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Théâtre grandeur nature

Chapitre unique

Gêne et plaisir pour pièce à acte unique

Hétéro

Je détourne un instant les yeux du film, elle est toujours dans le même état, la tête contre mon épaule, une main au creux de la mienne et l’autre sur mon torse.

Tant bien que mal, je tente de rester calme. Est-elle déterminé à me faire perdre, ou bien est-ce juste qu’elle se donne à fond dans son rôle ?

Je n’arrive pas à me concentrer sur le film, je repense à la manière dont je me suis retrouvé là. Cette Saint-Valentin devait être des plus banales, passée chez moi à regarder des séries, mais notre professeure de théâtre en a décidé autrement.


Cette chargée de TD a toujours des idées folles, ça doit aller avec le statut d’artiste. Bref, elle nous a chacun fait nous maquer pour une journée avec un autre membre du groupe et donné une liste d’activités à faire. Deux tirages au sort dans un chapeau rempli de papiers plus tard, je tombais sur Juliette, nouvelle arrivée dans le cours, elle ne s’est inscrite à la fac qu’en janvier, que je pensais timide, mais qui visiblement n’a pas froid aux yeux pour un rôle, et l’obligation d’une séance shopping, d’un pique-nique au parc, et d’une après-midi cinéma.


J’ai pris l’option théâtre pour les points à l’origine, je ne suis pas très bon, mais la professeure a promis un gage à ceux qui ne réussiraient pas à camoufler leurs gênes de jouer les amoureux pendant une journée entière. Et la dernière chose dont j’ai envie, c’est de travail supplémentaire.


Juliette m’a donc abordé ce matin 8h pétante, dans une jolie robe à fleurs, relativement épaisse, compte tenu du temps brumeux de février, maquillée finement et discrètement, juste ce qu’il fallait pour mettre en valeur sa chevelure blonde et ses petits yeux bruns, un discret décolleté qui a eu tôt fait de lancer mon imagination à cent à l’heure.


Mon imagination, en parlant d’elle, a été maltraitée toute la matinée. Ma partenaire ne s’est pas seulement amusée à m’appeler « mon chéri » « mon chou » et autres sobriquets, mais également à jouer la tactile, voire, dans des moments où je baissais ma garde, à m’embrasser d’une manière qui est loin de laisser penser qu’elle fait semblant.


J’ai dû rougir une bonne centaine de fois, et surtout, pour chaque petit mot doux que son rôle lui faisait dire, j’ai dû répondre. Maintenir l’illusion par-delà la gêne. Prendre des selfies, roucouler bêtement, et lancer des « mon cœur » ou « mon ange » d’une voix mielleuse. Tout ça pour une note de théâtre ? Ça c’était l’appât, mais une fois lancé, c’est comme si tous les passants avaient les yeux fixés sur vous, et que vous ne vous sentiez pas capable de dire stop, de peur de vous couvrir de ridicule.


Et même dans ce cinéma, où les gens sont concentrés sur le film et où nous ne sommes qu’un couple parmi d’autres, je n’arrive pas à l’empêcher de passer sa main sur ma cuisse, mon torse, de temps à autre de poser ses lèvres sur les miennes.


Tandis que le film se termine, elle ose même me poser quelques traces de rouges à lèvres dans le cou. Heureusement pour moi, les lumières de la salle se rallument, je souffle un bon coup, encore un petit trajet le temps de ramener « ma chère et tendre » chez elle et il en sera fini de cette journée. Je ne dirais pas que je n’ai pas apprécié... se sentir désiré même pour de faux ça fait du bien, et profiter de réductions de Saint-Valentin un peu partout, c’est très chouette, mais c’était épuisant, et jouer un rôle aussi... fortement, épuise.


La surprise m’attend sur le pas de la porte, après que la demoiselle ait joué les mains baladeuses tout le trajet.


— Bon, tu rentres mon chou ?


J’ai réussi à me contenir toute la journée, mais là, je ne peux pas m’empêcher de faire les yeux ronds. Je serais bien parti pour trouver une excuse de chose à faire, mais il est à peine dix-huit heures, donc pas vraiment tard, et avant que j’aie eu le temps de trouver quelque chose de correct, une voix se fait entendre depuis l’intérieur de la maison.


— Tu es rentrée ma chérie ? Tu es avec quelqu’un ?

— C’est mon copain maman, tu sais, je t’avais dit que j’avais un rencard aujourd’hui.


En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je suis donc escorté jusqu’à un moelleux canapé dans une coquette salle à manger. Mon hôte semble ravi de ma présence et m’apporte rapidement un café.


— Ma fille m’a parlé de vous, vous vous êtes rencontrés à l’option théâtre, c’est cela ? Moi qui avais peur que ce genre de cours ne lui serve à rien !


Une petite demi-heure à subir un interrogatoire en règle, où j’improvise un passé digne des plus grands films français des dernières années sous l’œil amusé de Juliette, qui pour le coup se fait bien sage, puis cette mère attentionnée décide d’aller faire les courses.

A son départ, je soupire. Finie la comédie.


— Bon, bah je vais y...

— On va dans ma chambre mon chou... ?


Ah... elle n’est pas décidée à s’arrêter. Je repense au gage pour celui qui perd et au fait que je risque de recroiser la mère si je sors tout de suite. Je la suis donc dans sa chambre. Sur le court trajet jusqu’à la pièce, je ne peux m’empêcher de la regarder sous toutes les coutures, de ses petits souliers rouges à son rouge à lèvres assorti, en passant par les formes généreuses cachées par la robe.


Elle s’assied sur le lit et m’enjoint à faire de même. Me regarde fixement... lâche un « je t’aime » qui me ferait défaillir si je n’avais pas déjà pu observer ses talents de comédienne, et m’enlace.

La scène est surréaliste, mais je n’y pense pas. J’ai fait mon choix dès le matin, je ne reculerais pas, et rendrais coup pour coup.

Nos langues se joignent, puis nos bras se mettent à parcourir nos corps. Je réplique toujours, mais ne s jamais l’initiative, je ne serais pas celui qui fait le pas de trop.

Enfin le pas de trop s’il y en a un, car la madame commence à passer ses bras sous mon t-shirt, et à poser sa main sur un membre bien tendu au travers du pantalon.

N’y tenant plus, elle me déshabille, lentement, s’attendant presque à ce que je craque à chaque fois. Elle s’agenouille au bord du lit quand il ne reste plus que mon caleçon à retirer, le retirant d’un coup sec, je ne peux que compter les secondes tandis qu’elle approche sa fine bouche maquillée de son membre, l’attendant à la voir se retirer à tout moment.


Mais non, elle prend cet appendice gorgé de sang entre ses lèvres, et entame des va-et-vient, doux, mais rapides. Mes mains caressent sa chevelure et son cou. Elle est douce, aimante presque. Une comédie divine décidément.


Il en est de même quand elle me couche sur le lit, se décidant à me chevaucher. Elle passe d’abord ses mains sur mon torse, m’embrasse avec une détermination enivrante, et finalement s’empale sur mon membre, laissant échapper un soupir.


Elle est restée habillée, ne retirant que sa culotte, mais rapidement se décide à enlever ce tissu bien trop peu adapté à nos ébats. J’observe donc cette poitrine abondante enfin libérée danser pour mon plus grand plaisir, au rythme des halètements de sa propriétaire.


Si Juliette se montre parfois rapide, sauvage, voire bestiale, elle alterne avec des moments qui frôlent parfois l’immobilisme, provoquant une souffrance des plus nobles à subir. Elle apprécie. Elle a quitté ce sourire d’amusée qui lui a collé toute la journée, ce n’est plus son visage qui joue, mais son corps qui ondule, mimant non seulement le désir, mais aussi l’amour.


Je perds cette notion si rationnelle du temps pour me consacrer sur l’instant. Sur mon corps. Sur mon plaisir. Ce plaisir qui monte, monte, et frise les sommets. Nous accélérons, transpirant, poussant l’effort et la danse de nos corps dans leurs derniers retranchements. Le bruit de notre liaison se mêle à nos soupirs dans une symphonie qui emplit la pièce.


N’y tenant plus dans un dernier râle, je me répands en elle. Secoué par un orgasme puissant et de multiples spasmes tandis qu’elle s’allonge sur moi après avoir jeté la capote qui nous a protégés.

Lorsque je me réveille, elle est nue, sur moi, il est minuit passé. Nous sommes le 15 février, le spectacle est terminé.

Juliette ouvre les yeux. Lentement d’abord, puis, m’apercevant, pousse un petit cri et rabat la couverture sur elle.

Alors qu’elle a la tête tournée vers le mur et que la gêne risque de s’installer, elle lance simplement.


— Roméo, oh Roméo, veux-tu continuer cette représentation ?


Je ne dis rien, m’approche, et l’embrasse.

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