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Tendre sœur

Chapitre 11

Épilogue - partie 1

Inceste

Catastrophe.


Ma mère est rentrée bien plus tôt que prévu. Et ma petite sœur dort sur le siège passager, court vêtue et maquillée, alors que nous avons fait l’amour toute la nuit dans un hôtel éloigné, et qu’elle vient de m’offrir sa virginité.

Je ne peux faire demi-tour, ma mère regarde fixement ma voiture. Je secoue l’épaule de Valérie pour la réveiller. Elle pousse un soupir.


— Mon amour, Maman est rentrée. Et elle nous a vus arriver.

— Merde !


Elle ouvre les yeux et blêmit.

Je n’ai plus le choix. Je sors de la voiture et essaye de garder une certaine contenance.


— Bonjour Maman. Tu es rentrée plus tôt, c’est sympa.


Ma mère me jette un regard mauvais. Elle est visiblement rouge de colère. Valérie est restée dans la voiture, recroquevillée sur son siège. Ma mère hurle.


— Valérie, sors immédiatement.


Ma petite sœur hésite puis ouvre la portière. Elle n’a pas la présence d’esprit de remonter sa jupe, ce qui rend visible la dentelle de ses bas. Ma mère hurle de nouveau.


— Ma fille. Quelle honte ! Tu es fardée et habillée comme une… catin. Rentre immédiatement.


Nous franchissons la porte de la maison dans un silence de mort.


— Maman, je vais t’expliquer…

— Silence. Je rentre en fin de matinée car l’agence ferme cet après-midi. Personne. Les voisins me disent qu’il y a eu des sorties tardives et des visites. Et je trouve…ça.


Elle exhibe une cassette vidéo à la jaquette explicite. Merde. Le film que Valérie a passé est resté dans le magnétoscope…


— C’est une honte. Tu regardes ces obscénités… et ta tenue…


Je tente d’intervenir.


— Maman, je suis responsable. C’est à moi, je l’ai oubliée et j’en suis désolé. Autrement, nous sommes juste allés déjeuner en ville ce midi, car on a beaucoup travaillé et…


Elle me coupe, d’un ton cinglant.


— Ne me prends pas pour une imbécile. Tu as trahi ma confiance. Tu n’es plus le bienvenu dans cette maison. Et ta sœur révèle sa vraie nature.


Elle se tourne vers Valérie.


— Tu es une perverse. Une vicieuse. Une coureuse. Une traînée. Tu vas voir maintenant, c’est fini.


Ma petite sœur est en pleurs.


— Maman, je…


La gifle est retentissante. Mais ma mère, dans un mouvement de balancier la frappe de nouveau avec le dos de la main. Ma sœur hurle de douleur, et du sang coule sur sa joue. Une bague a causé une estafilade profonde. Ma mère lève encore sa main. C’en est trop.

Je la repousse brutalement contre le mur. Mon avant-bras est en appui sur sa gorge. Elle ouvre la bouche, elle suffoque et devient écarlate. J’accentue ma pression.


— Eric ! Arrête, je t’en supplie. Tu vas la tuer.


Ce cri de ma petite sœur m’a sans douté évité de commettre l’irréparable. Je reprends mon contrôle, relâche mon étreinte et ma mère respire à pleins poumons. Je lis la peur dans ses yeux.


— Je vais partir. Tu ne me reverras plus. Mais fais très attention. Si tu touches encore à Valérie, ou si tu fais quelque chose pour lui nuire, je le saurai. Laisse-là vivre. J’ai encore pas mal d’amis ici. Et cette fois, personne ne m’arrêtera.


Ma mère est sous le choc. Je m’approche de Valérie qui est assise au sol, et nettoie sa joue ensanglantée. Je lui glisse discrètement le papier avec le numéro de Carole. Nous chuchotons un « je t’aime » mutuel. Je récupère quelques affaires dans ma chambre et quitte la maison. Ma mère est comme prostrée.


Je roule sans but durant un temps indéterminé. Je décide de passer à la boutique de Carole. Merde. C’est le jour de fermeture. Je tente d’aller chez elle, après tout, je peux avoir de la chance en cette journée pourrie.

Je sonne à l’interphone.


— Carole… je… c’est Eric…


Elle déverrouille l’accès de la résidence. Je monte à son appartement. Elle a ouvert la porte et m’attend sur le palier.


— Mon Dieu… entre vite… tu es dans un état épouvantable…


Elle referme immédiatement la porte et me fait asseoir sur le canapé du salon. En passant, je vois mon reflet dans un miroir. J’ai une tête qui fait peur : blême, les yeux injectés de sang, et le corps agité de tremblements…


— Tu as l’air vraiment mal. C’est ta sœur ?


Je décide tout lui dire, sans rien occulter. La soirée en amoureux dans une ville distante, l’hôtel, la prise de sa virginité, notre frénésie sexuelle. Et le retour, avec notre mère dans une rage folle, ses coups sur Valérie et ce soudain accès de violence, qui ne me ressemble pas.


— Eh bien…


Elle apporte deux verres et sert de généreuses rasades de whisky.


— Je crois qu’un remontant est tout indiqué…


Carole et moi vidons nos verres d’un trait. Elle allume une cigarette et m’en offre une, puis nous ressert. Pour la première fois depuis mon arrivée impromptue, je l’observe. Je l’ai toujours vue bien apprêtée, en robe ou jupe très classe, parfaitement maquillée et coiffée, juchée sur des escarpins à haut talons. Là, elle porte un jean qui épouse parfaitement ses fesses galbées et ses jambes élancées, et un tee-shirt blanc sans manches sous lequel pointent ses tétons. Aucun maquillage, et elle est à peine peignée, avec une mèche qui tombe régulièrement sur son front et qu’elle ne cesse de remonter. Elle a de fines lunettes, et ses pieds sont nus dans des sandales. Elle remarque mon regard.


— Désolée, je n’attendais pas de visite. Et autrement, je suis myope, habituellement, je porte des lentilles de contact.

— Carole, je suis désolé, je suis un goujat. Je vais y aller. J’arrive sans prévenir, et je t’emmerde avec mes histoires…


Elle me fait un joli sourire.


— Si je n’avais rencontré que des goujats comme toi dans ma vie… Mais, le plus important, ce n’est pas ça. En effet, les choses pourraient être bien pires. Ta mère doit penser que ta sœur fait des sorties, mais elle ne semble pas imaginer la vraie nature de votre relation incestueuse. Tu passes pour un facilitateur, voire un incitateur à la débauche. Ce qui est un moindre mal.

— Carole, je suis à deux doigts d’emmener Valérie avec moi…

— Très mauvaise idée. Tu auras très rapidement la visite de la police, et il est certain que ta mère te dépeindra comme violent, avec à n’en pas douter des traces sur son cou. Et si la nature réelle de vos rapports, même pleinement consentis, est révélée, ce sera pire encore. Il faut laisser les choses se tasser un peu. Même si c’est dur. Un autre point délicat…


Elle marque un temps d’arrêt.


— C’est peu probable, mais j’espère que tu ne l’a pas mise enceinte. A son âge, on est très fertile.


Merde. Elle est vraiment d’une froide lucidité. Avec son intelligence et son charme, en d’autres circonstances, notre relation aurait certainement pris une autre tournure. La conversation se poursuit, et je donne à Carole un maximum d’éléments afin qu’elle obtienne des informations sur le sort de Valérie. Et elle dispose d’un excellent réseau de connaissances locales. A un moment, le sujet revient sur cette nuit de folie qui m’a vu déflorer ma petite sœur.


— Tu as une sacrée santé. La petite a vraiment dû bien te sentir, avec la taille de ton engin, surtout le diamètre. Quand on pense que ses orifices étaient vierges il y a quelques jours seulement. Et après ce que tu m’as mis dans le cul hier, j’ai encore du mal à m’asseoir.

— Carole, je t’ai fait mal ?

— Je t’ai demandé de me défoncer. J’en avais envie, et c’était intense. Mais comme je te l’ai dit, je ne suis pas une habituée du sexe anal.


De fil en aiguille, la moitié de la bouteille de whisky est avalée. Il est alors plus de 19 H.


— Carole, j’ai abusé de ton temps. Je vais prendre la route.

— Ne soit pas idiot. Dans ton état, et avec ce qu’on vient de boire, tu ne vas par faire plus de 800 kilomètres. Au premier virage, c’est le fossé. Tu vas dormir ici et partir demain matin.


Son ton me laisse sans réplique.


— Et comme je ne suis par un cordon bleu, je commande chez l’italien.


Nous dînons sur la table basse du salon, même si mon appétit n’est pas au rendez-vous. Nous discutons de divers sujets. Carole est vraiment une femme cultivée. Mais je comprends qu’elle se sent seule, malgré une vie sociale active, insatisfaite de relations éphémères, sans trouver le bon partenaire dans la durée.

Le temps passe à une vitesse incroyable. Il est déjà près de 23 H. Nous fumons une dernière cigarette.


— On prend une douche, et au dodo.


Elle m’entraîne à la salle de bain, et retire son tee-shirt, sous lequel ses seins fermes sont nus. Elle baisse son pantalon, puis son string blanc, qui finit rapidement au sol.


— Tu veux que je te déshabille ? Je pense qu’on est assez intime pour prendre notre douche ensemble… Mais si ça t’embête, on y va chacun à notre tour.


Je me sens idiot, mais j’ôte mes vêtements. Nous entrons dans la cabine de douche et Carole me savonne le corps. Sans ses talons, je me rends compte qu’elle juste un peu plus petite que moi. Réflexion incongrue de mec complexé. Et sans que je le veuille, je suis en érection, ce qui ne l’empêche pas de me nettoyer les parties intimes, comme si de rien n’était. A mon tour, je la savonne. Je sens que son corps élancé trésaille quand mes mains le parcourent, singulièrement lorsque je masse ses tétons, dont je connais la sensibilité. J’évite de trop m’attarder sur sa chatte intégralement rasée et la raie de ses fesses, remarquant une accélération de son souffle et une accentuation de sa cambrure quand je touche ces zones.

Nous nous séchons. J’ai encore une sacrée érection et m’en excuse.


— Nigaud. Tu t’excuses de bander, alors que c’est flatteur pour moi. Je suis plus âgée que toi, et je n’ai pas les formes de ta petite sœur.


Elle dépose un baiser sur mes lèvres.


— Va t’allonger, je dois sécher mes cheveux et j’arrive.

— Carole, je vais dormir sur le canapé, il est très confortable.

— Ma parole, tu as peur que je te viole ? Arrête tes conneries. Tu vas au lit. Et je te rejoins.


C’est une femme de caractère. Je passe un caleçon propre, qui ne dissimule nullement mon érection persistante. Carole me rejoint quelques minutes après. Elle a passé une nuisette en soie qui recouvre à peine son fessier galbé. Lorsqu’elle se glisse sous les draps, je remarque qu’elle ne porte rien dessous. Elle éteint la lampe de chevet, plongeant la chambre dans la pénombre.


— Carole, je peux te prendre dans mes bras ?


J’ai parlé sans réfléchir. Je suis complètement décalé.


— Evidemment, nigaud.


Elle vient se blottir dans mes bras. Et mon érection qui ne retombe pas. Elle ne peut l’ignorer, nos corps étant enlacés. Je caresse doucement sa tête et dépose un baiser sur son front.


— Eric, tu es un homme bien. On ne va pas se mentir. Tu bandes comme un âne, et moi, je suis trempée. Je connais tes sentiments pour ta petite sœur, et je sais dans quel état d’esprit tu es. Maintenant, nous sommes entre adultes. On peut parfaitement se donner mutuellement du plaisir sans engagement. Et sans culpabilité. Et libérer nos tensions.


Une fois encore, elle a raison. Pas la peine de lutter, de faire semblant. Elle et moi avons envie de baiser, c’est aussi simple que cela.


— Carole, je dois juste aller récupérer des capotes dans ma veste au salon.

— Laisse tomber. On va faire attention.


Elle fait passer sa nuisette au dessus de sa tête. Nous échangeons un baiser torride, nos langues se mêlent. Puis ma bouche descend sur ses seins et je commence à lécher ses tétons déjà durcis. Elle a un spasme lorsque je les mâchonne. Ma main effleure son ventre, ses lèvres gonflées. Elle est en effet trempée. J’insère un doigt, puis deux dans sa vulve ouverte, massant sa paroi vaginale. Elle en réclame un troisième. Elle gémit, en veut un quatrième. Ma main est maintenant enfoncée dans sa chatte, avec mon pouce flattant son clitoris gorgé de sang. Jamais je n’ai ainsi dilaté une femme. Elle halète, je mordille ses tétons de plus en plus fort. Je sens une contraction qui comprime mes doigts, avec un ruissellement de cyprine. Elle hurle, terrassée par un orgasme d’une folle intensité.


— Salaud. Tu m’as fait jouir comme une bête. A mon tour. Allonge-toi, je m’occupe de tout.


Elle retire mon caleçon, ma queue bandée en jaillit. Elle passe sa langue sur ma hampe aux veines saillantes, mes couilles, et s’aventure jusqu’à mon anus. Puis elle remonte sa bouche, embrasse mon gland et le gobe. Avec un talent avéré, elle me suce profondément, en salivant abondamment, sans cesser de malaxer mes couilles. Je caresse délicatement sa tête.


— Carole, c’est super bon, mais attention, si tu continues comme ça, je vais gicler…


Elle cesse sa fellation, saisit ma queue et vient se positionner au dessus de moi. Elle s’empale doucement jusqu’à la garde, sans difficulté tant sa chatte est lubrifiée et dilatée, et pousse un long soupir. Elle commence à onduler, et je profite de cette position pour caresser son corps élancé, ses fesses galbées, son ventre plat, ses seins aux tétons si tactiles que je pince. Elle accélère progressivement les mouvements de son bassin, en haletant de plus en plus fort. Les contractions de sa chatte sur ma queue s’intensifient. Je sens monter en moi le plaisir.


— Val… Carole, je vais jouir…


Elle se redresse et extrait doucement ma bite de son ventre. Sa bouche s’empare de mon gland, puis engouffre presque tourte ma queue. Je caresse tendrement sa tête en gémissant. Je n’en peux plus, c’est l’explosion. J’éjacule sans retenue dans cette bouche si accueillante, en poussant un râle. Carole ne cesse pas sa divine succion, et avale jusqu’à la dernière goutte de mon foutre chaud. Elle relâche doucement mon membre, et dépose un baiser sur mon gland. Nos bouches se soudent de nouveau, sans que je ne sois rebuté par le gout de ma semence qu’elle vient d’ingérer. Nous nous endormons très rapidement, nos corps enlacés.


Une odeur de café vient agréablement titiller mes narines. J’ouvre doucement les yeux. Mon Dieu, il est presque 9 H ! J’ai dormi comme un loir. Carole entre dans la chambre et m’apporte une grande tasse de café. Elle a passé un peignoir en soie qui lui arrive à mi-cuisses. Nous échangeons un baiser.


— Bien dormi, mon bébé ?

— Super bien. Et je voulais de dire, pour hier soir…

— Chut… On avait envie tous les deux. Et pas la peine de t’excuser pour m’avoir presque appelée Valérie, je comprends parfaitement la situation.


Nous ne nous connaissons pas depuis longtemps, mais j’ai l’impression qu’elle lit en moi comme dans un livre ouvert.


— Si tu veux, j’amène ton petit déjeuner au lit. Et ce n’est pas dans mes habitudes, mais pour toi…

— Non, on va aller le prendre ensemble.


Je passe juste un caleçon. Nous nous installons donc à table, et je dévore ce qu’elle a préparé.


— Carole, je te retarde pour l’ouverture de ta boutique.

— Ne t’inquiète pas, j’ai ma vendeuse qui gère, je l’ai appelée.

— Carole, je… je…

— Eric, j’ai presque sept ans de plus que toi. Tu aimes follement ta petite sœur. Tu as un boulot en Bretagne, moi, j’ai ma vie ici. On ne va pas se raconter des histoires. Même si j’avoue que j’ai un faible pour toi, une relation suivie n’a pas de sens. Et on en sortirait encore plus meurtris.


Elle a encore raison. Si je l’avais rencontrée dans un autre contexte, avec une telle communauté de vue, une connivence et une entente sexuelle si développées, les choses auraient été autres.


— Carole, je ne sais pas comment te remercier.

— Tu l’as déjà fait. On se prend une douche, sagement, on s’habille, et il sera temps d’y aller.


Nous passons à la salle de bain, et prenons ensemble une douche qui ravive encore mon érection. Mais nous contrôlons nos pulsions. Je regarde Carole se vêtir : porte-jarretelles et bas noirs, string ficelle et soutien-gorge assortis en dentelle, une jupe et un haut de tailleur gris. Elle se maquille et se peigne, puis passe des escarpins à hauts talons. Elle est à la fois sexy et classe. Je la dépose à la boutique. Nous échangeons un dernier baiser profond, et elle m’assure qu’elle me tiendra informé de la situation de ma petite sœur.


Durant tout le trajet vers la Bretagne, mon cerveau est en ébullition. Culpabilité, regrets, colère, j’en passe par tous les stades.

J’arrive enfin chez moi, et vide la boite à lettres. Une enveloppe attire mon attention. C’est un mot de Sylvie. Elle attendait un signe, un appel qui n’est pas venu, alors qu’elle m’a avoué ses sentiments et surtout qu’elle est prête à tout faire pour me satisfaire. Elle exprime sa tristesse et me demande de ne plus la contacter. Je récolte ce que j’ai semé. Je reprends le travail quelques jours après, mais sans conviction.


Carole m’appelle une semaine plus tard. Ma mère a inscrit ma petite sœur en internat dans un établissement catholique à la discipline très stricte, sans aucune autorisation de sortie. Valérie a un moment de panique, avec deux jours de retard sur ses règles, qui arrivent finalement. Mais, le choc causé par les événements a certainement eu un impact physiologique. Chaque semaine, Carole m’informe de la situation : lors des vacances scolaires, seuls moments hors de l’établissement, ma sœur reste sous surveillance de ma mère ou de sa tante, une vieille fille aigrie. Ses résultats sont en chute libre, à tel point qu’elle redouble, alors que c’était une élève brillante. Elle réussit toutefois à être admise en école d’infirmière.


La technologie évolue, et Carole parvient à lui remettre un téléphone portable. Nos premiers échanges restent assez neutres, car ma sœur est toujours sous l’emprise de ma mère, qui la conditionne et régente sa vie, allant jusqu’à percevoir ses indemnités lors de ses gardes à l’hôpital. Après ses études, elle officie dans un CHU éloigné d’une centaine de kilomètres de la maison de ma mère, ce qui lui permet d’acquérir une certaine autonomie, malgré les visites impromptues. Un an après, elle se marie avec un cadre de la SNCF, ils ont deux enfants, mais son mari semble très bien s’entendre avec ma mère et multiplie les moments familiaux avec elle. Nous correspondons à présent par mail, grâce à la démocratisation de l’Internet, mais toujours avec prudence.


Quant à moi, ma vie connait des de sacrées évolutions. Plus du tout motivé par mon travail, je m’engage dans l’armée, et participe à de nombreuses opérations à l’étranger. Je côtoie la mort. Après quelques années, je décide de me poser. Je reprends mes études techniques tout en travaillant à temps partiel dans la sécurité, et suis embauché dans une société industrielle bretonne, où je gravis les échelons. Je rencontre celle qui deviendra ma femme, et j’ai trois enfants. Mais je reste toujours assez vague concernant ma famille.


Carole rencontre un architecte, puis après six mois de relation compliquée, se marie, et le quitte un an après. Elle et moi ne cessons d’échanger, sans tabous. Lors d’un de ses passages à Paris pour les présentations de nouvelles collections de dessous, je la retrouve, et nous passons deux jours torrides, en explorant tous les panels de la sexualité, pratiquement sans sortir de notre chambre d’hôtel. A sa demande, je la sodomise brutalement à deux reprises et éjacule en elle sans protection. Un an plus tard, elle me demande de lui faire un enfant, mais qui sera le sien. Elle pense qu’elle ne trouvera pas d’homme avec qui partager sa vie selon sa perception des choses, et l’âge va rendre les choses plus compliquées. Je suis perturbé, mais je finis par accepter. Nous nous retrouvons de nouveau à Paris à un moment favorable de son cycle, et faisons l’amour durant trois jours. Je me déverse en elle sans retenue. Deux semaines après, elle m’annonce être enceinte.


Elle accouche d’une petite fille qu’elle élève avec amour.

Puis un jour, Valérie me prévient qu’elle est en Bretagne pour une semaine de vacances avec son mari et ses enfants. Mon cœur bat la chamade. Plus de quinze ans que je ne l’a pas vue. Je lui propose de passer à la maison. Elle accepte. Malgré tout ce que j’ai vécu, je frise l’apoplexie.


Lorsque je la revois, je me retiens pour ne pas me jeter sur elle. Je me rends compte que mes sentiments sont intacts. Certes, les années ont passé, elle a pris du poids, ses cheveux châtains sont coupés courts. Elle porte une robe très stricte qui contient à grand peine sa généreuse poitrine, et je la trouve toujours aussi désirable. Je remarque la fine cicatrice sur sa joue, stigmate des gifles de ma mère. Son mari me regarde bizarrement, ma génitrice ayant sans nul doute dressé un portrait peu flatteur de ma personne. A un moment, il me demande si je compte aller voir ma mère, une dame tellement charmante selon lui. Provocation ? Maladresse ? Ma réponse est cinglante.


— Assurément. Lors de ses funérailles.


Ma femme blêmit, gênée, mes deux aînés, habitués à mon humour parfois décalé, voire cynique, s’esclaffent, Valérie retient avec difficulté un rire nerveux, son mari semble décontenancé, alors que je le fixe intensément. Je m’imagine lui briser la nuque. Il baisse les yeux. Les plus jeunes enfants n’ont pas saisi la portée de mon propos.


Deux ans après, Valérie divorce. Elle se remet à faire du sport de manière intensive. Je suis toujours en couple, mais c’est davantage une cohabitation qu’un mariage. Alors que ma femme et moi avions une sexualité active, elle s’est complètement désintéressée de cet aspect après la naissance de notre troisième enfant.


Un été, Valérie m’appelle, elle a maintenant pratiquement trente-six printemps. Elle a loué un gîte dans le golfe du Morbihan. Ses deux fils participent demain à une journée en voilier. Elle me propose de la rejoindre. Je n’hésite pas et prends mes dispositions, balayant toutes mes contraintes.


Ma nuit est agitée. Je pars tôt le matin, car j’ai presque deux heures de route, avec de nombreux bouchons estivaux, mais je ne vois pas le temps passer. Je me sens comme un ado pour son premier rendez-vous. Cela fait si longtemps que nous ne nous sommes pas retrouvés seuls, ma petite sœur et moi. 


Une éternité.

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