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Une année d’égarement

Chapitre 4

Une irrésistible attirance

Hétéro

Arrivé dans le hall de notre immeuble, je me précipitai dans la rue, courus vers ma voiture et démarrai en trombe.


Dehors, il faisait un temps magnifique et les températures étaient vraiment agréables pour la saison. Nous étions à la fin du mois de février et déjà, le printemps semblait s’être installé. Les terrasses des cafés étaient noires de monde et les garde-robes légères, déjà de sortie. Une douce ambiance de vacances s’était emparée de la ville et j’adorais cette atmosphère.


Mon pantalon était encore trempé au niveau de ma braguette, mais j’avais bon espoir qu’il reprenne son apparence normale avant la fin du trajet. Vœu pieux, évidemment.


J’arrivai devant notre nouvel immeuble avec 45 minutes de retard et tombai nez à nez avec Philippe en poussant la porte de l’appartement.


— Philippe ! Je suis désolé! J’ai dû gérer une urgence avant de partir et euh... Enfin, c’est le feu en ce moment ! Vraiment désolé!



Philippe me sourit amicalement et me fit un clin d’œil entendu.


— Oui ça avait l’air chaud en effet ! Tout s’est bien terminé au moins ? Tu n’avais pas l’air à l’aise au téléphone et je me suis un peu inquiété!

— Oh, non ! Fallait pas t’inquiéter... Oui, tout s’est très bien terminé!

— Ah tu me rassures ! OK, on fait un petit tour ? Il me reste peu de temps donc on va faire vite ! Tu veux enfiler quelque chose pour protéger tes vêtements de la poussière et de la peinture ? Ton pantalon est déjà un peu sale ici, fais gaffe !



Philippe pointa innocemment du doigt la tâche humide qu’avait laissée Aude au niveau de mon entrejambe et prenait un malin plaisir à me mettre mal à l’aise. Je lui souris sans prendre la peine de vérifier l’endroit qu’il désignait et répondis:


— Non, c’est bon, je vais faire attention ! Allons-y et parle-moi de cette fenêtre alors !



Philippe inclina la tête et m’invita à le suivre. Nous fîmes rapidement le tour de toutes les pièces en passant en revue les finitions effectuées et les retouches encore à faire. Nous terminâmes par la chambre que nous allions occuper avec Aude.


— Ici, il me reste encore à peindre l’intérieur du dressing et tout sera aussi terminé. A moins que tu ne vois encore autre chose ?

— Non, tout est nickel ! Aude m’a reparlé du dressing ce matin, mais tu as déjà fait toutes les modifs que j’avais notées. Si elle ne t’a rien demandé de plus, on pourra considérer cette pièce comme finie également.

— Parfait ! On fait quoi pour le plancher ? Tu veux que je passe un vernis de protection une fois que tout sera poncé?

— Oui, ce serait dommage de ne pas le faire ! Ca va être canon quand ce sera fait !

— Oui, et le ponçage va encore éclaircir l’ensemble, tu verras !



L’appartement était magnifique et j’étais très excité en voyant tout prendre forme si vite. Nous sortîmes de la chambre principale et nous dirigeâmes vers la grande pièce de vie. Deux hommes de l’équipe de Philippe réparaient le châssis de la fenêtre défectueuse alors qu’un troisième ouvrier bricolait le tableau électrique dans l’entrée de l’appartement.


— Bon, c’était rapide ! Il ne reste quasi plus rien à faire et tu es pile dans les temps Phil !

— Oui, tout s’est très bien passé! Vous comptez emménager quand ?

— Dans 2 semaines. Tu penses que ce sera bon ?

— Oui clairement ! Il me reste encore deux jours de travail ici et on peut clôturer le chantier lundi matin comme prévu.

— Top ! Tu as encore deux minutes pour me montrer la chambre de bonne en haut ? Tu as réussi à y faire venir le chauffage finalement ?

— Oui. Viens, je te montre !



Aude et moi avions convenu que j’emploierais la chambre de bonne, un étage plus haut, comme un bureau. La pièce était toute petite, mais l’idée d’avoir un espace rien qu’à moi pour bosser me plaisait.


Philippe m’entraîna vers la porte d’entrée et nous sortîmes sur le palier puis empruntâmes le grand escalier en direction du septième et dernier étage de l’immeuble. Alors que nous montions les marches, le claquement d’une porte qu’on ouvrait raisonna dans la cage d’escalier et la voix d’une jeune femme se fit entendre.


— J’y vais Nico, on se retrouve ce soir ! Mes parents viennent dîner, tu te rappelles hein ?



Une voix d’homme, qui me sembla familière, s’éleva ensuite:


— Ah oui c’est vrai ! Qu’est-ce que je dois préparer encore ?

— Oh Nico t’abuses ! Je t’ai tout expliqué hier soir et t’as rien écouté, une fois de plus ! Bon, je te remontre et je file !



Philippe et moi sourîmes en entendant cet échange, puis je réalisai soudain pourquoi cette voix d’homme me dit quelque chose.


Nico ? Nicolas ? S’agissait-il du Nicolas que nous avions croisé en bas de l’immeuble un mois et demi plus tôt ? S’agissait-il du beau gosse qui avait fait chavirer Aude après notre première visite de l’appartement ? J’opérai un rapprochement dans ma tête et réalisai que nous n’avions plus eu aucune nouvelle de lui depuis ce jour. Nous ne l’avions pas non plus recroisé lors d’aucune de nos dernières visites et il ne devait même pas savoir que nous avions acheté l’appartement. Je souris en pensant aux prochaines retrouvailles.


Philippe ouvrit la porte de la petite chambre de bonne et nous en fîmes rapidement le tour avant de ressortir et de reprendre le grand escalier en direction de l’appartement. Le bruit des pas d’une personne qui descendait les marches en même temps que nous se fit entendre quelques étages plus bas et nous devinâmes la porte d’entrée de l’immeuble s’ouvrir puis se refermer au moment où nous pénétrâmes à nouveau dans l’appartement.


— Bon, c’est top Philippe ! Tout est quasiment terminé. A quelle heure peut-on venir lundi matin pour la remise du...

— Wouaaaaaaaaaah ! Viens voir celle-là Alek, comme elle est canon !



La grosse voix d’un des deux ouvriers qui travaillaient sur le châssis de la fenêtre cassée me coupa net et Philippe et moi tournâmes précipitamment la tête vers lui alors qu’Alek accourait vers la fenêtre en enjambant les outils qui traînaient par terre.


— Ah ouaiiiiiiis ! Putain, l’avion ! Alors elle c’est quand elle veut ! Phil, viens voir ! Là, ça vaut vraiment le coup !



J’éclatai de rire en observant la scène et Philippe me jeta un regard complice en m’invitant à me joindre à lui d’un signe de la tête. Nous nous dirigeâmes tous les deux vers la fenêtre et je balayai la rue du regard une fois que nous eûmes atteint les vitres.


Je n’eus aucune difficulté à identifier “l’avion” dont il était question, mais ne m’attendais pas du tout à être complètement déstabilisé par une jeune femme dont l’allure me laissa sans voix. De là où je me trouvais, il me fut impossible d’apprécier distinctement les traits de son visage, mais je la devinai d’une beauté fraîche et naturelle.


Je détaillai rapidement sa silhouette fine et élancée et espérai qu’elle restât dans mon champ de vision le plus longtemps possible.


Elle avait des cheveux blonds, mi-longs, détachés et portait de jolies lunettes de soleil. Elle était simplement vêtue d’un col roulé noir, d’un jean bleu clair, d’une paire de baskets blanches et d’une veste en cuir ajustée. Un sac de sport pendait à son épaule et elle tenait une mallette de travail dans la main droite. Les courbes de son corps étaient parfaites et ses fesses me semblèrent somptueuses.


La jeune femme regarda à droite, puis à gauche et traversa la route en trottinant. Elle avait une démarche gracieuse et se déplaçait avec une élégance déconcertante. Elle se dirigea vers un petit cabriolet sportif vert foncé, garé cent mètres plus loin, et en fit clignoter les phares extérieurs quand elle actionna l’ouverture des portes. Elle déposa ensuite ses affaires dans le coffre du coupé, contourna le véhicule et y entra avant de démarrer alors que le toit amovible se relevait automatiquement.


La scène ne dura qu’une poignée de secondes, mais j’eus l’impression que le temps s’était arrêté. Tout n’avait été que charme et douceur et la dernière image qui me parvint fut celle des cheveux blonds de la jeune femme, balayés par un puissant souffle d’air.


Une détonation. Et puis le silence.


Dix secondes après la disparition du coupé vert, nous étions encore tous les cinq, le front collé contre les vitres, inertes et rêveurs. Puis, Philippe finit par briser la magie de l’instant.


— Humm... Bon OK ! Allez les gars ! On y retourne ! Oh merde, faut vraiment que je file moi ! Raph, on se voit lundi matin pour la remise de chantier ? 7 heures ? Vous gérez vos urgences dimanche soir pour éviter tout retard ?



J’éclatai de rire et répondis:


— OK on va tâcher de faire ça ! 7 heures c’est noté! Encore désolé pour ce matin Phil !

— T’inquiète, j’aurais fait la même à ta place ! Je file ! Les gars, je repasse tout à l’heure !


Philippe claqua la porte de l’appartement derrière lui et je tournai à nouveau mon regard vers la rue. La vision de cette jeune femme m’avait cloué sur place et je me demandais qui elle était. Était-ce elle qu’on avait entendue dans la cage d’escalier ? Se pouvait-il qu’elle habite l’immeuble ? Avec Nicolas ? Il n’en avait pas fait mention la première fois que nous nous étions vus, mais peut-être était-il trop impliqué dans son opération séduction à ce moment-là.


Je consultai ma montre et constatai qu’il me restait une bonne heure avant mon rendez-vous de 10 heures. Le Country Club, où j’avais donné rendez-vous à mon prospect le plus important n’était pas loin d’ici et je décidai de prendre mon temps pour m’y rendre.


Je fis encore un tour rapide de l’appartement puis en sortis et claquai la porte après avoir salué Alek et ses deux compères. J’appuyai sur le bouton d’appel de l’ascenseur, mais me ravisai et décidai de descendre à pied.


Bizarrement, l’image de cette jeune femme blonde me restait en tête et je ne parvenais pas à m’en défaire. Elle m’avait vraisemblablement plus marqué que je ne l’imaginais et je ne me rappelai plus avoir éprouvé une telle attirance pour une autre femme depuis ma rencontre avec Aude. J’aimais la sensation que ce genre d’évènement produisait sur moi. C’était aussi intense que dangereux et je me délectais de ce goût d’interdit.


En descendant les marches une à une, je tentai de me rappeler à quel étage Nicolas nous avait dit habiter début janvier. Je n’en avais plus aucun souvenir, mais le quatrième résonna en moi quand je réfléchissais et mon cœur s’emballa à mesure que je m’en approchais. Je ne savais pas non plus quel était leur palier, mais j’entendis distinctement le bruit d’assiettes et de verres que l’on manipulait dans l’appartement de droite. J’eus envie de poser mon oreille contre la porte afin de percevoir des sons de voix, mais je poursuivis mon chemin sans m’arrêter, de peur d’être pris en flagrant délit et de passer pour un abruti.


Des effluves d’un doux parfum me parvinrent nettement à mesure que je m’approchais du hall de l’immeuble et je me surpris à chercher partout des traces ou des indices du passage de la jeune apparition.


— Non, mais t’es sérieux Raph ? Me dis-je en poussant la porte d’entrée de l’immeuble et en prenant la direction de ma voiture.


Mon téléphone avait vibré plusieurs fois pendant ma visite avec Philippe et je le sortis de ma poche puis activai l’écran principal pour voir ce que j’avais manqué. Plusieurs messages s’affichèrent dont un d’Aude que j’ouvris en premier. Une photo apparut d’un coup et je me sentis défaillir en posant mes yeux sur une image qui montrait le corps d’Aude prise depuis le sol. Elle avait visiblement posé son téléphone par terre, l’avait enjambé et s’était accroupie au-dessus de l’objectif de manière à prendre un gros plan de son entrejambe. Un fin string en dentelle vert foncé que je connaissais bien recouvrait à peine sa jolie fente encore humide et son anus que je devinai bien ouvert. En arrière-plan, je pouvais voir le bout de ses seins pointer et le visage d’ange de ma belle se mordant la lèvre du bas en regardant l’écran langoureusement. Sous la photo apparaissaient ces quelques mots:


— Trop bon ce matin Don Juan ! J’ai mis le joli string vert que tu adores. Tu valides ? Tu me l’enlèveras ce soir ? J’espère que c’était bien avec Phil ! Tu me racontes plus tard ! Love”.



La photo était vraiment excitante et je souris en imaginant comment elle avait dû s’organiser pour prendre ce cliché. Je répondis rapidement et me résignai à détacher mes yeux de mon écran avant de prendre place derrière mon volant. Les autres messages n’étaient pas urgents et je démarrai tranquillement en prenant la direction de mon rendez-vous.


L’image de la jeune femme blonde me restait désespérément en tête et je me demandai à nouveau qui elle pouvait être. L’avais-je déjà vue auparavant ? Non, je m’en serais souvenu. Où pouvait-elle être maintenant ? Connaissions-nous des gens en commun ? Je ne parvenais plus à penser à autre chose. Son apparition me hantait et j’en étais vraiment perturbé.


J’arrivai au Country Club et stoppai ma voiture à l’entrée du parking puis je sonnai à la borne afin que l’on m’ouvre la barrière. Le Country faisait partie de ces complexes privés tout-en-un où le choix des activités sportives ou de détente était très large. On pouvait tout aussi bien venir faire du sport que prendre un verre ou dîner avec des amis. C’était une sorte de Club Med où l’on pouvait passer des jours entiers sans jamais s’ennuyer. L’endroit était vraiment beau et les infrastructures sportives, magnifiques, mais je n’avais jamais sauté le pas de l’inscription. Aude et moi n’étions toujours venus que sur invitation.


Je garai ma voiture dans le parking souterrain et gagnai l’entrée du club où une hôtesse m’accueillit et m’indiqua une table dans un endroit calme du restaurant. Comme d’habitude, je fus charmé par l’endroit et commandai un café en déballant mes affaires.


Alors que l’heure convenue approchait, mon téléphone vibra sur la table.


— Oui Camille ! Comment ça va ?

— Salut Raph ! Bien et toi ? Tu es resté tard au bureau hier soir non ?



La douce voix de mon assistante me caressa l’oreille et des images de mon rêve me revinrent immédiatement à l’esprit. Je les revis, Aude et elle s’embrassaient passionnément et firent l’amour comme des enragées. Je les revis se bouffer la chatte en se doigtant mutuellement dans des gémissements sans fin et ma queue recommença instantanément à grossir dans mon pantalon.


— Oui, je voulais terminer cette présentation. Et toi ? Ce premier verre ?

— Euh... Prometteur... Je te raconterai... Me dit-elle gênée.


De nouvelles images encore plus salaces me traversèrent à nouveau l’esprit, mais je décidai de les balayer et de me concentrer sur mes deux prochaines heures. Je ris nerveusement dans le micro de mon téléphone et répondis:


— Tant mieux ! Dis-moi ! Il y a quelque chose d’urgent ?

— Non pas urgent, mais frustrant. Ton prospect vient d’appeler au bureau pour signaler qu’il était retenu et qu’il ne pourrait pas venir à votre rendez-vous de ce matin. Il s’excuse platement et t’envoie un mail pour remettre une date. Il avait l’air vraiment confus au téléphone.

— Putain... Je le sentais venir...

— Je suis désolée Raph. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire ?

— Non, rien, t’inquiète ! C’est pas grave ! Ce n’est que partie remise. Je vais changer mon programme. Merci Camille ! Je te vois tout à l’heure.


Je raccrochai, vexé, et jetai mon téléphone sur la table en pestant contre mon client. Je détestais ce genre de plan foireux. Un serveur s’approcha de moi et déposa une tasse de café à côté de mon ordinateur. Je le remerciai et bus une gorgée en étudiant mon calendrier. Puis, une fois ma tasse terminée, je rangeai mes affaires, me levai et me dirigeai vers l’accueil, où mon hôtesse m’alpagua:


— Vous partez déjà?

— Oui, mon client m’a planté malheureusement. Mais c’était sympa de revenir ici ! Ca faisait un moment !

— Oh ! Je suis désolée pour votre rendez-vous ! Mais ravie que vous ayez aimé revenir ! Êtes-vous membre ici ? Il ne me semble pas vous avoir déjà vu.

— Non, mais je connais bien le club. Je pense à m’inscrire depuis longtemps, mais je n’ai jamais franchi le pas !

— Quel dommage ! Nous comptons beaucoup de jeunes comme vous parmi nos membres.



Elle me sourit et m’adressa un clin d’œil puis enchaîna:


— Nous venons juste de terminer des rénovations dehors et au premier étage. Avez-vous déjà vu le résultat final ?

— Euh non, pas encore !

— Oh ! Avez-vous un petit moment pour que je vous montre ? Il n’y a personne là et ça me permettra de bouger un peu !



Parfaitement conscient que la démarche de mon hôtesse était intéressée, je lui lançai un sourire entendu et hésitai quelques secondes.


— On peut faire ça en 20 minutes ? Mais je ne signe rien aujourd’hui, je vous préviens !



Elle éclata de rire et me répondit :


— OK pour 20 minutes ! Suivez-moi !



Mon hôtesse m’ouvrit le chemin et m’entraîna au pas de course à travers tout le complexe. Nous visitâmes l’intégralité du club en commençant par l’extérieur. Les jardins étaient magnifiques et la nature y explosait. Les courts de tennis, fraîchement rénovés, et la grande terrasse du restaurant étaient vides, mais j’imaginais très bien l’endroit bondé en été.


A l’intérieur, l’espace était beaucoup plus grand qu’on ne l’imaginait en entrant et l’ensemble avait été pensé sur deux niveaux: une immense piscine, un luxueux coin spa et le restaurant occupaient le rez-de-chaussée ; et une grande salle de sport et de nombreuses salles attenantes se trouvaient au premier étage.


Mon hôtesse ne cessa pas une seconde de me vendre l’endroit pendant toute la visite, mais je ne l’écoutai pas et je me contentai de hocher la tête de temps en temps pour ne pas la froisser.


Les installations du premier étage étaient incroyables et je fus subjugué par la beauté et la clarté des lieux. L’immense pièce était dotée des machines les plus modernes et les salles attenantes et privées, dédiées à des sports spécifiques, n’étaient séparées de la pièce principale que par de grandes baies vitrées insonorisantes. L’ensemble formait un bloc architectural très réussi où tout n’était que verre et lumière.

Nous traversâmes l’immense pièce et fîmes le tour de toutes les salles dédiées. Tous les sports en vogue y étaient représentés: salle de pilates, salle de judo, salle de cardio, salle de boxe... rien ne manquait et nous terminâmes notre tour par les salles dédiées au yoga.


— Le yoga est très à la mode en ce moment. Nous avons de plus en plus d’adeptes. Les femmes sont évidemment très nombreuses, mais les hommes s’y mettent aussi, figurez-vous !



Mon hôtesse me fit un nouveau clin d’œil lourd de sens. Elle me fatiguait.


— Il y a deux salles de yoga ? Lui demandai-je plus pour faire un effort qu’autre chose.

— Oui en effet ! L’activité rencontre tellement de succès que nous avons ouvert deux salles. Là, vous avez la première salle, très grande, et nous arrivons à la seconde, plus petite, que nous utilisons en général le matin quand il y a moins de monde. D’ailleurs, regardez, un cours de yoga y a lieu en ce moment même !



Je m’arrêtai devant la première salle et observai l’espace à travers la baie vitrée. J’imaginai très bien Aude venir y faire son yoga le matin et je me dis qu’elle adorerait ces installations. Faire l’amour dans une salle de sport avait aussi toujours été un de mes grands fantasmes et je me vis très bien la baiser dans tous les sens sur les tapis flambant neufs de cette pièce.


La seconde salle de yoga était en effet plus petite et la pièce était équipée d’une estrade derrière laquelle d’immenses miroirs avaient été fixés tout le long de la paroi. Une leçon de yoga était en effet en cours et je laissai traîner mon regard sur les jolies formes des participantes sans m’arrêter de marcher. Puis, je détournai la tête et me préparai à rattraper mon hôtesse quand un détail me frappa.


Se pouvait-il que...?


Je m’immobilisai et fis quelques pas en arrière.


Avais-je bien vu...?


Je m’avançai jusqu’à l’extrémité de la petite salle et passai encore en revue chacune des jeunes femmes qui suivaient le cours. J’éliminai rapidement les quatre premières participantes et je sentis mon cœur s’emballer quand mon regard se posa sur la cinquième.


Oui. C’était bien elle !


Elle était là, dans le fond de la salle. Elle s’était changée et avait attaché ses cheveux en arrière, mais il n’y avait aucun doute. C’était bien la jeune femme blonde, “l’avion”, qui était sorti de l’immeuble et que nous regardions avec Philippe et ses gars une heure plus tôt. Elle s’étirait tranquillement en faisant de gracieux mouvements et j’eus à nouveau l’impression de recevoir un violent coup de massue sur la tête en posant mes yeux sur elle.


Mon hôtesse avait continué à avancer et à parler à grand renfort de gestes inutiles, alors que de mon côté, je restai figé, inerte, pantois et à nouveau magnétiquement attiré par cette jeune inconnue dont je croisais le chemin pour la deuxième fois aujourd’hui.


Uniquement vêtue d’un leggin noir ultra-moulant et d’un soutien-gorge de yoga blanc, elle était sublime. L’ensemble était simple, mais infiniment sexy, et mettait parfaitement en valeur les lignes de son corps.


En laissant mes yeux glisser le long de ses courbes, je réalisai que j’avais vu plutôt juste depuis mon poste d’observation, une heure plus tôt. La jeune apparition faisait la même taille qu’Aude et les proportions de son corps étaient également très similaires à celles de ma douce. Ses cheveux blonds brillaient sous l’effet des rayons du soleil et les traits de son visage étaient fins et gracieux. Placée comme elle l’était, je ne pus pas voir beaucoup plus, mais j’avais une vue parfaite sur son corps en action.


Ses bras étaient fins et son dos, musclé. Ses hanches devaient être un peu plus étroites que celles de ma douce, mais son cul était tout simplement parfait ; à tel point que je fus incapable d’en bouger les yeux pendant deux longues minutes. Fermes et incroyablement rebondies, ses fesses étaient galbées, parfaitement proportionnées et impeccablement mises en valeur par son leggin. Jamais un autre cul ne m’avait semblé pouvoir rivaliser avec celui d’Aude, jusqu’à ce jour, et je sentis mes jambes commencer à trembler en devinant les contours d’un string très fin ressortir à travers le tissu noir. Son ventre était plat, ses cuisses, aussi belles que celles d’Aude et ses jambes, parfaites.


J’étais complètement hypnotisé et sous le charme de cette jeune femme. Je tentai désespérément de lui trouver un défaut afin de me dire que, finalement, elle n’était peut-être pas si dingue que cela, mais j’en fus bien incapable.


Elle était atrocement belle et je pensais l’avoir entièrement photographiée mentalement quand un dernier point retint mon attention et renforça encore un peu plus mon malaise. La jeune apparition avait une poitrine visiblement très importante, beaucoup plus que celle d’Aude, et je fus proprement sidéré par la vue de face de ce soutien-gorge blanc qui mettait autant en valeur cette poitrine volumineuse qu’il n’avait de mal à la contenir.


J’étais sous le choc, possédé par cette jeune femme et ce corps lunaire. Je ne pouvais plus penser ni réagir. Il m’arrivait pourtant régulièrement de croiser de jolies femmes et de ressentir des pulsions animales en les matant, mais cela n’avait rien de commun avec ce que je ressentis ce jour. J’étais, littéralement, irrésistiblement attiré par cette jeune femme.


— Euh... Tout va bien, Monsieur ?



Mon hôtesse, qui s’était finalement aperçue de mon absence, avait fait machine arrière et était revenue vers moi. Elle me regardait de travers, inquiète.


— Euh, oui, oui ! Pardon ! Tout va bien ! Il me semblait juste avoir reconnu quelqu’un. Dis-je en tournant la tête vers elle.

— Ah, ouf ! Oh, vous savez cela arrive souvent. Nous comptons plus de trois milles...

— Oui euh... Pourriez-vous juste me laisser une minute s’il vous plaît ? Je vous rejoins très vite ! Promis.



Je donnai sèchement congé à mon hôtesse et me sentis un peu coupable quand je vis son air surpris, mais j’avais besoin d’un peu plus de temps avec mon apparition. Je retournai la tête vers ma jolie blonde et crus à nouveau tomber en la voyant en train de discuter avec sa voisine de tapis. Placée comme elle l’était désormais, j’avais un angle de vue parfait sur son visage et son buste. Elle avait des yeux bleu azur et ses lèvres, plus fines que celle d’Aude, étaient diablement sensuelles. Une mèche blonde rebelle balayait son front en suivant le rythme de ses mouvements et deux fossettes se creusaient à l’extrémité de ses joues quand elle souriait. Ses énormes seins sursautaient légèrement quand elle bougeait et je me sentis me liquéfier, totalement dépassé par ce que voyais.


La professeur de yoga reprit ensuite visiblement la parole depuis l’estrade et toutes les participantes se levèrent et fixèrent leurs regards sur elle en même temps. Ma jolie blonde regarda elle aussi droit devant elle et suivit à la lettre les instructions qui lui étaient données.


A quelques pas de moi, mon hôtesse commençait vraiment à s’impatienter et je tournai à nouveau la tête vers elle:


— Je suis à vous dans trente secondes ! Pardon ! Lui lançai-je pour tenter de gagner du temps.


Décontenancée, elle inclina néanmoins la tête, mais je sentis que je ne pourrais plus la retenir indéfiniment. Je détestais que l’on me presse et n’avais aucune envie de partir, mais je savais aussi que tout cela n’avait que peu de sens et l’heure tournait. A regret, je décidai donc de quitter mon poste d’espionnage après avoir, tout de même, jeté un dernier regard à ma belle apparition.


Elle était toujours debout et remettait en place l’élastique qui maintenait ses cheveux tirés en arrière. Puis, alors que toutes les autres femmes du groupe s’allongèrent en mêmes temps pour ce que je devinai être un nouvel exercice, ma jolie blonde tourna subitement la tête vers moi et plongea son regard bleu dans le mien. Ne m’attendant pas du tout à cela, je sentis mon cœur se soulever et une onde de choc me parcourut tout le corps. J’étais piégé, pris la main dans le sac, et il me sembla impossible de tenter la moindre feinte pour m’extirper de cette situation sans paraître ridicule. Aucune expression ne transparut sur le visage de la jeune femme et mon cœur se mit à battre à tout rompre alors qu’elle continuait à me fixer droit dans les yeux, imperturbable, avec une assurance glaçante. Je tentai désespérément de détourner mon regard pour mettre fin à cette séance d’accusation, mais je me sentis complètement incapable de bouger, comme prisonnier de ses yeux.


Je devais avoir l’air d’un puceau inexpérimenté et maladroit, mais je ne pouvais strictement rien faire pour changer cela. La jeune femme continua encore à me fixer pendant quelques longues secondes puis un large sourire se profila finalement sur son visage et elle détourna la tête puis retourna à son cours comme si de rien n’était. Je n’existais plus. Elle s’allongea ensuite sur son tapis et entreprit de suivre les consignes qui lui étaient données en ne me prêtant plus aucune attention. C’était terminé.


Abasourdi par ce qu’il venait de se passer, je quittai mon poste d’observation sans demander mon reste et rejoignis mon hôtesse au petit trot, la queue entre les jambes. Je ne savais pas qui était cette jeune femme, mais une chose était sûre, je voulais la revoir. C’était probablement l’idée la plus idiote à envisager à ce moment-là, mais c’était bien plus fort que moi et je brûlais déjà d’impatience de l’avoir à nouveau en face de moi et d’en savoir plus sur elle.


Quoi qu’il puisse m’en coûter.


— Voilà, je suis là! Pardon d’avoir été un peu brusque ! Nous pouvons continuer ! Dis-je à mon hôtesse, encore tremblotant.

— Non, pas de problème ! Êtes-vous sûr que tout va bien ?

— Oui, oui, très bien ! Avons-nous encore autre chose à voir ?

— Non, nous avons fait le tour, ça y est. Qu’en avez-vous pensé?

— Eh bien, je suis bluffé figurez-vous ! Tout est vraiment magnifique !

— Ah ! Vous voyez ! Je ne vous avez pas menti n’est-ce pas ?



Je souriais à mon hôtesse que je sentais avoir maintenant pleinement retrouvée.

— Non, en effet ! Hum... Pourriez-vous rapidement me parler des conditions d’adhésion au club s’il vous plaît ?

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