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Transport VIP inattendu

Chapitre unique

surprise

Hétéro

Un transport VIP inattendu.

Chapitre 1

Histoire réellement vécue type :Hétéro


Je me présente ; je me nomme Adam et je suis pilote de ligne en retraite d’une compagnie aérienne européenne bien connue.

Vu que je ne pus me résoudre à rester le cul scotché sur une chaise ni a bricoler dans le jardin, il fallait que je continue à voler.

J’avais le virus : un virus bien connu que tous les pilotes sur terre connaissent : « L’icarite aiguë ».

Par le biais d’un copain qui travaillait à l’aéroport de Bron, dans la banlieue de Lyon, j’avais trouvé une occupation comme pilote d’avion-taxi pour une société qui s’était spécialisée dans le transport des VIP et autres chefs d’entreprise qui voulaient voyager sur commande, sans être tributaires des horaires des vols publics, sans être contraints à la promiscuité des passagers lambda : cela me permettait de continuer à piloter... ce qui pour moi est une passion, et aussi à « mettre du beurre dans les épinards ».


Voilà comment je me suis retrouvé un jour à Tenerife en compagnie de Nathalie, notre hôtesse.


Nous avions transporté un client « au very important compte en banque », un politique de la Région Rhône-Alpes avec sa femme, ses trois filles et le petit copain de l’une d’elles. Sans doute se ferait-il rembourser la note par le contribuable !


J’avais posé le Cessna Citation 550X comme une plume, en aveugle, sur la piste occultée par un épais brouillard, sur l’aéroport de « Los Rodéos » au nord de l’île de Ténériffe.

L’aéroport de Tenerife Nord étant situé sur les hauteurs de « La Laguna » au pied du volcan en sommeil : Teide, (3718m). Il est assez fréquent que même en été, en fin d’après-midi, cet aéroport soit fermé à la circulation aérienne pour cause d’invisibilité.


Il était 18 heures. Nos clients étaient partis pour rejoindre leur lieu de villégiature à Puerto de la Cruz, ville touristique éloignée de trente kilomètres de « Los Rodeos », bien connue de ceux qui préfèrent la relative tranquillité du nord au caravansérail du sud qui est largement plus mouvementé.


Le biréacteur d’affaires avait été tracté vers le parking de l’aviation privée.

Pendant que je remplissais les documents de fin de vol et les déclarations pour les douanes pour les remettre aux autorités espagnoles, Nathalie s’affairait à nettoyer et à mettre en ordre la cabine des passagers.


C’est fou de voir ce que certaines personnes bourrées de fric peuvent être dégoûtantes et sans aucune éducation : elles jettent leurs canettes de soda sous les fauteuils, bourrent de papiers gras ou sucrés les soufflets des dossiers en face d’eux, car ils considèrent sans doute que c’est se rabaisser que de remettre les détritus à l’hôtesse.

J’ai même découvert un jour un dossier de fauteuil en cuir d’Alcantara tout tagué au marqueur noir. On ne me fera pas croire que les parents du coupable – car c’était un bambin qui avait fait cela – n’avaient rien vu !


Je vais vous parler un peu de Nathalie, notre auxiliaire féminine navigante, assistante de bord. Une femme charmante et très belle dans la quarantaine qui maîtrise à la perfection trois langues étrangères en plus du français.


Cheveux mi-longs de couleur châtain méchés qu’elle coiffe en chignon en forme de banane ; 1,70 m environ, aux jambes splendidement voilées par des bas fumés et galbées que des escarpins aux talons aiguille rendaient encore plus érotiques (du moins pour moi).


Une poitrine de 85C moulée par son chemisier blanc d’uniforme qu’elle portait comme un mannequin de haute couture. Elle ne devait pas porter de soutien-gorge, car on apercevait le renflement que faisaient les tétons excités sans doute par leur frottement sur la soie du chemisier. En plus, lorsqu’elle se déplaçait dans l’appareil, elle laissait dans son sillage une odeur de parfum des plus enivrants. Ce n’était plus une « minette » comme l’on en voit dans les magazines, mais une femme dans toute sa splendeur qui ferait bander un eunuque rien qu’en le frôlant... et je suis loin d’être un eunuque !


Ce jour-là, pour ce voyage, elle portait un chemisier de soie beige ouvert jusqu’au troisième bouton... ce qui laissait apercevoir le sillon naissant de ses seins.

Au cou, elle portait une écharpe aux couleurs bleue et blanche, celles de la compagnie.

Une jupe de tergal de couleur bleu horizon, fendue à l’arrière, moulant ses hanches parfaites, se terminait au-dessus des genoux : pas une minijupe, quoique son physique le lui autorisait, mais un vêtement très féminin qui laissait deviner bien des délices sans les dévoiler. Il ne fallait pas qu’elle parût être là pour exciter la libido des passagers masculins et éveiller des jalousies féminines.


Moi, j’étais le « quatre galons », le commandant de bord ; j’avais 68 ans : le type qui fait rêver les petits garçons et les petites filles qui rêvent de devenir pilotes plus tard, et qui provoquaient encore bien de la curiosité.


Mes cheveux blancs coupés court appelaient à une sorte de respect chez certains, et ma moustache rappelait certains héros de Hollywood qui avaient fait fantasmer bien des jeunes filles et mouiller encore quelques femmes que l’on qualifie de respectables.


Étant donné que notre appareil n’était pas conçu pour transporter plus de douze personnes, la réglementation IATA n’obligeait pas la présence d’un copilote, ce qui arrangeait bien la compagnie !

Mes 1,80 m m’obligeaient à baisser la tête lorsque je n’étais pas assis sur mon siège placé à gauche dans le poste de pilotage, le plafond de l’aéronef est assez bas à cet endroit-là.

J’avais mal à la nuque. L’âge avait laissé naître de l’arthrose dans mes cervicales, arthrose qui me gênait de plus en plus souvent.


Le parfum de Nathalie vint caresser mes narines. Je sentis une main amicale se poser sur mon épaule droite.


— Est-ce que tu veux que je te masse un peu les cervicales ? J’ai une crème à l’Aloe Vera dans mon sac qui pourrait te soulager.

— Merci, ne te dérange pas, on va arriver à l’hôtel. Une bonne douche chaude et ça ira.

— C’est comme tu voudras. Ce que j’en disais, c’était pour toi ; en ce qui me concerne, ça ne me dérange pas du tout.

— Je te remercie ; c’est gentil de ta part, mais ça va aller.


Cela faisait deux ans que nous faisions équipe sur le même avion, et quand je changeais d’appareil pour les besoins du travail, Nathalie suivait.

C’était une pro de l’aviation civile : elle avait occupé le poste de chef de cabine sur un A320 de la compagnie Air France, et lorsqu’elle avait accouché de sa fille, elle avait démissionné pour pouvoir s’occuper de son enfant.


Son mari était commandant de bord sur un triple sept dans la même compagnie qu’elle et était affecté sur un long-courrier : cela veut dire qu’il n’était pas souvent à la maison. Quand sa fille eut dix ans, elle avait repris du travail au sein de notre compagnie en qualité d’accompagnatrice navigante, car elle s’ennuyait ferme, seule dans sa grande maison.


Nous avions l’avantage, chez nous, de ne pas voler tous les jours, mais ponctuellement, faisant face à la demande. Notre employeur avait trois avions d’affaires : un triréacteur Falcon de chez Dassault, un King Air 350 de chez Beech et un Cessna Citation 550X, avion d’affaires de luxe.


Il pouvait se passer une semaine sans que nous prenions l’air, mais quand la clientèle avait réservé un vol, le secrétariat nous appelait par téléphone. Je me rendais alors à l’aéroport pour prendre les directives et déposer mon plan de vol.


Nathalie arrivait pour commander les boissons et les en-cas au fournisseur de l’aéroport, puis ceux-ci livrés, elle se chargeait de les ranger dans les placards et casiers prévus à cet effet à bord.

Nous nous respections, mais une sincère camaraderie s’était installée entre nous.

Je lui faisais confiance, car elle était consciencieuse dans son travail, respectueuse des protocoles en vigueur. Jamais un mot déplacé, jamais le ton plus haut que la normale, même lorsque certains « clients incultes » se croyaient autorisés de par leur potentiel financier à user de paroles ou de gestes déplacés.


Elle me respectait également : j’étais le boss, et j’avais 26 ans de plus qu’elle ; j’aurais pu être son père. J’avais dû insister pour qu’elle s’autorise enfin à me tutoyer en privé, mais devant les clients, c’était du « Commandant » en veux-tu et du « Commandant » en voilà !


Je venais de terminer mes « écritures » et me levais du siège de pilote pour ranger mon classeur dans la mallette sur roulettes qui m’accompagnait à chaque vol, là où étaient rangés les documents de l’avion, de la compagnie, mes licences, agréments et fascicules de procédures en cas d’urgence lorsque j’aperçus Nathalie de dos.


Elle était courbée pour ramasser quelque chose sur la moquette. Elle ne pliait pas les genoux pour s’accroupir comme il était conseillé de le faire dans le manuel de la « parfaite hôtesse de l’air », mais était pliée en deux au niveau de la taille.


La position plus qu’inconfortable avait par contre un avantage non négligeable pour le voyeur occasionnel que j’étais à cet instant précis : elle relevait la jupe très haut sur les cuisses et j’apercevais un petit bout de culotte noire.


Je détournai mon regard, gêné, car je ne voulais pas qu’elle me surprenne en train de me rincer l’œil et de me régaler la vue dans cette position plus que suggestive.

Elle devait avoir des yeux derrière la tête, car elle me demanda :


— Tu crois qu’il fait frais dehors ?

— Couvre-toi : je viens de voir des gouttes s’écraser sur le pare-brise.

— Merde !... Et moi qui n’ai pas pris de parapluie.

— Je te passerai mon imperméable ; moi, je mettrai ma veste, et avec la casquette j’espère que l’on ne se mouillera pas trop.


Nous fîmes ainsi. Nous sortîmes de l’appareil. Nathalie avait mon imper bleu marine sur la tête, et pendant que je fermais la porte à clé, elle gardait la mallette.

Heureusement, les bâtiments administratifs n’étaient pas trop éloignés du parking.

Nous étions encombrés par nos bagages personnels qui se résumaient à de petites mallettes sur roulettes, bien connues des personnels navigants, où nous mettions notre linge de rechange.

En deux minutes, nous étions à l’intérieur.


Au guichet de « Aviacion civil privada », je déposai mes documents.

Le Guardia civil me demanda en anglais si j’avais des choses à déclarer et la date prévue pour notre retour.

Vu que nous devions redécoller à vide le lendemain en début d’après-midi, il ne chercha pas la petite bête ; de toute façon, je n’avais rien à déclarer.

L’avion était vide. Il passa mon carnet de vol – que j’avais rempli au préalable – à sa collègue qui apposa le tampon dans la case appropriée, et elle me rendit le document avec un sourire avenant.

Je m’adressai à elle dans la langue de Cervantès, langue que je parle couramment.


— Est-ce que l’on peut nous appeler un taxi, s’il vous plaît ?

— Prenez le couloir à droite ; vous arriverez dans le terminal 3, et dehors vous serez sur la zone réservée aux taxis, Capitan.

— Gracias, Señora. Hasta mañana, lui répondis-je.


Nous fûmes rapidement dehors. Dans le couloir, réglant son pas sur le mien, Nathalie avait passé son bras sous le mien. Sur notre passage, des têtes se retournaient ; des regards mêlés d’envie, d’admiration et de curiosité.

Un taxi nous prit en charge. Nous allions à Puerto de la Cruz où la compagnie nous avait réservé deux chambres dans un hôtel 4 étoiles. Nous avions pris place à l’arrière de la Mercedes.

Le chauffeur roulait très prudemment. Les vitres embuées nous empêchaient de profiter de la vue du paysage luxuriant du nord de l’île. Depuis que nous avions quitté le bord, il avait commencé à pleuvoir ; malgré le léger gilet qu’elle avait passé sur son chemisier, Nathalie frissonnait.


— Tu as quelque chose de chaud dans ta mallette ?

— Penses-tu ! Qui m’aurait dit que j’allais rencontrer la pluie sur les Canaries ?... De toute façon, on repart demain ; s’il fait trop froid, j’irai m’acheter quelque chose de plus chaud dans une boutique.


Elle était assise sur ma gauche, à côté de moi. Je sentais la chaleur de sa hanche et de sa cuisse contre la mienne qu’elle avait recouverte avec mon imper.

Sur ses épaules, elle avait en effet passé un léger gilet fantaisie bleu marine qui ne devait pas apporter beaucoup de chaleur.


— Vous pouvez mettre un peu de chaleur, s’il vous plaît ?

— Claro ! Porque no ? me répondit le chauffeur en nous regardant dans le rétroviseur.


Je me tournai vers Nathalie et lui proposai :


— Si tu veux te réchauffer un peu, tu peux te blottir contre moi, tu sais...

— Tu crois ?... Ça ne te dérange pas ? Merci, avec plaisir. Je grelotte. Pourvu que je n’attrape pas la crève : ce serait le bouquet qu’en plus de pilote tu doives te transformer en garde-malade !

— Qui sait ? Possible que ça ne me déplaise pas ! répondis-je en souriant.


Nathalie s’était rapprochée de moi, avait remonté ses jambes sur la banquette sur sa gauche, les avait bien couvertes de mon imper, et sa tête avait trouvé refuge contre mon épaule.


— Attends, j’ai une meilleure idée ; mais ne te méprends pas sur mes intentions.


J’avais passé mon bras gauche autour de ses épaules et la serrais contre moi.


— Hum... pas désagréable du tout ! me répondit-elle en se lovant encore plus étroitement contre moi. Dans des bras tels que les tiens, une femme se sent rassurée, protégée...

— Je ne sais pas si ton mari serait de cet avis !

— Oh, lui, tu sais, depuis que notre fille est née, ce n’est plus le « tout feu, tout flamme » entre nous. On est devenu plus des frères que des amants.

— Il est aveugle ou quoi ?

— Je crois plutôt qu’avec ses long-courriers, il doit avoir trouvé son « sandwich » avec l’une des filles de sa « crew », car, lorsqu’il rentre à la maison, il n’est plus l’affamé des débuts ; et puis je le comprends : avec les jeunettes qu’il a à son bord... Certaines sont prêtes à tout pour grimper, dans tous les sens du mot. Alors tu comprendras qu’avec une « quadra » comme moi...

— Arrête tes conneries, Nathalie. Des « quadras » comme toi, il n’en court pas les rues. Tu es une femme très belle, et j’en connais plus d’un qui se damnerait pour toi.

— Merci ; tu es un amour... me répondit-elle en se serrant plus fort contre moi.


Il ne fallait surtout pas que notre conversation continue sur cette voie, car je commençais à sentir dans mon entrejambe quelque chose qui était en train de se réveiller.

Je ne voulais surtout pas qu’elle se méprenne sur mon attitude ; si j’avais eu vingt-cinq ans de moins, j’aurais tenté une approche, surtout que la femme était belle, désirable et attirante. Mais avec mon âge, faut pas rêver ! Je gardai le silence. De toute manière, nous arrivions à l’hôtel.


Le taxi s’était arrêté sous le dôme qui servait d’avant-toit devant l’entrée somptueuse de l’Hôtel Teide. Je réglai la course, mis la facture dans mon portefeuille et allai rejoindre ma chef de cabine.


Nathalie était sortie du véhicule et suivait le chasseur qui s’était chargé de nos trois mallettes jusqu’à la réception.

Quand je la rejoignis, j’appris que l’hôtel nous avait affecté deux chambres voisines au dix-huitième étage. L’ascenseur nous monta à destination à une vitesse record et chacun rejoignit sa chambre en se donnant rendez-vous à vingt heures au restaurant de l’hôtel pour le dîner.


J’ouvris ma valise, sortis des sous-vêtements propres, et rapidement tout nu, je passai sous la douche... une douche spa : quel bonheur ! L’eau chaude aspergeait par à-coups mes cervicales ; rapidement je me sentis fatigué, mais soulagé.


Je me mis à me remémorer la situation dans le taxi avec Nathalie ainsi que notre conversation ; une érection me prit.

Depuis longtemps, je n’avais pas ressenti mon sexe se réveiller de cette façon-là.

Oh, il n’est pas excessivement long : en pleine érection, il mesure dans les 17 centimètres de long, et à vue de nez, dans les 15 centimètres de circonférence. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas donné du plaisir à une femme...


Mes rapports sexuels de couple, pour des raisons de santé, étaient totalement inexistants, et cela depuis cinq longues années. Bien sûr, j’y pensais. J’avais envie d’une femme, j’avais envie de recevoir ses caresses comme de lui en prodiguer, mais je ne fonctionne pas comme un avion : je ne m’élance pas à toute vitesse sur la piste aussitôt que l’on pousse les manettes N1 à fond.


Il y a des paramètres dans mon cerveau ; il y a des conditions à respecter. Il faut que la femme me plaise aussi bien physiquement que psychiquement ; il faut qu’elle m’inspire de la tendresse, de la douceur et me fasse comprendre que je ne lui suis pas indifférent, que j’ai accès à sa sensualité, qu’elle ne ferme pas la porte... et cela, je ne l’avais pas encore ressenti jusque dans le taxi.


Est-ce que je n’étais pas en train de me méprendre sur l’attitude de Nathalie ? Est-ce que je ne me prenais pas à fantasmer sur cette compagne de travail ?

C’était une pente dangereuse !


La sonnerie de mon téléphone portable retentit dans la chambre. Je l’avais posé sur la table de chevet à côté du lit. Je sortis de la cabine de douche, tout ruisselant, m’enveloppai la taille dans une serviette de bain de l’hôtel et, le dos tout mouillé, j’allai prendre le portable.

L’écran indiquait « Nathalie ».

Je décrochai.


— Oui ? Nathalie...

— Je te dérange ?

— Non, je sortais justement de la douche.

— Tu as vu ? Il y a une porte communicante entre nos deux chambres.

— Non, je n’avais pas vu.

— La clé semble être de ton côté.

— Où veux-tu en venir, Nathalie ? On est en train de jouer avec le feu, là !

— J’aime jouer avec le feu...

— Nathalie !

— Oui Adam ?

— Nous avons vingt-cinq ans de différence. Je pourrais être ton père...

— Primo, tu n’es pas mon père ; secundo, notre différence d’âge, je m’en contrefiche ! Ouvre. J’ai quelque chose d’important à te dire.


J’allai vers la cloison qui séparait nos deux chambres. Une tenture masquait la porte de communication ; une clé était dans la serrure. Je la tournai. Nathalie poussa la porte, et elle apparut face à moi seulement revêtue d’un drap de bain qu’elle avait noué au-dessus de sa poitrine. Ses cheveux étaient défaits et coulaient sur ses épaules. Ses yeux brillaient.


Elle avança vers moi, les deux mains en avant et me poussa à l’intérieur de ma chambre.

Ses bras se nouèrent sur ma nuque et sa bouche vint se coller à la mienne.

Ses lèvres étaient douces et chaudes. Elles avaient encore la senteur du rouge à lèvres qu’elle devait sans doute utiliser pour les peindre et qu’elle avait enlevé avant de prendre sa douche.

Nos bouches s’entrouvrirent pour laisser passer nos langues qui commencèrent leur danse savante et sensuelle.

Sous la serviette de bain, mon sexe se dressa. Nathalie dut s’en apercevoir puisqu’en m’embrassant, elle avait plaqué son corps tout contre le mien.

Mes mains lui caressaient le dos. Elle le creusait sous mes caresses en incrustant encore plus son ventre dans le mien.

Elle passa ses mains entre nous pour défaire le nœud qui maintenait ma serviette éponge sur ma taille ; elle tomba sur la moquette. Elle se dégagea de mon étreinte et se laissa glisser vers le sol jusqu’à avoir ma verge à la hauteur de son visage.


Elle la prit avec la main et...


— Tu es juif ?

— Non. Pourquoi cette question ?

— Parce que ton sexe n’a pas de prépuce.

— J’ai été opéré d’un phimosis étant gosse ; pourquoi, ça te gêne ?

— Absolument pas ; c’est la première fois que je vois un sexe circoncis, voilà tout. Ce n’est pas commun.


Sur ces mots, elle tira sur la peau pour bien faire ressortir le gland qui déjà laissait perler une goutte de ma liqueur de désir. Elle la lécha puis engloutit ce gland qui avait enflé et était devenu presque violet sous l’action de l’excitation.

Je sentais sa langue s’enrouler autour de la couronne, suivre le sillon du frein tout en aspirant. Je n’en croyais pas mes sens, je n’en croyais pas mes yeux !

Allez, je devais être en train de rêver et j’allais me réveiller comme à l’accoutumée dans mon lit trop grand pour moi tout seul.


Lorsqu’elle s’était accroupie, le drap de bain qui ceignait sa poitrine s’était dénoué et gisait à ses pieds. Je voyais pour la première fois ses seins fermes et droits, en forme de demi-melons aux mamelons granulés, terminés par des tétons érigés comme deux tétines pour bébé ; des tétines que je voulais sucer, caresser, téter, les sentir durcir dans ma bouche, sous ma langue...

Nathalie continuait à me sucer, à m’emmener dans un voyage pour lequel je n’allais pas tarder à décoller.

Il y avait trop longtemps que l’on ne m’avait pas fait l’amour : je n’allais pas pouvoir résister longtemps.


— Je ne vais pas pouvoir résister longtemps, Nathalie...

— J’y compte bien ! Je t’interdis de me résister. Laisse-toi aller. Viens. Je te veux. Je veux te goûter.


D’une main, elle se tenait à ma cuisse et de l’autre, elle me caressait les bourses.

Elle engloutit ma verge à moitié.

Sa bouche était chaude et accueillante. Sa langue continuait à s’amuser avec mon gland. J’avais l’impression de voguer sur un petit nuage rose. (Tiens ! Pourquoi rose ? Ça ne fait rien, je n’efface pas.) Je sentais un bien-être indéfinissable monter du périnée vers mon sexe.


Nathalie s’en rendit sûrement compte, car elle engloutit totalement ma verge au fond de sa bouche, les 17 centimètres de mon membre qui s’était durci à en exploser, comme si elle voulait totalement l’avaler.


À présent, elle avait posé ses deux mains sur mes fesses et les attitrait à elle. Ses lèvres touchaient les poils de mon pubis. Elle leva ses yeux vers moi ; ils me disaient « Allez, viens... Je veux te boire ! »


Mon corps entier vibrait. J’étais comme un avion faisant son point fixe... Puis la pression se fit trop forte. Je ne retenais plus rien. Je lâchai tout... Un voile noir obscurcit ma vue l’espace d’une seconde ou deux. Je sentais mon sexe vibrer sous le plaisir intense, inexplicable, car trop en dessous de la réalité de l’éjaculation.


Un jet intense me fit vibrer en entier. Puis un deuxième que j’ai apprécié plus que le premier, car moins violent et plus doux, puis enfin le troisième laissant une sensation de plaisir en decrescendo... comme une symphonie de Wagner qui, après sa violence, retombe dans les vagues mélodiques.


Nathalie avait fermé les yeux et je voyais ses mouvements de déglutition sur les muscles de son cou. Elle continuait à aspirer, à m’aspirer, à soutirer toute l’essence de ma jouissance.

Elle était la déesse de la fellation ! Sa langue continuait à me caresser le gland, à se promener tout autour et essayer de s’introduire dans le méat afin de m’exciter... Mais la Nature étant ainsi faite, elle se rendit compte que ce sucre d’orge était en train de rendre les armes.

Elle le garda en bouche encore un instant, et lorsqu’elle le laissa enfin ; il n’était plus que l’ombre de lui-même. D’un macaroni, il était devenu un vermicelle.

Je la relevai et la serrai contre moi dans un tendre baiser passionné. Je l’attirai sur le lit.


— Attends, chéri... j’enlève le couvre-lit afin de ne pas le tacher.


Réaction typique d’une femme au foyer, qui pense à tout, même à ne pas tacher le couvre-lit pendant l’amour.

Nous nous allongeâmes tout nus sur le lit, côte à côte. Elle vint se blottir dans mes bras, la tête sur ma poitrine, une cuisse par-dessus la mienne, la main gauche posée sur mon sexe comme une coquille cherchant à le protéger.


— Merci, chéri ; il y a longtemps que j’en avais envie. C’était bon ! J’aime ta saveur.


J’en tombai des nues ! Elle avait envie de me sucer depuis longtemps ? Est-ce que j’avais bien entendu, ou est-ce que le super orgasme que je venais de vivre me jouait des tours acoustiques ?


— Comment dis-tu ?... Il y a longtemps que tu en avais envie ? Envie de quoi ? De me faire une fellation ?

— De tout ! Je vais te dire une chose, mais, s’il te plaît, ne m’interromps pas, ne me rejette pas. Tu me promets ?

— Promis. Je t’écoute.

— Quand je suis entrée à la compagnie, j’ai fait mon premier vol avec Henri sur le King Air, puis un jour j’étais dans le bureau de Sophie quand je t’ai aperçu pour la première fois. Tu rentrais de ton stage d’agrément sur Falcon à Mérignac. Tu m’as plu tout de suite : ta stature, ton visage, ta façon de parler, de nous regarder Sophie et moi. J’ai posé des questions à ton sujet, et Sophie m’a expliqué que tu es un ancien commandant de bord en retraite de LH, que tu habites à Saint-Etienne, que tu n’es pas marié, mais que tu vis en couple, que ta compagne est atteinte d’une grave maladie inguérissable... et que tu ne l’avais pas abandonnée. Je lui ai demandé si tu avais une PNC d’attitrée ; elle me répondit que non. Alors je lui ai demandé de m’affecter avec toi sur un vol. Tu te souviens ? Il y a deux ans de cela ; c’était le vol pour Varsovie... tu t’en souviens ? J’ai aimé ta façon de piloter « en bon père de famille », en chauffeur d’autobus... et aussi ta façon d’être avec moi : poli, prévenant, pas macho pour un seul sou, toujours prêt à rendre service.

— Et alors ?

— Alors j’ai demandé à Sophie de m’affecter avec toi en « attitrée ». Je t’avoue qu’elle a tiqué quand je lui ai demandé cela ; elle m’a même demandé s’il y avait quelque chose entre toi et moi. Je lui ai dit que non. Elle a souri et m’a même dit « Telle que je te vois partie, toi, d’ici quelque temps, tu vas le mettre dans ton lit... Je me trompe ? »

— Et que lui as-tu répondu ?

— Que je ne savais pas encore. Que si nous couchions ensemble, ce ne serait sûrement pas une vulgaire partie de jambes en l’air, mais quelque chose de plus beau, de plus romantique, car tu me plais et que je suis amoureuse de toi.

— Mais enfin, Nathalie, réfléchis un peu ! Nous avons vingt-trois ans de différence d’âge. Même si avec ton mari, il n’y a plus grand-chose, il viendra sûrement un jour où tu rencontreras quelqu’un plus proche de ton âge et que tu aimeras, car avec moi tu n’as aucun avenir. Jamais je n’abandonnerai ma compagne.

— Tais-toi, s’il te plaît ! Je ne te demande rien. Je n’exige rien. Je sais très bien que jamais tu n’abandonneras ta compagne, et c’est ce que j’aime en toi. Laisse-moi seulement t’aimer et pouvoir prendre ce que tu voudras bien me donner, te donner la tendresse et l’amour auxquels tu as droit, l’amour que « ta femme » ne peut plus te donner. Ce n’est pas parce que tu as vingt-trois ans de plus que moi que tu n’as pas droit à l’amour, à une vie sexuelle ; nous en avons besoin tous les deux, mon chéri... Alors, laisse-toi aimer, prends les instants de bonheur que nous pourrons nous donner lors de nos voyages et, s’il te plaît, ne me parle plus jamais de notre différence d’âge.


Après cette diatribe, que répondre ? Nathalie était amoureuse de moi, et c’était justement le genre de femme qui me plaisait de par son physique comme de par sa façon d’être.

Je savais que cela allait me compliquer la vie ; mais je n’ai jamais aimé les choses faciles, n’est-ce pas ? Vivons donc ces instants présents que la destinée de la vie me donnait en cadeau ; et la suite, eh bien on verra !


Je me tournai vers Nathalie et baisai ses lèvres qui s’ouvrirent instantanément pour laisser passer ma langue. Ma poitrine écrasait ses seins.

Mes lèvres allèrent se promener dans son cou, derrière ses oreilles. Je la sentais frémir. Je descendis un peu plus bas jusqu’à pouvoir prendre un de ses tétons entre mes lèvres ; il était dur et ferme. J’avais envie de le mordre. Je me contentai de le mordiller pour l’exciter encore plus. Je jouais avec lui de ma langue.

Je le suçais, l’aspirais pendant que de l’autre main j’emprisonnais l’autre sein et le caressais.


J’inversai mon action. J’abandonnai le sein droit pour m’occuper du gauche. Le téton dans la bouche, je roulais l’autre entre mon pouce et mon index. J’entendais la respiration de Nathalie de plus en plus forte et rapide.

Elle aimait ce que je lui faisais. Elle aimait mes caresses.

Tout en me régalant des tétons de ma belle, j’allais de ma main droite en exploration puisqu’à part son visage et ses seins, je n’avais encore rien vu de son intimité.

Ma main exploratrice arriva au-dessus de son sexe qui était glabre comme celui d’une petite fille impubère.

Mon doigt trouva la fente entre les grandes lèvres toutes trempées par le désir et le plaisir.

Je descendis ma tête au niveau de son pubis. Elle ouvrit les jambes en équerre et je vis... son abricot aux grandes lèvres entrouvertes laissant apparaître le rose des nymphes.


De mes deux mains passées par dessous ses cuisses, j’ouvris son sexe et j’aperçus les deux merveilles de ma belle : l’entrée de sa vulve toute baignée de son envie et son clitoris voulant sortir de son capuchon.

Il était tout rose, brillant comme une groseille gavée de rayons du soleil. J’approchai ma bouche de cette petite baie si impatiente et y déposai un baiser. Nathalie sursauta. J’essayai de le gober pendant que ma langue le caressait de bas en haut et de gauche à droite.


Nathalie respirait de plus en plus fort, de plus en plus rapidement. Ses mains avaient lâché ses cuisses pour se poser sur ma nuque afin de me tenir le visage tout contre son fruit d’amour.

D’un seul coup, elle me lâcha pour attraper les draps de lit à pleines poignées. Elle se cambra, arquant son corps comme un pont et elle poussa un cri qu’elle essaya d’étouffer en plaquant sa bouche contre l’oreiller.

Elle jouissait.


Je continuai ma dégustation, car je la trouvais succulente. Nathalie lâcha un peu de sa liqueur d’amour qui vint tremper ma moustache ainsi que ma barbe ; elle avait un goût salé comme l’eau d’une huître fraîchement ouverte, une odeur de champignon fraîchement cueilli dans la mousse de la forêt. Je continuai ma gourmandise en faisant entrer mon index dans son vagin totalement inondé de sa liqueur d’amour.

Je sentais sur la pulpe de mon doigt les parois plissées de la gaine qui allait me recevoir d’ici quelques instants. Lorsque j’appuyai sur la partie haute, Nathalie cria.


— Chéri... Mon amour ! Je meurs... Viens, prends-moi ! Je veux te sentir en moi, viens. »

— Tu veux venir sur moi ? lui demandai-je.

— Non, je veux te sentir... Je veux que ce soit toi qui me prennes.


Je me positionnai à genoux face à ma compagne, entre ses cuisses. Nathalie s’était arc-boutée, s’appuyant sur ses jambes écartées, positionnant ainsi l’entrée de sa vulve au niveau de ma verge qui avait repris toute sa vigueur.

J’approchai mon gland à l’entrée de sa vulve, et d’un mouvement du bassin, Nathalie vint au-devant de moi, se pénétrant elle-même avec mon sexe érigé comme une épée.

C’était chaud, accueillant et bon. Je poussai un peu en avant mon bassin pour la pénétrer un peu plus encore.


— Attends, chéri... Laisse ma foufounette s’habituer à ton sexe. Tu es monté assez fort, tu sais, et je n’en ai pas l’habitude...


En effet, le vagin de ma partenaire m’enserrait comme un gant. On aurait dit qu’il avait été taillé sur mesure pour moi, pour enserrer ma verge qui sentait ce vagin l’habiller comme une gaine. Il fallait lui laisser le temps de s’adapter.


Laissant passer un instant, je me retirai un peu.


— Non ! Ne t’en va pas ! J’aime ton sexe comme il me remplit. Vas-y, continue doucement jusqu’au fond...


Je poussai délicatement jusqu’à sentir au fond quelque chose contre laquelle butait mon gland. Mon pubis était tout contre les grandes lèvres. Contractant un peu mon périnée, je sentis mon sexe se raidir encore plus dans ce vagin qui mouillait de plus en plus.

Je glissais à présent plus aisément en lui. Nathalie avait les yeux grands ouverts, les pupilles dilatées comme deux soucoupes.


— Viens tout contre moi... Je veux te sentir, sentir ta peau, ta chaleur, ta poitrine contre mes seins.


Je m’allongeai de tout mon long sur elle tout en gardant ma verge au fond de son vagin. Elle avait relevé son bassin et encerclé ma taille de ses jambes.

Nos lèvres s’unirent dans un torride baiser par lequel nous échangeâmes, j’ai l’impression, des litres de salive. Nathalie commençait à onduler du bassin sous moi. Je continuais mes lents mouvements de navette en avant jusqu’à buter contre cette chose que je soupçonnais être le col de son utérus, puis je reculais en prenant bien soin de ne pas laisser sortir mon gland de son gant si chaud et visqueux.


Je sentais mon sexe devenir de plus en plus dur et sensible.

Nathalie aussi, certainement car elle accélérait son mouvement...


— Continue. Surtout, ne t’arrête pas ! Vas-y, mon chéri, viens bien au fond de moi. Je te sens... J’aime ta bite qui me remplit. Je vais venir...

— Alors viens, trésor ! Je crois que je vais venir avec toi.


J’accélérai mes mouvements de va-et-vient avec le plus d’ampleur possible, le plus de profondeur. Mon pubis frappait avec force l’abricot de Nathalie jusqu’au moment où je sentis cette vague me submerger, monter le long de mon entrejambe sous mes bourses, en même temps que les bras de ma compagne m’enserraient très fort contre elle... elle poussa un cri.


— Ouiiiii !... Moi aussi je viens ! Donne-moi tout, mon amour ; vas-y, donne-moi toute ta force... Ouiiiii ! Mon Dieu, comme je t’aime, toi...


Pour la deuxième fois en l’espace d’une heure et demie, je déversais en longs jets – enfin, c’est ce que je ressentais – ma semence dans cette femme qui, cinq heures plus tôt, n’était que ma camarade de travail.


Nathalie me souriait tout en me retenant prisonnier en elle de ses jambes croisées derrière mes fesses. Son regard était celui d’une femme rassasiée, d’une femme heureuse... une femme comblée sexuellement.

Elle se hissa sur les coudes pour poser ses lèvres sur les miennes.


— Merci, Adam... Merci, mon chéri, pour ces instants.

— Merci pour quoi, Nath ? Ces instants ont été pour moi aussi... Oufffff ! Je ne sais pas comment l’exprimer. Il y avait si longtemps... Je croyais que tout cela appartenait au passé. Tu as réveillé Lazare que je croyais mort de vieillesse.

— Non, rassure-toi : ton Lazare n’est pas mort ; il y a beaucoup d’hommes plus jeunes que toi qui t’envieraient, s’ils savaient.

— Alors tu es la « réssuciteuse de Lazare », ma puce ! lui répondis-je en riant.


Ma verge avait déclaré forfait après ces dernières prouesses et était retournée à son attitude habituelle, celle de vermicelle.

Elle s’était échappée de ce vagin si accueillant et je m’étais allongé sur le dos, essayant de reprendre mes esprits comme mes forces. Nathalie vint se placer au niveau de mon ventre, et avant de prendre ma verge dans sa bouche, elle m’avertit :


— Ne prends pas peur, mon amour ; je ne vais pas te faire des misères : je vais seulement la nettoyer avant de passer dans la salle de bain, car j’ai l’impression que ton sperme ne va pas tarder à sortir de mon ventre.


Nathalie avait englouti mon sexe entièrement dans sa bouche. Elle l’aspirait afin d’extraire tout le reliquat qui se trouvait encore dans le méat.

Ses joues accusaient un creux de chaque côté. Elle avait fermé les yeux et continuait ce qu’elle appelait son « nettoyage ».

Elle titillait de sa langue le sillon du frein et la couronne du gland. À ma grande surprise, je sentis ma verge reprendre un peu de sa consistance ! Elle se retira, prit mon sexe dans le creux de sa main comme pour le soupeser, puis me dit d’un air coquin :


— Tu viens avec moi sous la douche avant que ce coquin ne se réveille ?


Nous étions tous deux dans la cabine de douche qui, la porte fermée, se révéla être on ne peut plus exiguë. L’eau nous coulait sur le corps. Nathalie me faisait face ; elle me savonnait les épaules et le torse pendant que moi, joignant l’utile à l’agréable, les mains pleines de gel douche, je lui massais les seins en insistant sur les mamelons et les tétons qui, sous mes doigts, devenaient de plus en plus durs.


Je recommençais à bander ; Nathalie s’en aperçut. Elle prit ma verge dans sa main savonneuse et la plaça entre ses cuisses. Elle dut même se hausser sur la pointe des orteils pour pouvoir la placer là où elle le voulait : contre son sexe. Son regard amoureux en disait long sur les espoirs de sa tentative. Elle commença une langoureuse danse du bassin, mais mon sexe ne voulait plus danser : il avait eu sa dose ! Mais quand on pense à sa mise en retraite forcée durant cinq années, je m’étonnais moi-même de ses performances : coup sur coup, deux fois de suite en l’espace de deux heures.

À 68 ans, la fougue de la jeunesse n’était plus qu’un souvenir, mais la qualité avait remplacé la quantité.


Nathalie se retourna, plaquant ses fesses contre mon dard qui commençait à perdre de sa rigidité. Je l’entourai de mes bras et la plaquai contre moi. Le savon la rendait glissante ; c’était agréable. Mes mains repartirent à la recherche de ses seins. Je les caressai délicatement, alternant de rapides pressions sur les tétons et les aréoles.


J’étais bien ! Elle posa ses mains contre le plexi de la cabine et se pencha en avant, m’offrant ses fesses à la vue. Elles étaient belles, ses fesses : ni trop grosses ni trop maigres, juste comme je les aime ; une invitation sans paroles. Ma main partit en exploration. Mon doigt passa entre ses lèvres et je reconnus l’entrée de son vagin.


— N’y mets pas le doigt, il est plein de gel douche ; et avec ces produits chimiques, je ne veux pas attraper une infection vaginale.


Je n’insistai pas et fis faire à mon doigt une promenade en remontant sur le sillon de la raie des fesses. Il rencontra la rose du bonheur, la fleur secrète, toute petite et plissée. Je ne la voyais pas, mais je la sentais sous mon doigt. L’eau ruisselait sur son dos, coulait comme un ruisseau, trouvant son chemin dans la raie de ses fesses comme à l’intérieur d’un canyon fabuleux pour terminer en cascade au niveau du sexe.


Je m’agenouillai. Je m’aidai de mes mains pour écarter ces deux globes qui me cachaient tant de belles choses, et je le vis... ce petit trou de couleur beige, de la même couleur que les aréoles des seins, tout plissé dont les replis allaient se perdre à l’intérieur.


Pas un seul poil... Une vue sublime ! Je m’étais rincé les doigts et commençai à caresser cette vulve qui s’offrait à moi, cet anus tout timide et arrogant à la fois. Il m’excitait à un point... Ma bouche partit à sa rencontre.


Ma langue en fit le tour et goûta chaque repli. Cet endroit sentait bon le gel douche.


— Arrête, sinon je ne réponds plus de moi ! m’avertit Nathalie. Tu es fatigué ; il faut que tu reprennes des forces, et nous avons toute la nuit devant nous.

— J’adore ton petit cul, Nath...

— Celui-là est vierge : il n’a jamais servi pour autre chose que ce dont la Nature lui a destiné pour mission.

— Même pas avec Gérard ? (L’époux de Nathalie se nomme Gérard).

— Tu plaisantes ! Lui, c’était le missionnaire, un cunni de temps en temps, et quand il avait envie... une levrette. Alors, lui proposer une sodomie, cela aurait été l’impensable. Et toi, chéri, tu as déjà pratiqué la sodomie ? Que je suis bête : bien sûr, voyons.

— Oui, cela m’est arrivé avec ma compagne avant que sa maladie ne lui interdise tout rapport sexuel.

— Tu n’as plus rien, absolument plus rien avec ta compagne ? Même pas une prise en bouche ?

— Le calme plat. Je me refuse de m’en servir comme vide-couilles. Excuse-moi l’expression ; je suis désolé.

— Ne t’excuse pas ; je te comprends bien. Pour en revenir à la sodomie, chéri, cela doit être douloureux la première fois, surtout avec toi qui es monté assez gros.

— C’est une question de préparation et de mise en situation. Je ne vais pas me coucher avec l’intention de pratiquer une sodomie : ça arrive dans le feu de l’action, dans la chaleur de la tendresse et de la sensualité. Maintenant, ce n’est pas une obligation.

— Je crois si tu m’aides que je vais la tenter avec toi, car je sais que tu es tendre et prévenant, que tu feras ton possible pour ne pas me faire mal ; mais auparavant, je passerai dans une pharmacie pour acheter de quoi me faire propre à l’intérieur et du lubrifiant. Tu te rends compte, s’il y avait un accident ? Je ne saurais plus où me mettre, tellement j’aurais honte...

— Ne t’inquiète pas, chérie : on prendra nos dispositions le moment venu. Pour le moment, j’en connais une qui est impatiente d’entrer en toi par-derrière...

— Alors viens ! me répondit-elle en cambrant ses fesses en arrière et en écartant les jambes pour que je puisse m’introduire en elle en levrette.


Je dus fléchir mes genoux pour pouvoir positionner ma verge à l’entrée de son vagin. Je poussai. Le gland entra dans ce couloir de bonheur, tout chaud et lubrifié à souhait. Je poussai à fond jusqu’à ce que mon pubis arrive à la rencontre de ses fesses.

Elle poussa un petit cri... qui était plus une exclamation de l’inattendu que de douleur. Je commençai à aller et venir en elle. De ses fesses, elle accompagnait mes mouvements, venant au-devant de moi, se synchronisant comme dans une symphonie céleste.

Je me tenais à ses hanches, lui donnant des coups de boutoir de plus en plus forts, car je réalisai que sa respiration commençait à devenir plus rapide, plus forte...


— Continue, mon chéri... Surtout, ne t’arrête pas... Je suis en train de décoller ; mets les gaz !


J’accélérai mes mouvements. Mon ventre butait contre ses fesses en provoquant des claquements. Nathalie râlait...


— Ouiiiii !... Je viens... Ouiiiii ! Je t’aime, je suis au paradis...


Je continuais mes mouvements, mais ne ressentais absolument rien qui puisse m’annoncer une éjaculation de ma part.

Par contre, Nathalie avait joui : j’avais ressenti sur mon sexe et sur le haut de ma cuisse un liquide chaud, visqueux... Je sortis du vagin de ma compagne, ma verge perdant sa consistance, me faisant sentir qu’elle n’en pouvait plus : elle n’était plus habituée à cette gymnastique, à ce traitement. Nathalie se redressa et se retourna. Elle noua ses deux bras autour de ma nuque, pressa sa poitrine contre la mienne et déposa un baiser sage sur ma bouche.


— Toi, alors... Tu es un phénomène : tu m’as fait décoller trois fois ce soir ! Par contre, toi, tu n’as pas fini. Je vais te finir avec la bouche, ou tu préfères que je le fasse avec ma main ?

— Ni l’un ni l’autre, chérie : Miss est fatiguée. Elle n’est plus habituée...

— Et tu n’éprouves aucune frustration de ne pas avoir joui ?

— Non. Seulement du bonheur que toi, tu aies pu le faire.


Nathalie s’accroupit, se saisit de mon sexe et déposa un baiser plein de douceur sur le gland, juste sur la pointe, là où s’ouvre le méat.


— Je t’aime, toi !


À qui s’adressait-elle ? À ma verge, ou à son propriétaire ?



*************


Après être sortie de la douche, Nathalie était retournée dans sa chambre pour s’habiller. Nous devions aller dîner. Elle avait laissé la porte communicante entre les deux chambres, ouverte. J’en profitai pour passer un polo bleu marine et un pantalon de toile grise.

Je pris mon portefeuille et je passai dans la chambre de ma compagne.

Elle avait passé une jupe de toile blanche, fendue à l’arrière, assez étroite, lui moulant les hanches comme une gaine ; c’était une femme qui savait s’habiller, qui savait comment mettre en valeur sa beauté naturelle.

Elle se tenait devant le miroir, en train de se passer du fond de teint sous les yeux afin de cacher les cernes que notre équipée amoureuse lui avait laissés. Elle avait peint ses lèvres d’un rouge gloss de couleur cerise. Ses beaux cheveux tombaient librement sur ses épaules. Elle n’avait pas encore passé de chemisier ; elle était torse nu, les seins libres de toute entrave. Elle me vit arriver dans le reflet du miroir.


— Juste une minute, mon cœur, j’arrive.

— Prends ton temps, on n’est pas pressés...


Nathalie s’est levée de son siège, s’est retournée face à moi, et un sourire « mort subite » aux lèvres, elle me demanda :


— Je vous plais ainsi, mon Commandant ?

— Trop ! Tu as de la chance...

— De la chance ? Pourquoi ?

— Que la machine ait besoin de repos, car...



Elle éclata de rire. Elle se dirigea vers sa mallette pour en sortir un chemisier noir qu’elle passa à même la peau, sans soutien-gorge ni brassière.

Ouf ! Elle me laissait totalement subjugué. Cette femme savait s’habiller. Son regard, son corps, ses gestes faisaient un tout, transpirant la sensualité et l’érotisme.

Elle chaussa des escarpins blancs à hauts talons et s’approcha de moi en tournoyant comme un mannequin de haute couture. Remarquant mon regard, elle me demanda :


— Tu as un problème, mon chéri ?

— Non : c’est toi qui vas avoir un problème si on reste seulement ici une minute de plus !

— Chic, alors ! Méfie-toi que je risque de te le rappeler un de ces jours... Allez viens, on se sauve.


Depuis que nous étions arrivés à l’hôtel, la pluie avait cessé. Puerto de la Cruz étant situé au niveau de la mer, depuis l’aéroport nous étions descendus de 633 mètres.

Non seulement il ne pleuvait plus, mais la température affichait 22° alors qu’à 18 heures, à San Cristóbal de la Laguna où est implanté l’aéroport Nord, le thermomètre affichait 14°. Cette différence se faisait sentir ; je fus surpris de constater une température si douce, surtout que je n’avais sur le dos qu’un polo d’été.


Nathalie s’est arrêtée dans l’une des boutiques situées dans le hall de réception du gigantesque hôtel touristique afin d’acheter un gilet un peu plus chaud que celui qu’elle avait, fixant son choix sur un petit vêtement en laine angora qui d’ailleurs lui allait à merveille. Ensuite, nous nous sommes promenés, bras dessus bras dessous comme un vieux couple sur l’Avenida de Colon, une allée bordée de toutes sortes de boutiques sur la gauche et d’une rangée de palmiers longeant le muret qui surplombe la grève de rochers où venaient se briser les vagues.


De temps en temps, elle se rapprochait de moi, collant sa cuisse à la mienne, s’obligeant à ne pas marcher au pas. C’était marrant. Elle riait comme une gamine toutes les fois qu’elle se trompait.

Le temps passait à vitesse grand « V ». Vers les 22 heures 30, on entra dans un petit restaurant-bodega construit dans un décor de grotte artificielle. Dehors sur le trottoir bondé de touristes, un groupe de mariachi nous poussait la sempiternelle « Coucouroucoucou Paloma ». À croire que leur répertoire ne se limitait qu’à cette chanson. Un serveur habillé de blanc avec une écharpe rouge autour de la taille nous guida vers une table pour deux au fond de la grotte. Avait-il compris que nous voulions être seuls ? Sur la table trônait un pichet de sangria sur lequel la buée s’écoulait en grosses gouttes de condensation.


Nathalie était assise en face de moi. Elle avait croisé ses mains sous le menton. Elle me regardait. Ses lèvres me souriaient. Elle rayonnait le bonheur. Quant à moi, je ne savais pas quelle attitude adopter.

Je m’imaginais que les gens nous regardaient, nous fixaient, nous jugeaient. Je ne pouvais décemment pas me comporter comme un collégien à son premier rendez-vous : j’avais 68 ans, et la ravissante jeune femme en face de moi, celle qui depuis quelques heures s’était donnée à moi, avait 43 ans.


Autour de nous, on parlait allemand, néerlandais, anglais, et même suédois. On aurait dit que nous étions les seuls Français dans ce restaurant... Il est vrai que certains Français, de par leurs comportements, ont tout fait pour se faire détester. Dans les îles Canaries – et plus particulièrement à Tenerife – il vaut mieux être Allemand ou Suédois que Français ou Anglais, qui ont eux aussi une réputation quelque peu sulfureuse... mais méritée.


Je commandai une « vieja con papas arrugadas et mojo Picon », poisson-perroquet du littoral fraîchement pêché et cuit au court-bouillon, accompagné de pommes de terre en robe des champs en croûte de sel, cuites à l’eau de mer, spécialité des îles Canaries, et le tout agrémenté d’une sauce piquante au cumin, coriandre et piments rouges.

Pour celui qui aime, un délice que l’on ne trouve nulle part en dehors de l’archipel.

Nathalie avait choisi une salade variée aux avocats et des sépions farcis à la plancha (petites sèches farcies). Nous arrosâmes tout cela avec de l’eau gazeuse, car moi, je ne buvais pas d’alcool et ma compagne avait préféré prendre elle aussi de l’eau, sans doute pour faire comme moi.


Durant le repas, un Hindou coiffé du turban des Sikhs était passé entre les tables pour y déposer une belle rose baccara, et lorsqu’ il eut terminé sa distribution, il fit le tour des tables en sens inverse pour encaisser ses 10 €. Lorsqu’ il arriva à la hauteur de la nôtre, Nathalie posa sa main toute fraîche et menue sur la mienne :


— Ne fais pas de frais, chéri : c’est du vol ! Dix euros pour une fleur qu’il achète 50 centimes pièce en gros... Il prend vraiment les touristes pour des vaches à lait !

— S’il n’y avait que lui ! De quoi veux-tu qu’ils vivent, sans les touristes ? Alors ils en profitent : ce n’est pas leurs plantations de tomates, de bananes et d’orchidées qui les feraient vivre. De toute manière, j’ai envie de t’offrir cette fleur, ma puce.

— T’es un amour... Te quiero, Amor !


Je filai un billet de 10 € au vendeur qui me remercia en oscillant du buste en avant comme un Juif en train de prier devant le mur des Lamentations et en joignant les mains.

Nathalie huma profondément la rose, la baisa, et après l’avoir raccourcie, la cala dans ses cheveux, du côté gauche ; comme le font les Vahinés à Tahiti, pour annoncer que « cœur pris ».


Dans le restaurant, un duo de musiciens faisait danser ceux qui en avaient envie. L’un, au clavier, chantait assez bien ; et le jeune, aux percussions, devait être son fils, car ils se ressemblaient beaucoup.

Des tubes sud-américains, des boléros et rumbas nostalgiques appelaient à la danse. J’invitai Nathalie à danser.

Nous étions sur la petite piste à essayer de nous mouvoir au rythme de la musique. La piste était pleine ; on faisait du sur-place.

Nathalie se collait à moi, les deux bras passés autour de ma nuque et la tête collée à la mienne. Mes mains reposaient sur son dos ; l’une, même, reposait sur le bas de son dos, juste au renflement de son fessier.

On essayait tant bien que mal de nous bouger au tempo de la mélodie. Nos ventres se frottaient, et Nathalie en profitait pour incruster le sien étroitement au mien. Les effets de ce traitement ne se firent pas attendre, et ma compagne me souffla à l’oreille :


— Hum... C’est bon ce que je sens, là, tout contre mon ventre...


Je bandais, et bien entendu elle le sentait.

Nous terminâmes la danse, je payai notre facture et nous quittâmes le restaurant. Nathalie avait passé son bras sous le mien et marchait en frottant sa hanche contre la mienne. Le chemin pour arriver à l’hôtel nous parut long... très long ! Enfin on arrivait. L’ascenseur nous avala et nous projeta vitesse grand V au dix-huitième étage. Nathalie introduisit sa carte dans la serrure électronique et on entra.

Sitôt à l’intérieur, mon hôtesse de l’air très particulière vint se blottir contre moi pour m’entraîner dans un baiser des plus tendres et violents à la fois. Tout en l’embrassant, je passai ma main dans son dos, sous son chemisier.

Sa langue s’enroulait autour de la mienne dans une sarabande mimant une danse païenne.


— Déshabille-moi... réussit-elle à me dire en reprenant son souffle.


Elle s’était reculée, séparant son corps du mien. Ses mains s’affairaient sur ma ceinture. J’enlevai son dernier bouton. Elle leva les bras au ciel pour me faciliter la tâche. Je jetai son chemisier sur le lit et m’attaquai à sa jupe taille basse fermée derrière, dans son dos, par une fermeture à glissière. Elle entama avec son bassin une sorte de danse polynésienne afin de faciliter la descente de sa jupe qui tomba à ses pieds sur la moquette.


Dessous, elle ne portait rien, pas même une culotte ou un string. Elle était là devant moi, toute nue.

Pour vêtement, elle n’avait que ses escarpins aux hauts talons qui faisaient de ses jambes une œuvre d’art des plus érotiques... du moins, pour mon goût personnel. Jamais je n’avais vu ni possédé un si joli corps.

Pas un seul bourrelet de cellulite malgré ses 43 ans, un grain fin de peau qui se transformait sous le passage de mes doigts.

Le dos partagé par le léger sillon de sa colonne vertébrale venait mourir sur le haut de ses fesses rondes, fermes, d’une forme parfaite. Comment un homme normalement constitué, sain de corps et d’esprit, pouvait-il rester insensible devant une telle femme ? Moi, je n’étais pas insensible, et Nathalie s’en était rendu compte en descendant mon pantalon et mon caleçon qu’en deux mouvements des jambes je me libérai.


Elle m’attira vers son lit où elle s’assit, me laissant debout devant elle. D’une main, elle se saisit de ma verge comme si elle voulait cueillir son fruit préféré. Elle approcha ses lèvres et déposa un baiser sur le gland qui était devenu dur et brillant. Elle la souleva pour la plaquer contre mon ventre, et de l’autre main elle emprisonna mes bourses. Sa bouche descendit encore, et d’un mouvement délicat de la langue elle lapa le corps de mon sexe de tout son long.


Ses lèvres emprisonnèrent un testicule qu’elles aspirèrent délicatement jusqu’à le faire disparaître entièrement dans sa bouche.

Mes mains se retrouvèrent sur sa tête, dans ses cheveux que je caressai tendrement. Elle libéra ma glande de reproduction pour s’occuper de l’autre à laquelle elle réserva le même traitement. C’était sublime !


Cette femme était la déesse de l’amour avec un grand « A » majuscule, la déesse de la sensualité... Elle devait être la réincarnation de l’une de ces déesses tentatrices qui, dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, tentèrent de retenir Hercule dans leur île lors de son grand voyage de retour.


Je ne me rendais pas compte de mon ridicule dans cette position, debout en chaussettes devant cette beauté qui me choyait, qui me goûtait tout en prenant son temps ! Elle s’amusait à présent avec mon gland qui frémissait à chaque contact avec sa langue.


Sur l’orifice du méat, une goutte apparut ; la langue de ma déesse s’en empara et la fit disparaître avant d’aller s’attarder sur le frein, sur la couronne... Je n’en pouvais plus ! Il fallait qu’elle prenne ma verge dans sa bouche, qu’elle la suce...


Était-elle extralucide ? Lisait-elle dans mes pensées ? Il faut croire que c’était le cas, car je n’avais pas fini de définir mentalement mon, mes envies que mon gland disparût dans cette bouche chaude, emprisonné par ces lèvres si douces. Elle me regardait tout en enfonçant ma verge plus profondément dans sa bouche. Je sentais sa langue jouer avec mon gland, le masser. Son regard traduisait toute sa sensualité, toute son envie de goûter aux plaisirs qu’elle avait imaginés dans ses fantasmes et qu’elle était en train de réaliser.


De ses doigts, elle tira un peu la peau de ma verge en arrière pour mieux faire ressortir le gland. De l’autre main passée sous mes bourses, elle me caressait les testicules et la zone qui les séparait de mon anus.


Elle prit encore plus profondément mon sexe dans sa bouche, déglutit quelques fois comme si elle voulait l’avaler, puis d’un seul coup elle débuta de lents et doux mouvements d’aller et retour avec ses lèvres.


Ses mains avaient abandonné leurs caresses pour venir se poser sur mes fesses, comme pour m’empêcher de me retirer, comme si elle avait peur que je lui enlève son « sucre d’orge » qu’elle était en train de déguster, de lécher et de sucer.


Ce traitement eut raison de ma résistance. Je sentis cette sensation forte et étrange, violente et douce me monter de dessous les bourses, et je me libérai, inondant (je crois) sa gorge d’un jet puissant qu’elle avala aussitôt afin de pouvoir recevoir le prochain qui était moins fort.


Elle garda une partie de ma semence en bouche tout en aspirant, essayant ainsi de me vider de mon sperme. J’eus encore un léger orgasme, et je sentis que plus rien ne viendrait, que j’étais vidé ; que Nathalie m’avait vidé. Que j’étais tari, que j’étais mis à sec.


Elle sentit que ma verge perdait de sa consistance. Après un dernier suçon sur la pointe du gland, elle me libéra.


— Tu as aimé le dessert, chéri ?

— Quelle question... Tu ne t’en es pas rendu compte ?

— Oh si ! me répondit-elle en souriant et en se relevant. J’aime la saveur de ton sperme, j’aime sa texture...

— Qu’est-ce que tu trouves de particulier à mon sperme ?

— Il est épais, légèrement salé... d’un goût qui fait penser à celui du champignon cru, et on sent qu’il est granuleux. La qualité a remplacé la quantité qui bien souvent à part d’être salée et visqueuse, n’a aucune saveur, si ce n’est celui du blanc d’œuf cru. J’aime ton sperme, mon cœur !

— Viens avec moi, lui dis-je en la prenant par la main.


Je conduisis Nathalie dans ma chambre et la poussai légèrement vers le lit. Elle comprit mes intentions, car elle s’assit dessus tout en gardant les jambes en dehors. Voyant que je me mettais à genoux devant elle, elle remonta ses jambes sur sa poitrine et écarta les cuisses afin de former un angle de 120 degrés me dévoilant ainsi sa chatte totalement ouverte, les grandes lèvres écartées et les petites lèvres d’un rose intense qu’elle avait courtes et fines. En haut, sous son capuchon apparaissait le clitoris à la tête ronde et brillante comme une groseille : une invite à la dégustation sexuelle.

J’approchai ma bouche de ce fruit de la tentation. Une odeur de moule fraîche captiva mon odorat ; je comprenais à présent pour quelle raison on appelle souvent, dans le langage populaire, le sexe d’une femme: une moule. Il en avait toute la ressemblance et le parfum.


La vulve de Nathalie baignait dans sa cyprine. Elle mouillait abondamment. Tout brillait : son clitoris, ses petites lèvres, son capuchon.

L’entrée du vagin semblait être la source de cette liqueur du bonheur. De ma langue j’allai cueillir à la source ce précieux nectar. Nathalie sursauta, et lorsqu’avec ma langue je remontai, caressant au passage l’orifice de l’urètre pour saisir de mes lèvres affamées le fruit mûr de désir, elle poussa un petit cri de surprise. De mes deux mains, je tenais les grandes lèvres écartées. Ma langue avait entrepris un massage en règle du clitoris, dans tous les sens.

De temps en temps, je le prenais entre mes lèvres pour le sucer, comme pour le faire grandir dans ma bouche.


Nathalie respirait de plus en plus fort et rapidement ; une plainte sourde sortait de sa gorge, puis d’un seul coup, plus rien. Elle se crispa de tout son corps, se retenant, puis saisissant ma tête de ses deux mains afin de la plaquer encore plus étroitement à sa chatte, elle poussa un cri.


— Mon Dieu... Oui ! Continue... Ouiiii !... Chéri, que c’est bon... J’en peux plus !


Elle jouissait sans retenue. Elle vivait son orgasme qui la transfigurait...


— Tu es en train de me rendre folle ! réussit-elle à me dire entre deux râles de plaisir.


Vu que mes parents m’ont toujours dit qu’il était impoli de parler la bouche pleine – surtout à une dame – je ne lui répondis donc pas.

Je venais de faire pénétrer une partie de mon index dans son vagin tandis que ma langue continuait sa douce torture sur son clitoris.

Tout baignait dans la cyprine. C’était visqueux à souhait, à un tel point qu’il me vint une idée (ou suivais-je mon instinct de mâle toujours insatisfait de l’instant présent pour chercher toujours mieux ?) : je fis rejoindre mon index par le pouce qui se fraya un passage facilement pendant que les soupirs de ma « victime » se faisaient de plus en plus audibles et rapides.

Au bout d’un instant d’intenses massages intravaginaux, je sortis mon index tout trempé pendant que mon pouce, se prenant pour un mini-pénis, taquinait les parois du couloir d’amour par de petits va-et-vient pour le conduire vers le petit trou juste plus haut. Mon doigt enduisit de cyprine cet anus encore vierge en des mouvements circulaires.


— Tu aimes ? demandai-je par acquit de conscience.

— Oh oui ! Tu me rends dingue, mon bel homme... d’amour.


Je plaçai mon index à l’entrée de la petite porte. Je sentis Nathalie frémir. Je poussai mon doigt, et après une résistance qui me parut « de principe », il se fraya un passage à travers cette rosette d’amour.

La longueur d’une phalange introduite, je m’arrêtai et ne bougeai plus, attentif aux réactions de ma compagne. Au bout d’un instant, je commençai à faire bouger mon doigt à l’intérieur du rectum en de petits mouvements circulaires.


— Fais attention, mon amour... Je n’ai pris aucune précaution d’hygiène : j’ai peur d’un accident. Demain matin j’irai à la pharmacie. Viens dans mes bras ; je veux te sentir sur moi, en moi.


Je dégageai mon doigt délicatement ; il n’avait pas ramené de passagers clandestins. J’allai m’allonger à côté de Nathalie sur le côté, face à elle. Elle se colla littéralement à moi, plaquant ses seins dont je sentais la dureté des tétons contre mon torse, passant sa cuisse au-dessus de la mienne en la positionnant très haut, collant son pubis au mien. Elle était toute moite de sueur. Elle sentait la femme.

De sa main gauche, elle prit délicatement ma verge qui était dans un garde-à-vous impeccable et l’approcha de sa fente.

Sur mon gland, je sentais la viscosité de sa cyprine. Je tentai d’un mouvement de bassin de l’introduire dans son vagin, mais j’avais un peu d’embonpoint, et mon ventre m’empêchait d’avancer mon sexe comme je le désirais dans sa grotte d’amour qui l’attendait avec impatience.


— Mets-toi sur le dos, chéri ; c’est moi qui vais venir sur toi. Ainsi, tu pourras te reposer.

— Bonne idée, mon cœur... Viens, et empale-toi à fond sur moi.

— J’y compte bien ! Laisse-moi faire.


Elle enjamba mon corps et se positionna assise sur le haut de mes cuisses, ses jambes repliées de part et d’autre des miennes. Elle se pencha pour unir ses lèvres aux miennes dans un baiser ardent et langoureux à la fois.


Elle laissa ses seins libres pendre, se soulevant suffisamment pour que ses tétons puissent caresser mon buste.

De mes mains passées sous son fessier, je l’attirai à moi jusqu’à avoir les deux globes au niveau de ma bouche. L’un après l’autre, je suçais ses tétons, taquinais avec ma langue ses aréoles pendant que mes mains caressaient et parfois malaxaient doucement ses seins parfaits.


La respiration de Nathalie se faisait plus rapide, elle avait les lèvres entrouvertes et fermait les yeux. Son bassin commença à effectuer des mouvements de va-et-vient, frottant ainsi son clitoris sur mon ventre ; mon sexe se dressait de toute sa longueur et venait buter contre la raie des fesses de mon Amazone.


Au bout d’un certain temps, ne supportant sans doute plus mon traitement buccal ou impatiente de me sentir en elle, elle redressa sa poitrine, recula son bassin, se souleva un peu sur ses jambes. D’une main passée sous elle, elle se saisit délicatement de ma verge pour la guider à l’entrée de son vagin. Une fois certaine que mon gland était bien placé, elle se laissa glisser d’un seul coup, m’introduisant en elle à fond en poussant un « Humm... » de bien-être, les deux mains posées sur ma poitrine.


C’était bon, c’était chaud. Je sentais comme mon sexe glissait en elle, dans ce vagin baigné de sa liqueur de plaisir et d’envie. Ses mouvements de bassin me donnaient une impression impossible à décrire tellement ils me procuraient des sensations de vertige, de plaisir profond.


Parfois, elle se soulevait un peu jusqu’à ne laisser que le gland à l’intérieur d’elle pour retomber de tout son poids sur mon pubis. Elle n’était pas profonde. Je sentais mon gland buter au fond de son vagin contre quelque chose que je pensai être l’entrée de son col de l’utérus. En plus, elle était très étroite.


Son vagin habillait ma verge entièrement comme un préservatif un peu juste. Je l’accompagnais dans sa course au plaisir par des coups de bassin que j’essayais de synchroniser avec les siens. Je profitai de la position avantageuse de ma compagne pour lui caresser les seins, pour saisir ses mamelons tout durs que je faisais rouler entre mes pouces et index.


Nathalie changea de position ; elle se cambra en arrière, les bras posés derrière elle sur le bas de mes cuisses.

Les mouvements de son bassin étaient plus amples et rapides. Je suivais le rythme qu’elle me donnait.

Elle avait fermé ses yeux, et ses cheveux dénoués tombés dans son dos commencèrent à suivre les mouvements de sa tête, de droite à gauche.

Sa respiration devenait de plus en plus bruyante et elle commençait à geindre de plus en plus fort. Ses mains se crispaient sur ma jambe, et moi je sentais un orgasme m’envahir. Au moment où j’éjaculai, Nathalie poussa un cri :


— Ouiiii, mon chéri... Continue... Donne-moi tout ! J’arriiiiive !


Sur ces mots d’avertissement, elle se laissa tomber sur ma poitrine en s’agrippant à mon corps. Elle tremblait de tout son corps pendant que j’avais l’impression de me vider en elle, de vider des « litres » de sperme.

Quelques secondes plus tard, après la dernière secousse sismique en mon corps, je lâchai prise, restant confortablement au chaud en elle.

Nathalie était allongée sur moi. Elle avait remonté ses jambes sur les miennes et les serrait les unes contre les autres afin d’empêcher ma verge de sortir. Elle voulait me garder en elle entièrement, le sperme ainsi que son « robinet ». Sa respiration reprit son rythme normal.


— Mon Dieu, que c’était bon ! Tu m’as réellement fait décoller pour le paradis, mon amour, et deux fois de suite ! Je t’aime...

— Ne dis pas des mots comme ça, ma puce.

— Je t’aime. Je le sais maintenant, je le sens de toute mon âme, de tout mon corps.

— Mais non, chérie : tu as l’illusion de m’aimer. Tu avais envie de moi. Tu étais en manque, tu te sentais délaissée par ton mari...

— Parce que tu crois que je vais au lit avec n’importe qui ? Écoute ! Je vais te dire une chose. J’ai rencontré des hommes qui m’ont plu physiquement, mais après deux minutes de conversation, je suis partie en courant. Pour faire une entorse à mon contrat de mariage, il me faut de nombreux facteurs, et tu es celui qui réunit le plus de points essentiels dans mes paramètres. Quand je t’ai vu la première fois, comme homme et personne, tu m’as plu. Avec le temps, je suis tombée amoureuse de toi. Je suis allée même, lorsque de temps en temps mon mari daignait me baiser – car il ne me faisait pas l’amour – à imaginer que c’était toi qui me faisais l’amour. Et aujourd’hui que mon rêve s’est réalisé, je sais que la réalité a dépassé mes fantasmes : que je t’aime. Je n’exige rien de toi... même pas que tu m’aimes. Je te demande seulement que tu me laisses t’aimer.


Que vouliez-vous que j’oppose à de tels arguments ? Je voulais tout de même mettre la configuration de cette nouvelle situation au clair.


— Comment vois-tu notre relation, Nathalie ? Tu sais que jamais je n’abandonnerai ma compagne, même si nous n’avons plus de vie sexuelle ensemble. Mon amour pour elle a subi une mutation : d’amour normal comme en ont un homme et une femme, cela fait cinq années qu’il n’y a plus rien. Elle est invalide à 90%. Elle est incapable de bouger son corps ; même ses jambes refusent de bouger. Alors voilà la situation. Par contre, elle, elle m’aime et ne vit que pour moi. Elle passe sa vie dans son lit médicalisé ou dans son fauteuil électrique. Parfois, lorsqu’elle souffre moins et que le temps le permet, je la sors, car j’ai un véhicule aménagé. Une personne vient à la maison pour faire le ménage deux fois par semaine. Durant mes absences, nous avons un interphone, et ma petite voisine vient lui tenir compagnie, la lever avec un lève-malade pour ses besoins naturels. J’aime toujours ma compagne... plus comme un homme aime une femme, mais comme un frère aime sa sœur.

— Et elle n’a plus aucune envie sexuelle ?

— Bien sûr qu’elle en a, et elle ne manque pas de me le faire savoir ; mais moi, je m’en sens incapable. Une fois, j’ai voulu essayer. J’ai eu toutes les peines du monde à avoir une érection que j’ai perdue avant que je puisse essayer de la pénétrer... même en prenant une de ces fameuses pilules bleues ! Mais devant la difficulté de la position de son corps qui est celui d’une poupée de chiffon, de son vagin qui est tout dilaté, car ses sphincters ne ferment plus rien... j’ai débandé.

— Même avec la bouche, elle ne peut pas te soulager ?

— Si. Mais pour cela, il faudrait que je bande ; et devant elle, je ne peux plus bander et... je refuse de m’en servir comme réceptacle à sperme. J’ai trop de respect pour elle, car elle est un petit bout de bonne femme exceptionnelle. D’ailleurs, je lui fais croire que je suis devenu impuissant à cause des cigarettes que j’ai fumées dans ma vie...

— Et elle le croit ?

— Bien obligée ! Je lui ai même proposé de lui offrir certains jouets sexuels pour qu’elle puisse assouvir ses envies ; elle a refusé tout net. Elle m’a rétorqué que puisque je ne pouvais plus la contenter, elle n’avait pas besoin de cela, elle s’en passerait.

— Cela doit être terrible pour elle...

— C’est certain, mais je ne peux pas lui faire l’amour, au même titre que je suis incapable de baiser une poupée gonflable.

— Oui, je te comprends. Et pendant cinq années tu n’as eu aucune relation sexuelle ? Tu n’avais plus aucune érection ? Je n’arrive pas à le croire ! De temps en temps, tu devais bien avoir des envies, non ?

— Bien entendu ; je ne crois pas être impuissant...

— Ça, je le confirme, mon amour !

— Mais je suis impuissant lorsque je suis face à Dominique.

— Et comment fais-tu lorsque tu te sens en manque ? Tu as une maîtresse ? Tu vas chercher un coup facile ?

— Même pas. Je n’ai aucune maîtresse, et je ne vais pas baiser à droite ou à gauche.

— Alors ?

— La solution manuelle sous la douche.

— Quelle perte d’énergie et de bonnes choses ! Mais à présent on est ensemble, alors tu n’auras plus besoin d’en arriver à cette extrémité quelque peu frustrante pour toi. Je serai là pour te donner toute la tendresse dont tu as besoin. Mon cœur en est rempli... Bien sûr, si tu le veux.

— J’apprécie beaucoup, chérie, mais je crains de ne pas être en mesure de te donner tout ce que tu mérites, tout ce dont tu peux être en attente de moi.

— Je sais, mon cœur : tu n’es pas amoureux de moi. Je te plais, et cela vois-tu, c’est le principal pour ne pas dire un début. Peut-être un jour m’aimeras-tu un tout petit peu... En ce qui me concerne, j’ai de l’amour pour deux.


Nathalie s’était blottie dans le creux de mon bras, la tête posée sur ma poitrine, les lèvres à proximité de mon sein. Son bras gauche était posé sur mon ventre, et elle avait emprisonné ma verge pour la tenir bien au chaud dans le creux de sa main comme dans une cage, de peur sans doute qu’elle disparaisse.


— Et comment envisages-tu la suite, Nathalie ?

— D’abord, acceptes-tu une suite à notre conte de fées ?

— Si tu le veux ; avec grand plaisir, chérie. Ce soir tu m’as fait revivre ; tu as réveillé l’homme à part entière auquel il manquait une chose.


Nathalie se blottit encore plus étroitement contre moi qui étais allongé sur le dos dans ce lit témoin de nos ébats.

Elle avait toujours cette main protectrice sur mon sexe, comme si elle craignait qu’un vilain lutin jaloux vienne le lui ravir, et une cuisse par-dessus les miennes. Je sentais son souffle chaud dans mon cou, et parfois un léger tressaillement dans sa main.


— Tu veux, mon cœur, que nous dormions dans le même lit cette nuit ? me demanda-t-elle.

— Mais bien entendu. Pourquoi ? Tu préfères dormir seule ?

— Non, sûrement pas ! Ce que j’en disais, c’était pour toi, Adam, vu que tu es habitué à dormir seul depuis si longtemps...

— Tu es sérieuse ?

— Devine ? me répondit-elle en se moquant de moi.


Nathalie se leva après m’avoir déposé un baiser de papillon sur les lèvres et passa dans sa chambre.


— Tu vas où, chérie ?

— Dans la salle de bain, prendre une douche, mon amour.

— Je peux venir ?

— Non, surtout pas ! Je veux seulement faire une toilette avant d’aller dormir dans tes bras. Si tu viens, on va recommencer... De plus, je suis HS, et toi aussi. Il nous faut reprendre des forces pour demain... plutôt pour plus tard. Tu as vu l’heure qu’il est ?


En effet, il était presque trois heures du matin.

J’avais un rendez-vous téléphonique avec la compagnie à 10 heures françaises, soit 9 heures locales : il était temps que l’on arrête le « sport » et que je me repose si je voulais être en forme pour le prochain décollage.

On aurait tout de même – même si on revenait à vide – quatre heures de vol. Je remontai le drap sur ma poitrine et me tournai sur le côté gauche, mon côté préféré pour dormir. Je fermais les yeux quand...


— Tu dors, mon cœur ?

— Je me préparais à aller rejoindre les bras de Morphée.

— Il n’y a pas 24 heures que nous sommes ensemble que déjà tu me trompes ?

— Alors viens vite te blottir contre moi...


Nathalie était venue dans le lit sur ma gauche, là où il y avait une place. Elle était toute nue, avec pour seul vêtement un drap de bain de l’hôtel au-dessus de sa poitrine. Elle avait encore le corps tout humide. Çà et là quelques gouttes subsistaient, que le drap de douche n’avait pas réussi à sécher.

Elle posa ses lèvres fraîches sur les miennes en un chaste baiser puis, voyant ma position ainsi que mon intention de dormir, elle s’allongea comme moi tout contre moi, m’offrant son dos et ses fesses qu’elle recouvrit du drap.

Mon bras droit s’allongea, et comme par enchantement ma main vint se poser sur l’un de ses seins.

Elle se rapprocha de moi en se reculant un peu, plaçant ses fesses tout contre mon sexe qui venait de se réveiller ; il alla de lui-même se placer dans la raie des fesses de ma compagne. Immédiatement, je sentis qu’il venait de passer les grandes lèvres et frappait à la porte d’entrée du vagin, car je ressentais une sensation de mouillé et de visqueux.


— Tu n’es donc jamais fatigué, toi ? Ce n’est pas possible ! Toutes ces années de privation ressurgissent d’un seul coup ! Je ne suis pas une machine, moi...

— C’est de ta faute aussi !

— Quoi, ma faute ? Que veux-tu dire ?

— Quand on est canon comme toi... Tu es une invitation permanente ! Un appel à l’amour.

— Alors on va passer un marché tous les deux, si tu es d’accord.

— Moi, je veux bien ; je t’écoute.

— Je vais me mettre dans la bonne position en cuillère. Tu la rentres, tu la mets bien au fond, et on ne bouge plus. On dort dans cette position.

— Tu es sérieuse, là ? Tu y crois, toi ?

— Non, me répondit-elle en riant.


Elle se saisit de ma verge pour l’aider à la pénétrer. Un coup du bassin en arrière, et j’étais totalement en elle, mon pubis contre ses fesses.


— Ne bouge pas ; tiens-toi avec tes mains sur mes hanches, et tu me laisses faire, quoi que je fasse.


Je fis ce que Nathalie m’avait dit de faire ; je laissai mon ventre plaqué contre ses fesses et une main sur sa hanche.

Elle se courba en avant, accentuant l’angle entre son corps et ses jambes. J’avais l’impression d’être encore plus profond en elle. Je sentis une contraction dans son vagin, puis un mouvement de glissement de va-et-vient avec son bassin : elle me faisait l’amour en « levrette couchée ».

Ma main avait quitté sa hanche et était remontée vers sa poitrine pour se saisir d’un sein. C’était bon... J’avais l’impression de me trouver dans un nuage de mousse, passant par toutes les étapes : l’impression d’arriver à l’orgasme, puis la retombée. D’un seul coup, Nathalie s’exclama :


— Ça y est, mon chériii... Je viens... Ouiiii !...


À ce moment-là, un fluide chaud me remonta de l’entrejambe et mon orgasme arriva comme un coup de tonnerre ; je passais le mur du son. J’entendis un « Bang ! » dans mes oreilles ; un voile noir m’obscurcit la vue et je me déversai dans Nathalie en une seule et rapide jouissance.

Au bout de quelques secondes, sans se retourner, elle me dit :


— Ne sors pas ; reste à l’intérieur et essaie de dormir, mon trésor. Je t’aime.

— Moi aussi. Tu crois qu’elle va y rester ? Ça m’étonnerait.

— Elle restera le temps qu’elle voudra, et lorsqu’elle sortira, je viendrai me blottir contre toi. Tu veux bien, dis ?

— Mais bien sûr que je veux, ma puce...


Mes yeux se fermaient ; je n’allais pas tarder à m’envoler pour le pays des songes.



On se réveilla vers les neuf heures ! C’est Nathalie qui me réveilla en essayant de sa bouche gourmande à calmer mon érection matinale.

Une demi-heure plus tard, j’appelais Nantes.

La direction des opérations me donnait son feu vert pour revenir l’après-midi à 14 :00 en faisant une escale à Majorque afin de prendre deux personnes : un chef d’entreprise et sa secrétaire (très particulière) que nous devions laisser à Perpignan (aéroport qui m’avait quelques années auparavant laissé de merveilleux souvenirs – lire décollage pour le 7eme ciel).


A Majorque, les clients nous attendaient au Salon V. I. P de l’aéroport. Lorsque Nathalie fut de retour avec eux, je plaçais leurs maigres bagages dans la soute du Cessna, et attendais d’avoir l’appel de ma chef de cabine très particulière à l’intercom pour actionner la fermeture des portes et demander à la « Mallorca grounds » l’autorisation de lancer mes réacteurs et de rouler jusqu’à la piste d’envol.


Le vol de retour se passa sans problème particulier.

On se séparait à Nantes. Elle rentrait chez elle dans le centre-ville et moi je remontais au volant de ma voiture sur Saint Nazaire où le pilote disparaissait pour prendre le rôle de garde malade – Aidant.


Notre liaison dura dix-huit mois.

Un jour elle m’apprit qu’elle avait repris du service régulier chez AF et allait voler avec son mari, en LC sur un Airbus 340 comme chef de cabine. On se revit à la sauvette dans une chambre d’hôtel, rencontres qui me laissèrent un goût amer dans la bouche, car démentant ce que je m’étais incrusté dans mon cerveau, j’étais tombé amoureux de la donzelle et elle me manquait énormément.


Écrit à Saint Nazaire 44

Et terminé le 8 mai 2019

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