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Tombés du ciel

Chapitre 11

Inceste
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Lorsque le réveil de Roger sonna, il ouvrit les yeux et sentit le corps chaud de Bérénice contre lui. C’était agréable d’avoir quelqu’un comme ça de bon matin. Mais c’était dangereux pour son travail, il voulait prolonger ce moment câlin le plus longtemps possible. Finalement, Roger se résolut à se lever, Bérénice ouvrit un œil à son tour et le rattrapa pour le tirer à elle. Ils échangèrent un long baiser et Roger sortit de sa chambre. En faisant le moins de bruit possible, il entra dans le séjour et se dirigea vers le canapé. Alicia y dormait profondément ; Kosmos, couché à ses pieds, leva la tête d’un air inquiet ; il n’avait pas à être sur le canapé.


— Reste, Kosmos. Garde-la bien.


Le chien ouvrit la gueule et haleta, l’air étonné, mais content de sa situation. Il reposa la tête sur les mollets d’Alicia et se rendormit. Roger repartit vers la cuisine pour se préparer un café. Malgré ses précautions, Alicia se réveilla :


— Ah, c’est toi, papounet ?

— Oui ma grande. Désolé de te réveiller. Tu peux aller dans mon lit si tu veux.

— Oui, merci...


Comme un zombie, la jeune femme se dirigea vers la chambre. Elle se glissa sous le drap et se colla à Bérénice qui s’aperçut à peine de son arrivée, mais l’enlaça maternellement. Roger finit de se préparer et partit faire la traite de ses chèvres. Dans le vestiaire, il se demanda comment s’habiller, il pressentait qu’il allait faire la traite tout seul. Finalement, il opta pour rester nu sous sa cotte de travail.


Mais il resta seul tout au long de sa tâche, il s’en étonna et en fut déçu. Après, cela donnait lieu à un retour à la normale progressif. Néanmoins, il ressentit une certaine solitude lui peser sur les épaules. Il s’était habitué à travailler avec de la compagnie, de la charmante et coquine compagnie. Roger travailla pourtant assez vite, il avait hâte de retrouver sa petite "famille tombée du ciel". En entrant dans sa maison, il fut surpris de ne voir personne attablé pour le petit-déjeuner. La venue de Bruno avait retardé le coucher de Salil et Hala, les enfants devaient dormir. Quant aux deux femmes, elles devaient en profiter pour récupérer.


— A moins qu’elles ne se fassent des cochonneries, se dit-il.


Il se dirigea à pas de loup vers sa chambre pour les surprendre. Devant sa porte, il ne perçut aucun bruit, il l’ouvrit doucement et entra. Il tomba des nues en découvrant la scène. Hala et Salil étaient là avec leur mère et leur "mamie", ils dormaient à moitié entre elles deux. Alicia et Bérénice se regardaient tendrement tout en enlaçant les enfants.


— Oh papi, tu es là ? se rendit compte Hala.

— Oui, Hal, vous êtes là depuis longtemps ?

— Non, quand on s’est levé avec Sal, on a vu personne. On est venu ici et maman et mamie dormaient encore. Alors on s’est installé avec elles.

— Tu viens aussi ? demanda Salil.

— Non, là, il n’y a plus de place. Je vais vous préparer le petit-déjeuner.

— Attends, je viens aussi, lui dit Bérénice.


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Elle se leva et laissa Alicia et ses enfants dans le lit. Une fois dans la cuisine, Bérénice s’excusa auprès de Roger :


— Désolé de ne pas m’être levée ce matin.

— Ce n’est rien, tu sais que je ne le demande pas à ma compagne...

— Ta compagne ?

— Oui, enfin tu vois ce que je veux dire. Et puis, je me dis que c’est pas plus mal de retravailler seul avant votre départ à tous demain.

— Oui, c’est vrai, nous partons demain. Je partirai en même temps qu’Alicia, je pense.

— Comme tu veux.


Tout en parlant, ils avaient préparé la table, Hala et Salil firent leur apparition alors qu’une odeur de pain grillé envahissait la pièce.


— Votre mère dort encore ?

— Oui, papi. Elle est fatiguée, expliqua Salil.

— Je crois qu’elle est un peu triste aussi, supposa Hala.

— Je vais la voir. Commencez à manger avec mamie.


Roger alla dans sa chambre et trouva Alicia qui fixait le plafond.


— Ca va ma grande fille ?

— Oui papa.

— Hal pense que tu es triste.

— Oui, un peu, demain nous partons.

— Mais comme tu lui as expliqué cette semaine, ça veut dire que tu as passé de bonnes vacances.

— Je sais, elles ont été au-delà de ce que je n’ai jamais espéré. Mais c’est plus de la mélancolie que de la tristesse. Je suis heureuse, regonflée à bloc. Je me sens d’humeur combattive, conquérante. Mais il me reste deux inquiétudes.

— Lesquelles ?

— La première te concerne. Tu ne vas rien dire pour... tu sais ?

— Ah ça. Mmmh, j’y ai réfléchi. J’ai décidé de ne rien dire à personne.

— Merci, papa.

— Et la seconde ?

— C’est ce que je vais devoir faire en rentrant...

— Mmmmmh, tu feras au mieux, je le sais. Si tu pouvais éviter d’en arriver là... Je n’ai pas envie de te savoir dans cette situation.

— Je vais faire mon possible pour l’éviter. Mais je ne le redoute pas vraiment. Si ça arrive, c’est que je l’aurais décidé et accepté.

— Tu es déterminée.

— A tout faire pour que Hala et Salil ne manquent de rien.

— Heum, je... Ma ferme sera toujours ouverte pour toi et tes enfants si vous avez besoin de nouvelles vacances.

— Merci, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Tu le sais aussi.

— Oui, mais... C’est trop bizarre tout cela. Mais c’est peut-être mieux de n’en garder qu’un grand souvenir.

— Je pense aussi. Et toi et Bérénice alors ?

— Elle n’est venue que parce que tu l’y as incité. Nous passons de bons moments, mais...

— Mais, quoi ?

— Mais nous pensons l’un et l’autre que cela prendra fin avec ton départ.

— Oui, je suppose que vous avez raison.

— Ça va mieux ?

— Oui. Allez, je me lève.


Alicia rejoignit ses enfants et Bérénice en compagnie de Roger. Celui-ci ne resta qu’un peu avant de repartir. Ils avaient presque fini lorsque le téléphone de Bérénice vibra. Elle alla voir son message et trouva un texto de Myriam. Elle gloussa doucement en pianotant dessus. Puis elle leva la tête vers Alicia :


— Heum, Myriam me demande si tu voudrais bien donner ton numéro de téléphone à Bruno. Il voudrait te parler.


Alicia craignait et espérait ce type de demande. Avoir un nouveau contact avec le jeune boucher lui plaisait, mais après le coup de froid entre eux en fin de soirée, elle avait peur qu’il ne veuille poser des questions gênantes, ou pire, qu’il veuille la revoir.


— Alors ? Je lui dis quoi ?

— 06 XX XX XX XX.


Bérénice envoya le texto avec une joie à peine dissimulée. Quelques minutes plus tard, Alicia reçut un premier message.


— Salut Alicia. Ca va ?

— Salut Bruno. Ca va et toi ?

— Ça va. On pourrait se voir aujourd’hui ?

— Je pars demain. C’est pas une bonne idée.

— J’ai fait quelque chose de mal ? Désolé si je suis parti un peu rapidement. J’étais perturbé.

— J’ai vu. Tu as été parfait avec moi et les enfants. Je suis désolée si tu t’es senti mal à l’aise quand même.

— Non, ce n’est pas ça. Mais je me pose des questions.

— Et tu voudrais des réponses ?

— Oui.


Alicia commença à stresser. Elle n’avait pas pensé le revoir, mais se doutait qu’il puisse avoir des interrogations. Elle eut du mal à envisager de les lui donner, mais ne voulait pas lui mentir ou fuir.


— D’accord. Mais de vive voix.

— Je préfère aussi. On se voit après mon travail ? Je viens chez Roger ?

— Non, pas chez lui. Un endroit tranquille.

— Chez moi ?

— OK, mais seulement pour parler.

— OK je t’envoie mon adresse.


Le reste de la matinée, elle commença à ranger les affaires des enfants et les siennes. Elle fit une dernière lessive, avec la chaleur, tout serait sec pour le lendemain. Bérénice s’occupa de son côté, elle devait aussi préparer ses affaires. Elle joua un peu avec Hala et Salil pour laisser leur mère tranquille quelque temps. A midi, Roger revint déjeuner avec eux. L’ambiance restait toujours aussi agréable, Hala et Salil ne semblaient pas vraiment réaliser qu’ils partaient le lendemain. Cela mit du baume au cœur de ceux-ci qui se laissèrent emporter par l’insouciance des enfants. Dans l’après-midi, la sieste fut bien sage par rapport aux précédentes. Alicia persista à se reposer sur le canapé pour favoriser le rétablissement de Roger.


Au réveil, personne ne savait quoi faire pour ce dernier après-midi. Comme il faisait encore très chaud, ils optèrent pour un dernier tour à la baignade. Cette fois, Alicia et Bérénice réussirent à se tremper entièrement, mais pas très longtemps. Roger, qui comme à son habitude était assis dans la rivière, les regarda avec beaucoup d’amusement. Roger retourna à sa serviette, elles étaient déjà allongées sur le dos. Il vérifia que les enfants jouaient avec Kosmos et ne pouvaient l’entendre puis il leur dit :


— Alors, on est excité par la présence d’un beau mal comme moi ? On voit vos tétons qui pointent.

— T’es bête papounet. On a froid.

— Chéri, c’est pas l’asticot que tu as à cet instant qui va nous exciter...

— Elle est fraiche quand même.

— Oh mon pauvre Roger. Viens entre nous, l’invita Alicia. Dites, je peux redormir avec vous ce soir ?

— Bien sûr, Alicia.

— Je t’avais avec moi depuis une semaine. Tu m’as un peu manqué ma grande.

— Roger, je voudrais honorer ma promesse une dernière fois ce soir.

— Rien ne t’y oblige, tu sais.

— Je sais, mais je le veux. Si tu le veux aussi, bien sûr.

— Je n’ai rien contre.

— Tu serais même plutôt pour mon cochon si j’en crois la bosse qui se forme dans ton short, se moqua Bérénice.

— Bon, c’est vrai.

— Vous voulez que je vous laisse entre vous ? demanda Bérénice.

— Non, je voudrais que tu sois là aussi. Tu voudrais ?

— Oui, je veux bien aussi.

— Très bien.


Alicia se rallongea sans plus rien dire. Roger et Bérénice avaient hâte d’être au soir. Ils passèrent la fin d’après-midi à être accaparés par les enfants. Finalement, ils repartirent bien plus tard que ne l’avait souhaité Roger.


A la ferme, l’agriculteur passa directement par son vestiaire pour aller faire la traite. Salil et Hala voulurent voir ça une dernière fois, alors Bérénice alla enfiler sa cotte de travail et prit les enfants par la main pour rejoindre Roger. De son côté, Alicia était dans la chambre à se changer. Elle choisit dans ses affaires une longue robe fluide qui laissait ses épaules libres et qui descendait à mi-mollet. Elle allait pour l’enfiler sans rien en dessous, comme elle en avait pris l’habitude avec Roger, mais se dit finalement que pour Bruno il valait mieux éviter. Elle vit des sous-vêtements dans le sac ouvert de Bérénice. Ils étaient vraiment beaux. Elle lui avait dit qu’elle pouvait lui piquer certaines affaires, et puis elle avait bien prêté un maillot de bain... Elle choisit un ensemble blanc en dentelle. Elle le mit et s’admira dans la glace. C’était sexy, mais pas vulgaire, loin de ce qu’elle mettait quand elle travaillait.


* * *



Alicia se retrouva vite devant chez le boucher. C’était une grande maison dans un petit hameau tout près du village où il travaillait. Elle avait été divisée en plusieurs habitations. Lorsqu’elle sonna, elle n’eut pas de réponse immédiate. Pourtant, la moto était garée dans la cour, elle la voyait. Elle réessaya et obtint une réponse :


— Oui ?

— C’est Alicia.

— Je t’ouvre. Dernier étage.


Alicia gravit les deux étages et se trouva au dernier palier. Il n’y avait qu’une porte et elle était entrouverte. Elle toqua et passa la tête :


— C’est Alicia, je peux entrer ?

— Oui, oui, vas-y. Ferme derrière toi.


Alicia entra et tomba sur une scène un peu comique. C’était assez drôle de voir un homme si grand habiter dans un appartement si bas de plafonds. Alicia s’attendait à trouver un appartement de célibataire dans toute sa splendeur, mais finalement c’était assez bien rangé. Bruno l’invita à s’asseoir sur le clic-clac, mais elle préféra se poser autour de la table.


— Tu veux quelque chose à boire ?

— Oui, pourquoi pas ? Tu as quoi ?

— Euh...


Bruno ouvrit un frigo assez rempli. Alicia aperçut tout de même quelques bières, des légumes, de la viande, du poisson. Elle voyait une corbeille de fruits trôner au milieu de la table. La cuisine ouverte était petite, mais fonctionnelle, Alicia vit aussi des épices, des herbes aromatiques.


— Alors j’ai de la bière ou du jus d’orange...

— Jus d’orange, ça ira. Tu cuisines ?

— Hein ? Oui, j’aime bien ça. Comme j’aime bien manger, je suis mon premier client en quelque sorte, dit-il en servant deux verres.

— Merci.


Alicia but une gorgée alors que Bruno s’asseyait à sa gauche. Elle aurait préféré qu’il se mette en face, elle craignait un peu sa proximité. Il y eut un silence pesant puis Alicia décida de briser la glace :


— Alors, tu te poses des questions sur moi ?

— Heum, oui. Je ne comprends pas trop ta situation. La première fois que je t’ai vue, j’ai compris que grâce à une association, tu étais partie en vacances chez Roger. Mais la seconde fois où tu es venue à la boucherie, Bérénice était arrivée. En plus, tu as parlé pour eux de papa et de maman de substitution. Et puis tes enfants les appellent papi et mamie. Et d’après ce que j’ai compris, Bérénice et Roger étaient séparés depuis près de trente ans.

— Je vois que tu as pas mal de questions, en effet...


Alicia n’était plus sûre de vouloir lui répondre. Mais elle n’allait pas lui mentir. Et elle avait décidé d’arrêter de fuir pour tout affronter courageusement. C’était l’occasion de commencer. Elle lui raconta la version officielle de sa présence chez Roger. Elle expliqua sa situation précaire par son passé d’orpheline et de veuve. Elle évita de préciser son travail et les relations qu’elle entretenait avec Roger. Alicia dut expliquer pourquoi Hala et Salil l’appelaient "papi" et comment elle en était arrivée à l’appeler "papa" ou "papounet". Puis il fallut expliquer les raisons de la présence de Bérénice. Alicia ne trouva pas moyen d’éviter de dire la vérité : la méprise de Myriam, la visite chez Bérénice et les révélations qu’elle avait faites. Alicia raconta simplement qu’elle avait demandé à Bérénice de venir alors qu’elle était prise d’un fort sentiment de sécurité et de réconfort en sa présence. Elle n’avait pas pensé qu’elle accepterait, mais ça s’était fait.


Alicia ne dévoila pas non plus les relations sexuelles qu’elle avait eues avec Bérénice ou à trois avec Roger.

Bruno l’avait écouté attentivement. Il était très touché par les difficultés qu’elle avait vécues. Il la trouvait charmante, belle depuis qu’il l’avait vue. Il rêvait d’elle souvent. Son cœur battait la chamade, il aurait aimé être près d’elle. Il voulut lui prendre la main pendant qu’elle parlait de la perte de son compagnon, mais elle la retira. Il était triste pour elle, mais il y avait encore des zones qu’il voulait éclairer.


— Je suis désolé pour toi. Pour tout ce que tu as subi. Mais, euh, c’est quoi ton boulot ? J’ai bien compris que tu travaillais, mais tu as soigneusement évité d’en parler...


Alicia se tendit et blêmit. Sa conscience pouvait s’arranger d’omission ou de demi-vérité, mais pas d’un mensonge. Car avec cette question, elle ne pouvait faire dans la demi-mesure.


— Je suis danseuse...

— Ah ! Quel genre ? Dans une compagnie ou un ballet ?

— Non, du genre gogo danseuse dans des boîtes de nuit autour de Perpignan par exemple, commença Alicia.


Mais devant ce manque d’honnêteté, elle se sentit mal et avoua la vérité :


— Et aussi strip-teaseuse, pôle danseuse à La Jonquera.


Bruno connaissait bien ce lieu, il avait pu y aller quelques fois avec des camarades de rugby pour des enterrements de vie de garçon. Ils ne profitaient pas des bordels et se contentaient des spectacles de strip-tease. C’était étrange d’en avoir une devant soi et à laquelle on avait un certain attachement. Il fut peiné pour elle, pour ce qu’elle devait parfois endurer.


— Je suis désolé pour toi, Alicia. Je voudrais pouvoir t’aider.

— Je n’ai pas besoin d’aide...

— Mais ce n’est pas la vie qu’il te faut. C’est dommage que tu sois forcée de faire ça.

— Arrête. C’est en partie un choix de ma part.

— Je voudrais t’aider pourtant, c’est triste tout ce qui t’est arrivé.


Soudain, le regard d’Alicia s’assombrit :


— Arrête, j’ai pas besoin de ta pitié !

— Mais, c’est pas de la pitié !

— Si ! Allez, c’est bon, je me casse !


Alicia se leva brusquement et voulut partir.


— Non, attends !


Bruno la retint par le bras, mais elle se dégagea d’un coup d’épaule et le repoussa.


— Putain ! Dégage ! Tu devrais le savoir : on regarde, mais on ne touche pas !

— Pardon ! Mais ne pars pas comme ça !

— Allez ! On s’est bien amusé hier, c’était sympa. On en reste là ! Avant que ça n’aille trop loin. Je te l’avais dit, je ne pensais que baiser un coup avec toi. J’ai pris mon pied, toi aussi.

— Oui, mais...

— Mais rien. Ne me rappelle pas, je ne répondrai pas. Au revoir.


Alicia ouvrit la porte d’entrée et dévala les marches, laissant Bruno abasourdi. Il ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer. Il n’avait pas voulu avoir pitié d’elle, mais en repensant à ses mots, il se dit qu’on pouvait le prendre ainsi. Et puis, c’était vrai qu’hier ils avaient baisé sans penser au lendemain, sans envisager de suite. C’était pour ça qu’il n’avait pas voulu rester, mais la gentillesse des enfants l’avait fait craquer. La porte était encore grande ouverte, il pouvait la rattraper, lui dire... Lui dire quoi ? Qu’il l’aimait, qu’il voulait la revoir, qu’il s’excusait ? Lui-même ne savait pas. Et puis, elle avait raison, ils avaient passé un bon moment, il valait mieux en rester là. Bruno, les larmes aux yeux, referma la porte.


Alicia arriva comme une furie à sa voiture. Elle eut le plus grand mal à sortir ses clés de son sac. Elle entra dans son véhicule et mit la clé dans le contact. Après un instant d’hésitation, elle démarra et s’en alla en faisant crisser les pneus. Sur la route, les mots du jeune homme lui revinrent en mémoire. Elle comprit que ce ne devait être que de la gentillesse de sa part et non de la pitié comme elle l’avait dit. Déjà au bord des larmes, celles-ci se mirent à couler abondamment sur ses joues. Elle distinguait à peine la route et fit une embardée à la sortie d’un virage. Tremblante, Alicia se gara à l’entrée d’un chemin forestier et s’écroula sur le volant. Elle sentait qu’elle avait été trop violente avec Bruno, elle regrettait d’avoir démarré la voiture si vite... Puis elle se reprit :


— T’as eu raison ma fille ! Ce n’était qu’un coup de bite ! Un bon coup de bite ! Mais un seul ! Vous vous êtes trop emballés ! Allez, demain tu rentres chez toi, tu reprends ta vie en main !


Elle se parlait en se regardant dans le rétroviseur. Elle se motivait, s’invectivait, s’hypnotisait pour ainsi dire. Elle se sentit finalement assez bien pour repartir. La jeune femme redémarra le véhicule, mais comme elle enclenchait la marche arrière, son téléphone vibra. Elle jeta un œil et vit que c’était Bruno. Il n’avait pas respecté sa demande, mais elle en était contente. Elle en profiterait pour s’excuser de son attitude trop rêche.


— Désolé pour mes mots maladroits. Tu as raison, c’était bien une fois. Gardons-en un bon souvenir.


Elle lui répondit sans trop réfléchir :


— J’ai été trop sèche avec toi. Je sais que ce n’était que de la gentillesse. Bonne route et bonne chance.


Elle regarda son message partir et décida d’en ajouter un autre tout de suite :


— Adieu.


Bruno reçut ce premier texto avec joie. Il voulut lui répondre, mais le second doucha son enthousiasme. Cela mettait fin à leur relation de façon plus apaisée et n’invitait en aucune façon à répondre. Bruno jeta son téléphone sur sa table basse et s’allongea sur son canapé. Il se mit à regarder le plafond et à se remémorer les moments passés avec Alicia, sa beauté, son charme et ce moment de sexe où il s’était senti libre d’être lui-même. La jeune femme repartit de son côté avec le sourire aux lèvres, elle repensait également aux instants passés avec Bruno, à sa gentillesse et à cette sacrée baise qu’il lui avait offerte.


* * *



Alicia arriva avec le sourire, Roger avait fini la traite grâce à Bérénice et ils étaient tous les quatre autour de la table. Le dîner commença par un petit apéritif improvisé. Ils prirent tous les cinq énormément de plaisir à ce dernier dîner. A la fin du repas, Hala et Salil tombaient de sommeil, mais étaient encore si excités qu’il était illusoire de les coucher immédiatement. Ils obtinrent de regarder un peu la télé avec Alicia, Roger et Bérénice. Roger s’absenta pour faire son dernier tour aux chèvres et il prit sa douche. Alicia et Bérénice y passèrent en son absence. Au retour de Roger, il fallut tout de même coucher les deux petits diables. Ils supplièrent beaucoup, mais Alicia resta ferme, bien aidée par Bérénice. Roger aurait cédé s’il avait été seul. Après quelques câlins aux petits, ils réussirent à les faire se coucher. Hala et Salil s’endormirent assez vite.


Une fois au calme dans le salon, Roger voulut prendre un "petit remontant". Il en proposa aux femmes qui acceptèrent volontiers. Roger prit une bouteille de son congélateur et trois verres à liqueur. Il en servit un verre plein à chacun. Ils trinquèrent et burent ce breuvage. Alicia découvrit quelque chose de très frais, très sucré et très fort. Le goût prononcé de cerise la ravit.


— Mmmmh, je préfère l’abricot, rappela Bérénice.

— Oh, ça doit être bon l’abricot. C’est mon fruit favori.

— Je dois avoir un fond d’abricot. Je vais voir.


Un instant plus tard, Roger revint avec deux bouteilles.


— J’ai trouvé de l’abricot et j’ai aussi de la poire.


Ils finirent leurs verres cul sec et Roger les remplit de liqueur à l’abricot pour les femmes et de poire pour lui. Pris par l’alcool, Bérénice et Alicia voulurent absolument tester la poire. Roger en servit un troisième et dernier verre.


— Il faut pas abuser quand même.

— Rhhhooo, papounet chéri. Détends-toi.

— Mais oui mon chéri.


Alicia et Bérénice étaient légèrement grisées par l’alcool. Elles invitèrent Roger à abandonner son fauteuil et à venir s’asseoir entre elles. Elles se firent câlines avec lui alors qu’ils regardaient la fin de leur programme. Le fermier sentit une certaine tension se faire jour dans son caleçon. Il en profita pour caresser les corps à disposition. Roger remonta les polos de rugby, ses maillots, au-dessus de leurs poitrines et palpa, massa leurs seins. La jeune et la mature ronronnèrent de contentement, elles accentuèrent leurs câlins en venant toucher le service trois-pièces de l’homme. Elles finirent par le faire sortir pour lui donner de petits baisers afin de la maintenir en forme. Aucun des trois ne regardait plus vraiment la télé. Roger attrapa la télécommande et éteignit le poste :


— Allez, au lit !

— On va pas dormir quand même ? roucoula Bérénice. Tu ne veux pas de ça ?


Elle souleva ses fesses et retira son slip, exposant largement son sexe qui commençait à s’humidifier.


— Et le mien alors ? Tu le veux pas aussi ?


Alicia venait d’ôter sa culotte de la même façon et faisait admirer sa chatte à l’agriculteur. Son membre sursauta d’envie et du liquide perla à la sortie du méat.


— J’ai dit au lit. Je n’ai pas dit qu’on allait dormir...


Il passa ses doigts sur les lèvres charnues de ses amantes et elles ricanèrent. Alicia se leva et retira son maillot.


— Tu veux tout ça ?

— Et ça aussi ? demanda Bérénice en retirant le sien et en se mettant aux côtés d’Alicia.


Elles jouèrent avec leurs seins et leurs chattes devant un agriculteur au bord de l’explosion.


— Venez par-là petites salopes...

— Non, viens nous attraper, susurra Alicia.


Elles s’enfuirent toutes deux vers la chambre en riant comme des folles. Encore lucide, Roger récupéra culottes et polos qui traînaient puis partit à la "poursuite" des deux femmes. En arrivant dans la chambre, il jeta les affaires dans un coin et ôta les siennes qui prirent le même chemin. Alicia et Bérénice étaient sur le lit à s’embrasser et à se cajoler. La jeune blonde tourna un regard brûlant vers Roger :


— Alors, tu faisais quoi ?

— J’ai ramassé vos affaires mes cochonnes. Et vous alors, vous faisiez quoi ?

— Il fallait bien patienter un peu, répondit Bérénice en roulant une pelle à la jeune danseuse.


Elles se détachèrent et firent signe à Roger d’approcher. Il grimpa sur son lit et ils échangèrent un baiser à trois langues. Les doigts de Roger vinrent sur les chattes des deux femmes, il fut surpris de sentir des doigts déjà présents. Il se fit une place et commença à faire aller et venir ses doigts sur les vulves humides. Il sentit en retour deux mains venir le branler et lui masser les couilles. Elles inversaient régulièrement leur position pour son plus grand bonheur. Puis Alicia les repoussa délicatement, elle les regarda un moment puis leur dit :


— Je veux être votre trait d’union ce soir. Je vais m’occuper de vous deux...


Elle fit allonger Roger et vint au-dessus de sa queue pour le sucer. Bérénice voulut venir avec Alicia, mais elle lui demanda autre chose :


— Non, viens me lécher plutôt.


Roger et Bérénice comprirent ce que "trait d’union" signifiait. La femme grisonnante se plaça derrière Alicia et commença à embrasser son sexe comme si c’était une bouche. Alicia lâcha un long soupir puis se mit à la tâche. Elle goba le membre dressé de Roger et le pompa avidement.


— Ah ouais, quelles salopes vous faites quand même. Deux chiennes du tonnerre !


Alicia avait quand même bien du mal à sucer Roger tant le plaisir que lui procurait Bérénice était grand. La femme suçait son clitoris comme on aurait sucé une queue. Elle avait également enfoncé un doigt dans sa chatte et lui massait la face avant du vagin. C’était divinement bon. Alicia laissa Roger et sa queue, qui n’était plus loin de cracher son foutre, et alla vers Bérénice.


— A toi maintenant, dit-elle à Bérénice.


Celle-ci écarta les cuisses et offrit son sexe à l’appétit vorace de la jeune femme. Elle se pencha dessus à quatre pattes, le cul relevé bien haut. Roger se tripota un instant devant ce spectacle :


— Mes deux belles gouines. Lèche-la bien à fond oui. Fais-moi jouir cette vieille pute ma petite salope. Et toi, bouge pas.


Roger s’approcha et colla sa bouche au sexe d’Alicia. Alicia se sentit motivée par les bruits bestiaux du cunnilingus de Roger et commença à bouffer le con de Bérénice en émettant le même genre de cris animaux. Bérénice était au bord de la jouissance, elle se pétrissait les seins, se tirait violemment sur les tétons.


— Aahh, mes salauds. Ouiii, aaah, une petite pute me lèche et elle se fait lécher par un gros dégueulasse...


Alicia geignait sous les coups de langue de Roger, elle avait de plus en plus de mal à s’occuper de Bérénice. Mais cette dernière était tellement excitée qu’elle n’avait plus besoin de grand-chose. De son côté, Roger prenait son pied à lécher une dernière fois cette chatte toute fraiche. Son sexe coulait de liquide pré-séminal sur ses draps. Finalement, il en voulut plus et il se redressa, il posa son gland devant la chatte d’Alicia et l’enfila d’un coup jusqu’à la garde.


— Aaah, oui, salaud, oui.

— Oui, petite chienne. C’est bon. Elle est bien serrée ta petite chatte de salope.

— Baise-la mon chéri, baise-la ! Mets-lui tout ce que tu peux, l’encouragea Bérénice.

— Ouais chérie, elle va prendre cher cette petite pute. Et toi ma grosse salope, elle te fait du bien ?

— Aaaah, ouiii, oiiii. Lèche-moi bien ma grande, aaah ahhh.

— Allez, ma grande fille, bouffe-lui la chatte comme il faut.


Alicia décolla un instant ses lèvres de Bérénice, mais fourra deux de ses doigts dans son vagin, la faisant couiner.


— Oui, tu aimes la voir se faire gouiner cette vieille pute ?

— Oui, mets encore un doigt.


Alicia ficha en Bérénice son annulaire, lui arrachant un petit cri plaintif.


— Allez, ma grande, mets lui bien profond.

— Aaaah, ahhh, alors mamounette tu aimes mes doigts ?

— Aaa, aah, ahh, oui, vas-y, plus fort.

— Allez, putain, baise-moi plus fort, hurla presque Alicia à l’attention de Roger.

— Comme ça ? dit-il en donnant de grands coups de reins.

— Ouiii, ouiiii.

— Fais-la aah aha, couiner cette petite salope mon chéri.


Roger s’agrippa fermement aux hanches d’Alicia et ne ménagea plus ses efforts.


— Aaah, aaah, papounet tu me la mets bien profond. Fais-moi jouir !

— Aaah, rah, rah, ma fille tu vas la sentir passer celle-là.

— Vas-y mon chéri, fais gueuler notre fille !


Devant tant de débauche, Alicia craqua la première. Pour ne pas crier trop fort, elle mordit l’intérieur de la cuisse de Bérénice. La quinquagénaire ressentit cette douleur comme le signal de son propre orgasme. Elle se plaqua la main sur la bouche pour étouffer ses cris de jouissance. En voyant ces deux femelles prendre leur pied et en ayant la queue massée par la chatte d’Alicia, Roger jouit en elle à grand renfort de grognements. Ils finirent par s’écrouler les uns sur les autres. Alicia attira Roger à elle pour l’embrasser puis galocher Bérénice avant de les faire se rouler une pelle l’un l’autre. Ils se câlinèrent un long moment, Alicia devenant de plus en plus spectatrice. Après une bonne heure ainsi, la queue de Roger reprit vie.


Bérénice la sentit contre son ventre et voulut en profiter. Elle l’empoigna et la branla tranquillement. Roger entreprit de caresser plus franchement le sexe de son ex-amante, la faisant roucouler de désir. Alicia s’adossa à la tête de lit et se titilla le clitoris en les regardant. Roger et Bérénice entamèrent des préliminaires sensuels et obscènes. Leurs baisers et caresses étaient entrecoupés par des mots orduriers qu’ils s’échangeaient avec fièvre. Alicia les dévorait des yeux, s’excitant de plus en plus à mesure qu’ils montaient en température. Puis Bérénice grimpa sur Roger et s’empala sur sa queue, elle commença à monter et descendre avec frénésie :


— Ah ah ah, oui mon Roger, baise-moi, baise-moi !

— Ah, rah, rah, tu la sens bien ma queue, hein ? Vieille traînée !

— Allez, baisez, baisez devant moi, les encourageait Alicia.

— T’aimes nous voir ma chérie ? demanda Bérénice.

— Oui, je veux qu’il te fasse gueuler comme il m’a fait crier.

— Allez, chéri, tu l’entends ? Fais-moi crier.


Roger attrapa Bérénice par les hanches et la souleva. Il put alors la pourfendre de nombreux coups de reins. La quinquagénaire haletait et soufflait. Elle avait du mal à rester droite. Elle finit par tomber en avant, Alicia put alors mieux voir la queue de Roger pénétrer le vagin de Bérénice.


— Allez, vas-y papa, baise maman !

— Tu entends notre fille ? Baise-moi !


Roger redoubla d’efforts. Bérénice finit par sentir un second orgasme lui foudroyer les reins quand son amant déversa son sperme en elle. Elle hurla tant elle put, son visage enfoui dans les draps. De son côté, Alicia n’avait cessé de se caresser le clitoris et les seins. Lorsqu’elle vit Bérénice jouir, elle intensifia son action sur son bouton et tira très fort sur ses mamelons. Elle fut prise de tremblements extatiques et jouit à son tour. Les spasmes de son vagin expulsèrent un peu du sperme de Roger qui coula sur sa chatte et son petit trou. Bérénice avait roulé sur le dos et la dose qu’elle venait de recevoir suintait doucement de son antre. Instinctivement, elles se rejoignirent pour récolter ce précieux liquide. Elles se placèrent en 69 et se léchèrent amoureusement un long moment. Puis, elles se séparèrent et vinrent se coller à Roger. Ils échangèrent un dernier baiser et s’endormirent pour de bon.


* * *



Le réveil fut difficile pour tous les trois amants. Ils avaient la tête qui tournait et des courbatures. La chambre puait le sexe et les draps collaient. Ils se levèrent, Bérénice aéra la pièce, Alicia enleva les draps et Roger alla faire du café. Une fois tous les trois autour de la table, ils furent extrêmement gênés. Certes, ils ne regrettaient pas le trio qu’ils avaient formé, mais s’être appelés "papa", "maman", "fille", "chéri (e)"... Ils en parlèrent un peu et mirent ces débordements sur le compte du "remontant" de Roger. Il plana une certaine tristesse sur leurs échanges, mais aussi une profonde joie d’avoir passé ces quelques jours ensemble. Roger s’en alla seul faire la traite des chèvres.


Les deux femmes s’occupèrent un peu de l’intérieur puis les enfants se levèrent. Ils restèrent à quatre un bon moment, Alicia en profitant pour finir les bagages des enfants. Puis elle passa dans la chambre de Roger et finalisa le sien. Le vieux sac de voyage fit des siennes et la fermeture craqua lorsqu’elle voulut le fermer. Alicia s’énerva un peu contre ce fichu sac. Roger, qui était rentré faire une pause, vint voir ce qu’il se passait.


— Ah, je vois, suis-moi.


Roger, Alicia sur les talons, se dirigea vers la porte du fond du couloir de sa chambre. Alicia avait toujours cru que c’était un placard, mais en fait elle ouvrait sur un escalier qui montait à l’étage. Roger lui expliqua que ce grenier était utilisé avant pour stocker le foin l’hiver, ça permettait de garder la chaleur de la maison. Lui l’avait fait isoler de façon moderne et s’en servait pour ranger du bazar inutile. Le fermier chercha un peu puis, d’un grand carton, sortit plusieurs sacs de voyage.


— Prend celui que tu veux.

— Mais...

— T’inquiète, ce sont souvent des cadeaux de fournisseur ou des trucs du genre. Et comme de toute façon je ne les utilise pas... Et prends-en pour Hala et Salil, j’ai vu que leurs bagages sont fatigués aussi.

— Merci, dit-elle simplement.


Elle choisit trois sacs et les serra contre son cœur. Puis elle redescendit, Roger la suivant de près. Ils déjeunèrent une dernière fois tous les cinq. Alicia était fatiguée de leurs ébats de la veille. Elle voulut faire une sieste sur le canapé avant de partir. Du coup, ils y allèrent tous.

Au réveil, il fut temps pour les adieux. Hala et Salil pleurèrent à chaudes larmes, embrassant de nombreuses fois leur papi et mamie. Alicia était en pleurs également, elle se serra contre eux deux dans une dernière étreinte émouvante. Roger et Bérénice n’en menaient pas large non plus. Et Bérénice fit ses adieux à Roger. Elle ne voulait pas s’attarder là sans Alicia et ses enfants. La parenthèse était finie.


— Envoie-nous un petit message pour dire que tu es bien arrivée, dit Bérénice à Alicia alors qu’elles grimpaient dans leurs voitures.


Roger regarda les véhicules s’éloigner, Kosmos courut un moment derrière celui d’Alicia puis revint. Le fermier partit à son travail. Il resta pensif et triste une partie de l’après-midi. Kosmos semblait également avoir le blues. Il fit une pause, prit une boisson fraiche, regarda son téléphone. Pas de message. C’était normal, elle ne devait en être qu’à mi-parcours. Roger repartit travailler ensuite.

Il en avait presque fini avec la traite du soir, lorsqu’il entendit un moteur de voiture dans sa cour. Les chèvres étaient en train de sortir quand plusieurs coups de klaxon se firent entendre. Alerté, Roger sortit rapidement. Dehors, il vit la voiture de Bérénice. Celle-ci semblait paniquée, elle allait et venait en tous sens. Lorsqu’elle le vit, elle se précipita vers lui.


— T’as eu des nouvelles ?

— Euh, non...


Roger fouilla ses poches, mais il n’avait pas son portable. Il se rappela l’avoir laissé sur sa table. Il demanda à Bérénice la raison de son inquiétude. Alicia aurait dû arriver depuis au moins une heure et elle n’avait rien envoyé. Pour Roger, ce n’était pas bien grave, mais Bérénice l’avertit qu’elle avait entendu à la radio, pendant qu’elle faisait du ménage chez elle, qu’un terrible accident avait eu lui aux abords de Perpignan.


— Eh bien ça explique sans doute son retard.

— Mais ils ont dit que c’était une mère de famille avec des enfants !


Roger devint tout à coup blanc comme le lait de ses chèvres, ils se dépêchèrent d’entrer et regardèrent son téléphone. Pas de message. Bérénice fondit en larmes et Roger sentit ses joues se mouiller aussi. Fébrilement, il rédigea un message pour Alicia :


— Ma grande. Ta mère et moi sommes inquiets. Tu es bien arrivée ?


Ils attendirent une réponse, Roger prenant Bérénice par l’épaule. Il voulait la réconforter, lui dire que ce n’était sûrement pas elle, mais il n’avait pas les mots. Il était lui-même désespéré. Au bout de 45 minutes, il n’y avait toujours rien. Et puis, un texto arriva enfin :

— Bien arrivés, papounet. Grosse galère avec un accident. Vous nous manquez déjà beaucoup.

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