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Tombés du ciel

Chapitre 16

Voyeur / Exhibition

Une bonne heure après s’être endormie, Alicia se réveilla en frissonnant. Elle secoua Bruno et ils migrèrent sous la couette. Ils se collèrent l’un à l’autre pour se réchauffer et ils se caressèrent. Rapidement, de nouveaux baisers furent échangés avant de se laisser aller à faire un nouveau tour de piste. Leurs sexes, malgré les ébats intenses qu’ils avaient eus, se remirent vite en condition. Sous les doigts agiles d’Alicia, la queue de Bruno reprit sa pleine mesure tandis que la chatte d’Alicia suintait à nouveau d’un désir ardent grâce à la dextérité de Bruno.


La jeune femme se sentait déchaînée, elle le força à se mettre sur le dos et grimpa sur le grand blond. Accroupie au-dessus de lui, elle s’empala sur son mat dressé. Bruno attrapa ses seins et se mit à les malaxer avec rudesse et douceur. Dans cette position, Alicia devait utiliser la puissance et l’endurance de ses jambes pour monter et descendre à un rythme effréné sur le sexe tendu du jeune boucher. Peut-être pas aussi réveillé qu’elle l’avait pensé, Bruno restait silencieux : elle dut l’inciter à reprendre ses grossièretés. Après un démarrage difficile, le flot d’insultes se déversa comme un torrent. Alicia avait des brûlures, des crampes dans son vagin, mais son appétit pour le jeune homme était insatiable. Et lorsqu’il donna quelques coups reins dans le bon tempo, elle eut de nouveau l’impression de perdre connaissance, d’avoir un voile gris devant les yeux. Comme ces pilotes de chasse qui prennent trop de G dans une manœuvre brusque.


Alicia revit alors les ombres de Roger et Bérénice. Celle proche de la fenêtre paraissait plus indistincte, plus transparente. Alicia voulut se tourner de l’autre côté et vit l’autre sur le palier. Elle semblait se mouvoir, tanguer de gauche à droite, flotter comme un fantôme.


Mais un terrible orgasme surprit Alicia ; elle cria malgré elle comme son vagin se crispait violemment. Bruno cria lui aussi, moins fort, et eut un drôle rictus au visage. Il s’était laissé embarquer par la fièvre de la jeune danseuse, mais il s’était aperçu en cours de baise que sa queue aurait eu besoin d’un peu plus de repos. Il eut l’impression de faire l’amour à Alicia avec le gland chauffé à blanc. Et sa jouissance quasiment sèche n’arrangea pas sa gêne. Il s’était étonné d’avoir encore faim d’elle quand ils avaient repris leurs caresses. Cela avait d’ailleurs été plus qu’une simple faim, mais une fringale terrible. Malgré les signaux que son corps lui avait envoyés pendant tout le temps qu’Alicia se limait sur lui, son envie d’elle avait pris le dessus et il avait serré les dents.


De nouveau trempés de sueur, ils se cachèrent rapidement sous la couette. Alicia resta sur le torse large, fort, mais réconfortant de Bruno. Il lui caressa quelques minutes ses cheveux blonds et elle s’endormit aussi heureuse qu’elle pouvait l’être. Bruno finit par la faire glisser avec douceur à côté de lui, elle était petite, mais musclée, donc pas un poids plume, et il avait du mal à respirer. Bruno la regarda encore un peu puis se colla contre elle. Il posa sa main sur le sein d’Alicia et s’endormit aussi.


Plusieurs heures plus tard, une douce lumière illuminait le visage d’Alicia, la sortant tranquillement du sommeil. Une vibration quelque part la réveilla plus rapidement. Ça devait être son téléphone. Sans doute Roger ou Bérénice qui demandaient des nouvelles. Elle se rendit compte qu’elle ne les avait pas prévenus qu’elles ne rentraient pas. Elle aurait dû se lever et aller voir, mais elle était si bien sous la couette. C’était un cocon douillet, chaud, rassurant. Elle était sur le côté et elle sentait le corps de Bruno collé à son dos. Il avait passé une main par-devant et elle était posée sur son sein. Vraiment, tout était fait pour qu’elle ne veuille sortir de là. Mais quand même, il fallait rassurer ses "parents" et souhaiter la bonne année à ses enfants... Alicia tendit le cou et chercha la présence d’un radioréveil, d’une pendule. Ses mouvements durent réveiller Bruno, car il bougea. Alicia se figea, espérant qu’il se rendorme, mais il finit par lui parler :


— Salut.

— Salut...

— Qu’est que tu cherches ?

— L’heure.

— Il était presque dix heures tout à l’heure.

— Y a longtemps ?

— Non, quelques minutes.

— Tu voulais dormir encore ? s’inquiéta Alicia.

— Je voulais profiter encore de toi. Je n’ai pas envie de sortir de là. J’y suis trop bien.

— Moi aussi...


Alicia se recolla contre Bruno et elle le laissa jouer tendrement avec sa poitrine. Elle sentit peu à peu le sexe du gaillard blond se gonfler et se tendre contre son cul.


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— Ah, on a son érection matinale, à ce que je vois.

— Non, je l’ai eue toute à l’heure à mon premier réveil.

— Et donc ? C’est moi qui te fais de l’effet ? T’es un sacré cochon...

— Et ce téton que je sens tout dur sous mes doigts, c’est quoi alors ?

— Euh, oui, mais tu joues avec aussi.

— Et d’après toi, quel effet produit ton cul qui se tortille sur ma bite ?

— Alors on est deux petits cochons...


Alicia oublia son téléphone quelques instants, elle glissa sa main entre elle et Bruno. Elle la descendit en lui caressant le ventre pour aller tâter son engin. Celui-ci était à moitié bandé, mais se mit à gonfler dès qu’il sentit les doigts fins d’Alicia sur lui. Quant à lui, Bruno lâcha le sein d’Alicia et glissa sa main vers le bas. Il sentit sous ses doigts ses abdominaux bien dessinés puis son pubis dépourvu de poil. Alicia ouvrit un peu ses cuisses et Bruno put aller glisser un doigt entre ses lèvres humides.


— Dis donc petite cochonne, tu mouilles déjà bien.

— Et toi mon cochon, ta queue est bien dure.


Bruno utilisa sa grande taille pour passer sa tête par-dessus l’épaule d’Alicia. Celle-ci sentit sa joue venir près de la sienne et elle n’eut qu’à tourner la tête pour que leurs lèvres fusionnent. Leurs mains les firent gémir et ils se contentèrent ensuite que jouer avec leurs langues, collés joue contre joue. Ils bavèrent, râlèrent et gémirent énormément. Sous les doigts de Bruno, la chatte d’Alicia dégoulinait de cyprine et dans la main de celle-ci, la queue du jeune homme suintait par son méat.


— Ahh, petite salope, tu me fais bander comme un fou.

— Alors, mets-la-moi mon salaud.

— Ma petite pute, tu vas voir, lui répondit-il.


Bruno se déplaça légèrement et souleva la cuisse d’Alicia. Son gland frotta contre l’anus d’Alicia avant de se placer devant l’entrée de son vagin, lui arrachant quelques râles d’excitation. Mais Bruno ne sembla pas intéressé par cette entrée, il frotta son gland contre la vulve humide d’Alicia pour bien se lubrifier. Puis il se planta en elle avec énergie.


— Ahh, oui, baise-moi fort, dit Alicia.

— Ma salope, ta chatte est un délice de douceur. Je vais te défoncer petite chienne.


Bruno pilonna Alicia et le lit commença à grincer. Les gémissements d’Alicia étaient forts, mais maîtrisés. Si dans la nuit, elle n’avait pas pensé à Karima, ce matin, elle devait sûrement être là, juste à côté dans l’autre chambre. Bruno reprit le sein d’Alicia en main et tira, pinça délicieusement son téton. La jeune femme était aux anges. Surtout que son amant du matin lui susurrait à l’oreille les pires horreurs, la traitant de pute, de traînée, de chienne, de salope. Elle-même ne se priva pas pour l’appeler gigolo, cochon, salaud, chien en rut. Mais tout cela avec une discrétion qu’ils voulurent tous deux la plus parfaite possible. Bruno enfouit son visage dans la chevelure blonde d’Alicia et alla lui mordiller le cou. Elle releva la tête pour lui faciliter la tâche et lâcha un long gémissement.


Le voile gris qu’elle avait eu ne se reproduit pas. En tout cas, les ombres de Bérénice et de Roger n’étaient pas là. Celle près de la fenêtre n’était plus qu’un vague halo qui disparaissait dans le soleil matinal. Celle du palier semblait toujours flotter là-bas dans l’obscurité de cet espace sans fenêtre ni lumière allumée.


— Fais-moi jouir encore, Bruno.

— Oui, Alicia, tu vas jouir et moi aussi.


Le boucher accentua ses coups de reins et il finit par se planter tout au fond du vagin d’Alicia. Lorsqu’il envoya ses premiers jets de sperme dans sa matrice, la jeune femme ressentit une drôle d’extase. Presque plus cérébrale que physique, mais riche d’une plénitude et d’une sérénité jamais égalée. Bruno resta le visage plongé dans ses cheveux. Il l’enlaça plus fermement et Alicia se sentit épanouie entre ses bras. Mais ses responsabilités revinrent toquer à son esprit. Elle devait se lever, répondre à Roger ou Bérénice, aller prendre une douche. Mais elle était si bien... Le soleil qui filtrait par les rideaux baignait son visage d’une douce chaleur. L’ombre avait disparu, mais un remord, une inquiétude, un sentiment étrange la prit. Sans qu’elle le veuille, des larmes coulèrent silencieusement sur ses joues.

Elle sentit Bruno bouger, il murmura quelque chose qu’elle ne comprit pas. Mais son ton était celui de la confidence, des choses sérieuses et cela lui fit peur :


— Faut que je prévienne mes enfants et Roger ! dit-elle en se levant.


Elle chercha son téléphone parmi ses affaires éparpillées au sol sans oser regarder Bruno. Celui-ci s’étira de tout son long en bâillant. Sur son écran, Alicia vit plusieurs messages. Quelques-uns d’anciennes familles d’accueil, de collègues du club, de Firmin. Surtout, deux de Bérénice. Le premier lui souhaitant une bonne année (une photo d’elle avec Roger et les enfants). Le second lui demandant quand elles comptaient repartir de chez elle. Alicia en conclut que Karima avait envoyé un texto ou qu’avec la neige, Roger et elle avaient supposé qu’elles étaient restées chez Bérénice.


— Faut que je dise à Bérénice quand on rentre.

— Mes parents m’attendent pour déjeuner aussi, mais si...

— Faut que je retrouve mes enfants.

— Alicia...


D’en bas, on entendit des bruits de bols et de placards, Alicia se sentit sauvée temporairement.


— Ah, Karima est en bas. Va prendre ta douche en attendant.


Pour ne pas le laisser parler plus, elle lui colla un baiser sur les lèvres. Elle attrapa sa culotte et la chemise de Bruno et descendit, habillée ainsi. Elle descendit l’escalier et ses pieds nus sur le carrelage du séjour la firent frissonner. Côté cuisine, Karima était assise sur une chaise haute, accoudée à l’espèce de bar qui séparait la cuisine de la pièce de vie. Elle avait le regard dans le vide et faisait tourner son doigt autour de son bol de café. Elle vit Alicia arriver et elle lui sourit.


— Bonne année Alicia.

— Bonne année aussi, Karima. Bérénice demande quand nous rentrons.

— Euh, pour le déjeuner, mais pas trop tôt ?

— Je dis pour 13h30 ?


Karima acquiesça et Alicia envoya son message.


— Je te sers un café ?

— Oui, merci. C’est toi qui leur as dit que nous couchions ici ?

— Oui. Je me suis doutée que tu n’allais pas y penser...

— Euh, oui, certes, dit-elle en rougissant.


Mais elle eut peur de s’étendre sur le sujet de Bruno alors qu’on l’entendait bouger à l’étage.


— Et toi, dis-moi. Comment as-tu fini ta soirée ? Tu as fait craquer Franck ?

— Je, je ne sais pas. Enfin... J’ai passé une très agréable soirée en sa compagnie. Au début, ça me rassurait de te savoir pas loin, au cas où. Et puis petit à petit, je me suis sentie bien.

— Assez, pour faire sauter un bouton de plus ?


Karima baissa les yeux et se mordilla la lèvre en souriant.


— Oui, euh, je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Tout à coup, je me suis retrouvée avec un bouton en moins. Ne me regarde pas comme ça... Et non, je suis sûre que ce n’est pas lui... Bref, ça doit être mon inconscient. Mais il m’a fait rire, il a été charmant. Nous avons dansé et tout. Je n’ai pas pu le laisser approcher trop près de moi. Même si une partie de moi en avait envie. Et lui aussi, c’était évident.

— Evident, comment ?

— Quand les slows se sont lancés, la bosse, bien visible, de son pantalon ne me laissait pas trop de doute quant à son attirance pour moi...

— En effet, il n’a rien tenté de trop bourrin ?

— Il a essayé, mais quand il a vu que je ne souhaitais pas de rapprochement trop marqué, il s’est plié aux limites que j’imposais. Il avait l’air déçu, moi aussi, un peu. Mais j’avais trop de craintes. Après on s’est posé quelques instants, c’est là que je vous ai vu partir, vous aviez l’air pressé...

— Euh, oui, oui. Vous êtes restés longtemps ?

— Non pas tant que ça. Je fatiguais un peu et pourtant j’aurais bien aimé rester encore avec lui. Il m’a accompagnée à la sortie, mais si je connaissais l’adresse et qu’à pied ce n’était pas très loin, je ne savais pas trop par où aller. Franck a vu mon désarroi et s’est proposé de me montrer le chemin. J’ai eu une angoisse : me retrouver seule en pleine nuit dans des rues inconnues et avec un homme que je ne connaissais pas quelques heures plus tôt. J’ai failli m’enfuir trois fois le temps qu’il prenne son manteau. Et puis il est revenu et m’a redemandé l’adresse. Il avait l’air si gentil, si doux... Je me suis laissée convaincre. Il m’a proposé son bras, mais je n’ai pas pu le prendre. A ce moment-là, j’aurais bien aimé, mais j’étais bloquée. Nous avons marché tout en discutant alors que quelques flocons de neige voletaient autour de nous. C’était tout à fait romantique.

— Une vraie comédie romantique que vous nous avez faite là.

— Oui, peut-être. Sûrement, car à mi-chemin, il a fallu traverser une rue. Avec la neige fondante, les bandes du passage piéton étaient glissantes. Mon pied a glissé, mais je me suis rattrapée à son bras. Franck m’a demandé si ça allait, si je ne m’étais pas foulé la cheville. Je crois que si ça avait été le cas, il m’aurait porté jusqu’ici.

— Dis donc, tu lui fais de l’effet.

— Oui, je crois bien. Autant qu’il m’en faisait aussi.

— Et alors ? C’est quoi la suite ? demanda Alicia pendue aux lèvres de sa voisine.

— Eh bien, j’avais ma main sur son bras. Et ça ne m’a pas déplu, au contraire. Alors je l’y ai laissé et nous avons continué notre chemin. Je crois même que j’ai eu tendance à me rapprocher de lui au fur et à mesure. Et puis, nous sommes arrivés devant la maison. Je l’ai grandement remercié, je lui ai dit que j’avais passé une soirée plus qu’agréable avec lui. Evidemment, il m’a demandé s’il y avait une chance que je revienne par là. Je n’ai pas eu le cœur de lui dire que je comptais pas revenir et... Je crois que j’avais besoin de me laisser cet espoir.

— C’est qu’au fond, tu as vraiment envie de le revoir ?

— Peut-être... Je ne sais pas... Mais... Il a fini par faire ce que je craignais. Il a approché son visage du mien. Il avait envie de m’embrasser, je le sentais depuis que nous étions sur le pas de la porte. L’envie me démangeait aussi. Mais, j’ai eu peur. J’ai été paralysée malgré le désir qu’une partie de moi avait. Et puis, sur le coup, je ne savais plus comment on faisait. Alors j’ai simplement esquivé ses lèvres pour lui faire la bise.

— Oh, pourquoi tu ne t’es pas lancée si tu en avais envie ?

— Je ne me sentais plus capable d’embrasser... Mais je me sens mal pour lui, il avait l’air déçu et triste, pourtant il a été très courtois envers moi. Ça me chagrine d’autant plus et je me dis que j’aurais dû le faire.

— Mais c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Je suis sûre que tu peux très bien embrasser.

— Arrête, Alicia.

— Mais si, ferme les yeux. Ferme les yeux, je te dis.


Karima obtempéra et Alicia lui demanda de repenser à ses précédents baisers. Ceux desquels elle gardait un bon souvenir. La Maghrébine dut chercher loin dans sa mémoire, longtemps avant son mariage. Elle revécut quelques beaux moments et un sourire se dessina sur ses lèvres. Et puis soudain, des lèvres se posèrent sur les siennes. Surprise, elle porta les mains à son visage, pour tomber sur celui d’Alicia. La langue de sa voisine força un peu le passage et entra dans sa bouche. Les souvenirs qui venaient de remonter à la surface firent que Karima se laissa embrasser et qu’elle embrassa aussi. Elle fut surprise de voir qu’elle savait encore le faire et bien, si elle en jugeait des quelques soupirs d’Alicia. Celle-ci avait d’ailleurs des lèvres douces, une langue agile. Elle se surprit d’aimer embrasser une femme. Alicia finit par rompre ce baiser :


— Excuse-moi de t’avoir forcé la main. Mais tu n’aurais jamais osé te débloquer sinon. Tu embrasses très bien.

— Ne dis pas ça, ça m’attriste d’autant plus par rapport à lui.

— Désolé...


Alicia parut soudainement pensive. Elle passa ses doigts sur ses lèvres, elle tira ses cheveux sous son nez. Puis elle ouvrit de grands yeux choqués.


— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Karima.

— Quand il t’a quittée, tu es rentré à la maison ?

— Oui, je suis allée me coucher..., dit-elle, gênée.

— Tu nous as entendus, n’est-ce pas ?

— Euh, non, non...

— Si, si... On n’était pas spécialement discrets.

— Oui, bon, je ne pouvais pas faire autrement...

— Oui, désolée, je ne pensais plus à rien d’autre...

— J’ai vu, enfin j’ai entendu.

— Mais ! L’ombre que j’ai vue sur le palier, c’était toi, non ?

— Euh, oui. Je me suis inquiétée pour toi. Euh, écoute, j’ai entendu des choses qui m’ont troublée. Des mots qui ont douloureusement rappelé mon passé. Je ne savais pas comment l’aborder, mais fais attention à toi, Bruno pourrait très bien changer en mal. Et ne te laisse pas traiter de la sorte, ça peut entraîner des choses graves. Je n’ai pas à te dire ce que tu dois faire, mais... voilà, quoi. Et puis, prends garde aussi à ton Roger. Il n’est pas aussi gentil qu’il le parait. Je ne les connais pas assez pour juger ou me mêler de leurs affaires. Mais il y a deux nuits, je me suis levée pour aller aux toilettes. Et en passant devant la chambre de Roger et Bérénice, j’ai entendu des mots horribles. Alors je ne pense pas que ce soit un environnement sain pour toi. Je t’aime beaucoup, je ne voudrais pas que tu tombes dans les mêmes malheurs que moi. Que ce soit avec ton papounet ou avec ton amoureux.


Alicia était décontenancée et surprise. Elle n’avait pas pensé au risque que Karima découvre par hasard les penchants de tout le monde. Elle voulait défendre Roger et Bérénice, mais ne pouvait tout de même pas dévoiler comment elle avait connu les habitudes du fermier. Elle chercha quelques instants avant de trouver un moyen détourné :


— Ecoute. Bérénice m’a fait quelques confidences entre femmes. Elle aime ça, elle en dit parfois aussi. Ils faisaient déjà ça quand ils étaient plus jeunes d’après ce qu’elle m’a dit. Et je sais que ce n’était pas la raison de leur séparation. Il n’a jamais porté la main sur elle. Et tous ceux que j’ai pu rencontrer m’ont dit que de bonnes choses à son sujet.

— Euh, d’accord, mais toi alors ? Bruno, tu ne le connais pas plus que ça.

— Euh, oui. Moi aussi, j’aime bien ça. C’est vrai que je l’ai découvert récemment, mais je sais que c’est moi, c’est ce que je veux. Et Bruno, il est vraiment gentil en dehors, attentionné, prévenant. Il me sécurise dès que je suis près de lui. Et d’après Bérénice, il ressemble beaucoup à Roger. Ne t’inquiète pas pour moi.

— Si tu le dis. Tu es grande, responsable. Je voulais juste te prévenir.

— Merci. Je te considérais depuis longtemps comme une bonne amie. Mais tu es bien plus que ça. Tu prends soin de moi comme une grande sœur.

— Merci. Ça me touche. Et tu sais, c’est un peu ce que je ressens aussi. Je ne l’avais pas perçu jusqu’à ce que tu t’absentes plusieurs fois, que tu sois loin de moi. Et puis regarde comment tu t’es inquiétée pour moi. Tu m’as invitée dans ta famille, tu m’as sortie hier soir, on a parlé toutes les deux comme deux frangines.

— Merci Karima. Je t’aime ma grande sœur.

— Je t’aime aussi petite sœur.


Elles rirent toutes les deux, effaçant ainsi les quelques larmes qui avaient coulé de toute cette émotion. Puis Alicia reprit le cours de ses pensées.


— Euh, Karima. Entre frangines, on se cache rien, hein ?

— Euh, non...

— Alors, voilà, l’ombre, je l’ai vu la première fois que j’ai baisé avec Bruno. Mais je l’ai revu, la seconde fois et même encore ce matin. Tu es revenue nous regarder. Tu as visiblement joué autant les voyeuses que la grande sœur inquiète. Et je pense même que tu t’es caressée en nous espionnant. Quand tu as porté tes mains à ton visage lors de notre baiser, j’ai eu dans les narines un parfum féminin bien reconnaissable. J’ai d’abord cru que ça venait de moi, mais si je pue le sexe et la débauche, c’est plutôt l’odeur de Bruno que j’ai sur mes doigts. Tu as aimé nous regarder ? Et si ça se trouve, tu as fait pareil en écoutant à la porte de la chambre de Roger.


Karima blêmit et commença à trembler. Ses mains devinrent mal habiles et elle eut du mal à reposer son bol sans tout renverser.


— Ecoute. Ça ne me gêne pas. Enfin, ce n’est pas grave. Je ne t’en veux pas.

— Euh, euh, mais, non. Enfin, si, enfin... Euh, oui, je suis désolée. Effectivement, j’ai écouté Roger et Bérénice, mais je ne me suis pas caressée. Entendre des ébats, sans les voir, m’a troublé, m’a rappelé des souvenirs. Certains bons, car Bérénice semblait prendre un plaisir fou. Je me demande si cela ne m’a pas mis dans de bonnes dispositions pour hier soir. Le feu que je croyais complètement éteint, celui de l’amour, de la sensualité, du sexe pour parler clairement, s’est rallumé. Oh, juste une petite étincelle. Et puis Franck a su souffler sur cette braise pour la rendre plus ardente. Après quand je vous ai entendus, surtout toi, je me suis embrasée. Alicia, j’ai eu envie d’avoir du plaisir ! Je n’avais plus ressenti cela depuis... Alors, malgré la honte que j’ai eue à vous écouter, à vous regarder, j’ai ouvert mon chemisier et je me suis caressé les seins. Je pensais m’arrêter là, mais tu prenais un tel plaisir que j’ai dû baisser mon pantalon et ma culotte pour aller me toucher. Ça m’a fait tout drôle de sentir mon sexe si humide. Et quand tu as joui, j’ai joui aussi. Je suis allée me coucher, honteuse de mon voyeurisme. Ça m’a perturbé tout comme les mots que j’avais entendus. Je n’ai pu dormir tout de suite. Quand vous avez recommencé, j’ai essayé de penser à autre chose, mais vous n’étiez pas discrets. Ça m’a troublée encore une fois, je crois que mon feu ne s’était pas satisfait d’un premier orgasme. Seule dans la chambre, je me suis mise à me caresser. J’ai voulu me persuader que de vous écouter allait me suffire, mais mon excitation a pris le dessus et je suis retournée vous voir. Surtout, là, je voyais bien mieux le sexe de Bruno faire des allées et venues dans ton sexe. Je me suis vue un instant faire la même chose avec Franck. Mon Dieu, Alicia ! J’ai de nouveau fantasmé sur un homme ! J’ai eu une extase bien avant toi, tellement la vision de Franck me faisant l’amour m’a chauffée. Enfin, ce matin, je me suis levée vers 10h. J’ai cherché de quoi faire du café, prendre un petit-déjeuner léger. Et puis je vous ai de nouveau entendus, alors que vous vous vouliez discrets. Je n’ai pas pu et pas voulu me retenir de remonter. Je me suis caressée longuement en vous regardant, mes doigts se sont agités sur mon sexe de longues minutes. Mes doigts ont massé mes seins, je me suis sentie enfin revivre en tant que femme... Et j’ai joui, mon Dieu...

— Eh bien. Je ne pensais pas avoir provoqué tout ça. Mais je suis contente pour toi.

— Tu ne m’en veux pas ?

— Non, jamais je ne t’en voudrais. Mais je me demande...

— Quoi ?

— Tu n’étais la seule ombre que j’ai vue. Il y en avait une autre près de la fenêtre.

— Il n’y avait personne, j’en suis certaine.

— Je sais. Mais c’était vraiment, une ombre, un fantôme. Qui s’est atténué de plus en plus...

— C’était juste une ombre, le rideau ?

— Non, ça paraissait plus humain.

— Quelqu’un ?

— Oui, peut-être...


Et soudainement, Alicia se mit à pleurer.


— Qu’est-ce qu’il y a ? s’inquiéta Karima.

— C’était Samir. C’était mon compagnon. J’ai pleuré un peu tout à l’heure et je n’ai pas compris pourquoi. J’avais un sentiment bizarre. Je l’ai trahi en couchant avec Bruno !

— Alicia... dit tendrement Karima en se levant et en la prenant dans ses bras.


La jeune danseuse se serra contre elle sans pour autant sécher ses larmes.


— Tu avais déjà connu quelques hommes depuis son décès.

— Oui, mais... là, je ressens...

— De l’amour ?

— Je ne sais pas.

— Mais Samir, il ne serait pas content que tu sois heureuse ? Que tu trouves un gars bien pour toi ? Pour Salil et Hala ?

— Si, on en avait parlé, mais comme ça, pas sérieusement. Et j’ai peur de l’oublier.

— Tu ne l’oublieras pas. Son image, elle était triste, en colère, apaisée ?

— Heu, apaisée, je crois. Oui, rassurée même. Comme s’il était resté près de moi pour me protéger et qu’il sentait qu’il n’en avait plus besoin. C’est pour ça que l’image s’est estompée jusqu’à presque disparaître ?

— Moi je le crois. Et toi ?

— Mais ça veut dire qu’il croit que je vais continuer à sortir avec Bruno ? Mais j’ai juste couché avec lui. C’était bien, même très bien, dit-elle en séchant ses dernières larmes.


Elle fit une pause puis reprit :


— Mais on a juste baisé. Ce n’est pas comme si...

— Comme si quoi ? Tu as besoin de quoi ? A mon avis, tu es déjà plus qu’accroc à ton boucher.

— Mais non.

— Alors pourquoi c’est sa chemise que tu as mise ce matin ? Ne me dis pas que c’est elle et pas ton chemiser qui traînait juste à côté de ta culotte. Tu l’as prise, inconsciemment, pour avoir son odeur avec toi.

— Mais, mais, je ne vis pas ici.

— Tu y viens souvent. Ça vous permettrait de consolider quelque chose.

— Mais je ne fais que venir pour les vacances...

— Et ça te choquerait de vivre dans cette vallée ? Tu serais près de Roger et de Bérénice. Ça te ferait une vie de famille en permanence.


Alicia ne sut que répondre. Il y eut un long silence pendant lequel elle se sentit perdue, tomber longuement.


— Ah ! Je peux descendre ? Vous avez fini de discuter ? demanda Bruno d’en haut.

— Mais oui, descends, l’appela Karima.


Elles entendirent ses pas lourds dans l’escalier et il apparut torse nu dans le séjour, le chemisier d’Alicia à la main. Ses cheveux étaient encore un peu humides, mais il semblait être sorti de la douche depuis un moment.


— Pourquoi tu ne descends que maintenant ? s’étonna Karima.

— J’ai compris que vous aviez des discussions sérieuses de femme à femme, donc je me suis dit que je n’avais probablement pas à m’en mêler. Surtout que ça avait l’air intime"."

— Quelle prévenance ! Ça mérite un café.

— Euh merci. Tiens Alicia, ce n’est pas que ça me dérange que tu prennes, mais chemise mais la tienne est un peu petite pour moi...


Karima se tourna vers les placards et sortit un troisième bol. Son chemisier blanc remonta un peu et dévoila ses fesses dans leur culotte en dentelle noire. Bruno eut les yeux qui plongèrent malgré lui vers ce point de vue affriolant. Il se détourna assez vite avant qu’elle ne s’en aperçoive pas. Par contre, il vit qu’Alicia l’avait vu. Il s’en mordit les doigts et s’attendit à une remarque. Mais Karima eut le temps de le servir avant de déclarer qu’elle allait à son tour prendre une douche. Elle repartit par l’escalier et Bruno eut le temps d’admirer ses longues jambes mates. Il croisa le regard d’Alicia et rougit comme un gamin pris en faute.


— Ne t’en fait pas, Bruno. Je ne vais pas t’interdire de regarder d’autres femmes. Surtout si...

— Si on arrête là ? demanda-t-il tout penaud.

— Surtout si on sort plus durablement ensemble. Enfin si tu veux bien de moi ?

— Wahouuu !


Bruno prit Alicia sous les bras et la souleva comme un fétu de paille. Il la monta assez haut pour qu’ils soient les yeux dans les yeux. Ils se sourirent quelques instants puis s’embrassèrent passionnément. Alicia finit par passer ses bras autour de son cou et ses jambes autour de sa taille. Elle resta accrochée à lui quelques minutes. Assez longtemps pour que Karima redescende et les trouve dans cette position.


— Ah, je vois qu’il y a de bonnes nouvelles.

— Euh, oui. Mais euh, Bruno. Je voudrais juste qu’on se voie sans le dire à Hala et Salil, pour l’instant. Je ne veux pas qu’ils pensent que tu vas débarquer dans notre vie de façon définitive trop vite. On ne sait jamais, je voudrais les préserver quoiqu’il arrive.

— Pas de problème. Tout ce que tu veux. Euh, tu peux descendre maintenant ? Je fatigue.

— Oh, oui, bien sûr. Désolée, mon gros loup.

— Mon gros loup ?

— Euh oui, pardon. C’est sorti comme ça.

— Ça me va. Ma petite étoile.

— Oh, c’est mignon ça.

— Oui, mais arrêtez les roucoulades ou on y sera encore ce soir. A la douche, Alicia. Tes enfants vont finir par t’attendre, leur rappela Karima.

— Oui, oui. T’as raison.


Alicia allait s’en aller quand elle fit demi-tour, ôta la chemise de Bruno et lui jeta au visage. Elle prit son chemisier et l’embrassa rapidement avant de partir en trottinant joyeusement vers l’étage. Bruno mit sa chemise tout en souriant comme un benêt. Karima ne put s’empêcher de rire à son air ahuri.


— Pardon, c’est plus fort que moi. Mais vous êtes mignons tous les deux.

— Ce n’est pas grave. Tu as un joli rire.

— Et un beau cul ?

— Euh, tu m’as vu ? Désolé...

— Ça va. Ça va. Et puis je vous ai...

— Vu cette nuit ? Ah, il me semblait bien avoir senti une présence à un moment donné.

— Euh, oui. Je m’en suis déjà excusée auprès d’Alicia. Je te fais également mes excuses.

— Ça va. T’inquiète, surtout que j’ai un peu entendu, malgré moi, ce que vous disiez. Alors si ça a pu t’aider d’une façon ou d’une autre...

— Eh bien. Je vais être jalouse d’Alicia. Elle est tombée sur le mec parfait.


Bruno rougit et se dandina, gêné de tant de compliments.


— Allez, ne rougis pas comme ça...

— Merci. Mais tu sais, ton maire... Si tu lui laisses une chance, tu serais agréablement surprise.

— Oh, j’ai déjà eu un bel aperçu.

— Non, vraiment, tu devrais le revoir.

— Mais... On a beaucoup parlé, mais surtout de la vallée, de son village. Il m’a fait plein de compliments sur moi, ma beauté, mon sourire.

— Ton décolleté ?

— Oh ça il n’a pas eu besoin de mots. Mais si j’ai compris qu’il vivait seul, il a évité de trop s’étaler sur le sujet. Ça m’inquiète un peu.

— Ah ça. Alicia doit connaître cette histoire et ce n’est un secret pour personne ici. Sa femme est partie il y a un an, pour les fêtes de fin d’année d’ailleurs. Elle est partie sur Toulouse avec un minot de la moitié de son âge.

— La moitié ? Mais elle avait quel âge ?

— Mmmh, quarante, je crois... Le gamin, je ne peux pas dire autre chose, il avait dix-neuf ou vingt ans.

— Le gamin, le gamin, t’es pas beaucoup plus vieux...

— Oui, bon. Tu comprends ce que je veux dire.

— Oui. Mais pourquoi Franck a évité de m’en parler ?

— Ça lui a foutu la honte, je pense. Et puis, elle lui a laissé leur ado. De toute façon, je crois que la gamine en veut à mort à sa mère. Elle a quinze ans, je crois. T’imagines, elle serait quasiment en âge de sortir avec le mec de sa mère.

— Ah, je comprends. Ce n’est pas une situation facile. Et puis moi, je ne me suis pas étendue sur la mienne non plus.

— La tienne est quand même plus délicate, si j’ai bien compris...

— Plus que tu ne le crois... Enfin, j’ai l’impression que c’est derrière moi. En partie du moins.

— Alors, tu peux le revoir. Tu en as envie, je suis sûr.

— Oui, peut-être. Je n’en sais rien. Il est vieux, il a dix ans de plus que moi. Il a déjà une grande ado...

— Et tu voudrais des enfants ?

— Oui...

— Tu crois que pour lui c’est derrière ? demanda Bruno.

— Bah... Et puis, j’ai ressenti des choses, à nouveau. Mais je me demande si ça va durer. Si ce n’est que lui qui me provoque ce déclic, ce déblocage... Alicia a fini sa douche, restons-en là.

— Comme tu veux, mais recontacte-le, chuchota-t-il. Ne passe pas à côté d’une belle histoire...

— T’es chou, tu feras un bon beau-frère.

— Merci... Belle-sœur. Si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas.

— Alors on fait des messes basses ? les interpella Alicia en descendant l’escalier.

— Non, du tout, je félicitais mon futur beau-frère et le mettait en garde. On ne fait pas de mal à ma petite sœurette.

— Oh ! T’es gentille. Mais il y a encore du chemin avant que ce ne soit ton, beauf"."


Alicia s’approcha de Bruno et l’embrassa avec fougue.


— Mais on est sur la bonne voie, je crois.

— Pour sûr.

— Euh, ce n’est pas que j’ai envie de te quitter Bruno, mais Hala et Salil me manquent...

— Alors, va donc les retrouver, lui dit-il. Tu souhaiteras une bonne année de ma part à Roger et Bérénice.

— Oui. Aux enfants aussi, je dirais que je t’ai croisé à la soirée. Ils seront contents, je pense.

— Alors, on y va ? Car je vous vois parler en vous regardant les yeux dans les yeux. A ce rythme-là, on n’y sera pas avant 14h chez Roger.

— Oui, oui. Allez, on file. Je te dépose chez toi ?

— Non, ça ira. File vite les retrouver.


Un dernier baiser échangé entre les amoureux, une bise de Bruno à Karima et ils sortirent de la maison. La neige de la nuit n’avait pas tenu, mais il faisait frais. Un dernier baiser devant la voiture d’Alicia. Les deux jeunes femmes montèrent dedans et la voiture s’ébranla difficilement. Un dernier baiser par la fenêtre, conducteur ouverte.


— Bon, ça suffit, les derniers baisers. En route, râla Karima morte de rire.

— Oui, oui, on y va.


La voiture d’Alicia démarra enfin et Karima la vit fixer son rétroviseur pour continuer à voir Bruno encore un peu. La Maghrébine lui fit remarquer qu’elle ferait mieux de regarder la route si elle voulait le revoir et arriver entière chez Roger. Alicia rougit et rentra la tête dans les épaules. Elle commença à rouler vivement dans les rues du gros bourg avant de soudainement piler et se garer à l’arrache. Alicia revint deux minutes plus tard. Elle rentra rapidement dans la voiture dont le moteur tournait toujours.


— La vache, ça caille quand même.


Elle ouvrit une petite boîte et en extirpa un blister avec une pilule unique. Elle sortit la pilule et l’avala à sec en faisant la grimace.


— Pilule du lendemain ? demanda Karima.

— Oui. Je ne pensais pas trouver une pharmacie de garde par ici. Je sens que je suis folle de lui, mais je dois garder la tête sur les épaules.

— Je croyais que tu prenais la pilule...

— Oui, une qui arrête mes règles, mais je préfère prendre deux précautions qu’une.

— Quand même là...

— Bon allez, on repart.


La petite voiture redémarra en trombe et elles filèrent toutes les deux chez Roger.

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