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Tombés du ciel

Chapitre 17

Avec plusieurs femmes

Alicia et Karima retrouvèrent Roger, Bérénice et les enfants avec le cœur léger. Hala et Salil s’étaient levés assez tard et avaient encore quelques traces de fatigue. Alicia aussi, mais la nuit et la matinée qu’elle avait passé avec Bruno lui faisait tout oublier. Même le fait de devoir aller travailler. Elle avait négocié durement avec Firmin pour ne pas faire le 31, il avait fini par accepter à condition qu’elle soit là tôt le premier. Hala et Salil furent étonnés d’avoir des vœux de bonne année de la part de Bruno. Si le petit garçon en fut tout heureux, Hala sembla plus perturbée de cette attention. Alicia la vit réfléchir dans son coin quelques temps. Elle voulut lui demander si ça la gênait :

"Ça va ma chérie ? Les vœux de Bruno ne t’ont pas plu ?"

"Si, mais j’avais compris que tu ne voulais pas le revoir. Que tu étais fâchée avec lui."

"Non, je n’étais pas fâchée. Mais comme nous ne devions pas revenir je n’avais pas l’intention de le voir plus. Là, on s’est croisé par hasard."

"Ah, je vois. C’est gentil d’avoir pensé à nous."

Mais Hala essuya discrètement une larme dont Alicia ne comprit pas la signification. Contrairement à ce qu’elle disait, sa fille n’appréciait pas Bruno ? Ou bien y avait-il autre chose ? Pourtant, quand Salil voulut renvoyer un selfie à Bruno pour lui souhaiter la bonne année en retour, elle parut toute contente de le faire. Alicia se dit que ce n’était rien et de toute façon Hala semblait de nouveau toute joyeuse et pleine de vie.

Peu après, Karima repartit en même qu’elle en milieu d’après-midi. L’une retournant à Perpignan et l’autre allant vers La Jonquera. Alicia n’avait pas eu le temps de parler à ses parents de substitution, Hala et Salil avaient toujours été dans les parages. En voiture, elle se demanda comment leur parler et ce qu’il convenait de faire. Elle devait éclaircir ce dont elle avait envie pour leur relation et sa future avec Bruno, son mec. "Son mec", ça lui fit tout drôle et la remplit de joie; elle se mit à chanter à tue-tête dans la voiture.

Au petit matin, quand elle revint chez Roger, elle n’avait toujours pas décidé comment faire avec cette nouvelle situation. Elle venait de se mettre en couple, ou au moins à l’essai, avec Bruno. Cela lui parut anormal de rejoindre Roger et Bérénice dans leur lit. Il y avait celui dans le grenier, mais sans Karima elle se sentirait seule. Il y avait bien le canapé... Mais elle voulait leur parler sans tarder, elle voulait les sentir contre elle. Elle avait besoin de leurs conseils et de leur amour. La strip-teaseuse prit sa douche, elle resta nue et alla dans la chambre. Alicia monta sur le lit et enjamba Roger pour se couler entre eux sous la couette. Il y faisait bon, chaud. Les corps des quinquagénaires étaient tout près, elle sentait leur odeur et leur chaleur.

Bérénice bougea et se réveilla :

"Oh, tu es là ? Ça a été ?"

"Oui, oui."

Alicia vit Bérénice interloquée, sa mamounette lui confia son inquiétude :

"C’est un petit oui, ça. Tu es sûre que ça va ?"

"Oui, ça va bien. Mais j’aurais besoin de vous parler demain."

"De quoi ? C’est grave ?"

"Oui, non. Enfin, on attendra que papounet soir réveillé."

"Je suis réveillé, indiqua le concerné."

"Oh, pardon mon Roger. Rendors-toi, on verra ça demain matin."

"Au ton de ta voix, je crois qu’il vaudrait mieux en parler tout de suite."

"Euh, eh bien. Je..."

Roger alluma la lampe à son chevet et se redressa. Bérénice tourna le visage d’Alicia vers elle et plongea son regard dans le sien.

"Ouh la, c’est important. Alors ? C’est quoi ?"

"C’est grave ma grande fille ? Il y a eu un problème au club ?"

"Non, tout va bien de ce côté. C’est grave oui mais c’est génial aussi, réussit-elle à dire."

"C’est-à-dire ?"

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"Euh, papounet. Je... Je suis amoureuse !"

"Pardon ? demanda-t-il avec une pointe de jalousie toute paternelle."

"Oh, ma chérie. Mais qui ? Quand ?"

"Mamounette, la soirée du réveillon..."

"C’est un peu court pour tomber amoureuse, non ?"

"Oui papounet mais c’est... Bruno."

"Bruno, le boucher de Patrick ?"

"Oui, Roger. Ça me parait évident, se moqua Bérénice. Mais tu es sûre de toi ?"

"Non. Mais j’ai... Je... On a si bien... Il est si..."

"On dirait que tu passes sous un tunnel. Et si tu nous expliquais un peu cette histoire, qu’on comprenne, lui fit remarquer Roger."

Alicia se lança dans un résumé assez détaillé de la soirée. Roger et Alicia connaissaient une partie de l’histoire de Karima et furent très touchés de la voir s’ouvrir à nouveau. La danseuse parla surtout d’elle, de la surprise de tomber sur Bruno, du toast de minuit et la crainte qu’elle avait eu de ne pas le voir arriver à temps, des danses qu’ils avaient partagées et du retour chez Bérénice. Alicia pensa éviter les détails de sa nuit avec Bruno mais son corps voulut revivre ces moments magiques. Elle se mit à décrire tout avec moult précisions. Elle sentit son corps et son sexe réagir, elle s’imagina à nouveau dans les bras de son amant. Sa puissance et sa douceur lui manquaient déjà, tout comme ces mots grossiers qu’il avait su si bien lui dire. Elle insista néanmoins sur le rôle des ombres de la chambre. Celle de Samir bien sûr, qui lui causa une vive émotion. Celles de Roger et Bérénice dont elle ne comprenait pas la signification. Celle du palier dont elle avait compris au matin que c’était Karima. Pour les ombres de Samir et de Karima, elle leur avait trouvé un sens mais pour celles de Roger et Bérénice, elle n’en avait pas.

A la fin de son histoire, Alicia était sous une forte tension émotionnelle. Tout revivre était très intense. Son cœur palpitait, ses yeux étaient humides, son souffle était court. Ses seins étaient durs et son sexe mouillé. En face d’elle, Bérénice était visiblement émue et même plus. Elle la regardait avec tant de compassion et d’amour que s’en était troublant. Mais ses seins étaient aussi durs que les siens et Alicia ne doutait pas de l’état du sexe de Bérénice. Derrière elle, elle avait senti les tensions et les crispations de Roger. Il avait reniflé plusieurs fois; pour retenir des larmes ? Et il la serrait contre lui avec une infini tendresse. Son émotion affective était palpable tout comme celle plus sexuelle contre son cul, la queue de Roger bandant assez fort.

"Eh, bien. C’est formidable, ma fille."

"Oui, ta mère a raison. Je suis content pour toi."

"Merci, je vous aime. Je l’aime, pourtant..."

"Pourtant quoi ?"

"Maman, je suis triste. Si je sors avec lui, je ne pourrais plus... Avec vous."

"Oh, mon cœur. C’est ton bonheur que je souhaite. Ne t’en fais pas pour ça."

"Oui, Alicia. C’est tout ce qui compte."

"Papa, maman, on s’était dit qu’on avait besoin d’être amants autant que parents et fille."

"Oui, mais si tu veux arrêter, je comprends. Ton père aussi, je suis sûre."

"Oui Alicia."

"Mais je ne veux pas arrêter ! Ça me rend triste. Alors que je devrais être heureuse."

"C’est que tu as peur de l’inconnu. Tu viens de trouver un certain bonheur avec nous."

"Je t’aime ma fille. Depuis le jour où je t’ai trouvé sur le chemin."

"Mais je ne peux vous quitter. Papa, maman, je ne suis pas encore avec lui. Nous n’allons nous revoir qu’aux prochaines vacances. En attendant, je veux encore ça... Et ça."

Alicia venait de prendre en main la queue de Roger et de glisser l’autre entre les cuisses de Bérénice. Elle les masturba immédiatement ne leur laissant pas le temps de répondre. Roger et Bérénice, qui avaient été pas mal émoustillés par la nuit d’Alicia avec Bruno, succombèrent aux doigts de la jeune femme. Leurs mains allèrent d’elles-mêmes sur son corps musclé et la caressèrent délicieusement.

"Je viens de comprendre pourquoi j’ai vu vos ombres, j’ai encore besoin de vous, de votre amour affectif ET physique. Vous êtes chauds déjà, vous aussi vous allez avoir du mal à vous passer de moi."

"Oh, ma petite salope que j’aime, râla Roger."

"Ma petite pute d’amour, oui. Nous t’aimons aussi pour ça. Ah, oui, branle-moi fort. Mets tes doigts dans ma fente trempée. Je t’envie petite chienne d’avoir eu la queue de Bruno en toi. Et plusieurs fois encore."

"Ah, Roger serre mes seins plus fort, malaxe-les, Bérénice met tes doigts en moi aussi. Fourre-moi comme une truie, vieille pute."

"Ma petite chienne, tu es vraiment une salope de première. Bruno a dû bien aimer te bourrer de coups de bite. Il t’a bien parlée ?"

"Comme à une trainée. Ce salaud est aussi cochon que toi. Ah, oui ! Caresse mon petit trou..."

Roger avait glissé une main entre elle et lui. Il rencontra les doigts de Bérénice sur la chatte d’Alicia et y récupéra de la cyprine. Il s’en enduit les doigts et partit explorer l’autre trou de la jeune femme. Celui-ci réagit en se contractant et en frémissant. Alicia fouilla plus fortement l’antre de Bérénice qui se démenait aussi dans celle de la danseuse. Toutes deux avaient le sexe en fusion tant leurs doigts savaient exciter leurs vagins et leurs clitoris. Elles s’étaient rapprochées et s’embrassaient à pleine bouche en bavant et en geignant énormément. Le comportement de ses amantes chauffa encore plus les sens de Roger. La main d’Alicia sur sa queue se fit plus rude et le fit couiner. En contrepartie, il malaxa plus durement le sein d’Alicia qu’il avait gardé en main et fourra un doigt dans son cul.

"Aaaah, oui. Papa, fais-moi du bien par là. Fouille ta salope de fille, ta petite chienne."

"Oh, Alicia, ma chérie. Tu seras toujours ma petite pute d’amour. Ma fille chérie."

"Aaah, mon chéri. Comment tu parles de notre fille. J’aime ça. C’est notre chienne, notre trainée, notre petite fille chérie."

"Mmmh, mon amour. Je ne t’oublie pas non plus. Tu restes ma vieille pute, mon premier amour."

"Tu m’excites et me combles vieux cochon, vieux salaud. Celui que je ne peux qu’aimer."

"Maman, tu m’aimes aussi ?"

"Oui, sale pute."

"Aaah, ma vieille cochonne. Tu es une salope et ma maman d’amour. Papa, encule-moi s’il te plait."

"Attend chéri, je vais te lubrifier, l’avertit Bérénice."

Elle se glissa entre les cuisses d’Alicia et alla gober la queue de son homme. Elle le suça en bavant abondamment. Roger et Alicia en profitèrent pour se tourner un peu et s’embrasser avec obscénité et passion. Quand Bérénice sentit le sexe de Roger à point, elle le laissa et l’amena vers l’œillet d’Alicia. Roger en retira son doigt et laissa sa compagne placer son gland devant le trou d’Alicia. Ce fut Bérénice qui le guida quand il pénétra le cul de la jeune femme. Alicia s’empêcha de crier trop fort mais ressentit pleinement ce pieu qui la pénétrait par là. Bérénice regarda quelques instants Roger aller et venir dans Alicia tout en lui caressant la chatte. Mais elle remonta vite pour aller embrasser la strip-teaseuse. Bérénice laissa sa main sur la vulve de la jeune femme et elle dut aider celle-ci à reposer la sienne sur son propre sexe. Alicia avait senti Bérénice revenir et le baiser qu’elle lui offrit la rendit folle, tout comme ses doigts sur sa chatte. Elle avait voulu lui rendre la pareille mais elle n’avait pu trouver le con de Bérénice qu’avec de l’aide. Alicia et Bérénice se fouillèrent rageusement le vagin et excitèrent leurs clitoris pendant que Roger ahanait à enculer Alicia.

"Alors petite salope ton père dans le cul ne te suffit pas. Il te faut ta trainée de mère devant aussi."

Mais Alicia et Bérénice ne pouvaient répondre à Roger; leurs bouches étaient soudées et elles ne purent que gémir pour approuver l’agriculteur. Enculée d’un côté et masturbée de l’autre, Alicia sentit son orgasme arriver au galop. Elle s’activa sur le vagin de Bérénice en lui fichant trois doigts bien profond dans un dernier effort de lucidité. La jeune femme sentit son vagin se contracter, des éclairs partir de son clitoris titillé par Bérénice et son cul se serrer sur la queue de Roger. Elle jouit intensément, la première des trois. Elle fut rapidement suivie par Roger qui éjacula abondamment dans son cul puis par Bérénice qui explosa dans un long râle murmuré. Ils se retrouvèrent tous les trois, en sueur et haletant, à se serrer les uns contre les autres.

Ils s’embrassèrent tendrement et Alicia voulut qu’ils la prennent tous deux dans leurs bras. Après quelques instants, elle leur demanda :

"Vous croyez que, tant que je ne suis pas sûre de moi avec Bruno, on pourrait continuer ?"

"C’est comme tu veux ma chérie, lui répondit Bérénice."

"Oui, ma grande. On peut faire comme ça."

"Merci. Dites, je ne veux plus vous appeler papounet et manounette."

"Ah, bon, tu veux revenir à Bérénice et Roger ? s’étonna le fermier."

"Non, je ne veux plus dire que papa et maman. Enfin, au moins quand on n’est pas en public."

"Heu, eh bien... Chérie, tu en dis quoi ?"

"Ah, oh, pour moi c’est d’accord. Et toi mon amour ?"

"Moi aussi. Tu es contente ?

"Super, oui, je suis contente. Donc je suis juste votre fille maintenant ?"

"Oui, répondirent-ils."

"Alors, je voudrais une chose encore."

"Je te trouve bien exigeante, la taquina Bérénice."

"Moi, je rêve d’une famille. D’un papa et d’une maman qui s’aiment. Vous vous aimez n’est-ce pas ?"

"Oui, on s’aime bien avec Roger."

"Non, non, vous êtes dans le déni tous les deux. Vous vous aimez. Vous vous aimez comme il y a vingt-cinq ans."

"Alicia, ma fille, tu t’emballes, tenta de la calmer Roger."

"Non, vous vous dites des "mon amour", "ma chérie", des "je t’aime". C’est fait avec une telle sincérité..."

"Peut-être, dit pensivement Bérénice."

"Béré, je crois qu’elle a raison. Je t’aime. Tu es ma femme."

"Oh, Roger... Je t’aime aussi. Tu es mon homme."

"Oooh, je suis si heureuse. Je vous aime tous les deux. Vous allez vivre votre amour au grand jour maintenant ?"

"Euh, non..."

"Pourquoi, papa ?"

"En effet... Pourquoi pas... Alors, chérie, tu en dis quoi ?"

"J’en dis que je suis immensément heureuse. Embrasse-moi."

Roger et Bérénice s’embrassèrent au-dessus d’Alicia qui en pleura de joie. Ils étaient si proche d’elles que le baiser se termina à trois. Ils s’arrêtèrent et se blottirent les uns contre les autres. Ils se rendormirent comme cela jusqu’au lever du jour. Les deux jours restant avant la fin des vacances, ils les passèrent à vivre sans restriction et sans limite. D’abord comme une famille dont la fille venait passer quelques jours chez ses parents avec ses enfants. Et ensuite comme des amants enfiévrés et débridés pendant la nuit.

Le jour du départ, Hala et Salil étaient très déçus de partir. Mais ils étaient très contents de repartir avec plein de jouets. Néanmoins, il fallut se rendre à l’évidence, ils n’allaient pas pouvoir tout faire rentrer dans la petite bagnole de leur mère.

"Bah, ce n’est pas grave, on a qu’à laisser des valises, proposa Salil."

"Ha, ha, ha, non, mon grand. Je repars avec tout."

"Mais maman, puisqu’on revient aux prochaines vacances..., rappela Hala."

"D’accord, mais je n’ai que peu d’affaires, je ne peux me passer de rien."

Les enfants étaient très déçus, Roger leur proposa d’en laisser un peu ici, comme ça, ils auraient toujours quelques jouets à disposition chez lui. Le frère et la sœur ronchonnèrent mais acceptèrent la solution. Roger les emmena dans leur chambre pour faire le tri de ce qui restait et de ce qui partait. Alicia les vit s’en aller avec un énorme sourire. Jamais elle ne s’était sentie si bien, jamais depuis que Samir était encore avec elle.

"Ma chérie, pendant qu’ils sont dans la chambre. Je dois te dire quelque chose..."

"Quoi donc maman ?"

Le visage sérieux de Bérénice inquiéta Alicia. Elle se demanda si ce bonheur si parfait n’allait pas déjà se terminer.

"Je dois t’avouer quelque chose... Une entourloupe, faite de bon cœur et avec amour."

"Une entourloupe ? De quoi tu parles ? Ne me dis pas que tu es vraiment ma..."

"Non, non... Je ne t’ai pas menti là-dessus. Et pour info, je me considère vraiment comme ta mère."

"Merci, maman. Mais alors c’est quoi ?"

"Euh, c’est à propos de la soirée du réveillon du 31. Bon, avec Roger, nous savions que Bruno serait là-bas..."

"Et vous avez fait exprès de me proposer d’y aller ? Pour me jeter dans ses bras ?"

"Te jeter dans ses bras, tu y vas fort quand même. On se disait qu’au moins vous auriez pu vous reparler. Tout ce qui est arrivé là-bas, tu l’as voulu."

"Mais tu savais très bien que je ne voulais pas le revoir..."

"Tu es fâchée contre nous ? Je suis désolée. Nous ne pensions qu’à ton bonheur et..."

"Merci ! dit Alicia en se jetant dans les bras de Bérénice. Je t’aime, je vous aime."

"Nous aussi nous t’aimons. J’avoue que je ne pensais pas que ça marcherait si bien. Je trouvais que vous alliez si bien ensemble. Et c’est un garçon plein de qualités."

"Tu en connais certaines d’ailleurs, la taquina Alicia."

"Euh, oui..., sourit Bérénice à ce souvenir. Bref. Je suis contente pour toi. Et pour Karima. Elle ne devait pas être là au départ. Mais c’est très bien qu’elle soit restée... Tu ne serais pas allée seule là-bas et je crois que notre présence t’aurait bloquée."

"C’est fort probable."

"Avec mon chéri, nous sommes aussi très contents pour elle. Finalement, nous avons fait d’une pierre deux coups."

"Il lui reste beaucoup de chemin à parcourir."

"Oui, je sais. Je suis passée par là. Je l’apprécie beaucoup, je suis passée par là et je pourrais peut-être l’aider. En tout cas, Roger et moi avons aimé sa présence. Donc, elle peut revenir quand elle veut."

"Oh, merci pour elle."

"Et puis, c’est ta sœur, non ? Celle que tu appelles comme ça maintenant ?"

"Oui, mais vous n’êtes pas obligez de l’accepter aussi..."

"Ça nous fait plaisir..."

"Dites, vous ne comptez pas la mettre dans votre lit quand même ?!"

"Ha, ha, ha, non, non. Pas du tout."

"Ayé, on a fini, dit triomphalement Salil en revenant les bras chargés."

"Mais dis donc, tu as tout prix ?"

"Non... J’ai laissé mes voitures et ma pâte à modeler."

"Euh, et toi Hala."

"J’emmène juste ma nouvelle poupée. Le reste, je le laisse."

"Eh, bien, c’est très raisonnable."

"Comme papi l’a dit, on revient."

Hala semblait un peu agacée ou ennuyée. Sans doute était-elle triste de repartir. La petite famille monta en voiture et le véhicule s’ébroua difficilement avant de partir. L’ambiance fut un peu terne dans l’habitacle. Alicia avait déjà hâte de revenir, hâte d’arriver et d’appeler en douce Bruno avant d’aller travailler. Salil avait d’abord joué dans son coin avec des figurines avant de s’endormir, bercé par les routes montagneuses. Mais Hala regardait pensivement par la fenêtre :

"Tu es triste de partir ?"

"Un peu. Mais je suis contente aussi de revoir Karima."

"Moi, aussi. Elle a aimé ce séjour, je crois, non ?"

"Oui, elle était un peu triste avant, là ça ira mieux. Dis, maman, pourquoi tu as dit à papi que c’était ta sœur."

"Oh, depuis que nous sommes rentrés du premier séjour chez papi, je me sens beaucoup plus proche d’elle. Et elle aussi. Et de vous deux également. Depuis que nous revenions chez Roger aux vacances, elle était triste car elle était moins avec vous. Alors j’ai pensé que de venir faire Noël avec nous, ça lui ferait plaisir."

"Oui, c’était cool. Mais ça suffit pour être sœurs ?"

"Non, mais nous nous sommes aperçues que nous tenons l’une à l’autre comme deux frangines. Nous nous inquiétons pour l’autre et sommes prêtes à faire des sacrifices pour elle."

"Alors, ça fait d’elle notre tata ?"

"Euh, oui, mais tu verras avec elle, si tu peux l’appeler comme ça."

"Je suis contente, j’ai une maman, un papi et une mamie. Et une tata maintenant. C’est cool."

"Il ne te manque plus qu’un papa."

"J’ai déjà un papa ! cria la petite fille."

Elle se renfrogna et regarda par la fenêtre pour ignorer sa mère. Alicia eut un drôle de pincement au cœur. L’attitude de sa fille, lorsque Bruno avait envoyé ses vœux, avait enfin une explication. Hala restait-elle si attachée à Samir ? Elle ne l’avait finalement que peu connu. Se doutait-elle déjà que sa mère avait des sentiments pour le boucher ? Alicia ne se rappela pas avoir gaffé en sa présence ou celle de Salil. La jeune femme termina son trajet en voiture dans un état fébrile. Si jamais ça marchait entre Bruno et elle mais que sa fille refusait de le laisser entrer dans sa vie, elle aurait du mal à le supporter. Elle ne pourrait pas. Elle en vint à envisager de ne pas donner suite avec Bruno. Cela la mit dans un drôle d’état, elle le cacha tant bien que mal à Hala et Salil jusqu’à ce qu’ils soient chez eux.

Alicia et laissa ses enfants seuls quelques minutes pour aller toquer chez Karima. Sa voisine, sa grande sœur, la Touva toute chamboulée. Karima mit quelques minutes à la rebooster et Alicia se sentit un peu mieux. La maghrébine alla voir les deux enfants pendant qu’Alicia téléphona à Bérénice. Sa mère termina de la calmer et la rassura avec quelques mots apaisants. Son bonheur était important et son désir d’être avec Bruno aussi. Pour Hala, il lui faudrait peut-être un peu de temps mais d’après Bérénice, la petite fille semblait pourtant l’apprécier. Elle l’avait questionnée après avoir renvoyé le selfie, lui demandant si elle connaissait bien le jeune homme. Bérénice avait été gênée par la question pourtant anodine. Mais elle en avait parlé honnêtement, racontant à Hala ce qu’elle savait sur lui. Alicia ne fut pas complètement rassurée mais elle fut convaincue d’au moins revoir Bruno comme prévu. Il fallait déjà voir si sur la durée cela pouvait coller entre eux sans le dire aux enfants.

Alicia, encore un peu seule dans le studio de Karima, en profita pour appeler Bruno. Sa voix finit de faire s’envoler ses craintes et ses doutes. Elle resta plus longtemps qu’elle n’aurait dû, jusqu’à se mettre en retard pour aller travailler. Elle aurait aimé parler avec Hala mais elle n’avait plus le temps. Elle les embrassa et partit rapidement.


* * *



Quelques semaines passèrent, sans amener de nouveauté. Alicia maintenait une relation à distance avec Bruno. Elle profitait surtout des moments où ses enfants étaient à l’école pour lui parler par téléphone. Elle n’avait pas eu le courage de parler à Hala même si elle l’observait avec attention. Hala était souvent pensive, rêveuse. Elle paraissait parfois triste, parfois enjouée, souvent songeuse. Alicia remarqua qu’il lui arrivait de fixer la petite photo de Samir qu’Alicia gardait près de son lit. Mais aussi quand elle lui demandait son portable pour regarder les photos de vacances, des petites chansonnettes pour enfants, etc.

Alicia ne savait comment faire, elle en parla à Bérénice qui lui proposa de parler à sa fille aux prochaines vacances. Peut-être qu’à une autre personne que sa mère, elle pourrait se confier plus facilement. Car les quelques tentatives qu’elle avait pu faire s’étaient soldées par des échecs cuisants. Pourtant, Hala et Salil parlaient sans cesse de Roger, de Bérénice, de retourner là-bas. Cela ressemblait à un petit paradis quand elle les écoutait. Loin de leur vie difficile qu’ils vivaient ici. Alicia ne faisait que vivoter ici, elle survivait avec ses enfants dans ce minuscule appartement. Aidée par Karima au quotidien, elle ne pouvait plus se passer d’elle. Elles avaient vite repris leurs habitudes de bavardage qu’elles avaient acquises quand elles avaient dormi dans le grenier chez Roger. La danseuse voulut savoir si la traductrice avait recontacté Franck ou si elle avait rencontré d’autres hommes. Karima éluda plusieurs fois la question et Alicia laissa tomber. Son amie, sa grande sœur, semblait encore fragile sur ce point et elle ne voulut pas la forcer à quoi que ce soit.

Roger et Bérénice, comme ils l’avaient promis à Alicia, ne se cachaient plus du tout. De toute façon la nouvelle de leur absence dans leurs familles pour les fêtes de fin d’année s’était répandue comme une trainée de poudre dans toute la vallée. Désormais, on les voyait aller chez l’un ou l’autre, se promener dans un bourg ou l’autre main dans la main. Patrick et Myriam les invitèrent tous deux à diner pour avoir le fin mot de cette histoire. Ils avouèrent que le temps qu’Alicia était venue et qu’ils avaient logé à nouveau sous le même toit, avait rallumé quelque chose en eux. Qu’il leur avait fallu du temps pour se l’avouer mais que leur amour avait été ravivé. Se lançant dans quelques autres confidences, Roger et Bérénice avaient longuement parlé de leur relation avec Alicia, seulement celle familiale évidemment, aux bouchers. Leurs amis en avaient été heureux pour eux. Ils en parlèrent ensemble à de nombreuses reprises, y compris lorsqu’ils étaient à la boucherie. Ils n’étaient pas au courant de la relation entre Alicia et Bruno, pour eux cela ne s’était cantonné qu’à une balade en moto plusieurs mois avant. Mais le jeune homme écouta leurs confidences avec une grande attention. Connaissant une partie de la vie d’Alicia, il était heureux pour elle que ses "parents" officialisent leur relation. Mais il était gêné que sa future "belle-mère", en tout cas si ça marchait avec Alicia, ait été une de ses amantes.

Un jeudi après-midi, il se décida à lui avouer cette aventure. Il en était mal à l’aise et il avait besoin de lui dire. Il savait qu’elle devait être chez elle et lui ne travaillait pas. La boucherie était fermée ce jour-là et il était rentré du marché.

"Allo ? Bruno."

"Allo. Alicia. Ça va ?"

"Oui mon gros loup. Et toi ?"

"Ça va aussi."

"J’ai trop hâte de revenir chez Roger. Et surtout de te revoir en chair et en os."

"Moi aussi. Euh, dis-moi. Je dois te dire quelque chose."

"Quoi donc ?"

"J’ai un truc sur la conscience... Mais c’était avant qu’on se retrouve au réveillon de nouvelle année, se précipita-t-il de préciser."

"Ah, et c’est quoi ?"

Alicia avait une vague idée de ce qu’il voulait raconter. Elle n’avait pas voulu lui en parler, après tout c’était son histoire avec Bérénice et elle n’avait rien à dire là-dessus. Ils n’étaient pas ensemble à l’époque et ne devaient pas se recroiser. Mais elle apprécia son honnêteté, si c’était bien de ça qu’il voulait parler.

"Ecoute, Alicia, j’ai... J’ai couché avec Bérénice. C’est arrivé comme ça, tu vois."

Sans qu’elle ne puisse en placer une, Bruno dévoila les circonstances de leurs ébats. Il s’arrêta au moment où ils avaient commencé à s’embrasser, ne voulant pas choquer ou déplaire plus à Alicia.

"Je n’étais pas très à l’aise avec ça, Alicia. Tu ne m’en veux pas ma petite étoile ? demanda-t-il d’une petite voix."

"Non, mon gros loup. Bien sûr que non, c’était avant. Je comprends que cela pouvait te mettre mal à l’aise. Bérénice l’était aussi quand elle..."

"Elle te l’a dit aussi ?"

"Oui, oui. Roger et moi, nous ne lui en avons pas voulu..."

"Elle l’a dit à Roger ? Mais toute la vallée est au courant ma parole."

"Non, non. Mais elle avait commencé à avoir des sentiments, des élans pour lui. Et lui aussi, mais ils n’étaient pas ensemble, ils continuaient de s’éviter comme avant. Même s’il s’était passé des choses entre eux en aout. Alors quand ils se sont de nouveau rapprochés, elle a eu besoin de soulager sa conscience."

"Comme moi, en somme."

"Oui, sauf qu’elle s’est un peu plus livrée, niveau détails, que toi. Ça a piqué l’orgueil de Roger qui a voulu lui montrer qu’il était aussi fringant que toi. Euh, d’après ce qu’elle m’a dit."

"Euh, à toi aussi, elle t’a dit ce qu’il s’est passé ?"

"Euh, oui. Je dois dire que je l’ai beaucoup enviée à ce moment-là. Nous avions baisé rapidement sur l’aire de pique-nique et j’ai beaucoup ragé que tu aies eu des attentions pour elle et elle pour toi, que nous n’avions pu réaliser."

"Je crois que nous nous sommes pas mal rattrapé, non ?"

"Mmmm, oui. Que j’ai aimé cette nuit et ce réveil. Que j’ai hâte de retrouver tes mains sur mon corps..."

"J’aimerais être déjà dans deux semaines et te serrer dans mes bras, t’embrasser, te caresser."

"Tu es chez toi ?"

"Oui."

"Moi aussi... Les enfants sont à l’école..."

"Alicia, ma petite salope. Tu me refais bander."

"Mon salaud, tu ne crois pas que je mouille déjà de mon côté."

"J’ai envie de téter tes seins, de jouer avec."

"Alors..."

Bruno entendit des bruits bizarres avant qu’Alicia ne reprenne son téléphone.

"Alors, je le fais pour toi."

"Tu te touches la poitrine ?"

"Oui, pour toi, mon cochon. Ta petite pute se masturbe souvent en pensant à toi. Et toi, tu te branles en pensant à moi ?"

"Bien sûr que oui."

"Alors sort ta bite et branles-toi maintenant."

"Quelle petite cochonne... Voilà, elle est sortie et bien dure pour toi."

"Oh, je suis sûre que tu aimerais que je te suce..."

"Oui, ma chienne. Ta langue et tes lèvres lui manque beaucoup. Mais peut-être que tu aimerais que les miennes viennent s’occuper de toi."

"Oh, mmmh, ma petite chatte n’attend que ça. Oh, attend..."

Bruno entendit de nouveau des bruits dans son téléphone. Lui avait un survêtement et un caleçon, il n’avait pas eu trop de mal à extraire son engin. Il supposa qu’Alicia devait se démener un peu plus pour se mettre à l’aise.

"Oui, voilà, la chatte à l’air, les cuisses grandes ouvertes..."

La voix était un peu différente.

"Tu as mis le haut-parleur ?"

"Oui, comme ça, une main sur les seins et l’autre entre les cuisses."

"T’as raison, je serai plus à l’aise aussi... Là, c’est bien mieux. Alors, ma salope on en était où ?"

"Ma chatte réclamait ta langue..."

"Oui, et ma queue la tienne. Quel dommage que je n’ai pas un assez bon réseau por faire un appel vidéo."

"Oui mais mon téléphone ne le fait pas de toute façon. Mais je crois que mon imagination va faire le job... Oh, Bruno, mon sexe coule, je titille mon clitoris comme si ta langue était sur moi."

"Alicia, tu es une trainée. Tu m’excites, je suis en train de me branler comme si tu me suçais lentement et profondément."

"T’es un beau salaud aussi. Tu me frustres de ne pas avoir ta bite à bouffer."

"Et moi, alors ? Je rêve de ta chatte à lécher."

"Mmm, mais cessons ces préliminaires. Viens me prendre comme une chienne, soit mon chien en rut. Baise-moi..."

"Oh, que oui je vais te baiser. Je suis sûr que tu as déjà au moins un doigt dans la chatte maintenant."

"Mmmmh, même deux en fait. Il me faut bien ça pour me rappeler la taille de ta bite."

"Oh que j’aimerais qu’elle y soit déjà."

"Branles-toi plus fort, caresse tes couilles comme je le ferais si tu me baisais en levrette."

"Oh, quelle pute de première. Mmmm, oui, c’est vrai que c’est bon. Ça serait si bon d’avoir vraiment tes doigts là..."

"Mais ils y sont... Ouiiii, sens-les..."

"Mmmmhh, là je les sens. Et mes mains t’attrapent les nichons pour m’accrocher à toi."

"Ooooh, oui mon cochon. Je les sens, pétrit-les moi fort. Mmmmh, aaaaah."

"Fort comment, à t’en faire crier petite chienne ?"

"Ouiii... Comme un chien mordant sa chienne. Baise-moi comme un fou, fourre moins comme une pute."

"Je suis à toi petite chatte. Ton chien, ton cochon, ton gigolo, tout ce que tu veux pour vu que tu jouisses de moi."

"Ooooh, Bruno, je vais devoir me mettre un doigt de plus... C’est trop bon, baise-moi plus fort."

"Alors met-le sale chienne."

"Aaaaah, ouiii, je te sens mieux en moi... Branle-toi plus vite, plus fort..."

"Aaah, aaah, ouiii, tu me fais transpirer comme si j’étais là. Mmmmh, je me malaxe les couilles aussi, c’est bon ce que tu me fais."

"Aaaaah, Bruno, vas-y baise-moi, baise-moi."

"Alicia, je te baise comme un fou, je veux t’entendre jouir."

"Alors remplit-moi la chatte. Je te veux en moi."

L’intensité de leurs caresses les empêcha de parler pendant quelques instants, chacun entendit leurs ahanements, leurs gémissements et parfois le bruit de leurs masturbations respectives. Leur plaisir augmenta de concert, chacun sentant sa propre jouissance, comme celle de l’autre, débouler comme un cheval au galop. Bruno ne put se retenir plus longtemps, il exprima son extase dans de profonds grognements comme son sperme était éjecté sur son t-shirt par longs jets épais. Alicia l’entendit jouir et elle se pinça le clitoris pour se faire partir aussi. Des décharges électriques la foudroyèrent sur place et son sexe expulsa une quantité appréciable de cyprine.

Ils durent tous deux reprendre leur souffle pendant quelques instants.

"Oh, mon dieu. Bruno même au téléphone, tu es au top."

"Merci. Tu es super aussi."

"Aussi bien que Bérénice ?"

"Pardon ?"

"Non, rien, je te taquine."

"Ah, mais tu es mieux qu’elle si tu veux savoir."

"Merci. Bon, je vais devoir changer les draps moi, avant d’aller chercher mes enfants. Et prendre une douche."

"Et moi mon t-shirt. Mince, faudra aussi que je nettoie le canapé."

"Bruno, on recommencera ?"

"Oui, oui. J’ai adoré. Mais j’espère vite le refaire en vrai."

"Moi aussi, tu penses... C’est quand que tu pars en vacances ?"

"Demain, je reviens dans une semaine."

"Alors la prochaine fois, ça sera du réel..."

"Oui. J’ai du mal à me dire que je vais enfin te revoir."

"Moi, aussi. Mais je suis si pressée. Je devrais raccrocher mais je n’y arrive pas. J’ai pourtant des choses à faire avant d’aller récupérer Hala et Salil."

"Oui, je devrais partir à la piscine... Je préfère être avec toi."

"T’es chou, aller, on raccroche."

"D’accord."

"...T’as pas raccroché."

"Toi non plus."

"Aller, aller. A plus, bisous."

"Bisous aussi. A bientôt."

Après encore quelques paroles échangées, ils réussirent enfin à mettre fin à cet appel.

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