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Un tour du côté de chez Swann

Chapitre 2

Arroseur arrosé

Erotique

Le temps qui passe apporte son lot de consolation. Puis les saisons s’effacent. L’une se meurt toujours au bénéfice de la suivante. Barth et Swann n’ont plus reparlé de cette histoire de fantasme. Une idiotie, un bémol dans une existence dont ils ne se tiennent pas rigueur. L’automne qui dépouille de leur chevelure verdoyante les arbres de la forêt revient avec sa cohorte de nouveaux petits tracas. Le feu dans la cheminée réchauffe les corps et les âmes. Les deux amants s’ils font toujours l’amour ont quelque peu espacé leurs ébats.


Pas de régularité, pas de monotonie, seulement les corps qui se mettent au diapason d’un cycle d’endormissement. Si les mots restent en suspens, les pensées au fond des crânes ne sont pas toujours en sommeil. Swann prend garde, forte de ce que lui a appris Barth, à ne plus se laisser pister sur la toile. Oh ! Ce n’est pas qu’elle s’y rende souvent, non, mais c’est vrai que les journées sont moins ensoleillées et que les activités se réduisent comme peau de chagrin, au temps des froidures automnales.


Barth lui a toujours des contacts avec l’extérieur par son travail. Il n’a plus jamais reparlé de son fantasme. Sans doute que sa femme a refroidi ses ardeurs et réduit à néant ses chances de la voir avec un autre. Il ne donne pas l’impression de vivre mal ce qui s’apparente bel et bien à un refus déguisé. Swann pourtant lui a donné le choix et n’a pas totalement fermé la porte à cette extravagance qui lui avait traversé l’esprit. Comment savoir ce que chacun pense, dans cette intimité prolongée par les perspectives des heures sombres plus longues ?


La vie continue, immuable, rythmée par un soleil moins présent en cette période qui revient annuellement. La brune ne voit donc aucune menace ou étrangeté lorsqu’un lundi soir, son mari rentre du boulot avec une sorte de petit sourire aux lèvres. Satisfait sans doute d’avoir accompli ses tâches journalières avec le brio qu’elle lui connait. Et c’est en dinant que la belle se rend compte que Barth est plutôt nerveux, malgré son apparente tranquillité. Vivre auprès d’un homme ou d’un être durant des années crée des liens insoupçonnés.


— Ça va mon amour ? Tu as l’air tendu. Quelque chose te chiffonne ?

— Non ! Tout est pour le mieux.

— Tu es sûr ? On dirait que tu me caches quelque chose !

— Non… enfin si. Tu te souviens de mon confrère Mathieu…

— Celui que tu appelles Matt, celui avec qui tu as fait tes études ?

— Oui… Matt ! Tu as une bonne mémoire. Ça fait… au moins dix ans que nous nous sommes perdus de vue… que nous ne nous sommes pas revus physiquement, je veux dire.

— Ouais ? Et alors ? Il est revenu dans ta sphère professionnelle ? Pour quelle raison m’en parles-tu ?

— Il vient demain me voir au bureau… j’avais pensé que nous pourrions l’inviter à diner !

— Mais bien entendu. Il est là pour plusieurs jours ? C’est bien du côté des Bouches-du-Rhône qu’il est installé ?

— Oui ! Son cabinet fonctionne plutôt pas mal et il est là pour une semaine… Tu serais d’accord alors pour une dinette chez nous demain soir ?

— Ça a l’air de te faire plaisir. Je ne vois pas pourquoi je te refuserais de voir tes anciennes relations… de travail ! Il descend à quel hôtel ?

— Aucune idée ! Figure-toi que je n’ai pas seulement songé à lui poser la question ! C’est vrai ça ! Je n’en sais fichtre rien.

— … ? Tu es certain de ce que tu me dis ? Tu ne serais pas en train de me mentir encore une fois ?

— Comment ça « encore une fois » ? Je ne t’ai jamais menti… il me semble.

— Ne jouons pas sur les mots… lui as-tu proposé de dormir chez nous ?

— Mais non ! Qu’est-ce que tu vas encore t’imaginer… Ah, ça y est… tu crois que…

— Je m’attends à tout depuis notre… petit moment de folie. Si c’est bien le cas, je peux aussi être au courant.

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— Il n’y a rien de tel. Mais maintenant que tu le dis… il était plus ou moins… bi comme tu dis.

— … si tu as choisi… mais c’est toujours la condition… Je ne sais pas si c’est bien de mélanger boulot et… relation intime. Enfin c’est toujours à toi de choisir. Dire que je croyais que tu avais tiré un trait sur tout cela… comme quoi je peux me tromper aussi.

— Tu… tu serais donc partante pour… je n’en reviens pas !

— Il faut savoir ce que tu veux mon petit Barth. Mais dans mes souvenirs, ton ami Matt n’était pas si moche. De plus il m’a toujours semblé intelligent et très poli… mais rappelle-toi… ce soir-là, « la balle est toujours dans ton camp ! »

— Je le rappelle si tu veux !

— C’est ta décision ! On verra bien ce qu’il en ressort…

— Merde… regarde dans quel état cette discussion m’a encore mis…

— Profitons-en, non ? Tu ne veux pas… mais téléphone-lui avant tout ! Au moins, nous serons fixés…

— Oui… qu’est-ce que je ferais sans toi mon ange !

— …


Barth ne se cache pas. Il compose le numéro de son pote et un échange dont son épouse ne maitrise pas tout se déroule dans leur salon. Il parle avec son interlocuteur pendant que l’espiègle Swann s’évertue à faire glisser la fermeture éclair de sa braguette. Il est toujours en communication avec son vieil ami que déjà la brune, à genoux a pris entre ses doigts son sexe qui se trouve tendu, dur comme du bois. Il bafouille son invitation à ce Mathieu alors que deux lèvres bien entrouvertes se font velours pour une pipe mémorable.


Pas moyen d’échapper à ces succions paradisiaques et il doit cependant encore échanger avec son invité. Si l’autre au bout du fil trouve curieuse la diction de son confrère, il n’est sans doute pas en mesure de visualiser ce qui se passe dans ce salon, bien loin de son habitat. La fin de la correspondance orale est ponctuée par un long soupir que Barth laisse échapper. Tout l’air de ses poumons est expiré avec un bruit de soufflet de forge. Swann est diabolique. Signe aussi qu’elle pense depuis longtemps à la partie à trois dont ils ont parlé il y a déjà un bout de temps… Qui l’aurait parié ?


— xxxXXxxx —


Swann est tendue. L’ami de son mari, elle l’a rencontré une fois, ce qui ne signifie pas qu’elle sait ce que Matt et son homme ont bien pu combiner. Elle passe une grande partie de sa journée à leur concocter un de ces petits plats dont elle a le secret. Et pour faire honneur à son Barth… elle passe un long moment à la salle de bain. En y réfléchissant bien, ce sont les deux endroits qu’elle affectionne le plus dans leur demeure. C’est donc une femme joliment pomponnée qui ouvre la porte aux deux amis qui rentrent du bureau.


Le gars qui s’avance vers elle porte un énorme bouquet de roses blanches. Il lui remet les fleurs et son mari fait les présentations.


— Mathieu… ma femme ! Tu te souviens de Swann ? Il me semble que vous vous êtes déjà croisés…

— ! C’était il y a bien longtemps ! Je suis enchanté de vous revoir Madame.

— Merci pour les roses… et ma foi, mon mari est heureux de vous retrouver également… J’ai préparé à votre intention la chambre d’ami. Si vous avez des affaires à déposer… Barth, tu veux bien montrer sa chambre à ton ami ?

— Oui… ben, suis-moi Matt ! Cette chambre possède sa propre salle de bain et des toilettes indépendantes…

— Je vois que tu sais recevoir tes amis… Bien, à tout de suite alors, Madame…

— C’est Swann mon prénom… vous pouvez m’appeler comme ça sans problème.

— Entendu donc Swann… j’adore déjà votre petit nom… c’est de quelle origine ?

— Ma femme a de lointains ancêtres slaves… Slovènes pour tout te dire…

— Ah ? Je me doutais bien que la consonance… j’aurais dit l’Angleterre et je me serais planté…

— Non ! Avec juste un « N », c’est anglais, tu as raison Matt ! Viens !


Ils quittent le séjour pour le corridor qui conduit à la partie nuit de la maison. Un court instant les yeux de l’épouse du couple ont rencontré ceux de ce gars. Et ce que la femme y a lu, c’est un peu d’envie. Dieu seul sait de quoi les deux mâles ont bien pu convenir. Les questions se bousculent sous le crâne de la brune qui finit de dresser la table. Les repas de ces quelques jours de cohabitation seront assurés par ses bons soins.


Barth est de retour seul, après une poignée de minutes d’absence. Lui et son épouse échangent un regard dans lequel il lit des interrogations muettes. Elle a peur, il le sent. Même si elle n’en fait pas état, sa fébrilité est palpable. Alors… il s’approche d’elle et la serre contre lui. Un baiser bienvenu s’envole dans le but de la rassurer. Le tremblement qu’elle a n’échappe pas à son mari. Il sait donc qu’elle se demande ce qui va se passer.


— Où est-il ? Il va venir diner avec nous ?

— Oui ! Je crois qu’il veut prendre une douche… pour être plus détendu.

— Oui ! Il a fait une longue route.

— Tu as peur ma chérie ? Ne crains rien, tout se passera bien.

— Je voudrais t’y voir toi. À ma place…

— Oh ! J’y suis bien un peu non ? Avec ce que tu veux que je fasse…

— … ? Vous… vous en avez parlé ?

— Ce n’est pas le bon mot ! Disons que j’ai largement suggéré que nous pourrions… enfin tu vois de quoi il retourne.

— Et alors ? Comment a-t-il réagi ?

— Ben… il s’est bien gardé de tous commentaires. Mais je suppose que s’il est là… c’est qu’il est d’accord.

— Tu… n’as pas la trouille, toi ?

— Elle n’évite rien ! Et puis qui vivra verra. Je me laisse porter par les évènements.

— On voit bien que ce n’est pas toi qui vas… devoir y passer !

— Ne prends pas trop à cœur cette situation. Tu n’es pas obligée de faire ce que je t’ai demandé… si tu n’en as pas envie…

— Je… dis-moi comment je dois faire. Je ne sais pas vraiment par quel bout je devrais commencer. Il doit me prendre pour une salope, ton ami…

— Pas du tout. Et puis… c’est seulement une fois… je suis là et je t’accompagne. Si tu veux, tu dois me faire confiance… Après notre dinette, tu vas te mettre en nuisette et tu nous rejoins au salon. Ensuite tu fermes tes jolis yeux et tu me laisses faire…

— Plus facile à dire qu’à faire… sorti de ta bouche ça parait si simple…

— Imagine-toi que nous sommes devant un film porno à la télé… ou que nous sommes seuls et que nous allons faire l’amour. Il ne nous approchera que si tu me le demandes…

— Bon ! Je vais réfléchir… et puis… chut ! Il revient.


Le glissement feutré des pas dans le couloir fait se taire les deux amants. Barth est tout émoustillé par la tournure prise par les évènements. Il sourit au retour de cet ami tombé du ciel. Matt est vêtu assez sport ! Plus décontracté. Un pantalon de toile, un chandail et une paire de chaussons… il s’intègre parfaitement dans l’univers du couple. Il a l’air très détendu et lorsque son pote lui propose un apéritif, il n’a aucune hésitation.


— Un whisky Matt, pour fêter nos retrouvailles ?

— Pourquoi pas ? Et vous Swann ? Vous trinquez en notre compagnie ?

— … ! Oui… oui, mais pas un alcool fort.

— Allons… l’alcool fait du bien aux hommes… lorsqu’il passe par le corps des femmes !

— Tu as toujours l’humour facile Matt… je t’en sers un aussi ma chérie ?

— Après tout… soyons fous. Mais juste un doigt… et deux glaçons !


Les hommes, assis à la table où ils s’apprêtent à manger se racontent des histoires, des anecdotes et ils rient de ces instants que le temps a figé en souvenirs mémorables. Les courtes incursions de la cuisine à la salle à manger de la brune ne stoppent pas leurs évocations heureuses. Swann boit en plusieurs fois cet apéro qu’elle trouve toujours trop âpre pour son estomac. Puis elle fait le service et tous trois dégustent avec appétit ces mets qu’elle a préparés. Les ventres pleins apaisent les craintes, calment les peurs.


Barth et Mathieu filent au salon alors que Swann dessert la table du repas. Lorsqu’elle rejoint les deux hommes, le feu dans la cheminée est déjà bien lancé. La bouteille de digestif sur la table basse entre fauteuils et canapé a déjà reçu la visite des verres des complices. Comme le lui a suggéré son mari, elle est passée par la case « chambre ». Sa tenue est plus légère, voire très suggestive. La lumière tamisée, la lueur des flammes qui dansent dans l’âtre, tout concourt à rendre une ambiance très… ambiguë.


Elle passe devant leur invité qui ne se prive pas pour admirer la paire de gambettes qui longe son siège. La brune vient poser ses fesses à côté de son mari et elle se blottit contre l’épaule de celui-là. Les mecs ne parlent plus. Perdus dans la contemplation des flammes qui crépitent dans la cheminée… ils restent silencieux. Sur le sofa, la femme a replié ses longues jambes sous ses fesses et elle ferme les yeux. Bien sûr qu’elle a conscience de ce que sa tenue peut avoir d’inconvenant. Mais c’est bien son mari qui lui a demandé cela, non ?


— xxxXXxxx —


Un bras qui tant de fois l’a étreinte vient encercler ses épaules. C’est tout à la fois identique à toutes ces soirées intimes où lui et elle s’enlacent, et totalement différent puisque des yeux inquisiteurs suivent la scène. Et elle a tendance à se tétaniser dès lors que les doigts se mettent en mouvement sur le haut de son bras. Pas encore une vraie caresse, de petits effleurements sans grandes amplitudes, c’est pourtant suffisant pour qu’elle ait une trouille innommable. Pourtant, elle ne cherche pas à se dérober. Elle se raidit, affolée, tous ses nerfs en éveil.


Un long frisson qui ne passe pas inaperçu à ce mari qui du coup, n’ose plus bouger. Sur la platine, une petite musique douce, en toile de fond et toujours le feu qui projette des ombres sur les murs. Les notes égrènent un slow langoureux.


— Tu veux danser ma chérie ?

— … !


Barth n’a rien trouvé de mieux pour la décrisper. Elle ne sait pas quoi répondre. Alors il se lève, lui tenant la main.


— Tu m’aides Matt… on va repousser la table et un fauteuil… pour avoir une belle piste de danse.

— Ah… c’est une bonne idée ! Jamais je n’ai dansé devant un feu…

— Comme quoi tout arrive !


En quelques secondes, une place de quelques mètres carrés est dégagée. Alors Barth qui a repris la main de sa femme l’enlace pour l’entrainer sur la fin du slow. Un second se met à dégouliner ses accords doucereux. Ils dansent, elle les yeux fermés, joue contre joue, ils dansent ! Elle suit pas à pas le rythme et la transition avec un morceau nouveau fait que son homme se détache d’elle. Deux autres bras viennent d’un coup, faire avec elle un voyage similaire. Bon ! Là, pas de visage qui se touche, mais Mathieu la colle de près.


Ils tournent plusieurs minutes, Barth ayant choisi cette musique spécialement à cet effet. Et force est de constater que contre la cuisse de la brune, l’invité pousse son bas-ventre. Il bande et il n’est pas possible qu’elle l’ignore. Elle reste là à ne pas chercher plus que ce rapprochement obligatoire dû à ces danses faites pour flirter. Elle ne réagit pas non plus lorsque son mari vient dans son dos pour lui aussi, se mêler à la fête. Elle en perd le fil musical, se laissant transporter par les deux mâles qui la serrent entre eux.


Ballotée, presque promenée, elle se balance au gré de ces protecteurs qui la baladent. Barth derrière elle, lui souffle dans le cou et la pression de son corps la fait avancer vers celui de Matt. Ils continuent de tourner et elle se retrouve fatalement avec deux sexes qui se font remarquer par leur état. Qui des deux la frôle le premier ? Elle jurerait bien que c’est son mari, mais sans certitude. Elle sent sur sa poitrine des paumes qui s’attardent. Elle est en déshabillé, mais garde toujours ses sous-vêtements. Elle tressaille sous ces attouchements extrêmement délicats.


La bouche qui cherche la sienne, elle se doute que ce n’est pas celle de Barth. Les mains sont cette fois quatre à parcourir sur la vaporeuse nuisette les formes qu’elle cache encore. Pour combien de temps ? Swann a peur, mais celle-ci ne lui évite pas d’être tripotée par ces deux complices qui l’empêchent de reprendre sa respiration. Les lèvres qui se posent sur ses lippes qu’ont-elles de si différentes de celles aimées ? L’impatience ? La nouveauté, l’étrangeté de la situation ? Elle rechigne à entrouvrir les mâchoires pour répondre à l’attente buccale.


Mathieu sent cette résistance passive. Il recule donc son visage. Ses yeux se heurtent à ceux de son ami qui lui persiste à câliner la nuque découverte de cette épouse peureuse. Bath attrape la main de sa belle. Il lui serre les doigts, semblant vouloir lui insuffler un courage qui lui fait défaut. Une sorte de consentement tacite entre lui et son complice, un signe sans mots dire, l’invitant à renouveler sa demande de mariage labial. Les lèvres inconnues reviennent plus demandeuses que jamais.


Et la chaleur de cette patte de femme qui se crispe dans la sienne fait comprendre à Barth que cette fois… il va gagner. L’explosion en bouche d’une langue qui veut conquérir son palais donne des frissons à l’épouse qui ne cherche plus à éviter le baiser. Pire ! Elle a la sensation qu’elle s’y jette à corps perdu. Jamais au grand jamais elle n’a connu pareille mésaventure. Cette pelle qui se déroule en présence de son mari, avec son assentiment, lui procure des sensations très contrastées.


Bonnes pour certaines et malheureuses pour d’autres. Mais un baiser reste un baiser et ne peut demeurer sans suite. C’est donc vaincue, qu’elle sent les mains qui la frôlent, qui viennent en exploration de ces endroits qui gardent encore une part de mystère. Du moins pour l’un des deux protagonistes de l’histoire. Barth lui en connait chaque profil, chacun des détails. Mais il n’en demeure pas moins excité, de la sentir lentement abandonner toute pudeur.


La nuisette monte le long du buste, tirée vers le haut par qui ? Ça n’offre guère d’importance de le savoir. Le déshabillé passe par-dessus la tête de la brune. Swann a le cœur qui bat à tout rompre. Elle est toujours entre chien et loup, embrassée par le premier et caressée par le second. Elle sent que son cache-seins se détend et que les deux globes sont libres sous leur cocon moelleux. Les bretelles atteignent les poignets et finissent dégagées de l’ensemble de son corps.


Puis des doigts dessinent d’étranges arabesques, faisant durer le plaisir de la toucher. Ils s’infiltrent enfin sous l’élastique de la culotte, dernier rempart d’une pudeur en fuite. Nue, emportée par une lame de fond qu’un quatuor de pattes crée avec douceur, elle ne danse plus. Elle se retourne seulement, face contre la poitrine de celui qui est censé la protéger. Elle se love contre ce mari, qui sans arrière-pensée la livre à l’inconnu. Son derrière est déjà ausculté par ce Matt trop heureux de sa bonne fortune. À quoi servirait-il de se rebeller ?


Il lui reste le secret espoir que Barth refuse sa part du marché. Pour l’heure, ils ne sont pas à égalité avec elle… vestimentairement parlant. Alors pour bouger ses bras, dont elle ne sait que faire, Swann s’agrippe à la ceinture du pantalon de son homme. L’autre n’a qu’à se débrouiller avec sa propre braguette. Et Barth se laisse faire, il comprend que c’est le dernier baroud d’honneur de cette épouse qui lui offre tout ce dont il rêve depuis tant de temps. Il sait qu’il va la voir, l’entendre, peut-être même sentir, ce qui va suivre.


La trique qui sort du slip, si elle a déjà connu quelques passages à vide, n’en est pas moins consistante ce soir. Swann ne veut pas, plus savoir ce que leur invité trame dans son dos. Elle a fermé ses paupières, trop heureuse de ne plus rien entrevoir de ce qui se joue derrière elle. Elle se laisse glisser à genoux pour prier. Le dieu Priape entre en fête sous une langue qui l’a déjà tellement utilisé. Un signe anodin encore, et l’intrus se défait de ses effets personnels. Une équité entre tous est désormais la règle.


Et au moment où Barth insiste lourdement sur le mouvement de balancier de ses hanches, ce qui touche la joue de sa femme ne peut être que… oui c’est bien cela. Son homme, du reste le sait, et il ne cherche pas à enfoncer de nouveau son jonc dur entre les lèvres de sa brune. C’est bien une autre queue qui s’y presse pourtant. Une légère hésitation ? Pas le temps de réaliser que déjà en lieu et place de celle de son mari, la bite de Matt est là. Elle avance résolument dans cette bouche qui s’ouvre en grand pour l’avaler.


Voilà ! C’est fait ! Swann suce un autre sexe que celui qui toutes ses années l’a comblé. C’est très bizarre. Si la texture est bien la même, l’effet lui n’est en rien comparable. C’est bien une pipe analogue qui se joue là, mais totalement divergente au niveau des sensations. Puis il y a cette incroyable montée de chaleur dans le corps de la suceuse. Comme si l’interdit transgressé lui donnait un coup de folie. Elle sait, pressent que cet homme avec qui elle vit depuis… qu’elle est femme regarde, suit des yeux la progression de la bite entre ses lèvres.


Des tas de perceptions inédites que son corps et son cerveau veulent analyser sans résultat autre qu’une immense envie. Envie d’aller plus loin, envie aussi de faire bien, de se montrer à la hauteur. Pourquoi ? Pour qui ? Pour celui qui l’a amené à faire cette saloperie ? Il doit l’aimer autant qu’elle l’aime pour la partager ainsi avec… ce Matt. Elle ne songe plus à regimber, à ruer. Elle se laisse aller à ces émois qui la traversent. Il a voulu qu’elle se donne, il va être servi ! Elle réalise que la tête qui se coule entre ses jambes, c’est celle de son Barth.


Machinalement, elle écarte les genoux, facilitant de la sorte le passage de cette caboche dont la langue vient lui écarter d’autres lèvres. Terriblement humides aussi, celles-là sont déjà entrebâillées par le besoin d’être visitées. Swann laisse alors le poids de son corps coller son sexe à ce visage qui s’y frotte, et dont la baveuse limace s’active sur lui. Sa chatte ainsi léchée elle reprend sans hâte sa sucette. L’autre débout encore face à elle se retire, avant d’éjaculer. Tant mieux. Il se baisse pour l’embrasser.


La brune profite du passage de l’oreille de l’hôte pour lui murmurer… deux ou trois mots.


— Donne-lui ta queue à sucer aussi…

— … ? Pardon ?


Il vient de sursauter, diable sortant de sa boite.


— Si tu veux me prendre aussi ton ami devra te sucer devant moi… c’est convenu entre nous. Alors, donne-lui ta queue à lécher !

— … Il… tu es sûre ?

— C’est à prendre ou à laisser. S’il ne te suce pas la bite, je me retire de votre jeu de mâles.

— Bof… après tout… tant que tu ne me demandes pas de lui tailler une pipe aussi…

— C’est une bonne idée ce que tu viens de dire… oui ! Très bonne. Un soixante-neuf entre vous et je suis à vous pour la nuit complète.

— Mais je n’ai rien promis, moi…

— Qu’à cela ne tienne… tu as émis cette hypothèse et elle me plait beaucoup. Ou vous vous… sucez ou je vais me coucher…


Sous elle, son mari continue à léchouiller sa fente dégoulinante. Plus elle visualise ce fameux tête-bêche, plus elle mouille. Mais les deux hommes sont-ils prêts à sacrifier un amour propre bien masculin ? Mathieu lui répond à mi-voix.


— Oui ! Mais dans ce cas, tourne-toi sur ton mari !

— Hein… ?

— Tu pourras aussi garder sa queue dans la bouche, et lui la mienne, avant que je te prenne. Je te promets que nous nous sucerons pour toi ma jolie ! Tu es trop belle pour que je passe à côté d’une telle aubaine.

— Tu ne veux pas me faire plaisir et prendre la place sur lui… en soixante-neuf ? Ça m’excite déjà rien que d’y penser.

— … il faut dans ce cas que tu me cèdes le terrain… Ça te convient ?

— Oh ! Oui, oui naturellement.


Elle se redresse lentement, abandonnant la figure et la langue qui lui distillaient de bien belles émotions. Barth qui n’a rien suivi de l’échange entre sa femme et son ami se redresse un peu. Mais à sa grande surprise, il voit Matt fléchir et venir s’installer comme l’était Swann quelques secondes auparavant. Mais à l’inverse, c’est le mandrin du bonhomme qui atterrit au niveau de son menton et le reste du corps qui se déploie sur lui. Il comprend ce qui se passe alors que son copain attrape sans sourciller son sexe bandé.


— Ah ! Je vois. Elle t’a dit ce qu’elle m’a demandé…

— Oui ! Et elle a raison. Moi j’apprécie assez de consommer. Tu peux aussi lui faire plaisir, ta femme le mérite.

— … Je… franchement, je n’ai jamais…

— Tais-toi ! Ouvre la bouche seulement pour… essayer.

— …

— Oui mon amour ! Oh, mon Barth, tu auras toi aussi ton heure de gloire, n’ai-je pas été suffisamment claire ? Montre-moi que tu m’aimes assez pour satisfaire mes moindres désirs !

— …


Swann s’est de nouveau accroupie derrière le curieux duo que forment les deux amis. Elle pose sa petite menotte douce sur la joue de son mari. La seconde s’empare de la gaule qui se frotte à la base du visage. Lentement elle dirige la tête décalottée du sexe vers l’ouverture des deux lèvres. L’étau des deux cuisses masculines qui encadre sa tête l’empêche de se dérober. La chose rose qui flirte désormais avec sa bouche… le fait devenir rouge. Rouge de honte et c’est en fermant les yeux qu’il entrouvre les mâchoires.


Toujours caressé par la petite main de son épouse, il ne peut faire autrement que laisser entrer cette tige dure dans son palais. Plus bas, sa propre trique est, elle, également avalée par une bouche qui n’a rien de féminin. Mais il ne saurait dire l’effet que ça lui fait, impossible s’il ne le savait pas de faire une réelle différence… entre cette pipe et celle délivrée un peu plut tôt par sa femme. Que se passe-t-il dans son cerveau ? Nul n’en sait rien. Alors, il se laisse entrainer dans la fellation que lui impose Swann.


De son point de vue parfait, la brune encourage en flattant du geste, son époux à aller plus loin dans sa sucette. Elle suit avec attention cette « première » qui dure depuis quelques minutes. Matt pèse de tout son poids sur l’homme étendu sur le sol. Et celui qui « fume », c’est aussi le mari de la femme. Bien sûr, de son côté son ami aussi lui lèche le sexe. Swann se décale juste un peu, enfin suffisamment pour que ses regards embrasent toute la scène. Un merveilleux spectacle qu’elle n’aurait jamais cru possible de voir un jour.


Ces deux mecs qui font ce que beaucoup de femmes offrent aux hommes, lui donnent à elle aussi envie. C’est leur invité qui se retire de la bouche de Barth, un instant avant qu’il ne soit trop tard. Il retient son éjaculation de justesse. La brune se penche davantage et elle vient langoureusement embrasser l’endroit que la queue de Matt vient de libérer. Un vrai baiser avec toutes les doucereuses sensations qu’il entraine. Un baiser amoureux dans toute sa splendeur. Matt qui s’est aussi remis debout reste béat devant cette preuve d’amour irréfutable.


— Vous avez soif, messieurs ?

— Je veux bien un verre… et toi Matt ?

— Je suis partant également…

— Une coupette de champagne pour fêter ce moment ?

— …

— Ne t’inquiète pas mon amour… vous aurez ma part du marché. Mais si vous le voulez bien, après avoir étanché notre soif, nous irons peut-être dans notre chambre. Je m’y sentirai plus à l’aise ! Plus en confiance aussi…

— D’accord ! Et je ne pense pas que notre hôte y voit un inconvénient. N’est-ce pas Matt ?

— Vous êtes chez vous ! Vous avez le choix de ce que vous y faites et surtout où vous le faite…


Barth jette un œil sur les courbes de cette femme. Pas sûr de la reconnaitre tant elle semble avoir changé. Elle se montre sous un jour nouveau. Il ne peut pas croire ce qu’il vient de faire. Les deux phallus sont toujours en érection et le verre de l’amitié qu’ils sirotent tous les trois ne permet pas de débander. Bien au contraire. Swann se libère d’une sorte de tension qu’elle portait comme un fardeau. C’est elle qui donne le signal de départ vers la couche conjugale.


Pas question que l’un ou l’autre s’enivre. Son mari l’a voulu et bien il va voir de quoi elle est capable. C’est vrai qu’en elle, quelque chose a totalement changé. Elle prend la main des deux hommes et elle emmène les gaillards vers le lit où elle sait être aimée. Elle veut bien payer le prix de la fellation que son mari a royalement exécuté sur son pote… à chacun sa part du marché donc ! Et c’est bien d’un cœur moins serré qu’elle se fait « chienne » pour une soirée plutôt hors norme.


— xxxXXxxx —


Swann apprécie les figures libres que lui offrent les deux mâles. Elle se soumet de bonnes grâces à tous leurs caprices, tant qu’ils ne sont ni violents ni sales. Elle ne compte plus au bout d’un moment le nombre de fois où une bouche s’occupe de son clitoris. C’est en état de transes permanent qu’elle se laisse faire tout en masturbant, caressant, suçant à tour de rôle ces messieurs. Pour ces deux loups, elle est redevenue « brebis ». C’est Matt qui a la primeur de la prendre. Elle choisit même une position qui va lui donner un maximum de plaisir.


Elle exécute sur le ventre de son mari une danse de la langue alors qu’elle a pris ses aises sur lui. C’est donc dans une identique posture à celle que Barth a prise avec Matt qu’elle vient cueillir le pistil. L’invité lui se positionne donc derrière elle et l’époux qui lui léchouille la chatte, étendu de tout son long sous elle, ne rate rien du spectacle. Il voulait voir et le voici charitablement servi. Elle se laisse pilonner, pistonner avec une sorte de béatitude. Deux queues valent mieux qu’une, c’est bien ce qui ressort de ses gémissements incessants.


Les deux baiseurs ne lui laissent aucun répit. Sitôt que l’un sort, le second entre en lice. La joute sexuelle dure jusqu’à ce que les assauts se terminent, faute de combattants valides. Barth est le premier à voir son épée fatiguée pleurer de bonheur. Il se répand sur les seins de Swann par petits jets blanchâtres et gluants. Matt tente de résister encore quelques minutes, mais il rend aussi les armes sur le derrière de la guerrière. Tacite entente entre eux deux ? Ne pas souiller l’intérieur de cette chatte qu’ils ont eu le bonheur de fouiller ? En tout cas, pas un n’éjacule en elle.


Elle reste ensuite, lovée entre ces deux corps chauds, sans bouger, se contentant de recevoir les mains qui lui rendent hommage. Ballet empreint d’une douceur dont seuls les vrais amants savent mesurer le prix, ils s’entendent à merveille pour garder ce corps féminin, à bonne température. Celle qui parfois permet le retour aux fredaines, et réenclenche une seconde vague de plaisir. Les doigts de Matt sont toujours très câlins, ceux de Barth restent sur le visage fatigué, mais lumineux de la femme comblée.


Alors lorsqu’elle se tourne pour embrasser son mari… son derrière redevient un appel au mâle qui se trouve du coup allongé contre lui. Elle n’a pas besoin de dire quoi que ce soit. Le copain de son époux rebande suffisamment pour revenir là où il sait être bien accueilli. D’un large coup de reins, il vient refaire une entrée fracassante dans le sanctuaire féminin décidément bien heureux de le revoir. C’est en la cramponnant par les hanches que les trajets d’un si long voyage se font. Une balade vers la jouissance, vécue comme une ballade romantique par la belle baisée !


Et Barth les yeux dans les yeux avec Swann, suit cette jouissance qui monte, pour enfin éclater dans un orgasme dont il n’imagine pas seulement les effets sur elle. Elle a les yeux clos, les narines pincées et tout son corps tremble alors qu’elle se laisse aller à geindre sous les coups de boutoir d’un amant que son mari a bien choisi. La chambre, lupanar familial ordinaire se transforme en camp retranché où une épouse délurée se livre aux premiers pas d’un libertinage balbutiant. Lorsque la jouissance se fait trop violente, Swann écrase ses lèvres sur celles de son homme.


Oh ! Pas pour lui rouler une pelle, pas pour arrêter de crier ! Elle a juste envie de mordre ces lippes, cette bouche qui a prononcé ces paroles qui l’ont amené là, à être cette chienne en chaleur qui se laisse prendre par un presque étranger. Qui finalement trouve cela plutôt plaisant de se laisser faire avec tout ce que cela implique comme nouvelles émotions. Cette fois, la bite qui s’agite encore, frôlant avec délicatesse, mais sans répit les parois si sensibles de son vagin… la queue ne se vide pas au dehors.


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La fenêtre de la chambre est entrouverte. Les premiers bourgeons commencent à éclore. Les oiseaux se battent pour une brindille qui constitue la pièce maitresse de leur maison de paille toute neuve. Barth depuis le garage écoute Swann qui chantonne. Le printemps met du baume au cœur de tout un petit monde que l’hiver a endormi. Il s’approche de la porte à doubles vantaux et ses yeux suivent la silhouette fine qui se penche mystérieusement sur la table de la cuisine. La jolie brune prépare un de ces petits plats…


Elle en a fait du chemin depuis cette fameuse soirée, nuit depuis laquelle elle ne lui appartient plus tout à fait. Lui ravale un peu de la morve qui secoue son égo mis à mal par ce qu’elle nomme « des demandes légitimes ». Si Mathieu n’a plus jamais partagé leur couche, Swann en a voulu et surtout cherché d’autres. Elle en a imposé aussi et son mari n’a eu d’autres choix que d’adhérer à ses projets. L’unique concession qu’elle a acceptée, c’est que ceux-là ne fassent qu’un unique séjour dans leur lit.


Il reste aussi certains rituels incontournables qu’elle réclame à cor et à cri parfois. L’ultimatum est toujours le même, clair et concis. Il se résume en quelques mots : « À prendre ou à la laisser ». Alors bon gré mal gré, il s’accommode de cette situation que son fantasme délirant a générée. Puisqu’il a ouvert seul la boite de Pandore… il ne peut s’en prendre qu’à lui ! Il se dit en la voyant fort occupée que sans doute pour ce soir… un rendez-vous est en marche. Une idée lui traverse l’esprit… qui sera l’élu, cette fois ?


Douze heures sonnent à l’église du village. Le temps est au grand soleil. Un cri parvient au bricoleur du samedi.


— Barth… mon chéri, tu viens manger ?


Il pose son outil et d’un pas vif traverse la pelouse.


— Ça va mon cœur ? Tu n’as donc pas faim ?

— Je n’ai pas vu le temps passer… j’ai presque fini mes nichoirs.

— J’ai une surprise pour ce soir. Tu veux savoir ?

—… dit toujours ! Il est gentil au moins ?

— Comment veux-tu que je le sache ? Il arrivera vers vingt heures. On fait comme d’habitude ?

— Tu vois Swann, c’est bien cela qui me dérange… ton « comme d’habitude » ! Ça devient routinier.

— Oh, mon cœur… tu as ouvert les vannes, j’y ai pris gout. Je ne peux, ne veux plus m’en passer… Et puis franchement, j’adore te voir avec ce sexe qui va me prendre dans la bouche… c’est une obsession. Tu n’aimes donc plus sentir dans ta bouche ce truc qui va me labourer les reins ?

— Ce n’est pas cela l’important. C’est que tu parles de routine et c’est de moins en moins spontané. Je t’ai vu préparer ton diner avant que notre déjeuner de ce midi soit seulement élaboré… ça devient… de moins en moins marrant.

— … ! Lorsque tu m’as imposé Matt… tu trouvais cela « marrant » ? Pour quoi ? Pour toi ? Pour lui ? T’es-tu posé une seule fois la question de savoir ce que j’en pensais, avant de le faire ?

— … Ne te fâche pas… je veux juste te faire remarquer que nous allons droit dans le mur. J’aime beaucoup ce partage de toi… mais vois-tu… ce qui me dérange c’est toute cette préparation autour de la fête de nos sens.

— Ah ? Je vois. Mais je ne veux pas devenir une salope qui va draguer dans les rues, qui saute sur le premier venu et qui se fait emmancher par n’importe qui.

— Il n’est nul besoin d’en arriver là.

— Je suis heureuse de cette discussion. Nous avons depuis la soirée Matt, renouvelé notre expérience combien de fois ? Pas plus d’une par mois, tu es bien d’accord ?

— Je ne tiens pas d’agenda de nos rencontres…

— Oui… et bien ce soir, tu vas être comblé. Je pense aussi à ton bien-être !

— Quoi ? Explique-toi, tu veux ?

— Oui… ils seront deux ce soir… et tu vas pouvoir m’offrir l’agréable sensation de te voir avec…

— Pas deux mecs, je ne suis pas d’accord Swann… je te le dis tout net, pas deux mecs !

— Mais qui te parle de deux hommes… non ! Seulement un gentil petit couple. Et la dame sera toute douce pour te faire plaisir… tu n’auras pas non plus à t’occuper de son homme… pourtant Dieu sait que j’adore te voir sucer ce qui va me prendre…

— Un couple ? Un vrai couple ?

— Ben… oui ! Je suis restée vieux jeu à ce niveau-là. Pour moi, un couple c’est toujours une et un. Tu veux bien me faire plaisir et la baiser devant moi… tu sais… ça fait un bon moment que j’y songe sans jamais oser te le demander. Cette fois c’est ta soirée…

— Et comment sont-ils, tous les deux ?


Le couple mange en discutant point par point de cette rencontre à venir. Comment cette diablesse de Swann fait-elle pour toujours obtenir ce qu’elle désire ? Barth ne cherche plus à lutter. Il sent déjà au fond de lui monter une certaine excitation. Elle a une fois de plus mené rondement sa barque. Alors c’est lui qui accapare la salle de bains une partie de l’après-midi. Comme elle se sert également de celle de la chambre d’ami, ça ne la perturbe pas trop.


Les choses vont à leur train. Il doit se plier à la règle immuable de l’arroseur arrosé. Elle aime ce qu’il lui a fait faire, au-delà de toutes espérances. Elle ne tient pas à renoncer à ce bonheur de faire l’amour avec des partenaires différents. Par contre, elle respecte toujours que rien n’ait lieu hors de sa présence. Il ne tient donc qu’à lui d’adhérer à ce qu’elle adore. Et la vie continue, avec les portes grandes ouvertes sur des aventures à venir. Il ne sait pas de quoi ce soir sera fait… l’unique certitude qu’il a, c’est bien qu’il va encore savourer dans ses prunelles, tout l’amour du monde.


De leur monde c’est sûr… et ma foi… il se garde la place du roi. Celle de la posséder pour lui tout seul, tout le reste du temps. Et ça, ça n’a pas de prix… ou alors… celui de la luxure. Il ne faut s’étonner de rien lorsque l’on ouvre les vannes d’un plaisir diffèrent, aux autres… et la punition peut aussi se déguster par ce brouillard de la jouissance qu’elle va lui montrer… peut-être, lors de ce nouvel épisode. Une ère de leur existence est morte avec la venue de Mathieu. Un univers où elle décide, se profile à l’horizon de ces désirs…


Alors Barth… sourit en passant une tenue décontractée pour ce qui va surement arriver…

La vie est belle avec elle, de toute façon !






















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