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Thérapie familiale

Chapitre 64

Encore de la visite.

Erotique

Après avoir pris une douche avec cette dernière, Jade dort dans la chambre que Chloé a dans la Bergerie du colosse africain, et bien évidement avec elle, d’un sommeil sans rêves car les émotions toutes positives qu’elle a ressenties pendant la journée l’ont épuisée. Le lendemain-matin, même si elle est toujours bien présente dans sa tête elle n’a aucun souvenir physique de la poutre de Djouba, et tandis qu’elles sont toutes les deux en train de prendre leur petit-déjeuner, le géant noir amène deux photos qu’il a retrouvées et sur lesquelles se trouve David.

 

 Sur la première il est en compagnie de Damien alors qu’ils sont tous les deux nus, et la jeune femme constate aussitôt que sa ressemblance d’avec Enzo est frappante. À moins que l’on considère que c’est l’inverse, puisque c’est le fils qui est sensé être comparé au père. Un seul détail diffère et bien qu’il soit flagrant il n’a pas vraiment d’importance, puisque c’est que l’ancien berger est blond alors que son frère est brun.

 

 Sur la deuxième image l’homme est en compagnie d’Anne-Lise et ils sont dans la même tenue, ils se tiennent par la taille comme des tourtereaux au comble du bonheur, et le sentiment de Jade s’accroît encore puisque le jeune couple est la teinte des poils mis à part, le reflet de son frère et elle avec une vingtaine d’années d’écart.

 

 Jade ne fait pas de commentaire mais elle pousse un soupir qui en dit long sur ce qu’elle pense, et son amie lui demande tout en caressant doucement ses épaules, et alors que son visage est empreint de compassion :


 ― Ça va ma Belette ?  

 ― Y va juste falloir que je m’y habitue, et ce qui me fout les boules c’est pas de savoir que j’ai juste un demi-frérot, car pour moi ça change rien, mais que maintenant je vais être obligée de garder le secret sur son vrai père. Car vous êtes d’accord que c’est pas à moi de lui annoncer ça, pas vrai ?


χ


 Djouba intervient, mais sans faire part de son avis sur la réponse à donner à cette question :


 ― Le plus important pour construire un homme n’est pas de lui donner la vie, mais de pourvoir à son éducation. 

 ― On voit bien que t’as pas connu le mien, de père, car il a lui aussi abandonné notre Man à Enzo et moi. Et nous aussi par la même occasion. 


 C’est Jade qui vient de parler, et Chloé abonde dans son sens :


 ― Ni le mien, car y s’est tiré avec une meuf qu’il a rencontrée dans une touze, dans laquelle il avait entraîné ma reum. 


 Le berger soupire à son tour, et il conclut avec philosophie :


 ― Ce qui ne vous a pas empêchées toutes les deux de devenir de belles personnes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et je suis convaincu que Enzo l’est également, car même si vous avez tous les trois grandi avec un seul tuteur, ils étaient assez solides pour que vous soyez restés bien droits. 


 Ces compliments redonnent le sourire aux jeunes femmes, qui terminent leur repas matinal de bien meilleure humeur. Celle de la rousse augmente encore lorsque le sculpteur lui offre un jeu d’échec, qui s’il n’a rien d’une œuvre d’art comme ceux qu’elle a vus exposés, principalement parce que cette fois c’est la fonctionnalité qui a été privilégiée, n’en est pas moins très beau à ses yeux. Les pièces comme pour celui qu’elle a vu à la Cabane de son amie se rangent dans un coffret calées avec de la mousse, qui une fois ouvert en grand sert de plateau de jeu. Ce qui fait qu’il est peu encombrant, et peut par conséquent être transporté facilement.  


 Le plus ému des deux est le colosse qui donne pourtant habituellement l’impression d’être inébranlable, lorsque la jeune femme se pend spontanément à son cou pour le remercier. Ensuite elle range son cadeau dans son sac à dos avec la photo de sa Man et de David, qu’elle est bien décidée à enfouir au fond d’une armoire, et ne la ressortir que si un jour son frère demande à quoi ressemblait son vrai père.    


χ


 Les deux amies quittent ensemble la Bergerie de Djouba pour aller à la Cabane de Chloé, puis elles se séparent après s’être enlacées, et Jade poursuit seule sa marche jusqu’à sa propre maisonnette. La première chose qu’elle fait en arrivant est d’aller voir Louve et ses petits, pour découvrir que quelqu’un s’est chargé en son absence de remplir la gamelle de la chienne blanche. Probablement parce qu’elle a abaissé son fanion avant de partir, et que tout ceux qui s’en sont aperçus savaient qu’il n’y aurait personne pour nourrir la jeune mère. Elle pense en particulier à Laurent, mais aucun autre signe de présence ne montre qu’il s’agit bien de lui. 


 Après avoir hissé son drapeau vert pour indiquer qu’elle accepte de la visite elle décide d’aller pêcher, et elle a attrapé deux belles truites lorsqu’elle entend une voix féminine légèrement forcée appeler depuis son logis :


 ― Hou hou, il y a quelqu’un ?! 


 Jade a reconnu Stéphanie, et elle s’empresse de répondre en haussant elle aussi le ton afin d’être entendue :


 ― Je suis là, au bord du lac !


La femme nue légèrement enrobée de 41 ans, mesurant dans les 1 mètre 65 et portant un chapeau de paille en plus de ses sabots suédois,qui a des cheveux châtain clair détachés qui lui arrivent aux hanches, ainsi que des yeux noisette et que tout le monde appelle affectueusement Maman, ne tarde pas à se diriger vers elle d’un pas tranquille après avoir enlevé de ses épaules un sac à dos, qu’elle a mis à l’ombre de la Cabane.


Alors que Belette pour sa part a posé sa canne à pêche sur le sol dans le but de l’accueillir, Levrette la prend dans ses bras la pressant contre ses énormes mamelles, puis elle lui demande une fois qu’elle a relâché son étreinte :


― Alors ma Belle, il paraît que tu t’es bien adaptée à notre mode de vie ?


 Jade qui dès leur première rencontre s’est sentie à l’aise avec cette matrone, lui répond sans même penser à rougir :


 ― Oh oui, tout ceux qui sont venus me rendre visite depuis que je suis ici ont été sympas avec moi. Mais y en a que j’ai pas revus, depuis la soirée chez mon Papy. 

 ― Il ne faut pas t’inquiéter pour ça, car c’est avant tout une question d’affinités. Nous vivons un peu de manière anarchique, car aucun programme n’est établi. Puisque tu vas rester jusqu’à la fin du mois, tu auras je pense l’occasion de tous les retrouver un certain nombre de fois. Ne serait-ce que pendant les rassemblements que nous organisons tous les samedis-soir, et d’ailleurs celui de demain aura lieu à la Bergerie de Laurent, dont je suis comme tu le sais la pensionnaire. Mais il faut avant tout que tu sois consciente que les rencontres que tu feras, ne t’engageront en rien au niveau du sexe. Car elles peuvent être dues au hasard, et le partage des fluides corporels n’est en aucun cas une obligation. 


χ


 Ces paroles prononcées sur un ton maternel et par conséquent affectueux font sourire la jeune femme, et son aînée continue en changeant de sujet tout en regardant le seau rempli d’eau, dans lequel les deux truites toujours vivantes sont en train de nager :


 ― Mais je t’ai dérangée, car tu étais en train de pêcher.

 ― Pas du tout. Déjà, si j’avais voulu être tranquille j’aurais mis un drapeau d’une autre couleur, et si j’aime bien attraper les poissons mais aussi les manger, je m’y suis juste mise en attendant que quelqu’un vienne me voir. 

 ― J’ai été la première, mais je parie que d’autres vont avoir la même idée que moi, en voyant que ton signal est vert. Car je n’ai entendu dire que du bien de toi, depuis que tu es ici. 


 Jade cette fois rougit légèrement sous le compliment qui lui est fait, puis Stéphanie lui annonce :


 ― Même si je me doute que tu ne dois pas mourir de faim, j’ai amené de la paëlla. Elle est déjà cuite et il n’y aura qu’à la réchauffer. Alors si tu es d’accord, je vais rester avec toi à midi pour en manger. D’ici là, pendant que tu continueras à pêcher puisque tu aimes ça, je vais aller me chercher un siège et mon tricot que j’ai aussi pris avec moi, et on bavardera en attendant de voir qui va venir. 


 Cette proposition faite avec un naturel désarmant fait plaisir et amuse en même temps la jeune femme, car cela lui rappelle la manière d’être de sa Mamie, même si la matrone est beaucoup plus proche en âge de sa Man. Enfin de sa grand-mère d’avant, car la nouvelle semble beaucoup plus portée sur le sexe que sur la laine en pelote et les aiguilles qui vont de paire. Cette pensée ne la trouble même pas, preuve qu’elle a complètement accepté la chose, et elle répond : 


 ― Ça tombe bien car la paëlla je l’adore, et j’ai rien contre l’idée de papoter un peu en attendant que les poissons mordent ou que quelqu’un d’autre arrive. 


χ


 Tandis que Jade recommence à pêcher, Stéphanie va chercher ce dont elle a besoin puis elle revient pour s’installer confortablement dans une chaise longue, et une fois qu’elle s’est mise à tricoter elles recommencent à discuter :


 ― Alors, il paraît que Brebis est venue en coup de vent, mais qu’elle sera bientôt de retour ?


 Sa cadette étonnée, réplique :


 ― Oui, elle est venue voir si tout se passait bien pour moi, et après elle est repartie. Mais je savais pas qu’elle devait revenir de sitôt, et je trouve que les nouvelles circulent vachement vite, pour dire qu’on est isolés les uns des autres.

 ― Tu sais, toutes les Bergeries sont équipée de téléphones fixes. 

 ― Oui, mais nous on est sensées rester dans nos Cabanes. 

 ― Ce qui n’est absolument pas une obligation. De plus, les hommes vont de l’une à l’autre et cela leur permet de colporter les ragots. Car s’ils affirment volontiers que c’est une de nos spécialités à nous les femmes, ils en sont également friands. 


 Jade sourit, puis elle demande :


 ― Tu sais quand elle revient, ma Mamie ?

 ― Pas exactement, mais elle devrait être avec nous demain soir pour notre rassemblement. 

 ― C’est super, car Aurélie et Jonathan étaient déçus de pas l’avoir revue, et Théo est aussi impatient de faire sa connaissance. 

  ― Oui, c’est également ce que je me suis laissée dire, et le Vieil Ours prétend qu’il l’a invitée parce qu’il a craqué sous la pression qu’ils ont fait peser sur lui, alors que tout le monde sait qu’avec Brebis ils s’adorent. Même s’ils sont sans arrêt en train de se chercher des poux dans la tête. Malgré l’éloignement qui fait qu’ils ne se voient que de manière occasionnelle, ils fonctionnent exactement comme un vieux couple.


 Cette analyse de la situation identique à la conclusion à laquelle elle est elle-même arrivée, fait à nouveau sourire Jade tandis que Stéphanie poursuit :


 ― Tu sais, ta Mamie est en quelque sorte un membre honoraire de notre petite communauté, car si elle n’habite pas ici et ne prend pas non plus pension, elle vient quand même nous rendre visite plusieurs fois dans la saison. Et je n’ai jamais entendu personne, même Charlotte, en train de se plaindre d’elle car tout le mon l’apprécie. 

 ― Oui, c’est aussi ce que j’ai cru comprendre. 


χ


 Les deux femmes continuent à bavarder, l’une tricotant et l’autre pêchant, et cette dernière a attrapé deux nouvelles truites lorsqu’elles entendent une voix féminine annoncer, en parlant sur un ton forcé :


 ― Je passais pour dire bonjour, mais si vous êtes occupés je peux revenir plus tard !


 Cette fois il s’agit de Valérie, qui après avoir posé un second sac à dos à côté du premier et ne les ayant pas vues, s’adresse aux éventuels occupants de la Cabane sans oser y entrer avant d’y avoir été invitée. Ce qui étonne légèrement Jade, étant donné que la doyenne des pensionnaires s’est présentée d’emblée à elle comme étant une femme aimant dominer, ce qui dans sa tête implique qu’elle ne devrait pas être en mesure d’éprouver de la gêne.  


 Bichette puisque c’est le surnom qui lui a bizarrement été donné, même si elle fait la même taille que Levrette a une toute autre allure. Déjà bien que plus âgée elle donne l’impression du contraire, en tout cas pour une personne qui n’y regarderait pas de trop près, car cette dernière constaterait que son visage fin supporte plus de rides. Ce qui est logique puisque Valérie est l’aînée de Stéphanie de cinq ans. Par contre elle est plus svelte et ses gros seins même s’ils sont eux aussi devenus pendants avec l’âge, ont toujours fière allure bien qu’ils semblent modestes en comparaison de ceux de sa commère. 


 Ses cheveux blonds bouclés qui lui arrivent aux épaules, ainsi que sa peau qui est restée de lait malgré de fréquentes expositions au soleil, lui donnent un air distingué que sa nudité n’arrive pas à contredire, puisque comme tout le monde sur le plateau elle ne porte rien d’autre que ses sabots suédois, et plus surprenant pour Jade également un chapeau de paille. Ce détail fait d’ailleurs sourire la jeune femme, car la première qu’elle a vue en être coiffée était sa Mamie, et cette dernière malgré la brièveté de sa visite ajoutée au fait que seulement deux personnes se sont rendues compte de sa venue avant qu’elle soit repartie, semble avoir déclenché une mode. 


 Jade après avoir lancé un regard à Stéphanie qui ne s’est pas arrêtée de tricoter, et compris que cette dernière n’étant pas sur son territoire et malgré son droit d’aînesse estime que ce n’est à elle de le faire, répond à Valérie :


 ― On est là au bord du lac, mais on va venir !


χ


 Il ne faut pas bien longtemps aux deux femmes pour ramasser leurs affaires, et Jade en profite pour aller poser le seau contenant les truites contre un mur de la cabane, avant d’aller rejoindre sous le chêne la nouvelle venue qui s’est installée confortablement dans une chaise longue, et a posé une main sur sa vulve qu’elle est en train de caresser. Peut-être pour patienter, ou alors tout simplement par habitude. Ce qui ne l’empêche pas de se relever à leur arrivée pour les enlacer chacune leur tour, en commençant par la plus âgée puis en disant à la plus jeune une fois qu’elle leur a dit bonjour :


 ― Je suis venue voir si tu n’avais besoin de rien, car je ne voudrais pas que ta grand-mère s’imagine que nous nous sommes mal occupés de toi. 


 Stéphanie qui ne cache pas son amusement, fait remarquer :


 ― En temps normal, tu serais plutôt venue pour lui demander si elle n’avait pas envie de recevoir une fessée, après avoir été attachée. Lui présentant la chose comme étant un jeu très amusant. 


 Jade qui a légèrement rougi, analyse la situation. Levrette que tout le monde appelle affectueusement Maman ne cache aucune faiblesse derrière sa douceur, puisqu’elle n’hésite pas à se moquer même si c’est gentiment de Bichette qui est dominatrice. Quant à cette dernière pour une raison qu’elle ne connaîtra probablement jamais, elle craint sa Mamie au point de s’inquiéter du bien-être de sa petite-fille, afin de ne s’attirer aucun reproche. Pendant qu’elle réfléchit à tout ça dissimulant qu’elle partage l’humeur de Stéphanie, Valérie se défend :


 ― Je n’ai jamais forcé personne à faire quoi que ce soit, et tous ceux que j’ai attachés y ont trouvé leur compte. 

 ― Je n’en doute pas un seul instant, Bichette. Mais si tu voulais t’attirer les faveurs de Belette pour qu’elle fasse ta promotion, en vantant tes mérites auprès de Brebis, tu aurais plutôt dû lui amener un de tes fameux tiramisu. Puisque c’est l’un de ses desserts préférés. 

 ― Mais j’y ai pensé figure-toi, et il y en a un dans mon sac à dos. 


χ


 Jade ne tente plus à présent de garder son sérieux, elle s’exclame en tapant des mains comme lorsqu’elle était une petite fille, et qu’elle apprenait une bonne nouvelle :


 ― Une paëlla et un tiramisu ! Franchement vous me gâtez trop, mais je sais pas si j’oserai en parler à ma Mamie, car je lui ai toujours dit qu’elle fait les meilleurs desserts du monde. Et je voudrais pas qu’elle soit triste en apprenant que c’est pas le cas. 


 Valérie que la spontanéité de la jeune femme a fait sourire, lui répond :


 ― De toute manière Levrette se méprend sur mes intentions. Car même si c’est ce qu’on pourrait croire après ce que j’ai dit, en réalité je ne suis pas venue ici pour m’attirer les bonnes grâces de ta grand-mère, mais juste pour savoir si tu t’adaptes bien à notre manière de vivre. Car pour une personne qui a ton caractère, cela doit être beaucoup moins évident que pour ceux qui sont extravertis. 

 ― Si c’est ce qui t’inquiète je vis très bien tout ça, et je m’adapte beaucoup plus vite que je pensais au départ. Quant au retour de Brebis comme vous l’appelez ici, c’est pas parce qu’elle a trouvé que j’allais mal qu’elle va revenir, mais parce que certains qui l’ont pas vue ont été déçus, et ont demandé à mon Papy de l’inviter plus longtemps. Elle doit elle aussi beaucoup aimer être ici, car je pensais pas qu’elle retournerait si vite. 


 Jade ne sait pas si c’est un effet de son imagination, mais il lui semble que Valérie à l’air soulagée après ce qu’elle vient d’apprendre. Elle est par conséquent à présent confortée dans l’idée qu’il s’est passé quelque chose entre sa grand-mère et elle, et le petit sourire de Stéphanie n’est pas là pour la faire changer d’avis.


χ χ χ


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