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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Tisane à l'anis

Chapitre 1

Gay

Octobre.

La résidence universitaire d’Anthony est en face du Parc de Sceau, qui est presque aussi beau que les jardins de Versailles. L’avantage est que, de ma chambre, je n’ai pas de vis-à-vis, et une des plus belle vue du monde. L’inconvénient est d’être orienté au nord, sans soleil.

Moi qui commence mes études d’architecture, je regarde d’un ?il perplexe la disposition des chambres. Depuis les gigantesques couloirs communs, on accède d’abord à des centaines d’entrées. Chaque entrée distribue deux chambre et une salle d’eau pour deux. À son tour, chaque salle d’eau communique avec une autre par la douche.

Si la topologie ne vous effraye pas vous aurez compris que cette étrange économie permet de passer d’une chambre à trois autres par une unique douche en commun. Et impose un mode de vie communautaire forcé, qui me paraît singulièrement étrange. Sortant à peine de mon cocon familial un peu désargenté, ça ne me rassure pas du tout.

Mes très chers parents ! Ils étaient paniqués à l’idée de voir leur fillette quitter le foyer natal ! Par provocation je les ai snobés en soutenant que ça y était, ma vie étudiante, indépendante et adulte avait commencé, liberté ! Liberté chérie ! Bien contente de partir la fifille ! En fait, ce n’est pas sans angoisse que je les ai vus repartir au volant de la camionnette de location. Une fois seule dans ma chambre, il ne me tombait dessus qu’un profond sentiment d’abattement.

Heureusement les trois autres filles qui partagent ma douche (Zineb, Nina et Karen), se révèlent être de très bonnes voisines. C’est heureux car, débarquant de ma province, la solitude Parisienne me semble difficile à surmonter. On a commencé par se rendre des services (t’as pas une tisane à me prêter ? Si si, attends, ah mais je n’ai que de l’anis).

La gestion de cet espace réduit impose un code de bonne conduite qu’on n’a pas eu trop de mal à mettre au point au bout de quelques jours. Normalement, des femmes de ménage passent chaque semaine, mais celle qui s’occupe de notre étage, repérant quatre filles entretenant soigneusement leur intérieur, nous a vite laissées tranquille. Nous sommes finalement vraiment chez nous. Pour moi c’est une liberté nouvelle.

L’utilisation de la salle de bain impose une stratégie du peignoir complexe pour préserver la pudeur, ainsi qu’une attention soutenue pour ne pas entrer dans une douche déjà occupée. Cette proximité a fait qu’on a vite commencé à s’inviter à passer les soirées ensemble, même pour les passer à bachoter. En quelques semaines, on est devenues bonnes copines. L’habitude aidant, on commence à se raconter, et on en sait de plus en plus sur chacune des trois autres. On devient très détendues entre nous.

Novembre.

Malgré nos résolutions de bonne conduite, dès le début de ce mois, voire sa voisine toute nue est devenu aussi banal que finalement pratique à vivre.

Zineb, prends des cours de danse. Danse orientale ! Hier soir, pendant une de nos ’soirées tisane’, elle nous a fait une démonstration. Sa danse du ventre, qu’elle a su adapter à sa morphologie si fine, nous a fait une immense impression. Elle n’est pas bien grande, mais très mince, ses grands yeux noirs de casablancaise invitent à l’amitié.

Pendant sa danse, ses longs cheveux crépus virevoltaient sur ses épaules. Les mouvements de son bassin sont incroyablement sexy, j’en étais confuse. Je crois que Nina Karen et moi nous avons battu des mains en rythme, plus pour masquer le fait que nous étions très impressionnées par sa sensualité que pour l’encourager. Peut-être sans le vouloir (peut-être pas) elle a fait tourner l’ambiance à quelque chose de beaucoup plus troublant.

Nina, qui est une jolie métisse, fille d’un père zaïrois et d’une mère bordelaise, a été la plus rapide à faire sentir qu’elle avait été émue. J’ai ressenti ça au fait, que quelques instants après la danse, elle commençait à rentrer dans les confidences. Ses dents légèrement écartées lui donnent un air de bonheur permanent qui fait chaud à voir. Et bientôt, on a passé la soirée à raconter nos aventures amoureuses. Chacune de nous quatre s’est confiée ce qui nous a rassurées, et nous a fait avancer d’un pas, plus loin dans l’amitié.

Décembre.

On ne se quitte plus, je ne sais pas comment on trouve autant de choses à se raconter, mais quasiment toutes nos soirées y passent.

Il y a peu, on papotait encore toutes les quatre dans la chambre de Nina. Pour plus de confort, on était en peignoir, et de temps à autre, on voyait un bout de sein s’échapper du tissu-éponge, ou un pubis apparaître entre les pans du vêtement. Cela nous arrive régulièrement depuis quelques semaines déjà, mais aujourd’hui je n’ai pas pu m’empêcher de le remarquer, et j’ai laissé d’ailleurs intentionnellement ma ceinture glisser et mon peignoir s’ouvrir comme par mégarde.

Un coin de mon cerveau me disait ’ Ariane, qu’est-ce qui te prend ? ’ Mais par jeu, je n’ai pas pu m’en empêcher, une joie secrète et des torsions de mon ventre m’y poussaient irrésistiblement.

Karen (la quatrième de notre bande) est, elle, une beauté sépharade. Plutôt petite, mais très gracieuse, son visage acéré paraît pourtant très doux, avec des cheveux fins perpétuellement tirés en chignon. Elle nous a déclaré avoir un ’truc bizarre’ à nous demander. Un peu étonnée on l’a écouté déglutir : ’les filles, j’ai très envie de me déshabiller, ça vous dérange ? ’

Aucune des trois ne fit d’objection, au contraire, si j’en crois ma propre aspiration, je pense que chacune de nous crevait d’envie d’en faire autant.

Ce soir-là, elle a été la seule à l’oser . J’ai passé mon temps à l’admirer et à me repaître de ses formes douces et féminines. Son ventre m’est apparu comme un refuge, ou il aurait fait bon poser la tête et dormir. Je me suis repue de voir ses veines courir sous la blancheur si fine de ses bras. À l’aine, une autre petite veine palpitait, dans les petits creux si doux de chaque côté de sa toison.

On a parlé de son corps, on s’est découvertes avec surprises admiratives et curieuses. Toutes, nous l’avons trouvée très jolie. Notre étonnement était surtout d’avoir pu se dire qu’on aimait la regarder.

Mais dès le lendemain, Nous nous sommes dépouillées du peignoir toutes les quatre. Et on s’est retrouvées nues très excitées, un peu fofolles à se comparer : ’Nina, je ne t’ai jamais dit que j’étais jalouse de tes fesses ? Si si, je te jure, attends lève-toi à côté de moi ! Les filles, qui est-ce qui le plus joli petit cul, Nina ou moi ?’ C’est Zineb qui a lancé ce concours idiot. Comme elle est plus petite que Nina, elle se juchait sur la pointe des pieds en nous tournant le dos, pour que nous puissions juger de leurs deux derrières, bien alignés l’un à côté de l’autre.

C’est la première fois qu’on s’est déshabillées ailleurs que dans notre salle de bain, et ça faisait une sacrée différence : les autres fois, ça n’était pas fait exprès. On était comme des puces, sûrement même bébêtes. Karen et moi, on était bien incapables de décider qui avait le plus joli derrière. C’était deux merveilles, surtout l’un contre l’autre. La peau noire de Nina sur ses deux pommes saillantes, ou les courbes douces à la blancheur diaphane de Zineb tout en suavité ; les deux nous ont semblé un pur délice à contempler. Nous les avons solennellement déclarées ex-?quo.

Moi par contre c’était les seins de Zineb qui me fascinaient depuis le début. En discutant, on a compris que chacune avait soigneusement détaillé les trois autres et les connaissait parfaitement. Je demandais à Zineb si elle voulait faire le même concours avec mes seins que celui qu’elle avait fait avec le petit cul de Nina. Cette fois par contre, les deux juges n’eurent aucune hésitation et déclarèrent ma concurrente grande vainqueur. Je lui caressais alors la poitrine en guise de trophée, c’était doux et magique, illico, une envie de plaisir m’a irradiée.

Karen et Nina, les deux juges improvisés, ont fait entendre un ’oh’ d’étonnement. Ce ’Oh’, m’a arrêtée dans mon élan et je leur ai rendu un sourire gêné.

Tout le mois de décembre, nous nous sommes retrouvées toujours à nous déshabiller chez l’une des quatre. Notre vie s’est organisée dans la nudité. Le placard de l’entrée fut désigné comme limite au-delà de laquelle les vêtements étaient interdits. Une soirée calme se passait à discuter, nues, autour de la sempiternelle tisanière. Une soirée plus studieuse, à potasser, nues, à nos bureaux. Les soirs de fêtes, on débouchait une bouteille, et on la sirotait, nues, doucement.

Peu avant les vacances de Noël c’est Nina qui a relancé le concours et l’énervement qui va avec. Cette fois elle a demandé (par provocation rigolarde) qu’on vote maintenant à qui aurait le plus joli sexe. Cette fois le jeu nous a paru trop osé, mais énervées comme nous l’étions, c’est-à-dire encore comme des gamines en vacances, les refus ont été contrariés par des ’ oh tu te dégonfles, t’es pas capable ’ et tout ce genre d’infantilismes. Ce soir-là on s’est dégonflées, mais toute la nuit j’y ai repensé. En me caressant. J’ai rêvé du corps de mes amies. Je me suis réveillée, lèvres mouillées.

Mais cet autre concours nous est resté en tête. Et bientôt, de peur (peut-être) de passer pour des dégonflées, on s’est retrouvées à écarter les jambes toutes les quatre, afin de jauger nos voisines. Nina et Zineb étaient assises sur mon lit, Karen et moi sur les deux chaises. Nos genoux se touchaient tellement la chambre est petite. Comme la discussion roulait très excitée, un besoin de surenchère nous mena à écarter nos lèvres afin (soi-disant) que le vote se fasse sur des bases précises.

J’ai eu peur que cela ne m’oblige à me caresser devant les autres. Mais je n’étais pas la seule. Bientôt les soupirs ont commencé à remplacer les mots. En face de moi j’ai vu Nina, qui, avec des gestes d’une sensualité explosive, agaçait doucement son clito du pouce et commençait à nicher deux doigts entre ses lèvres qu’elle avait gonflées, trempées et charnues. De deux doigts de l’autre main, elle les cajolait sur toute leur longueur. Son visage était émouvant au possible, yeux mi-clos, elle nous regardait toutes trois alternativement, bouche entrouverte et brillante. La tension et l’excitation sont vite arrivées à leurs combles.

...

Je sais que nous avons joui toutes les quatre à des moments différents. ?a nous a permis d’observer le plaisir des autres, avec ravissement. À chaque fois, la vue de l’autre nous relançait dans nos propres caresses. Je me rappelle avoir été follement émue de voir Zineb se couler avec tendresse l’index dans ’ l’anis ’, pendant qu’elle choyait ses lèvres de l’autre main. ’

Anis ’ est un mot qu’on a adopté plus tard à la place d’anus. On trouvait ça plus joli, non ?

Cette fleur géante que formait nos quatre corps me fit totalement tourner la tête. Je ne trouve pas d’autres comparaison que de dire que, moi-même, je suis une fleur qui s’ouvre quand j’ai du plaisir. J’essaye de trouver autre chose pour l’expliquer, mais je n’y arrive pas, alors que la métaphore me semble d’une banalité un peu idiote. Je crois que j’ai eu quatre fois du plaisir en peu de temps. Peut-être bien un pour moi, et un en ressentant l’orgasme des trois autres, dans cette figure symétrique ou seuls nos genoux se touchaient.

Exténué, notre ’ manège enchanté ’ s’arrêta après un temps que je me rappelle encore très long. Et après avoir soufflé, on s’est remises à papoter nerveusement. Cette fois on voulait comparer nos jouissances, discutant d’où elles partaient, comment elles se répandaient dans nos corps.

Nous avions toutes remarqué ’ l’anisette ’ (je trouve ça plus mignon que sodomie non ?) dont Zineb nous avait fait la démonstration. Nous l’avons beaucoup questionnée là-dessus. Elle nous en a décrit les avantages, notamment de sentir les doigts de l’autre main ’ de l’autre coté ’ (c’était son expression), et nous en a dit le plus grand bien. Elle parle d’une vraie aiguille de plaisir qui la transperce à ce moment. Toutes on a convenu d’essayer à la prochaine occasion.

Première quinzaine janvier.

Ce soir-là nous n’avions pas touché les autres. À la rentrée de janvier, on s’est retrouvées après quinze jours de vacances sinistres dans nos familles (cadeaux réveillons flonflons etc, banalité consternante). En arrivant chez moi, débarquant du train, j’ai sauté sous la douche, pour virer la crasse du voyage.

J’y trouvai Nina, adossée au carrelage. L’eau ne coulait plus, mais Nina était encore ruisselante de gouttelettes. Un bras dans le dos, son autre main caressant son minou savonneux, je compris qu’elle testait évidemment les suggestions de Zineb. J’ai vite compris qu’il ne me suffirait pas de la regarder en me masturbant comme on l’avait fait deux semaines avant.

J’ai eu une vision : je voulais l’embrasser à pleine bouche, mon corps s’appliquant sur le sien ventre à ventre, sein à sein, motte à motte. Je sentais en pensée sa langue dans ma bouche, ses dents cogner tout doucement sur les miennes. Mes mains se moulaient en rêve sur ses fesses, passaient dans son pli, et descendaient rencontrer ses doigts qui étaient en plein va-et-vient.

J’imaginais en un clin d’?il la cyprine coulant de son sexe dont elle usait pour mouiller ses doigts et pénétrer son ’ anis ’ sans violence (Zineb nous avait décrit son procédé). J’imaginais encore mes doigts se mouiller à sa liqueur de fille, et remplacer ses propres doigts dans le velours de son intimité, je sentais à l’avance les détails secrets de son intérieur sur la pulpe de mes doigts. Je mouillais moi-même d’abondance en sentant ses mains me rendre la pareille, et la douceur de ses gestes.

Le plaisir me secouait déjà de spasmes, ce qui me réveilla : cela n’avait rien d’étonnant, car, en fait, je n’avais rien imaginé du tout. Ce rêve se passait dans une claire réalité ! Maintenant je goûtais le grain de sa peau dans ses moindres détails comme si mon corps en entier était devenu aussi sensible au toucher que le bout de mes doigts, ou même de ma langue. Je devinais le sens de ses soupirs : elle me confiait qu’elle m’aimait. Qu’elle m’aimait depuis qu’on s’était rencontrées. J’au eu une décharge de ravissement, et, fondantes, on s’est écroulées sur le sol de la douche, enlacées, en s’embrassant, en se caressant sans cesse.

C’était le début de notre histoire d’amour.

(à suivre éventuellement)


lelorain@hotmail.com

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