe son bâton de rouge sur ses lèvres. L’alcool qui fait son effet ? Elle est un peu euphorique sans savoir vraiment pourquoi. Lorsqu’elle regagne sa place, le gars lui fait un signe discret de la main. Le jeune serveur qui lui aussi guette son retour semble très surpris.


Il voit sa cliente se diriger vers l’endroit où le monsieur âgé seul vient de diner. Alors il bifurque vers le coin où la jeune belle vient de prendre place.


— Voici votre petite note madame.

— Merci !

— Vous nous apporterez deux « boukhas », jeune homme !

— Tout de suite monsieur.


Il file vers le bar qui est situé proche de l’entrée des cuisines. La jeune femme ouvre son sac et cherche son porte-monnaie. Elle va pour sortir l’argent de l’addition quand son chevalier servant lui pose la patte sur le poignet.


— Non ! Laissez cela ! C’est pour moi.

— Mais… je ne vous connais pas.

— Pas encore, voulez-vous dire. Demain matin, vous ne pourrez plus dire cela.

— Comment ça demain matin je ne…

— Chut ! Voici nos digestifs ! Vous allez adorer.

—… ?


Elvire est surprise. L’attitude, les paroles du personnage, tout la laisse perplexe. Qu’entendait-il par « Demain matin, vous ne pourrez plus dire cela. » Elle a du mal de suivre. Elle observe cette fois plus en détail le gars qui se trouve assis face à elle. Il a quoi ? Une bonne cinquantaine d’années ? Il a quelques cheveux poivre et sel sur les tempes. Il est bien vêtu, s’adresse à elle dans un excellent français. Que lui veut-il ? Comme il lève son verre pour porter un toast, elle fait la même chose.


— À une belle inconnue rencontrée dans un restaurant. À votre santé madame.

— Merci ! À la vôtre donc !


Ensemble, ils portent leur verre aux lèvres. Ce nouvel alcool doux entre dans la gorge pour venir réchauffer plus encore l’estomac déjà mis à mal par le vin. Elvire se sent sur un petit nuage. Le vieux bonhomme appelle le serveur et s’adresse à son invitée.


— On ne marche jamais sur une jambe, n’est-ce pas ? Chez nous comme chez vous ! Alors… serveur remplissez nos verres !

— Bien monsieur. Pour Madame aussi ?

— Allons ! J’ai dit nos et non pas mon verre, me semble-t-il !

— Oui ! Excusez-moi monsieur.


Le garçon de salle tourne les talons. La jeune femme elle, ne sait plus trop ou elle en est.


— Je ne sais pas si c’est bien raisonnable, de prendre encore de l’alcool.

— Vous prenez le volant après ce repas ?

— Non ! Je dors à l’hôtel cette nuit.

— Vous n’y songez pas ! Une jolie femme telle que vous ? Dans un hôtel sordide… je vous invite chez moi ! J’ai une chambre d’ami à mettre à votre disposition.

—… ! Mais je ne sais pas…

— Allons. Je vous ai dit que demain nous serions amis pour la vie… Ça commence ce soir, non ?

—…


Il est insistant. Souriant, sympathique aussi et finalement, après avoir encore avalé une seconde eau de vie de figues, la jeune femme se retrouve à cramponner le bras de cet inconnu. Elle n’a même plus songé à la note qu’il vient de régler pour elle. Cette fois, elle est vraiment partie, pour ne pas dire… bourrée. Elle marche dans la rue avec cet homme qui pourrait être son père. Incapable de réagir sainement elle se laisse embarquer vers un endroit totalement inconnu. Ils sont désormais devant une maison particulière bien entretenue. Une large allée gravillonnée bordée par des pelouses impeccablement tondues.


Un parc arboré, puis les façades qui se dessinent devant les yeux d’une Elvire qui ne se pose plus de question. Le type a l’air si gentil. Il est aussi grand qu’elle, encore mince pour son âge, et il se comporte en homme bien élevé. Les voici dans une entrée aux lumières tamisées. Puis elle découvre un univers feutré, oriental. Le salon où ils vont pénétrer est fait de sofas très bas, de coussins, de tentures aux murs. Ça sent l’encens et le jasmin. Le propriétaire des lieux s’arrête, retire ses chaussures. Il reste là sans un mot.


Alors la jeune femme après un temps de réflexion assez long, comprend qu’elle doit aussi se déchausser. Ce qu’elle fait, envahie par des sentiments très mitigés. Un zeste de crainte, une pincée aussi d’autre chose qu’elle ne parvient pas à nommer.


— Veuillez prendre place belle dame ! Je vous offre… quelque chose à boire ?

— Ben… je ne sais pas si ce serait raisonnable.

— Parce que vous avez encore la notion du raisonnable vous ? Moi, il y a bien longtemps que je me laisse vivre. Ce soir ma maison est ensoleillée par votre seule présence ! Ça suffit à mon bonheur.

—… ! Si seulement tout le monde en pensait autant !


Elvire ne se rend pas compte qu’elle vient d’étaler tout haut ses états d’âme. C’est vrai que là, si Loïc était là… mais voilà, il est d’une jalousie maladive et elle… bon le type est là qui lui rappelle qu’elle n’est pas chez elle.


— Une « boukha » ? Après tout, ça ne peut que nous faire du bien.

— Vous voulez me saouler ? Encore que je croie que ce soit déjà fait depuis un moment. Qu’il est doux votre tapis.


Le bonhomme sourit sans bruit. Comment s’asseoir sur ces coussins sans trop dévoiler de ses gambettes ? La jupe qu’elle porte n’est pas faite pour l’en assurer. Mais la brume qui entoure son cerveau, brouillard dû aux trop nombreux verres ingurgités ne la fait pas hésiter très longtemps. Elle plie ses genoux et croise se jambes, ramenant ses pieds sous ses fesses. Le vieux type est de retour avec une bouteille au contenu translucide et deux dés à coudre en guise de verres.


— Je m’appelle Ali ! Vous avez un prénom, belle gazelle ?

— Elvire !

— Tenez !


Il vient de lui tendre une dose infime de ce que contient la boutanche. Ensemble, ils trinquent de nouveau.


— Vous êtes très belle ! Comment se peut-il qu’une si jolie femme ne soit pas accompagnée ? Les hommes de ce pays me surprennent de plus en plus. Pas de petit ami Elvire ?

— Oh si… mais nous nous sommes un peu disputés et j’ai claqué la porte ce soir.

— Je vois. Ce que les hommes peuvent être idiots parfois ! Mais pas trop grave votre querelle d’amoureux ? Je vous le souhaite en tous cas !

— Pff ! Je n’en sais plus rien. Mon ami est jaloux, trop parfois, et ça dégénère vite, une fois de plus.

— Mon Dieu… Que peut donc reprocher un garçon à une aussi belle personne que vous ?

— Il s’imagine que je passe ma vie à le tromper… vous voyez le genre !

— Et vous l’avez déjà fait ? A-t-il des motifs de le croire ?

— Bien sûr que non ! Mais ça va finir par arriver s’il insiste aussi lourdement.

— Ah ! Heureux sera l’élu alors ! Je l’envie presque.

— Je… pardon, je n’ai pas tout suivi.

— Ne vous formalisez pas pour mes paroles. Je pense à haute voix souvent. Tenez !


Il penche vers Elvire la flasque d’eau de vie de figues. Machinalement elle avance son bras et son godet se remplit une fois de plus. Nouvelle embrassade de son mini verre. Sifflé d’un trait, l’eau douceâtre qui lui coule dans la gorge sans forcer. Le nommé Ali revient sur la question ! Il a sans doute pris la mesure du désarroi de la jeune femme.


— Vous avez déjà eu envie, ou l’idée de… le faire ?

—… ! J’avoue que ce soir, je me serais volontiers vengé, mais bon, j’ai trop picolé… et je ne sais plus ce que je dis… ou fais.

— Un homme plus âgé que vous vous dérangerait pour ce genre… de vengeance ?

— Comment ça ? Vous voulez dire… coucher avec un homme plus vieux ? À moins que vous ne parliez pour vous… ? C’est cela ? Vous voulez coucher avec moi ?

—… On peut jouer un peu sans pour autant franchir le pas.

— Je ne pige pas. Vous voulez me baiser, c’est bien ce que je dois comprendre ?

— Dit crument, oui ! Mais il y a des formes à mettre, des étapes à respecter, et à franchir… doucement.

— Vous me faites boire pour arriver à vos fins ?

— Si c’est vraiment ce que vous pensez de moi… je peux vous raccompagner à votre chambre d’hôtel et nous nous quitterons seulement bons amis.

—… Mince ! Je… ne voulais pas vous offenser.

— Ne soyez pas désolée. Je suis triste que vous pensiez ce genre de chose de moi. Vous êtes une belle femme, faite pour faire l’amour et j’aurais, qui sait, pu vous apporter un savoir-faire différent.

— … parce que chez vous ça ne se passe pas comme chez nous ?

— D’abord, je suis chez moi aussi ici. Et puis, j’aime prendre mon temps… laisser l’imagination faire son petit chemin dans la tête des dames. Pas question de brusquer quoi que ce soit. De la délicatesse et du doigté…

— Du doigté… j’aime bien ce mot. Une connotation sexuelle indéniable…

— Ce sont mes années qui vous dérangent ?

— Mais non ! Je ne sais simplement plus ce que je dis, ou fais. Je dois vous sembler un peu conne et surtout vous me voyez comme une femme… facile !

— Pas du tout. Vous avez un grand charme et si c’est vrai que je vous caresserais avec plaisir, je ne vois en vous que la femme qui se doit d’être respectée.

—…

— Vous semblez dubitative !

— Je me pose un tas de questions.

— Lesquelles par exemple ?

— Ben… comment dire, c’est quoi « un savoir-faire » différent ?

— Vous voulez essayer ? Il est possible que nous avancions lentement et si quelque chose vous choque ou vous déplait, il vous suffira de dire stop !

— Vous croyez que c’est aussi facile ? Tous les hommes sont donc attirés par le sexe ?

— Nombre de femmes le sont également, même si elles se refusent à l’admettre. Vous ne l’êtes pas un peu ?

— Je n’en sais rien !

— Mais avec votre ami… vous avez surement de bons moments, je me trompe ?

— Je dois dire que c’est un peu toujours pareil… répétitif en quelque sorte.

—… Un manque d’imagination où vous ne lui faites plus d’effet ?

— Ben… ce n’est pas tout à fait ce à quoi je pense. Je crois, je le soupçonne fortement de ne plus pouvoir me faire l’amour, s’il ne songe pas que je l’ai trompé ! Vous comprenez ?

— Vous pensez qu’il a besoin de fantasmer sur des images où il serait cocu pour vous aimer physiquement ?

— C’est la conclusion à laquelle j’arrive de plus en plus. Après nos crises, nos engueulades, il est… bien plus amoureux !

— Je vois ! Ce n’est pas vraiment cela l’amour.

— Alors, je ne sais pas, plus !

— Vous avez envie d’une fois essayer ? Tenter de voir, de savoir, de sentir ?

—… J’ai surtout très peur.

— Ceci n’évitera jamais le danger belle dame…

— Et que devrais-je faire alors Ali ?


Ces mots-là, elle pense qu’ils ne sont jamais sortis de sa propre gorge. Non ! C’est impossible qu’elle se plie aux demandes feutrées de ce mec qui a plus ou moins l’âge qu’aurait son père. Mais lui a bien senti l’ouverture et il va son petit bonhomme de chemin ! Il la regarde avec une sorte d’étincelle dans les yeux. Elvire se tait, elle vient de subodorer qu’elle en a encore trop dit. Toujours cette incroyable manie d’ouvrir la bouche et se fourrer dans l’embarras. Ça y est ! Ali se saisit de la perche innocemment tendue par son hôte.


— Si vous commenciez par vous détendre Elvire ! Appuyiez votre dos contre les coussins qui forment un dossier contre le mur.

—… !

— Parfait ! Et fermez les yeux. Aimeriez-vous que je vous mette un bandeau, ou préférez-vous juste garder les paupières closes ?

— Je… franchement, je n’en sais rien.

— Allons, ne résistez surtout pas. Ce serait gâcher votre plaisir et le mien.


Elle déplie ses jambes, pousse sur ses avant-bras et la voici dans la position attendue par son guide. Pourquoi fait-elle ce que l’homme veut ? Un grand mystère qu’elle ne s’explique pourtant pas et surtout… qu’elle ne veut pas analyser.


— Bien. Ne recroisez pas vos jambes. Faites simplement remonter votre jupe sur vos cuisses désirables. Allons, un petit effort. Merveilleuse, vous êtes exquise.


Là aussi, c’est avec une sorte de trouble bizarre qu’elle obtempère sans crier gare. Elle sait bien que de sa place le type voit… plus qu’il ne devrait. Si elle est émue, ce qu’elle ressent la rend étrangement attentive à sa voix. Elle est déjà prête à un nouvel ordre.


— Très bien Elvire ! Maintenant, gardez les jambes bien écartées l’une de l’autre. Vos mains… avec elles, dégrafez votre chemisier. Je suppose que vous portez un soutien-gorge. Enlevez l’ensemble et que votre poitrine soit nue, pour le plaisir des regards. Vous sentez une certaine honte qui monte en vous ?

—… oui !

— C’est normal ! Elle va se transformer peu à peu en une enivrante envie de sexe, je vous le garantis.

—… !

— C’est bien ! Vous avez deux jolis seins bien fermes. Caressez-vous lentement les mamelles… juste pour que les pointes émergent un peu. Bravo. Ça vous plait ?

— Je… ne… suis pas si sûre que…

— Chut ! Contentez-vous de répondre oui ou non. Vous allez ressentir les bienfaits d’être dirigée.

—…

— Bien ! On va un peu plus loin ?

— Je…

— Allons ! Juste oui ou non !

— Euh… oui !

— Parfait. Donc vous soulevez juste un minimum vos fesses et vous faite glisser votre jupe pour la retirer. La culotte également.

—…


Pourquoi suit-elle les directives aussi radicales que précises de cet Ali, dont elle ne sait rien ? Elle est incapable de lutter contre non pas les ordres du gaillard, mais bien contre sa volonté qui ne l’aide absolument pas. La jupe aussi quitte le bas de son corps, entrainant dans sa fuite la culotte appareillée au soutif qu’elle a enlevé quelques instants plus tôt.


— Vous êtes parfaite Elvire et ce que je vois de vous est… divin ! J’en bande. Ça vous plairait de le constater ?

— Quoi ?

— Vous voulez voir ma queue ?

—… ?

— Oui ou non ?

—…

— Je considère donc que c’est un oui ! Pour l’instant, passez-vous une main entre les cuisses. J’adore votre sexe, pas totalement rasé ou épilé. Vous êtes une splendeur de femme. C’est extra… oui ! Comme ça, masturbez-vous délicatement. Laissez votre majeur flirter avec votre bouton. Encore un peu. Là ! Ouvrez les ailes de votre chatte… Ça me plait de la deviner bâillante et humide. Vous mouillez ?

— Je…

— Juste oui ou… non, s’il vous plait !

— Oui !

— Vous voyez ! C’est simple d’obéir. On corse un peu le jeu ?

—…

— Si vous répondez autre chose que ce oui ou ce non, que j’attends… je devrai sévir.

— Hein ?

— Vous auriez dû dire oui ou non. Donc le premier gage sera un coup de martinet.

—…

— À la bonne heure. Maintenant vous allez venir déboutonner mon pantalon. Vous sortirez mon sexe et vous resterez à genoux près de moi, attendant mes instructions…

— Je ne sais pas si…

— Second coup de martinet… Je peux en distribuer beaucoup si vous n’êtes pas plus sage.

—…

— Allez, venez tâter de mon bâton.


Aucune explication logique à cette dépendance qui la livre à Ali. Elvire s’avance comme il le préconise et sa main tremble en cherchant le système qui tient fermé son pantalon. Sous ses doigts, la bite toujours emmitouflée dans le vêtement en tend déjà le tissu.


— Vous savez que je vais vous prendre ? Peut-être même comme une petite chienne ? Dites-moi ce que vous en pensez !

… oui !

— Je vois que vous comprenez vite. Allons, baissez la fermeture de ma braguette. Et pour faciliter nos rapports entre dominateur et dominée, je vais te tutoyer. Toi tu restes au vouvoiement, d’accord ?

— Oui !

— Bien…


Elvire se laisse caresser la joue et dans la paume de sa menotte, la bite palpite et remplit l’espace, puis ses doigts l’encerclent délicatement. Ali lui appuie doucement sur le haut du crâne. Sans violence, juste pour la faire plier et avancer sa bouche vers la trique. Elle se penche et sous son nez, la queue odorante vient se frotter à ses lèvres closes. L’homme ne demande plus rien, se contentant de la laisser faire. Et alors qu’elle ne sait plus comment réagir, il pousse simplement son bassin en avant. Le sexe raide vient se caler contre cette cavité qui ne s’entrouvre pas.


— Ouvre ! Desserre tes mâchoires !


Et comme si c’était le déclic qu’elle attendait, la jeune femme se laisse pénétrer par cette chose sans capuchon. C’est la première fois de sa vie qu’elle suce une autre queue que celle de son Loïc. Et c’est un curieux mélange de peur, de honte et d’envie. La langue passe sur ce gland qui n’est pas protégé par un prépuce, circoncision oblige. Mais c’est bien le bonhomme qui imprime son rythme à cette pipe qu’elle lui prodigue sans fausse pudeur.


Il la garde dans cette position de fumeuse un long moment, prenant bien soin de ne pas la laisser l’amener à une conclusion trop hâtive. Puis en lui tirant les cheveux en arrière, il ressort son chibre de sa gorge.


— On dirait que ça te plait ! Tu vois que ton petit mari a raison ! Tu vas devenir une gentille petite salope, une bonne soumise. Ça te plairait qu’il assiste à ce spectacle ? Dis-moi, tu aimerais qu’il te voie sucer une autre bite ? Tu crois que ça le ferait bander comme jamais de te regarder te faire sauter, devant lui ?

—…

— Tu ne réponds plus ? Tu ne tiens donc pas à ce que nous l’appelions ? Il serait content et il aurait de quoi se forger des tas de souvenirs, qu’en dis-tu ?

— Je ne veux pas !

— Tu ne te souviens donc plus de mes paroles ?

—… quoi ?

— Juste oui ou non… ça te revient ?

— Oui !

— Plonge tes mains sous le coussin qui se trouve à ta droite… allez obéis !


Pourquoi et comment fait-elle pour fouiller comme il le veut ? Mais ce n’est rien après cette bouffarde qu’elle vient de lui tailler. Alors, oui, les mains furètent et ressortent des oreillers du salon, une paire de bracelets de cuir et un manche au bout duquel pendent des lanières de peau de bête.


— Merci ! Tu veux bien que je t’entrave les mains… tu mérites une punition, ne te l’avais-je pas dit ?

— Oui… !

— Oui pour la fessée ou pour répondre à ma question ?

— Oui… oui !

— À la bonne heure. Donne-moi tes poignets ma mignonne. Je vais te fouetter et tu vas en redemander, y revenir également sans doute.

—…


La tête baissée, Elvire se laisse enfermer les poignets dans les bracelets qui viennent ensuite s’arrimer à des anneaux dissimulés dans le mur… elle est les fesses levées, à la merci de ce vieux type. D’abord, les courroies au bout du martinet flirtent avec le derrière qu’elle tient en l’air. Sa posture ne peut que les faire saillir et lentement elle frémit de sentir ces morceaux de cuir qui courent sur son cul. Il joue un long moment, chat épris d’une souris qu’il sait à sa merci.


— Tu es prête ?

—…

— Es-tu prête ? Réponds !

— Oui.

— Tu vas rajouter à chaque oui ou non un « monsieur » bien net, tu as saisi ?

— Oui… monsieur.

— Bien alors on va commencer par dix petits coups, pas trop appuyés et je monterai crescendo le dosage… Ça te convient ?

— Oui…

— Oui qui ?

— Oui, monsieur.


Elle est là, tétanisée par une attente douloureuse mentalement. Les frôlements des fins segments de cuir ne sont plus présents sur son postérieur. Quand arrive le premier coup, c’est supportable. Il ne le réitère pas de suite et elle se crispe comme pour mieux percevoir l’arrivée imminente de la nouvelle frappe. Le jeu dure encore et encore et le dixième coup vient clore la série qui l’a fait vraiment mouiller. Ali sait s’y prendre pour la mettre dans tous ses états.


— Bien ! Ma belle, c’était seulement un hors d’œuvre ! Tu vas crier un peu plus fort pour la série qui va arriver. Je veux aussi que tu comptes chaque fois que je toucherai ton joli cul ! Reçu le message ?

— Oui… monsieur.

— Je suis certain qu’en quelques jours de ce traitement avec moi, tu deviendrais docile et que tu mangerais dans la main de tous ceux que je te présenterais. Ça te plairait, qu’en dis-tu ?

— Non… monsieur.

— C’est vrai que tu as un mari, un compagnon ! On lui demande de venir ?

— Non, non, monsieur.


Elle vient à peine de terminer sa phrase que le martinet s’abat sur sa croupe. Là, elle a bien senti le choc entre sa peau et le cuir. Elvire en oublie de compter. Elle reçoit un second coup aussi marqué que le premier.


— Ceux-là ma douce, ne sont pas inscrits puisque tu ne les as pas comptés.

—…

— Tu dois le faire pour que je les comptabilise.


Et un coup aussi fort que les deux déjà donné vient zébrer le derrière de la pouliche.


— Un ! Ah !

— Tu es belle quand tu souffres !

— Deux ! Hummm ! Trois…


Ça pleut sur son cul. Les coups savamment dosés, tous d’une égale intensité et lorsque le chiffre dix est atteint, le gars ne cogne plus.


— Montre-moi ton visage, Elvire.


Elle fait un demi-tour et il peut lire la longue ligne de larmes qui baigne encore ses joues. Elle a dû mordre méchamment le coussin sous sa bouche pour ne pas hurler. Ali lui frotte alors les fesses rougies par le martinet.


— Tu es une très bonne cochonne. Bien peu de personnes, hommes compris sont capables de ne pas crier ou geindre… Je sais que tu vas devenir une belle petite soumise, une vraie chienne à baiser. Maintenant… un dernier effort. Le numéro de ton ami…

— Non ! Pas Loïc. S’il vous plait, pas lui !

— Il s’appelle Loïc ? Son numéro de téléphone où je recommence le traitement.


C’est l’instant que choisit le portable de la jeune femme pour se mettre à sonner dans son sac.


— Bon ! Je crois qu’il va être inutile que tu me le donnes. Je vais me servir tout seul. Parfait. Attends une seconde encore.


Le vieux bonhomme vient de passer un collier en cuir autour du cou d’Elvire et il attache à celui-ci les deux bracelets de sa prisonnière. Enfin il relie une longue chaine au mur et au collier. Elle est cette fois en mauvaise posture. Lui fouille désormais tranquillement dans son sac à main, à la recherche de l’objet qu’il lui réclame depuis un moment. Dès qu’il l’a, il file dans une autre pièce et seule la voix d’Ali lui parvient sans qu’elle entende la conversation. Quand il la rejoint, elle est en proie à une peur irraisonnée.


— C’est bon calme toi ! Je vais te frictionner les fesses avec une pommade et tu ne vas plus y sentir que du feu. D’accord ?

— Vous n’avez tout de même pas appelé mon compagnon ?

— Tu vas voir… dans quelques minutes qui va venir te regarder… ou se servir de tout ce que tu présentes là !


Elvire pleure doucement. Elle touche le fond. Et cependant, elle doit admettre que son ventre réclame des câlins. Elle mouille vraiment. Du reste le vieux type le sait, elle ne peut cacher les deux trainées humides qui longent ses cuisses. C’est vrai aussi que les mains qui frottent son cul apaisent et calment totalement la douleur, repoussent les brulures que les coups ont apportées. Il revient une énième fois avec ses doigts qui se lovent sur l’œillet de son rectum. Ils en font le tour, sans pour cela tenter une intrusion possible.


La sonnette de la porte d’entrée vient de faire sursauter la femme enchainée. Ali ne se précipite pas pour ouvrir. Non ! Il se rapproche lentement de la jeunette et il entreprend de lui clore les yeux avec un bandeau, sans lui demander son avis. Dans sa bouche un objet est inséré et elle ne peut plus ni voir ni parler. Le comble de l’horreur pour elle, qui quelques heures plutôt a quitté son domicile pour un calme désiré. Curieusement aussi, elle ne regrette pas d’être venue chez ce gaillard.


Si elle est aveugle et muette, ce n’est pas pour autant qu’elle n’entend pas ! Elle ne parvient pas à déterminer si c’est son copain qui est là, mais elle distingue tout de même que deux hommes parlent à voix basse avec Ali. Puis une patte lui caresse le flanc et elle tressaille.


— Ne crains rien, c’est juste un ami. Lui va te préparer et il va te faire jouir.

—…

— C’est bon ! Commence.


L’inconnu lui caresse la chatte, et un doigt glisse de celle-ci à son anus. Elle se tortille…


— Tu peux lui retirer son bâillon si l’un de vous veut être sucé… pas de problème n’est-ce pas Elvire ?

—… mmm !

— C’est vrai ! Retirez-lui la boule et elle va nous répondre.


Le lien qui maintient en place la sphère de latex entre ses mâchoires vient de libérer l’espace.


— Tu veux bien être baisée par mes deux amis ? Tu ne les verras pas et c’est mieux pour toi. D’accord ?

—…

— Réponds !

— Oui.

— Oui qui ?

— Oui… monsieur.


Elle sent qu’un membre raide vient de toucher sa joue. Il revient plus près de sa bouche et vaincue, elle ouvre largement celle-ci. Celui qui lui a tripoté la chatte revient à la charge. Il ne s’embarrasse d’aucun préjugé. Il colle sa bite contre les grandes lèvres alors que de ses mains, il la cramponne, en levrette. Et il entre sans rudesse excessive dans le con juteux. Elle qui n’a jamais fait un pas de travers depuis qu’elle est avec Loïc, ni même de toute sa vie, est en train de sucer un type alors qu’un deuxième lui laboure le ventre. Tout cela sous les ordres secs d’Ali qui doit bien rire.


Une cavalcade effrénée se met en place. La bouche prise d’assaut tout comme son sexe, Elvire finit par hurler. Mais ce n’est pas de douleur, seulement de jouissance. Elle ne contrôle plus rien des muscles de son corps. Ses cuisses tremblent, et les liens qui la retiennent prisonnière accentuent encore le plaisir qu’elle éprouve. Elle est loin de son Loïc, très éloignée aussi de sa colère de début de soirée. Et lorsque le premier de ses baiseurs lui éclabousse son sperme sur le visage, le second ne tarde pas lui à faire pareil, sur son fessier.


C’est encore et toujours le brave Ali qui lui demande de nettoyer les deux queues d’une langue agile. Elle s’acquitte de cette tâche avec une bonne grâce évidente. Puis les trois hommes discutent un peu sans que la jeune femme perçoive le moindre sens de leurs paroles. Ils s’expriment dans une langue qu’elle ne décode pas du tout. Il lui semble qu’elle est seule un long moment. Le bandeau ne facilite pas vraiment la notion du temps. Et elle doit avoir raison puisque les pas feutrés sont bien ceux du maitre de maison.


— Tu as été une belle et bonne petite soumise. Je te retire ton bandeau et te délivre. Ça va aller ? Tu n’as pas trop de courbatures ou de douleurs ?

— Non ! Non, monsieur.

— Le jeu est terminé. Plus besoin de monsieur ou de non ou oui pour ce soir. Dis-moi, est-ce que tu veux encore faire l’amour avec moi ? Je veux dire toi et moi, sans personne d’autre pour nous regarder !

— Je… je ne sais pas. Vous en avez envie vous ?

— À ton avis ? Si je te demande, c’est bien que je n’aie pas eu mon compte, qu’en penses-tu ?

— Vous serez doux et gentil ?

— Ne l’ai-je pas été ? Je voulais simplement te montrer que nous les hommes avons besoin d’un zeste d’adrénaline et d’un peu de piment pour… bander correctement. Et puis ton Loïc devrait me remercier de t’avoir un peu, comment dire, dégrossie. Tu es une amante accomplie depuis ce soir. Tu vois, les hommes pour que tu les rendes heureux, il te faut en tâter plusieurs.

— Un peu comme pour les melons alors ?

— La comparaison est osée, mais pourquoi pas ? Viens près de moi.


Ali est de nouveau allongé contre la jeune femme et il lui passe délicatement la main dans les cheveux…


— J’ai toujours adoré les brunes. On dit que les Marocains préfèrent les étrangères qui sont blondes ! Et bien tu vois, je suis heureux moi de cette chevelure ondulée et brune qui te fait un si beau visage. Je ne sais pas si tu reviendras, si tu as un minimum apprécié le jeu du martinet, ou si je pourrai de nouveau t’offrir à mes amis. Mais ce que je peux te certifier, c’est que ton Loïc devrait faire très attention. Il y a en toi un papillon qui ne demande qu’à prendre son envol. Il pourrait bien un de ces quatre matins te voir quitter le nid pour de bon !


Alors, tout en tendresse, comme pour le remercier de cette divine soirée, la jeune brune s’emploie à donner du plaisir à cet homme qui lui a fait comprendre que le sexe, ça peut aussi se partager sans jalousie. Elle se laisse aller et suce, alors que lui lèche cet endroit d’elle qui a été sans doute investi par plusieurs bites durant la soirée. Elle n’a aucun remords et c’est après les râles d’un plaisir plus calme qu’elle s’endort dans les bras d’un Ali satisfait de cette belle plante venue à lui d’une manière aussi impromptue.


— oOo —


Sa nouvelle journée de travail accomplie, Elvire rentre chez elle. Son portable déborde de messages vocaux qu’elle s’est refusée à écouter. Elle arrive dans leur appartement et Loïc l’attend. Il est plus calme, plus penaud également. A-t-il saisi la leçon ? De toute façon, sa compagne ne lui racontera jamais sa soirée. Et s’il s’avise de lui faire une autre scène de jalousie, c’est bien entendu pour elle, elle décampera. Sur l’oreiller, les choses s’arrangent pour les deux qui font l’amour. Et au moment de dormir, sans crise, le garçon lui pose une bien étrange question.


— Tu ne veux pas me dire où tu as passé ta nuit ? Je me suis fait un de ces mourrons.

— Tu méritais une bonne leçon… tiens voilà où j’ai dormi tranquillement…


Un ticket de chambre d’un hôtel tout proche de leur domicile atterrit dans la main de Loïc. Et Elvire d’ajouter…


— Il y a des caméras à l’entrée de ce genre d’endroit, tu pourras vérifier que j’étais bien seule… si ça te fait plaisir…


Puis de surenchérir.


— Et à la prochaine crise de jalousie de ta part, je fais mes valises… c’est bien compris ?


La vie est ainsi faite qu’il ne saura jamais que non seulement c’est grâce ou à cause de lui que sa compagne a connu une autre forme de sexualité et que désormais, elle aussi sait ce que faire l’amour sans amour veut dire… Elle se réserve aussi le droit d’aller revoir Ali… si l’envie devient trop forte ou l’atmosphère à la maison trop étouffante.

Mais c’est une autre histoire !

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