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Une année d’égarement

Chapitre 6

Deux fins de soirées prometteuses

Hétéro

Je consultai ma montre rapidement et répondis à Aude :


— Tu as encore vingt minutes avant que l’on vienne te chercher ma puce.


Notre serveur arriva à notre table dans la foulée et y déposa deux nouvelles coupes de champagne. Aude et moi étions tellement happés par notre conversation qu’il n’essaya même pas d’engager un échange et fit demi-tour puis s’éloigna au pas de course. Cinquième round de coupes ! L’alcool commençait à nous monter sérieusement à la tête et j’adorais voir Aude désinhibée comme elle l’était. Elle poursuivit :


— OK parfait ! Donc on a claqué la porte derrière nous, et on est restée silencieuse pendant plusieurs longues minutes. On n’osait plus bouger. On tendait nos oreilles, en quête du moindre petit son suspect, et on passait au crible tous les bruits du couloir en nous regardant. C’était très drôle ! A chaque fois que le tintement de l’ascenseur résonnait dans l’hôtel, on se figeait et on attendait. On avait une peur bleue que nos cavaliers ne découvrent notre cachette.


Aude s’arrêta, saisit une des deux coupes que notre serveur venait de nous apporter et la porta à ses lèvres avant de boire une nouvelle gorgée de champagne. Puis elle enchaîna :


— Après une dizaine de minutes, on s’est un peu détendu, et Émilie a été allumer la petite lampe de chevet qui trônait à côté de son lit. Elle ne voulait absolument pas que l’on puisse deviner notre présence dans sa chambre et pensait, à raison, que cette petite lumière ne nous trahirait pas. Du coup, on se voyait à peine toutes les deux, et l’ambiance était plutôt intimiste. On s’est débarrassé de nos chaussures, Émilie est allée chercher deux bouteilles d’eau fraîche dans le frigo et on s’est toutes les deux assises sur son grand lit. On sentait que le danger s’était éloigné et on s’est mise à papoter. On était encore toutes les deux dans un état d’excitation pas possible, mais on a quand même jugé bon de continuer à parler de cul ! Elle m’a dit que son cavalier beau gosse l’avait rendue folle en la doigtant à maintes reprises, et je lui ai répondu que le mien n’avait pas été timide non plus. Puis on s’est raconté nos vies et comment tout se passait avec vous, nos mecs. Émilie m’a dit qu’eux aussi se laissaient pas mal de libertés dans leur couple et qu’ils s’étaient, eux aussi, fixés des règles au début de leur relation. On s’est amusé à comparer leurs règles aux nôtres et on a beaucoup ri en réalisant qu’elles étaient étrangement similaires. Ensuite, on s’est raconté ce qu’on aimait, ce que vous aimiez et on s’est marré en se remémorant plein d’anecdotes coquines.


Aude se coupa, parut réfléchir un court instant, puis elle enchaîna en souriant :


— Émilie m’a dit qu’eux aussi jouaient beaucoup avec leurs limites et qu’ils se provoquaient constamment. Ils se connaissent tous les deux par cœur, se racontent tout, se testent aussi dès que c’est possible, rigolent tout le temps... bref, on s’est trouvé plein de points communs. J’ai eu aussi très envie d’en savoir plus sur le plan à quatre qu’ils avaient fait à Noël et elle m’a tout raconté une nouvelle fois en me donnant plein de nouveaux détails très précis. J’étais happée par son histoire, je buvais ses paroles et j’ai recommencé à mouiller comme une folle en l’écoutant.

— Tellement cool ! Qu’est-ce qu’elle t’a donné comme nouveaux détails ?

— Ah ! Ça t’intéresse ça hein ? Hum... Elle m’a raconté précisément ce que ça lui avait fait de faire l’amour avec deux mecs en même temps et elle m’a aussi longuement raconté sa nuit entière passée avec l’autre mec. Apparemment, l’alchimie entre eux deux a été tellement forte qu’ils ne prenaient même pas dix minutes, après la fin d’une baise, pour en recommencer une autre. Émilie m’a raconté que leur nuit n’avait été qu’une succession ininterrompue de jouissances et elle m’a avoué ne jamais avoir pris autant de plaisir à faire l’amour avec un mec qu’avec ce dernier. Tous les deux se sont pliés sans broncher à tout ce que l’autre proposait et je frissonnais d’excitation en l’écoutant.

— Tu sais ma puce, si on trouve les bonnes personnes avec qui le faire, je suis ravi de tenter ça avec toi !

— C’est vrai ? Oh, j’en meurs d’envie !


Puis Aude me regarda, me sonda un instant, puis elle poursuivit avec un sourire coquin :


— Et tu me laisserais aussi passer toute une nuit avec un autre mec ?

— Si je suis avec sa nana au même moment, oui bien sûr !


Aude me sourit à nouveau et j’enchaînai :


— Et comment leur séjour s’est terminé ? Ils se sont revus après leur voyage ?

— Fin de séjour magique et non, ils ne se sont pas revus après leur retour. Je ne crois pas que ce soit le plan d’ailleurs. Les quatre ont vu cette expérience comme une parenthèse incroyable dans leurs vies et ne souhaitaient pas aller plus loin apparemment. L’autre couple habite Sydney de toute façon, donc ça limite les possibilités...


Aude but une nouvelle gorgée de champagne et continua :


— Après qu’Émilie ait fini de me raconter cette histoire, il y a eu un moment de flottement étrange. On était toutes les deux assises l’une en face de l’autre et on se regardait droit dans les yeux. Puis j’ai demandé à Émilie si cette aventure était sa plus belle expérience sexuelle et elle m’a répondu oui, tout en précisant qu’elle avait tout de même beaucoup regretté de ne pas avoir couché avec l’autre nana. Elle m’a ensuite lancé un regard lourd de sens, m’a demandé à son tour si j’avais déjà fait l’amour avec une autre femme, et elle m’a souri tendrement quand je lui ai répondu non, en ajoutant que l’idée ne me déplairait toutefois pas du tout. On s’est ensuite longuement dévisagée, en respirant toutes les deux plus nerveusement, et on a commencé à se rapprocher doucement l’une de l’autre. J’étais très excitée, mon cœur battait très fort et j’avais très envie de sentir ses lèvres se poser sur les miennes. Et, alors que ce moment était sur le point d’arriver, le tintement de l’ascenseur a soudain retenti à notre étage, les portes se sont ouvertes et deux personnes en sont sorties.

— Ah putain, mais merde ! Non ! Pourquoi ce n’est jamais simple bordel ! m’écriai-je.


Aude éclata de rire en observant ma réaction et m’embrassa fougueusement alors que le seul couple qui se trouvait encore dans la salle avec nous se leva pour partir. La tournure de l’histoire de ma douce m’excitait au plus haut point et je sentis une forte tension commencer à grandir en moi en l’écoutant. Puis elle reprit :


— Tu es vraiment un grand malade ! Tu sais ça ! Hum... Donc les portes se sont ouvertes, deux personnes sont sorties et Émilie et moi nous sommes à nouveau figées, apeurées à l’idée que nos cavaliers n’aient découvert les numéros de nos chambres. Et on a tendu nos oreilles. On était encore très proche l’une de l’autre et aucune de nous deux n’avait envie de reculer. Dans le couloir, les deux personnes se sont mises à rire et on a rapidement compris qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme. On a toutes les deux poussé un long soupir de soulagement et on s’est remise à écouter nos nouveaux copains dans le couloir, en respirant plus librement. Les deux se dirigeaient droit vers nous et faisaient très souvent des pauses bisous. Quand ils sont arrivés tout près de notre porte, Émilie a voulu éteindre sa petite lumière de chevet, mais j’ai posé ma main sur son bras pour l’en empêcher. La luminosité était si faible que nos collègues ne pouvaient pas deviner notre présence, mais ils pouvaient en revanche très bien nous entendre et on ne le voulait absolument pas non plus. Donc on s’est encore toutes les deux encore figées et on s’est complètement liquéfiées quand on a entendu le couple s’arrêter exactement devant de notre porte. Ils sont restés immobiles quelques secondes, et on a ensuite sursauté comme des folles en entendant le bruit lourd de deux corps s’écraser contre notre porte.

— Mais non !

— Je te jure ! On était tétanisé et j’en suis encore toute stressée en te racontant. C’était à la fois drôle, mais aussi très effrayant ! Le choc a été vraiment fort, à tel point que j’ai pensé un moment que notre porte s’était ouverte et qu’ils se trouvaient avec nous dans la chambre !


Aude s’interrompit une nouvelle fois, toute tremblante, et but une autre gorgée de champagne avant de reprendre :


— On n’en revenait pas et on n’osait plus bouger ! Il fallait que, sur un couloir de trente chambres, ils choisissent évidemment notre porte ! Cela dit, on était aussi toutes les deux terriblement curieuses et on avait envie de savoir qui étaient nos deux tourtereaux. Et donc après quelques secondes d’hésitation, en se disant qu’on était complètement folle, on s’est toutes les deux levées très lentement du lit, et on s’est dirigées vers la porte, sur la pointe des pieds, en faisant attention à ne pas faire le moindre bruit. C’était angoissant, et aussi terriblement excitant ! En arrivant à quelques centimètres de la porte, les bruits ne laissaient aucun doute sur ce que nos deux amants faisaient et on les devinait très bien se frotter intensément l’un à l’autre en se roulant des pelles. On s’est lentement approché du judas, on l’a glissé sur le côté chacune à notre tour, et, sans faire aucun bruit, on a toutes les deux longuement espionné nos collègues en train de s’embrasser comme des fous. C’était enivrant, grisant et très drôle !


J’étais littéralement happé par l’histoire de ma douce et n’osai pas l’interrompre, pendu à ses lèvres.


— On a tout de suite reconnu un consultant senior du département d’Émilie et une jeune recrue fraîchement arrivée dans la boîte. Ils ne se lâchaient pas et se roulaient des patins interminables. On ne perdait pas une miette du spectacle, et on retenait notre respiration pour ne pas qu’ils nous entendent. Non, mais tu imagines la scène ! Seulement cinq petits centimètres de bois nous séparaient du couple de tourtereaux et le moindre petit bruit pouvait nous trahir. Émilie et moi étions super stressées et on prenait toutes les précautions les plus absurdes pour que cela n’arrive pas.

— Incroyable ! J’imagine très bien le stress que vous avez dû ressentir.

— Oui j’en tremble encore. Mais on ne s’est pas fait repérer et nos deux amants ont continué à s’embrasser pendant un petit moment puis le mec a sorti sa carte-clé de sa poche et a ouvert la porte de la chambre attenante à la nôtre. Ils sont ensuite entrés, ont claqué la porte derrière eux et notre collègue a plaqué sa jeune proie contre la paroi qui séparait nos deux chambres. Une fois encore, le choc a été violent et le mûr a littéralement tremblé. Émilie et moi nous sommes regardées en plaquant nos mains sur nos bouches pour ne pas éclater de rire, on les a suivis en essayant de repérer leur position exacte dans leur chambre, et on a toutes les deux collé nos oreilles contre la paroi pour écouter ce qu’ils faisaient.


J’ouvrais des yeux de plus en plus grands vers ma douce et Aude pouffa de rire en me regardant. Mais elle ne s’interrompit pas pour autant et continua :


— On entendait absolument tout ce qu’il se passait derrière le mur et on essayait de deviner ce qu’ils faisaient en nous regardant. C’était très drôle ! Notre collègue a d’abord continué à embrasser son amante avec passion et il a ensuite pris les devants en soulevant sa robe avant de se mettre à genoux devant elle et de la lécher intensément. La jeune femme était debout, dos au mur, et c’était atrocement excitant de l’entendre gémir de plus en plus fort. Émilie et moi avons commencé à nous dandiner comme des folles en nous retenant de rire, puis notre jeune collègue s’est mise à hurler comme une furie en encourageant son partenaire. C’était incroyable ! Après cinq bonnes minutes d’un intense cunni, notre homme s’est ensuite relevé, il a encore passionnément embrassé sa jeune proie et on a distinctement entendu le dos de cette dernière glisser le long du mur. Le bruit d’une braguette qu’on descendait a rapidement suivi et le puissant râle que notre collègue a poussé quand son amante a enfourné sa queue dans sa bouche nous a fait littéralement fondre de plaisir. On en pouvait plus !


Aude revivait son histoire en me la racontant. Elle n’était plus avec moi et ne se souciait plus de mes doigts, encore fermement ancrés en elle. Elle se coupa un instant, but une nouvelle gorgée de champagne et elle poursuivit :


— Elle l’a sucé pendant un moment qui nous a semblé éternel et les bruits de ses lèvres glissant sur la queue de notre collègue étaient insupportables. On arrivait presque à deviner ce qu’elle faisait avec sa langue et Émilie et moi nous fixions droit dans les yeux en tremblotant. On se mordait toutes les deux nos lèvres inférieures pour ne pas gémir et notre collègue a ensuite demandé à sa jeune amante de se relever et de se retourner. On a entendu la jeune femme s’exécuter, ses deux mains se poser contre le mur, et elle a ensuite hurlé et a commencé à gémir comme une folle quand son amant l’a pénétrée d’un coup et lui a asséné une longue série de puissants coups de reins. L’instant était d’une intensité extrême et la tension sexuelle, immense. Nos deux collègues baisaient comme des fous exactement en face de nous, en gémissant tous les deux comme des possédés. Les bruits de leur étreinte étaient insoutenables et Émilie et moi avions envie de nous masturber comme jamais. On respirait toutes les deux très fort, on avait du mal à rester debout, et, après une ou deux interminables minutes, on s’est finalement encore rapprochées l’une de l’autre et on s’est embrassées à pleine bouche, en plaquant nos corps l’un contre l’autre.


J’avais du mal à respirer correctement, ma queue était tendue comme jamais, et je buvais littéralement les paroles de ma belle. Aude sourit en me voyant si captivé, puis elle poursuivit imperturbablement :


— C’était divin, et incroyablement libérateur. Nos lèvres se sont mises à danser ensemble et on s’est embrassé très sensuellement pendant un long moment. On s’arrêtait de temps en temps pour nous assurer que nos voisins ne nous avaient pas entendus, puis Émilie m’a ensuite poussée dos au mur et elle a lentement inséré sa langue dans ma bouche. Elle pressait ses petits seins contre les miens et on s’est toutes les deux mises à gémir de plaisir. Elle a ensuite enroulé sa langue autour de la mienne et on a commencé à se rouler de longues pelles atrocement sensuelles. Le goût de sa salive était divin et nos baisers devenaient de plus en plus intenses à mesure que les minutes filaient.


Aude peinait à respirer tant elle revivait la magie de ses souvenirs.


— Ensuite, Émilie a glissé ses mains le long de mon corps et m’a attrapé les fesses avec douceur et fermeté. C’était magique. De mon côté, j’ai posé une main sur une de ses joues et j’ai plaqué mon autre main derrière sa tête pour renforcer encore la puissance de notre étreinte.

— Waouh...


Aude éclata de rire devant mon air de plus en plus ahuri et miaula :


— Ça ne va pas Cowboy ? Tu préfères peut-être que je m’arrête là ?

— Ah non ! Non, non ! Continue ! Tout va bien !

— Hum, OK... Euh, où en étais-je... Oui ! Plus on s’embrassait et moins on arrivait à s’arrêter. Nos langues glissaient l’une contre l’autre, tournaient l’une autour de l’autre et s’enroulaient dans des mouvements très sensuels et naturels. C’était délicieux. On s’embrassait en se délectant des gémissements de nos deux amants et Émilie me caressait les fesses de plus en plus intensément. La force du désir que l’on ressentait l’une pour l’autre était immense et on se perdait, toutes les deux, dans un déchaînement de tendresse et de passion.


Aude se coupa à nouveau et but une autre gorgée de champagne.


— Ensuite, Émilie a délaissé mes fesses et a remonté ses mains le long de mes hanches, de mon bas-ventre, de mon ventre puis elle a tendrement attrapé mes seins et a commencé à les masser adroitement à travers ma robe. Je me rappelle avoir vibré de plaisir à ce moment-là. De mon côté, j’ai lentement descendu mes mains jusqu’à son cul somptueux, je les ai glissées sous sa robe et les ai posées sur ses fesses parfaites. Je les ai attrapées, caressées et massées comme elle l’avait fait pour moi, et Émilie a poussé un long soupir d’approbation tout en continuant à m’embrasser. Elle a ensuite plaqué son bassin contre le mien et a commencé à se frotter à moi en imprimant de très légers coups de reins qui m’ont rendue folle. Dans la pièce voisine, nos deux tourtereaux faisaient l’amour comme des animaux. Notre collègue pilonnait sa jeune proie en ne lui laissant plus aucun répit et la prenait comme bon lui semblait. Et elle adorait ça. Émilie et moi avons d’ailleurs cru défaillir quand on a entendu cette dernière demander à son amant de glisser sa queue dans son petit cul. Elle était déchaînée et nous avons ouvert de grands yeux en devinant notre collègue s’exécuter et glisser peu à peu sa queue dans l’anus de sa jeune amante.


En entendant cela, je me remis à bouger légèrement mes doigts dans le cul de ma belle qui sursauta de plaisir. Elle mouillait toujours comme une folle dans la paume de ma main et je brûlais d’envie de la prendre sauvagement sur notre table.


— Aaaah ! Mon ange, non ! Je suis de plus en plus sensible là et je ne pourrais pas terminer mon histoire si tu continues.

— Ah pardon ! Simple pulsion. Excuse-moi, continue...

— Hum... En devinant notre jeune recrue commencer à se faire sodomiser, j’ai été prise d’une violente pulsion et j’ai fermement agrippé les fesses d’Émilie en enfonçant très profondément ma langue dans sa bouche. De son côté, Émilie a aussi fortement réagi puis elle a lentement fait glisser les bretelles de ma robe le long de mes bras. Mes seins, gonflés de plaisir, se sont brusquement retrouvés à l’air libre et Émilie les a directement saisis entre ses mains et a commencé à les caresser sensuellement. Ses mains étaient douces, elle était attentionnée, elle prenait son temps et le contact de ses doigts sur ma peau m’a fait gémir de plaisir. Elle passait régulièrement le bout de ses pouces sur mes tétons, en faisant des mouvements circulaires, et je frissonnais, je vibrais, je frémissais, alors que notre voisine se faisait toujours fermement sodomiser. Son amant allait et venait dans son cul à un rythme effréné, et la coquine en redemandait un peu plus à chaque pénétration.


Je sentis ma belle trembler sur mes genoux et lui lançai un sourire affectueux.


— Hum... Ensuite, Émilie a délaissé ma bouche, s’est un peu abaissée et a attrapé le bout de mes seins entre ses lèvres. J’ai pris une profonde inspiration en la voyant faire et elle s’est mise à lécher tendrement mes tétons très durs. La sensation était absolument divine et j’avais un mal fou à ne pas gémir trop fort. Elle passait d’une poitrine à l’autre en prenant tout son temps et elle se relevait régulièrement pour venir me rouler des pelles affreusement sensuelles en me soufflant que j’avais les plus beaux seins du monde. Elle me rendait folle, elle le savait, et je bouillonnais d’excitation.


Je n’en pouvais plus, j’avais chaud, je ne savais plus où je me trouvais ni comment je m’appelais et je m’en moquais. Je ne prêtais plus attention qu’aux mots de ma douce et écoutais religieusement son récit, sans mot dire. J’étais fasciné par la précision de ses souvenirs et par l’intensité qu’elle transmettait en me les narrant.


— Après quelques minutes de cette douce torture, Émilie s’est à nouveau saisie des bretelles de ma robe et a continué à la tirer vers le bas. Puis, une fois ma robe à terre, elle s’est relevée, m’a encore roulé une pelle délicieuse et j’ai à mon tour saisi le bas de sa robe et la lui ai retirée en la remontant vers le haut.


Je tremblais et portai difficilement ma coupe à mes lèvres pour boire une nouvelle gorgée de champagne. Aude fit de même en souriant et elle poursuivit :


— Nous nous sommes alors retrouvées quasi nues, l’une en face de l’autre, uniquement vêtues de nos petits strings trempés et on se souriait en mordant toutes les deux nos lèvres inférieures. Émilie était vraiment sublime, son corps était parfait et j’étais au comble de l’excitation. On s’est toutes les deux dévorées du regard pendant quelques secondes et on s’est à nouveau jetées l’une sur l’autre, comme deux accrocs en manque de leur drogue. Sentir sa peau nue contre la mienne, ses petits seins chauds se presser contre les miens et nos lèvres recommencer à danser ensemble m’ont fait chavirer et je l’ai à mon tour saisie par la taille et plaquée dos au mur en glissant ma cuisse gauche entre ses jambes. Je la voulais plus que tout et avais envie de lécher tout son corps. Nos langues se sont encore enroulées l’une autour de l’autre et je me suis remise à parcourir son corps avec mes mains, en m’attardant de nouveau longuement sur son cul parfait. Puis je suis lentement remontée jusqu’à seins, je les ai tendrement caressés et je me suis à mon tour légèrement abaissée pour les lécher comme une folle. Émilie faisait des mouvements de bassin d’une sensualité extrême et frottait sa petite chatte contre ma cuisse. Le tissu de son string était comme le mien, luisant de mouille, trempé de plaisir et ma cuisse était recouverte de cyprine. De l’autre côté du mur, on a entendu de nouveaux bruits de succion suivis d’un très long râle, qui nous ont fait comprendre que notre ami était en train de jouir dans la bouche de sa jeune proie, et cela a encore renforcé le caractère torride de l’instant. Puis ils ont tous les deux éclaté de rire, et notre collègue a demandé à sa jeune partenaire de l’accompagner prendre une douche et de se tenir prête pour une seconde manche. On les a ensuite devinés s’éloigner et cela nous a un peu libérées. Je me suis mise à lécher les seins d’Émilie en redoublant d’intensité, et elle a commencé à gémir de plus en plus fort. Je me délectais tour à tour de ses poitrines, bien rondes et très fermes, de ses lèvres pulpeuses et de sa langue soyeuse. C’était enivrant, et on était toutes les deux au bord de l’orgasme.


Aude se coupa quelques secondes, me regarda en souriant et elle poursuivit lentement, en pesant chacun de ses mots, et en chuchotant suavement :


— Puis, sans qu’elle ne s’y attende vraiment, j’ai soudainement arrêté de l’embrasser, j’ai glissé mon corps le long du sien et je me suis mise à genoux devant elle. Ses courbes étaient vraiment parfaites et son petit string en dentelle détrempé était aussi joli qu’il n’était sexy. J’ai rapidement saisi les extrémités de ce dernier et je l’ai lentement fait glisser sous ses fesses. Émilie respirait lourdement et sa jolie chatte, superbement dessinée, parfaitement épilée et ruisselante de mouille est subitement apparue devant mes yeux. En la voyant, j’ai tout de suite eu envie de me jeter dessus, mais j’ai décidé de prendre mon temps et de la faire languir. J’ai donc continué à tirer son string jusqu’à ce qu’il s’abîme sur le sol et j’ai lentement remonté le bout de mes doigts le long de ses jambes et de ses cuisses. J’ai ensuite posé mes mains de part et d’autre de son joli minou et j’ai commencé à l’érafler avec le bout de mes deux pouces, en guettant chacune des réactions d’Émilie. Elle tremblait de plaisir, elle haletait et me regardait avec un regard brûlant. Puis elle a posé ses deux mains sur ma tête en me tirant légèrement vers sa jolie fente, j’ai résisté un peu en souriant, et j’ai rapidement capitulé quand elle m’a soufflé un irrésistible “Oooh ma puce, je t’en supplie, lèche ma petite chatte”. J’ai alors approché mes lèvres de son clitoris en érection, je l’ai titillé un moment et j’ai glissé le bout de ma langue sur toute la surface de sa jolie chatte. Mon premier passage a été doux, le deuxième a été plus appuyé et le troisième l’a fait hurler de plaisir. Émilie a ensuite levé sa jambe droite et a posé son pied sur une chaise qui se trouvait à proximité de nous pour me faciliter l’accès à son intimité, et je me suis mis à la lécher de plus en plus fort. Après quelques minutes, je lui bouffais littéralement la chatte en alternant les rythmes et la pression de ma langue. Je la léchais, je la pénétrais, je l’aspirais, et je la mordillais amoureusement. Son goût était si doux et si délicat que je ne pouvais plus m’arrêter. J’étais possédée par son corps et je voulais que ce moment ne s’arrête jamais. J’ai passé mes deux mains entre ses jambes, je les ai plaquées sur ses fesses pour l’empêcher de bouger et j’ai redoublé la force de mes attaques. Émilie hurlait de plaisir. Elle ne parvenait pas à savoir ce que j’allais faire et cela la rendait folle. Ses jambes tremblaient. Je la torturais, et je crois qu’elle n’a pas mis deux minutes avant de jouir très fort. Elle a littéralement explosé dans ma bouche et de longs jets de cyprine ont giclé de sa petite chatte. C’était incroyable ! J’ai bu son orgasme de toutes mes forces et j’ai léché avidement chaque goutte de sa jouissance. De l’autre côté du mur, on a entendu nos voisins sortir de la salle de bain et s’installer sur le lit. Ils ont parlé un court instant et ont recommencé à s’embrasser et à se chauffer. Je me demande encore comment ils ne nous ont pas entendus. Émilie gémissait et criait tellement fort qu’il était impossible de passer à côté.

— Peut-être qu’ils vous ont parfaitement entendu et qu’ils se sont aussi nourris de vos gémissements ?

— Oui, c’est ce que je me suis dit tout à l’heure !

— Tu penses qu’ils ont su, après coup, qu’il s’agissait de vous deux ?

— Non, je ne crois pas... Et je ne pense même pas que le mec savait qu’Émilie était sa voisine. Ils ne se sont jamais croisés. C’est l’avantage de ces gros hôtels anonymes.


Aude saisit une nouvelle fois sa coupe et but une nouvelle gorgée de champagne. Puis je la vis replonger instantanément dans ses souvenirs et elle poursuivit :


— Hum... Après son premier orgasme, j’ai laissé Émilie récupérer trente secondes et je l’ai saisie par la taille pour la retourner face au mur. Je voulais absolument goûter son petit cul et elle l’a tout de suite compris. Elle m’a souri, s’est laissée faire et a posé ses mains contre la paroi. Je lui ai demandé de reposer son pied sur la chaise et je me suis lentement glissée entre ses jambes. Ses fesses étaient vraiment somptueuses et j’ai été prise de violentes pulsions en les regardant. J’ai posé mes mains sur chacune d’elles, je les ai encore massées amoureusement et je me suis doucement approchée de son petit anus ouvert. Émilie a pris une profonde inspiration quand elle a senti le bout de ma langue se poser sur son petit trou et elle a bruyamment expiré quand je me suis mise à lécher les contours de son anus. Elle gémissait comme une folle et faisait de petits mouvements de bassin pour m’encourager à continuer. Après deux ou trois minutes, j’ai exercé une pression beaucoup plus forte à l’entrée de son cul et elle a sursauté quand elle a senti le bout de ma langue la pénétrer. Elle a vibré de plaisir et s’est totalement abandonnée aux plaisirs que lui procurait ma langue. C’était dingue. Je me suis ensuite introduite aussi loin que possible en elle et je l’ai torturée pendant de longues minutes avant de me retirer et de lentement me rediriger vers sa petite chatte. Je l’ai encore léchée comme une folle, en introduisant également deux de mes doigts dans sa jolie fente pour la faire jouir encore plus fort, et je ne lui ai plus laissé aucun répit. Je me suis mise à la doigter et à la lécher comme une affamée en m’attaquant respectivement à sa jolie chatte et son petit cul. Elle était dépassée, ne savait plus où donner de la tête et elle se caressait sensuellement les seins en me suppliant de continuer toujours plus fort. J’étais déchaînée, je glissais mes doigts dans sa jolie chatte quand je léchais son petit trou et je lui doigtais doucement le cul quand je léchais sa fente détrempée. Je n’ai pas eu à attendre longtemps avant qu’elle ne jouisse une seconde fois, et ce deuxième orgasme, beaucoup plus puissant que le premier, a secoué tout son corps. J’ai retiré mes doigts et ma langue de ses orifices juste avant qu’elle n’explose pour la laisser profiter de ce moment et la voir jouir encore une fois était vraiment beau. Plusieurs vagues successives de plaisir se sont enchaînées et elle a ensuite posé son front contre le mur et son pied par terre pour récupérer.


Aude relâcha un long soupir d’excitation à la fin de sa phrase et commença, à ma grande surprise, à onduler légèrement son bassin autour de mes doigts en se mordant la lèvre inférieure. Puis elle émit un gémissement atrocement sensuel en me regardant langoureusement et elle poursuivit :


— Hum, après une courte minute de récupération, Émilie s’est retournée, m’a tirée vers le haut pour me relever et elle m’a embrassée passionnément. Elle a encore enroulé sa langue autour de la mienne et s’est délectée de tout ce qu’il restait de son jus dans ma bouche. Elle me fouillait et buvait son plaisir. Et, tout en faisant cela, elle a recommencé à glisser ses mains tout le long de mon corps. Elle m’a caressé les seins, m’a massé les fesses puis elle m’a poussée vers son lit et m’y a fait basculer quand mes jambes sont entrées en contact avec le matelas. Je me suis laissée tomber sur le dos et Émilie s’est lentement allongée sur moi. Ses seins se sont encore pressés contre les miens, elle m’a encore passionnément embrassée pendant deux ou trois longues minutes puis elle m’a soufflé de ne pas bouger et elle est lentement descendue le long de mon corps. Quand elle est arrivée au niveau de mes seins, elle les a à nouveau tendrement léchés, en se laissant guider par mes gémissements, et elle a poursuivi sa descente alors que nos deux amants de voisins s’étaient remis à baiser comme des possédés. Mais on s’en moquait. Ils n’existaient plus. La langue d’Émilie était d’une agilité extrême et je sentais qu’elle prenait un plaisir fou à la passer sur tout mon corps. Une fois arrivée en bas de mon ventre, Émilie a saisi l’élastique de mon string, l’a fait glisser jusqu’à mes pieds et tomber par terre. Puis elle a regardé ma petite chatte avec une envie non masquée, elle m’a largement écarté les jambes, s’est allongée entre chacune d’elles et elle a lentement rapproché ses lèvres de ma fente gonflée de désir. Je sentais son souffle chaud me caresser. C’était fabuleux. Puis elle m’a lancé un regard enflammé, m’a souri et a enfoncé sa langue dans ma petite chatte d’un seul coup, sans aucun préambule. J’ai littéralement sursauté de plaisir, incapable de retenir un petit cri aigu, et Émilie a directement commencé à me lécher avec une frénésie et une intensité incroyable. J’ai essayé de poser mes mains sur sa tête, comme elle l’avait fait pour moi, mais elle m’en a empêchée et a redoublé la puissance des attaques de sa langue. Je hurlais de plaisir et je n’ai pas mis trente secondes avant d’atteindre mon premier orgasme. Elle me dévorait littéralement et elle a bu l’intégralité de ma jouissance sans en laisser le moindre reste. Toutes ces sensations étaient nouvelles pour moi et j’adorais ça ! J’avais l’impression de voler après mon premier orgasme, mais Émilie ne m’a pas laissé une seule seconde pour en profiter et a recommencé à me lécher comme une folle. On était toutes les deux possédées, en transe, dans un état second et rien d’autre ne comptait plus que notre plaisir. Après une poignée de minutes supplémentaires, Émilie m’a saisie par la taille et m’a retournée sur le ventre. Elle m’a ensuite demandé de remonter légèrement mon cul vers le haut, elle a glissé un gros coussin sous mon bassin et elle s’est à nouveau jetée sur ma petite chatte ouverte. Je ne parvenais plus à respirer et je devenais hystérique. Sa langue me rendait folle et elle me pénétrait chaque fois un peu plus loin. Elle tournait en moi, se retirait, s’attaquait à mon clitoris, puis elle replongeait en moi et reprenait son petit manège infernal. Je devenais folle.


Aude s’arrêta à nouveau de parler en tremblant et termina sa coupe de champagne d’un trait. Encouragée par ses mouvements de bassin, j’avais recommencé à aller et venir dans son cul pendant qu’elle me parlait et elle se délectait des sensations que lui procuraient mes doigts. Elle frottait son clitoris contre la paume de ma main dès qu’elle le pouvait et respirait beaucoup plus lourdement en me racontant son histoire. Elle avait très chaud, ses joues s’étaient teintées de rouge et son regard était enflammé.


— Tu vas me faire jouir si tu continues mon cœur... Hum... Ensuite, Émilie est lentement remontée vers mon anus, offert et ouvert, et elle lui a réservé le même traitement que j’avais accordé au sien. Elle a posé ses mains sur mes fesses, les a poussées vers le haut pour les écarter au maximum et elle m’a d’abord léchée tendrement pour me préparer avant de se montrer aussi agressive que je ne l’avais été. Elle a introduit sa langue dans mon cul à peine une minute après avoir commencé à le lécher, tout en glissant deux de ses doigts dans ma petite chatte trempée de désir. Je jubilais et j’ai dû enfoncer ma tête très fort dans un oreiller pour ne pas réveiller tout l’hôtel. C’était vraiment incroyable. Elle s’est acharnée sur mes orifices comme je l’avais fait pour elle pendant quelques longues minutes et je n’ai pas mis longtemps à exploser une seconde fois sur sa langue. Haaaaann Raph... Tes doigts... Haaaaann...


Les derniers mots de ma douce m’avaient achevée et j’avais encore augmenté encore le rythme de mes doigts dans son cul sans m’en rendre vraiment compte.


— Wahoo, mon cœur... Vous avez vraiment fait ça ? Tu me laisses sans voix... Et ensuite ? Vous avez fait une petite pause ?


Aude me sourit, m’embrassa en gémissant et me répondit en chuchotant :


— Une pause ? Tu plaisantes mon ange ? Il était très tard, il nous restait peu de temps, nous étions toutes les deux en feu et nous avions envie d’essayer tellement de choses ! Après mon deuxième orgasme, je me suis retournée sur le dos, Émilie s’est rallongée sur moi et on s’est encore longuement embrassé avant de nous lancer dans un soixante-neuf passionné. On a fait l’amour pendant tout ce qu’il restait de la nuit, sans nous arrêter une seule seconde. On s’est léchées dans toutes les positions possibles et imaginables, sans nous mettre aucune limite. On a glissé nos doigts partout où cela était possible des heures durant et on s’est donné une longue série d’orgasmes très puissants dans un tourbillon de tendresse et de sensualité. Quand le jour s’est levé, on s’est mise à jouer avec le gode d’Émilie, en le glissant successivement dans nos bouches, nos chattes et nos culs. On a repoussé les limites du plaisir et je pense qu’on ne s’est calmées que vers 9 heures et demie du matin, quand les ascenseurs ont vraiment repris leurs courses incessantes. On était épuisées, mais aussi tellement heureuses ! De l’autre côté du mur, nos deux amants de voisins ont aussi fait l’amour toute la nuit et notre collègue pilonnait une dernière fois sa jeune amante quand Émilie et moi sommes entrées dans sa douche. On s’est encore longuement embrassées et caressées sous les jets d’eau chaude et j’ai ensuite regagné ma chambre, un étage plus haut, sur la pointe des pieds. Heureusement, je n’ai croisé personne dans les couloirs, mais j’entendais tout le monde commencer à s’activer sérieusement dans les chambres.


Aude fit une nouvelle pause et me sonda un instant du regard. J’étais sous le choc, assommé, incapable de parler et dans un état d’excitation pas possible. J’avais momentanément arrêté de bouger mes doigts dans son cul pour profiter des derniers moments de son récit et je ne parvins à articuler aucun mot pour l’inviter à terminer. Je fus juste à même de lui faire un petit signe de la tête et Aude, l’air satisfaite, continua en souriant :


— Hum... Une fois dans ma chambre, je me suis changée et j’ai commencé à faire ma valise. Nous devions tous nous retrouver dans le hall de l’hôtel à onze heures et j’avais très envie de manger quelque chose avant de partir. J’étais affamée après cette nuit riche en émotions ! Je me suis donc dépêchée et je suis descendue dans le restaurant où j’ai tout de suite aperçu mon petit stagiaire et le beau gosse d’Émilie. Ils buvaient un café à la même table et avaient l’air tout penauds. Mon petit stagiaire m’a lancé un grand sourire et m’a fait un signe en me voyant arriver, mais je me suis montrée glaciale pour ne lui laisser aucun espoir.

— Les pauvres, ils ont dû passer une mauvaise fin de nuit.


Aude, un peu gênée, rit doucement, et me répondit oui de la tête.


— On a été un peu coquine oui. Ensuite, Émilie est elle aussi arrivée dans le restaurant et elle m’a rejoint comme si de rien n’était. C’était très drôle. En quittant sa chambre, une demi-heure plus tôt, j’avais brièvement pensé que cette nuit aurait pu mettre un froid dans notre amitié, mais il n’en a rien été et je dirai même que ça l’a renforcée. A 11h00, on est tous repartis vers l’aéroport, tout le monde portait des lunettes de soleil pour masquer de gros cernes, on s’est tous rendormis dans l’avion, et me voilà avec toi !


Je restai un court instant silencieux, béat, et immobile puis je finis par répondre :


— Wahoo ! Mon cœur ! Je suis, euh... Et vous vous êtes quittées comment avec Émilie ?


Aude rit tendrement et me répondit :


— Comme deux super copines qui ont partagé une magnifique nuit.


Je souris et enchaînai directement :


— Et qui recoucheront peut-être ensemble un jour ?


Aude me rendit mon sourire, m’embrassa tendrement et me répondit :


— Oui, certainement, si leurs mecs sont d’accord, bien entendu.


Pour toute réponse, je lui lançai un regard brûlant et recommençai à doucement agiter mes doigts dans son cul pour lui signifier que cette idée m’excitait. Positionnée comme elle l’était, tout son corps était à ma portée et je la désirais comme un fou. Après son histoire, je la voulus plus que tout, mais son massage était prévu deux minutes plus tard et je me résignai à tenter quoi que ce soit. Puis Aude enchaîna :


— Alors Cowboy, suis-je restée dans les termes du pacte ou pas ?


Je souris et répondis :


— Hum... Pour Jean, ton petit stagiaire, tu étais très limite, et pour Émilie, il faut encore que je réfléchisse.


Aude me lança un sourire coquin et poursuivit :


— Avait-on défini des règles pour des partenaires du même sexe ?

— Hum... Non. Je ne crois pas en effet. Il faudra qu’on mette le pacte à jour.


Aude rit encore, m’embrassa fougueusement et elle continua :


— Tu n’imagines même pas ce que je donnerais pour que tu me baises, là, maintenant. Je suis tellement excitée que je ne dirais non à rien et sentir ta queue si tendue sous mes fesses n’arrange pas du tout les choses.

— J’en crève aussi d’envie mon cœur, mais ton massage est prévu dans une minute. Ça nous offrira peut-être un moment de décompression !? ajoutai-je pour positiver.


Aude me regarda fougueusement et me répondit :


— Parle pour toi ! J’ai choisi un massage nue avec un homme. Honnêtement, je ne sais pas comment je vais faire pour résister si mon masseur est beau et entreprenant ! Je te préviens ! Je suis trempée d’excitation ! Tu testes vraiment mes limites là Cowboy !


Je lui souris et soufflai, un peu fébrilement :


— Eh bien... Euh... On verra si le Country Club est un établissement sérieux ou pas.


Aude m’adressa un regard provocant et me lança affectueusement :


— Tu as l’air beaucoup moins sûr de toi là Cowboy !


Je voulus répondre en protestant, mais nous entendîmes soudain distinctement la voix grave d’un homme s’adresser à notre serveur :


— Salut Frank, Monsieur et Madame D sont ici ?

— Oui, ils sont dans l’alcôve juste là, lui indiqua notre serveur.

— OK, merci !


Anticipant l’arrivée de son masseur, Aude se souleva, glissa doucement mes deux doigts hors de son anus, se releva difficilement et alla reprendre place sur sa chaise après avoir réajusté son string et sa robe. Elle me lança ensuite un sourire joueur et nous vîmes un homme d’une quarantaine d’années, grand et mat de peau, apparaître au coin du mur. Il était vêtu d’une blouse blanche à l’effigie des initiales du club et afficha un sourire chaleureux en nous découvrant tous les deux, si sages, à notre table. Il avait l’air gentil, mais on le devinait fatigué, après une longue journée de travail.


— Madame D ? demanda-t-il en posant son regard sur Aude.

— Oui ! répondit-elle, les joues encore rouges d’excitation.

— Je suis Frank, votre masseur. Tout est prêt et je me tiens à votre disposition quand vous le souhaitez.

— OK, génial, j’arrive ! Merci beaucoup !


Le masseur d’Aude s’inclina légèrement puis fit une volte-face et se redirigea vers le bar. Aude tourna la tête vers moi, un sourire coquin en coin, et me dit :


— Eh bien, si l’établissement n’est pas sérieux, je te confirme que je ne sais pas comment je vais faire pour résister aux éventuelles avances de ce masseur... Tu en es conscient ? Je ne suis pas loin du tout de mon état d’hier soir !


Je ne répondis rien et me contentai de faire une moue inquiète qui fit rire Aude. Puis elle se leva, s’approcha de moi, s’abaissa vers mon oreille et me souffla sensuellement :


— Tu joues avec le feu mon cœur... Et ça m’excite terriblement... Que vas-tu faire pendant une heure ?

— Euh... Je vais aller au spa je pense... Je me sens un peu tendu là.


Aude sourit, posa ses lèvres sur les miennes, m’embrassa langoureusement puis elle tourna les talons et quitta notre alcôve. Je laissai une dernière fois glisser mon regard le long des courbes de son corps et elle disparut de mon champ de vision. Je l’entendis ensuite s’adresser gentiment à son masseur et tous les deux s’engagèrent dans le grand escalier qui menait aux installations du premier étage.


En les entendant monter les marches, je me mis à passer en revue, légèrement inquiet, les différents scénarios qui pouvaient se produire, un étage plus haut, dans la prochaine heure, et je me demandai lequel allait être le bon. Je n’avais pas imaginé qu’Aude aurait vécu pareille expérience en réservant un massage, ni qu’elle choisirait un homme pour la masser, et j’eus un moment peur d’avoir commis une erreur en l’exposant encore à un nouveau danger. Allais-je me trouver pris à mon propre jeu ? Je saisis ma coupe de champagne, bus une nouvelle gorgée et je me sentis soudain très seul à ma table. Après un rapide coup d’œil autour de moi, je constatai que j’étais désormais le dernier encore assis dans le restaurant, et je décidai de terminer rapidement ma coupe et de filer au spa.


Les quatre dernières heures avaient été riches en émotions et d’innombrables pensées se mirent à me traverser l’esprit alors que j’avalai ce qu’il me restait de champagne. Je me repassai en mémoire tout le fil du récit d’Aude et réalisai qu’elle ne m’avait pas du tout ménagé. En visualisant à nouveau chronologiquement les images et les détails de son histoire, je m’attardai sur les émotions que ces dernières me procurèrent. Certaines images m’excitèrent à nouveau alors que d’autres piquèrent encore mon ego de mâle trompé. Certaines me semblèrent normales, d’autres me rendirent jaloux.


Jusqu’à ce jour, je ne m’étais jamais trouvé dans la position de celui à qui l’on racontait quelque chose. Cette configuration était nouvelle pour moi. J’avais toujours été celui qui narrait ses écarts et demandait pardon ensuite. Cela me dérangea d’abord fortement, mais je sentis ensuite poindre d’autres émotions intéressantes en moi. En effet, une fois passées la jalousie, la possessivité et l’envie primaire de prendre ma revanche, je réalisai que l’histoire d’Aude m’avait aussi inspiré de l’excitation, du plaisir et même de la joie. En y repensant, je me sentis soudain étrangement heureux pour elle, heureux qu’elle se soit amusée et heureux qu’elle ait pris son pied avec une autre personne. Je trouvai ça beau, et également juste, après tout ce que j’avais moi-même fait dans le passé. Après tout, pourquoi aurais-je été le seul à ne pas être trompé un jour ?


Je pensai également, en me levant, que nous nous étions aussi tellement provoqués et laissés de liberté ces deux dernières années, qu’il était bien normal, finalement, qu’un tel évènement se produisit un jour.


En marchant vers l’accueil, je me dis qu’Aude avait vraiment changé depuis notre rencontre. Elle était devenue beaucoup plus confiante, plus entreprenante, plus libre et je me sentis fier d’elle. Je passai devant notre hôtesse en lui souriant, la remerciai encore pour cette organisation sans faille et me dirigeai ensuite vers le parking. Je saisis mon sac de sport dans le coffre de la voiture, et je retournai rapidement dans l’enceinte du club, en direction des vestiaires hommes.


En tirant la porte de ces derniers vers moi, je fus à nouveau bluffé par les installations que l’établissement offrait. Tout était superbe et impeccablement propre. Les casiers en bois vernis donnaient aux vestiaires un air de vieux club anglais et le carrelage des douches était si propre qu’on pouvait se voir dedans. Je me changeai rapidement puis me dirigeai vers le spa. Une lourde vague de chaleur m’enveloppa de la tête aux pieds quand je poussai la grosse porte en verre et je m’avançai à petits pas dans le spa, en regardant autour de moi. Les téléphones étaient interdits et il était défendu de parler, sauf à voix basse.


Trois espaces différents étaient proposés aux membres dans le spa : une zone “bain”, dotée d’une grande piscine de 50 mètres de long et de deux jacuzzis très modernes, un espace sauna et un espace hammam. Des douches, ouvertes ou fermées, avaient été construites un peu partout et le tout formait un ensemble agréable et accueillant.


Quelques personnes, hommes et femmes, traînaient encore çà et là, mais tous semblaient relativement âgés et j’imaginai qu’ils n’allaient pas tarder à partir compte tenu de l’heure avancée. Après quelques secondes d’hésitation, j’optais pour la piscine en premier lieu et constatai qu’il était déjà 23h25 en jetant un coup d’œil sur une grosse horloge qui surplombait le plan d’eau.


J’avais réussi à contenir ma violente érection, mais le récit d’Aude me restait en tête et me travaillait encore. Certains détails de son récit m’obsédaient et visualiser ma belle en train d’embrasser Jean ou de lécher Émilie me faisait frémir. De plus, penser qu’il était aussi fort possible qu’elle fût en train de se faire baiser, au même instant, un étage plus haut, sur sa table de massage, m’excitait autant que cela me dérangeait. C’était très étrange. J’avais envie de sortir de l’eau, d’emprunter l’escalier en courant et d’aller vérifier ce qu’il se passait dans cette pièce, certainement intimiste et surchauffée, mais je me retins plusieurs fois de le faire.


En m’engageant dans ma cinquième longueur, je chassai ces pensées de mon esprit et me dis que j’aurais adoré qu’une femme se trouvât dans la piscine, avec moi. J’aurais adoré caresser un beau corps de mon regard et j’essayai de me rappeler la dernière que cela m’était arrivé. Ensuite, le souvenir de ma jolie blonde me revint subitement en mémoire et je me demandai s’il me serait un jour donné de la revoir. J’avais eu tant de mal à l’oublier. Jamais aucune femme ne m’avait autant marqué qu’elle auparavant. Venait-elle encore ici de temps en temps ? Venait-elle encore faire du yoga ou nager dans cette piscine ? Cette simple pensée me fit frissonner et je me mis à l’imaginer nager, avec moi, dans un maillot très fin et échancré, qui mettait divinement bien ces formes en valeur. Je l’imaginai me sourire et me faire des signes sous l’eau et cela me fit sourire.


Après une dizaine de longueurs, je sortis de la piscine et me dirigeai vers les jacuzzis. Deux femmes d’un âge avancé s’y prélassaient déjà et elles me saluèrent quand j’entrai dans l’eau. J’y restai une dizaine de minutes et marchai ensuite vers le sauna, tout de bois construit. En y entrant, une chaleur sèche et violente mit tout de suite mon corps à rude épreuve, mais je m’y habituai rapidement, au point de m’assoupir pendant une dizaine de minutes. Quand je repris mes esprits, j’étais en nage, rouge comme une écrevisse, et mon corps était bouillant. Je me levai difficilement, sortis du sauna et me dirigeai vers une des douches ouvertes.


Il ne devait rester guère plus de 4 personnes dans le spa et j’entendis une femme souffler à son compagnon qu’il était minuit dix. Aude n’allait plus tarder à arriver et je n’avais pas du tout vu l’heure passer. Je me plaçai sous le pommeau de douche et ouvris le robinet d’eau froide d’un coup pour récupérer une chaleur corporelle normale. Les puissants jets d’eau me firent frissonner et je retrouvai rapidement ma vitalité. Je fis couler une noisette d’un savon collectif dans le creux de ma main et entrepris de m’en couvrir le corps quand je sentis soudain deux mains me caresser doucement le dos.


Je me retournai et découvris Aude, tout sourire, dans son beau maillot de bain noir. Elle était superbe, incroyablement sexy et elle me sourit en voyant qu’elle m’avait pris de court. En lui renvoyant son sourire, je laissai instinctivement glisser mon regard le long de ses courbes et je sentis une petite décharge électrique parcourir le bas de mon ventre en caressant ses formes. Après quatre ans de relation, Aude me faisait toujours le même effet quand je la voyais en maillot de bain et j’adorais ça. Sa peau luisait encore d’une huile qui sentait divinement bon et son maillot de bain mettait parfaitement en valeur son corps somptueux. Son soutien-gorge compressait insolemment ses seins bien ronds et fermes, alors que le bas de son maillot, échancré à souhait, recouvrait juste son entrejambe et accentuait parfaitement les lignes affolantes de son cul.


L’ensemble était à tomber, délicieux à observer, et les deux fines pièces de tissu ne tenaient en place que grâce à trois petits nœuds, situés dans le dos de ma belle et de chaque côté de ses hanches. J’adorais ce maillot de bain, car il était aussi sexy que facile à retirer.


Aude prit un air flatté en constatant l’effet qu’elle avait sur moi, puis elle passa ses bras autour de mon cou et me murmura à l’oreille :


— Vous bavez jeune homme ! Et je suis très choquée.

— Hum... Oh oui pardon ! Alors ? Comment était ce massage ?

— Vraiment incroyable ! Et tu as beaucoup de chance, car mon masseur s’est montré à la hauteur de l’établissement ! Beau et attirant, mais aussi très pro et très sérieux. Il n’a pas fait un seul pas de travers, alors que j’étais totalement nue, offerte, et très excitée. Il m’a prodigué un massage des plus fabuleux et a fait exactement ce qu’il fallait pour me calmer et me détendre complètement. Je pense même m’être endormie une quinzaine de minutes. C’est te dire à quel point il a su me calmer !


Je ris tendrement, en me sentant secrètement rassuré, puis je saisis la main de ma douce et l’entraînai vers le hammam.


— Trop content que tu aies aimé ma puce ! Tu es complètement remise de tes émotions du coup ?


Aude me lança un sourire coquin suivi d’un clin d’œil lourd de sens et elle me répondit :


— Oui, pour le moment. Et toi ? Qu’as-tu fait ?

— J’ai passé mon temps entre la piscine et le sauna. Et là, je m’apprêtais à aller visiter le hammam. Tu m’accompagnes ?


Je ne laissai pas le temps à Aude de répondre et l’invitai à entrer dans la pièce sombre après avoir tiré la porte vers moi. Un gros nuage de vapeur s’échappa du hammam et j’emboîtai le pas de ma belle puis refermai la porte derrière moi une fois entré.


L’humidité et la chaleur ambiantes étaient suffocantes. La pièce était inondée d’une vapeur très dense et la faible visibilité donnait à l’endroit un caractère mystique qui me plut. Il nous fallut une bonne minute pour nous habituer à ces nouvelles conditions un peu extrêmes.


Deux autres personnes se trouvaient également avec nous dans le hammam, mais l’opacité extrême de la vapeur nous empêcha de nous voir. Leurs voix nous indiquèrent néanmoins qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme et qu’ils se trouvaient dans le coin droit de la pièce, en entrant. Aude et moi nous dirigeâmes vers le côté opposé.


En marchant dans le hammam, je fus surpris par la taille et la propreté de ce dernier. L’ensemble avait été pensé en un seul bloc uniforme et l’endroit avait la forme d’un haricot. Des gradins, construits sur trois niveaux, longeaient les murs sans discontinuer, et tout avait entièrement été recouvert de petits carreaux de Provence bleu foncé.


Une fois arrivés à l’extrême opposé de nos voisins, je grimpai les gradins jusqu’au niveau le plus haut, en tirant Aude derrière moi, et nous nous assîmes tranquillement et restâmes silencieux une minute, le temps de finir de nous accoutumer à ce nouvel environnement. De là où nous nous trouvions, la vapeur était si dense que nous ne pouvions même plus discerner le sol.


Nos deux compagnons de hammam parlaient et riaient à voix basse, à une quinzaine de mètres de nous, et je me tournai finalement vers Aude et vins me positionner tout près d’elle, sur sa gauche. Elle sourit en me voyant m’approcher et je posais ma main gauche sur sa cuisse gauche. Nous avions tous les deux très chaud et de grosses gouttes de transpiration commencèrent à perler et à glisser le long de nos corps. Puis Aude tourna la tête vers moi et murmura :


— Il fait vraiment très chaud ici ! A-t-on le droit de parler ou pas ?

— Oui, mais comme nos copains, uniquement en chuchotant !

— OK cool ! Mon cœur, j’ai repensé à mon histoire pendant mon massage et me suis dit que j’avais été un peu cash. Pardon. Tu es sûr que tu ne m’en veux pas pour hier soir ? Je suis consciente de m’être complètement laissée aller.


Je souris devant son air désolé et m’approchai de ses lèvres. Puis, après un tendre baiser, je lui répondis :


— Non, je ne t’en veux pas. J’y ai aussi repensé pendant cette dernière heure et, même si mon ego a pris un petit coup, cette situation m’excite à fond et je suis sincèrement heureux que tu te sois amusée à Milan.


Aude me sourit tendrement et me rendit mon baiser puis j’enchaînai sur un ton joueur :


— Et donc ton petit stagiaire et le beau gosse d’Émilie ont tous les deux gagné une bouteille de champagne alors ?


Aude éclata de rire et posa une main sur sa bouche en réalisant qu’elle avait fait trop de bruit. Puis elle répondit :


— J’imagine que oui ! Les petits cons... On leur a offert une sacrée réputation et ils n’ont pas dû batailler longtemps pour nous avoir. Ils ont été tellement opportunistes, ça m’énerve.


Je souris et répondis tendrement :


— Comment leur en vouloir franchement...


En murmurant cela, je posai ma main droite en bas du dos de ma belle et remontai jusqu’au nœud de son soutien-gorge que je défis d’un coup, en tirant simplement sur une des deux ficelles. Le tissu glissa sans offrir la moindre résistance et le haut du beau maillot noir de ma belle tomba à ses pieds en libérant ses deux superbes seins encore gonflés de désir. Aude voulut le rattraper, mais je l’en empêchai et elle me regarda à la fois effrayée et amusée.


— Raph ! Il y a deux personnes à moins de quinze mètres de nous !


Ignorant complètement sa remarque, je plaquai mes lèvres sur les siennes et lui roulai une pelle délicieuse en remontant ma main gauche vers ses seins. Ils étaient chauds, doux, très fermes et Aude poussa un petit gémissement en me sentant commencer à les masser. Elle enfonça sa langue profondément dans ma bouche pour me signifier son excitation, et, après une longue minute d’un baiser enflammé, je me retirai de sa bouche et lui murmurai, tout en pinçant légèrement ses tétons :


— Quel est le moment que tu as préféré dans ta folle nuit avec Émilie ?


Je vis Aude sourire et réfléchir un instant, puis elle se mordit la lèvre inférieure et planta son regard dans le mien :


— Hum... J’ai adoré enjamber sa tête, alors qu’elle était allongée sur le dos, et m’asseoir sur sa bouche. On faisait l’amour depuis deux heures quand je me suis positionnée à califourchon au-dessus de ses lèvres, et elle m’a léchée avec une infinie tendresse pendant de très longues minutes, en glissant régulièrement le bout d’un de ses doigts dans mon petit cul. C’était torride, et je crois que j’ai joui deux fois dans sa bouche avant de lui rendre la pareille.

— Elle lèche vraiment bien alors ?

— Oh oui ! Très très bien...


L’entendre prononcer ces mots me fit frémir et je sentis ma queue recommencer à prendre de l’ampleur. De son côté, Aude semblait de plus en plus réceptive à mes caresses et recevait avec plaisir chacun de mes baisers. Puis, tout en lui pinçant à nouveau doucement les tétons, j’enchaînai :


— Et Émilie ? Quel moment a-t-elle préféré ?

— Haaaaa... Euh, mon cœur, si tu continues tes caresses, tous les bénéfices de mon massage vont s’envoler et je vais me remettre à mouiller comme une folle... Je te préviens... Euh... Je ne lui ai pas posé la question, mais elle a joui à plusieurs reprises quand on a frotté nos petites chattes l’une contre l’autre. A ce moment, c’est moi qui étais allongée sur le dos, les jambes écartées, et Émilie m’a chevauchée, a placé sa jolie fente juste au-dessus de la mienne, et elle s’est mise à imprimer de légers mouvements de bassin qui nous ont rendues toutes les deux folles. Elle frottait sa vulve trempée contre la mienne et s’est peu à peu mise à me baiser super fort, comme tu l’aurais fait toi. On était toutes les deux tellement excitées que nos petites chattes glissaient l’une contre l’autre sans aucune difficulté et Émilie a joui deux ou trois fois d’affilée en très peu de temps. C’était... Raph ! Non, Raph ! Qu’est-ce que tu fais ?


En l’écoutant parler, j’avais placé ma main droite tout près du nœud gauche du bas de son maillot et l’avais défait d’un geste sec et rapide. Là encore, le tissu ne me résista pas et les ficelles de sa jolie culotte vinrent s’échouer sur les petits carreaux de Provence où nous étions assis. Il ne me suffit ensuite que de tirer un peu plus sur le tissu de son maillot pour que le second nœud cède et que ma douce ne se retrouve intégralement nue tout près de moi, si belle, si sexy et si désirable.


— Ne fais pas attention à ce que je fais mon cœur. Et continue. C’est canon ce que tu racontes.


En disant cela, je continuai innocemment à agir comme je l’entendais et je fis glisser ma main gauche de ses seins somptueux jusqu’au haut de ses cuisses avant de lentement la passer entre ses jambes. Aude sursauta quand elle sentit le bout de mon index venir se poser sur son clitoris et elle poussa un petit gémissement de plaisir quand je commençai à le caresser doucement.


— Raph, non... Nos voisins vont nous...

— Chuuut, pas si nous restons discrets.

— Haaaaann... Raph, si tu continues, je vais vraiment exploser et je serai incapable de rester silencieuse... Je te préviens.


Elle était belle à tomber et je crevais d’envie de lui faire l’amour. A quinze mètres de nous, derrière l’épais rideau de vapeur qui nous protégeait, nos deux voisins avaient continué à parler, sans s’interrompre, ni se soucier de nous, et je répondis à ma douce :


— Hum... Et donc vos petites chattes glissaient l’une contre l’autre... C’est ça ?


Aude me lança un regard accusateur en tentant de me repousser, mais je continuai imperturbablement mes dessins pervers, et glissai ensuite ma main gauche sous sa cuisse droite, remontai sa jambe et calai le talon de son pied droit sur la bordure du gradin afin d’avoir un accès bien ouvert à son entrejambe.


— Raph, non, s’il te plaît... Tu vas me rendre folle.


Satisfait, je lui lançai un sourire complice et lui fis un signe de la tête pour l’encourager à poursuivre :


— Euh... Oui, c’était très agréable. Émilie a joui plusieurs fois, comme je le disais, et j’ai moi aussi adoré cette position. On était toutes les deux en transe, nos mouilles se mêlaient, on gémissait très fort et... Haaaaann... Raph, non... Arrête... Haaaaann...


En l’écoutant, j’avais délicatement posé trois doigts de ma main gauche sur toute la longueur de sa fente et j’avais commencé à la caresser, en variant mes mouvements et la pression que j’exerçais sur ses lèvres gonflées.


— Tu es trempée mon amour... J’adore te sentir comme ça !

— Haaaaann, après tout ce que tu m’as fait ce soir, ce n’est pas étonnant... Haaaaann Raph... Arrête... Je suis de nouveau complètement en feu là...


Aude haletait, et je me mis à la caresser un peu plus vite et un peu plus fort, en commençant à faire de petits mouvements circulaires et irréguliers. Mes doigts glissaient sur sa fente sans aucune difficulté et je sentis qu’Aude essayer d’anticiper le moment que je choisirais pour plonger un doigt en elle. Cela me fit sourire et je décidai de continuer à jouer tranquillement. Je plaçai ma main droite juste au-dessus de ses fesses pour l’empêcher de bouger son bassin et elle fit tout ce qu’elle put pour conserver ce qu’il lui restait de contrôle.


— Le moment le plus fou de votre nuit ? lui soufflai-je à l’oreille.

— Haaaaann, Raph... Non, je ne peux plus te répondre là... Je vais bientôt jouir en criant très fort... Haaaaann, je t’aurais prévenu...

— Le moment le plus fou de votre nuit ?

— Haannn, euh... Quand on s’est mise à jouer avec le gode d’Émilie, je crois... Haaaaann...

— Ah oui ? Et pourquoi ?

— Haannn... Hum, parce que pendant près d’une heure... Haannn, alors que le jour commençait à transparaître à travers les rideaux, on a joué avec ce bel engin comme des folles et on se l’est glissé partout où cela était possible. Haaaaann, on l’a léché chacune à notre tour, on l’a glissé sans retenue dans nos petites chattes, on l’a poussé au fond de nos petits culs... Haaaaann, on était déchaînées, infatigables, insatiables et c’était... Haaaaann... Incroyable...


A la fin de sa phrase, Aude se suréleva encore un peu et se jeta sur moi en plaquant ses seins contre le haut de mon torse. Puis elle posa ses lèvres contre les miennes, força violemment l’entrée de ma bouche avec sa langue et l’enroula avec autorité autour de la mienne. Elle était survoltée et poussa un long râle de plaisir dans ma bouche en sentant un de mes doigts s’attaquer une fois de plus à son clitoris. Dans le même temps, elle attrapa le nœud de mon maillot de bain avec sa main droite, le dénoua, tira sur l’élastique et saisit vigoureusement mon membre maintenant atrocement tendu. Nous nous laissions complètement emporter par la passion, en ne prêtant plus aucune attention à nos compagnons de hammam.


Nous avions tous les deux très chaud, nous transpirions abondamment, mais cela ne nous dérangeait pas le moins du monde et nous nous embrassions comme si nos vies en dépendaient. Dans les secondes qui suivirent, nous nous perdîmes tous les deux dans un abîme de tendresse et de passion et Aude commença à me branler vigoureusement en imprimant des mouvements qu’elle me savait aimer. De mon côté, je continuai à la caresser fiévreusement en glissant mes doigts de plus en plus vite le long de sa fente et en me mettant à tapoter doucement sur son clitoris de temps en temps.


J’avais envie de me lâcher totalement et de laisser libre cours à mes émotions, mais je savais que nous n’étions pas seuls dans ce hammam et cela me bloquait. Nous faisions beaucoup plus de bruit qu’au début de notre étreinte et je craignais que nos compagnons de voyage ne nous aient entendus. En reprenant une dernière fois mes esprits et au prix d’un gros effort, je tendis donc une oreille dans leur direction pour me rendre compte de l’état des choses et je fus pris d’un gros doute en ne les entendant plus parler. Ils étaient encore là, j’en étais certain, mais ils ne disaient plus rien et nous écoutaient. Je le sentis nettement. J’eus envie de dire à Aude de calmer le jeu en me penchant vers son oreille, mais je n’en eus finalement pas le cœur, car le moment était trop beau et l’érotisme de la scène, trop intense.


Puis, alors qu’Aude poussa un nouveau gémissement d’une sensualité extrême, ce que je craignais soudain arriva et j’entendis clairement un de nos deux colocataires dire à l’autre :


— Viens... Allons-nous-en.


Puis nos voisins se levèrent, firent quelques pas, ouvrirent la porte en verre embuée et la refermèrent sèchement derrière eux. Un vent de fraîcheur s’engouffra dans la pièce bouillante quand ils sortirent et j’eus un pincement au cœur en me disant qu’on était vraiment gonflés de leur avoir imposé ça. Cependant, un énième irrésistible gémissement d’Aude me rappela à ma réalité et cette culpabilité passagère s’évapora rapidement. Ma belle n’eut pas l’air de se soucier une seconde du départ de nos amis et sembla rester totalement concentrée sur mes doigts qui la torturaient.


— Oooh Raph... Putain... Tu vas... Haaaaann...


La sentant au bord de l’orgasme, j’accélérai encore l’intensité de mes caresses et glissai doucement le majeur de ma main droite entre ses fesses pour augmenter son plaisir. Aude poussa un petit cri aigu en sentant le bout de ce dernier se poser à l’entrée de son cul et elle resserra l’emprise de sa main autour de ma queue pour me signifier à quel point elle aimait ça. Son petit trou était encore dilaté, mais je décidai de ne pas m’y introduire une nouvelle fois. Aude tenta de bouger son bassin pour donner plus d’intensité à mes caresses, mais je l’en empêchai et l’embrassai encore une fois. Puis, résignée, elle posa finalement son front contre mon épaule droite et s’abandonna complètement à mes caresses tout en continuant à me branler. Nous gémissions maintenant tous les deux sans aucune retenue et plus rien d’autre ne comptait que notre plaisir. L’instant était d’une intensité inouïe.


Puis, après une ou deux minutes supplémentaires, je sentis enfin Aude trembler de tout son être et tous les muscles de son corps se contracter. Elle se plaqua un peu plus sur moi et hurla littéralement de plaisir en se laissant totalement submerger par un orgasme très puissant. Nous nous étions tellement provoqués et chauffés depuis son retour qu’une grande excitation s’était accumulée en elle et je sentis qu’elle se libérait soudain de tout ce surplus d’énergie. En réalisant qu’elle faisait beaucoup de bruit, Aude se releva et se jeta à nouveau sur ma bouche pour tenter de camoufler ses cris, mais une seconde vague de plaisir s’empara d’elle et elle ne put réprimer un nouveau râle très bruyant. C’était bestial, elle était sublime, et de longs jets de mouille chauds s’échappèrent ensuite de sa jolie fente. Elle replaça son front contre mon épaule et trembla comme une feuille jusqu’à ce que le dernier se fut échappé puis elle souffla lourdement quelques secondes et murmura.


— Waouh... Il devait vraiment sortir celui-là ! Hmm, divin... Je veux des orgasmes comme celui-là tout le week-end... C’est possible mon cœur ?


Aude respirait très fort et prit une trentaine de secondes pour récupérer. Puis elle se détacha légèrement de moi, planta son regard dans le mien et me sourit avec malice. Sa main sur ma queue avait récupéré toute sa vigueur et elle avait recommencé à me branler avec passion.


— C’est tellement bon de te retrouver Cowboy... As-tu d’autres questions à me poser tant que nous sommes là ? Voudrais-tu savoir autre chose ?


J’étais au bord de l’éjaculation. Aude le sentit très bien et elle m’adressa un nouveau sourire qui m’en dit long sur ses intentions. Puis, elle continua à jouer et se mit à alterner le rythme de ses allées et venues sur ma queue, en m’embrassant sensuellement. Elle fit mine d’attendre ma réponse, en prenant soin de me déstabiliser un peu plus à chaque fois qu’elle le put, puis elle poursuivit sur un ton innocent :


— Non ? Pas d’autres questions alors ?


Elle me torturait et passa plusieurs fois le bout sa langue entre mes lèvres pour renforcer mon malaise. Elle entreprit ensuite de se rapprocher encore de moi jusqu’à ce que le bout de ses seins entre à nouveau en contact avec mon torse et elle augmenta encore la cadence de sa main le long de ma queue pour me rendre fou. Elle était brûlante, sa langue me faisait frémir, et le contact de ses tétons sur ma peau me fit l’effet d’une violente décharge. J’étais complètement sous son emprise, mais je tentai tout de même de répondre :


— Hum, haaaaann, euh... Si, j’en aurais certainement d’autres qui me viendront... Haaaaann... Mais là... Haaaaann...

— Hum... OK très bien. Aimerais-tu que je te montre aussi quelques positions que nous avons faites ? Au lieu de te les raconter ? Ça te plairait ?

— Haaaaann, hum, ah oui, avec plaisir !

— C’est vrai ? Et aimerais-tu aussi que je te fasse sentir la douceur d’un rapport féminin, et les plaisirs insoupçonnés que peuvent procurer des doigts agiles ?

— Haaaaann, oui à fond ! Haaaaann... Mais tu m’en fais déjà une belle démonstration maintenant... Non ?


Aude sourit, s’approcha tout près de mon oreille puis elle chuchota très sensuellement :


— En effet, mais crois-moi, deux femmes qui font l’amour font tellement plus que ça...


Je haletais et ne parvenais plus à respirer correctement. Puis Aude enchaîna, toujours en me chuchotant à l’oreille :


— J’ai tellement envie que tu me prennes fort là mon cœur...


Elle me rendait dingue et savait exactement où appuyer pour m’exciter et quel mot me souffler pour me faire vaciller. Je gémissais de plus en plus en fort et sentis soudain une onde-choc parcourir le bas de mon ventre. Puis, mon corps se rigidifia d’un coup et Aude, en le sentant, s’abaissa légèrement pour glisser ma queue entre ses deux seins somptueux. Elle accéléra ensuite ses caresses une nouvelle fois pour m’achever et ajouta en gémissant tendrement :


— Haaaaann... Et j’ai aussi tellement envie de te sentir aller et venir dans mon cul, ça m’a beaucoup manqué cette sem...


Je ne lui laissai pas le temps de terminer sa phrase et poussai un long rugissement de plaisir. Aude continua à me branler intensément en se pressant encore plus contre moi pour m’empêcher de bouger et elle poussa un long soupir de satisfaction en sentant de longs jets chauds de sperme s’échapper en fin de ma queue et atterrir sur ses seins. Je me laissai totalement aller, en gémissant bruyamment, et Aude attendit patiemment que j’eus fini de jouir puis elle ralentit doucement la cadence de sa main et se mit à me caresser beaucoup plus lentement pour me laisser récupérer.


Après trente secondes, tout mon corps se relâcha et un profond sentiment de bien-être s’empara de moi. Aude se releva, me regarda en souriant et m’embrassa tendrement. Elle était sublime. Je passai ensuite lentement ma main droite le long de son dos puis je la saisis par la taille et la tirai sur moi. Elle me résista d’abord un court instant, en riant, puis elle m’enjamba finalement et me souffla :


— Non, Cowboy ! Pas ici ! On a déjà fait fuir deux personnes et ce n’est que notre premier soir ici.


Je lui souris et répondis en la regardant :


— Tu les as donc entendu partir toi aussi ?

— Non, j’étais un peu ailleurs, mais j’ai nettement senti un air frais me caresser les jambes et je me suis dit que ça ne pouvait être qu’eux... Les pauvres. Ce n’est pas cool pour eux !


Aude se trouvait à califourchon sur mes genoux, plus désirable que jamais, et je posai mes mains sur ces fesses somptueuses en préparant mon mouvement suivant. Mais, loin d’être dupe, elle devina directement mon intention et plaqua fermement sa jolie fente contre ma queue encore dure pour m’empêcher de bouger. Et elle poursuivit en chuchotant :


— J’ai dit non, Cowboy ! Tu ne me feras pas l’amour ici.


Elle était belle à crever. Ses seins, recouverts de mon sperme, étaient magnifiques, et je décidai de tenter encore une dernière stratégie pour la faire changer d’avis en approchant doucement mes lèvres de ses tétons. Mais elle rit à nouveau, se recula et me murmura :


— Non. Tu ne m’auras pas mon ange. C’est trop risqué et j’aimerais rester membre de ce club plus d’une soirée. En revanche, je suis ravie que tu me ramènes à la maison et que tu m’empêches de fermer l’œil de la nuit...


Puis elle m’embrassa une dernière fois tendrement et se releva d’un bond. Son corps était parfait, magnifiquement proportionné et elle se baissa pour attraper son maillot de bain puis entreprit de le remettre en étalant ma semence sur ses seins. Je la regardai faire, rêveur, puis je réajustai moi aussi mon short et nous nous dirigeâmes tous les deux vers la sortie du hammam. Nous titubâmes, ivres de chaleur et encore sous le choc de nos orgasmes, et nous frissonnâmes quand nous poussâmes la porte en verre.


Une fois dehors, nous prîmes une douche froide afin de retrouver une température corporelle normale et nous regagnâmes discrètement les vestiaires, en espérant ne pas recroiser le couple que nous avions chassé. Nous nous rhabillâmes chacun de notre côté et nous rejoignîmes devant la réception du club.


Il était une heure et demie du matin quand nous quittâmes le parking du Country Club en continuant à parler et à rire. Le trajet du retour fut plus rapide que l’aller et je posai encore plein de questions à Aude sur son séjour à Milan. Elle me répondit avec entrain, en me provoquant à chaque fois qu’elle le put, et j’eus l’impression étrange que cette expérience, au lieu de nous affecter, allait encore nous rapprocher. Les émotions négatives que j’avais éprouvées de prime abord s’étaient radicalement transformées et je sentis, en écoutant Aude me parler dans la voiture, que nous n’allions pas en rester là dans le futur.


Une fois arrivés à proximité de notre nouvel immeuble, je garai la voiture non loin de l’entrée du jardinet, et nous en sortîmes tous les deux, en riant encore. Nous remontâmes la petite l’allée qui menait à la porte principale, et, au moment où je m’apprêtai à glisser la clé dans la serrure, nous entendîmes soudain une voix grave nous interpeller depuis le trottoir :


— Aude, Raph ! C’est bien vous ?! Vous avez finalement emménagé ici alors !


Nous nous retournâmes tous les deux et vîmes Nicolas se diriger vers nous au pas de course, les bras grands ouverts. Un large sourire illuminait son visage et Aude se mit à rire et se dirigea elle aussi vers lui avec un entrain non voilé. Puis, arrivés tout proches l’un de l’autre, ils se serrèrent l’un contre l’autre et se dirent bonjour comme deux amis de longue date. Je souris doucement en observant la scène puis, après une longue étreinte, Nicolas se détacha d’Aude et se dirigea vers moi en continuant :


— Un voisin m’a dit il y a deux semaines que vous aviez acheté l’appartement du sixième étage, mais je ne l’ai pas cru ! C’est génial !


Il me serra amicalement la main en arrivant à ma hauteur et je le sentis réellement heureux de nous voir.


— Oui, on a acheté dans la journée même où nous nous sommes rencontrés figure-toi ! Et nous habitons ici depuis une semaine, répondis-je. Il faudra que tu viennes voir, on a tout refait là-haut !

— Oui avec plaisir ! C’est tellement cool de vous savoir ici ! Oh ! Et vous n’avez pas encore rencontré Coline, je crois !


En disant cela, Nicolas se retourna et pointa sa main droite en direction d’une jeune femme qui marchait tranquillement vers nous en souriant. Elle était élégante, sa démarche était gracieuse et plus elle s’approcha, plus j’eus l’impression que le sol se dérobait sous mes pieds. Puis Nicolas enchaîna :


— Mon cœur, c’est Aude et Raphael, mes deux copains dont je t’avais parlé en remontant à la maison un samedi. Ils venaient de visiter l’appartement du sixième et je t’avais dit que j’adorerais qu’ils débarquent... Eh bien voilà !


Nicolas eut beau se trouver à côté de moi et parler très fort, je n’entendis pas un traître mot de ce qu’il dit et je sentis, comme un mois plus tôt, tous les muscles de mon corps se figer les uns après les autres, inexplicablement.


C’était elle ! Oui, c’était bien elle ! Mon apparition, ma jolie blonde, l’inconnue du Country Club et elle s’appelait Coline ! Elle se trouvait de nouveau en face de moi, à ma portée... Enfin ! J’avais secrètement tant espéré que ce moment se reproduirait vite au cours des dernières semaines que j’en fus presque ému. Et en la regardant de nouveau, je réalisai encore pourquoi elle m’avait tant marqué et à quel point le pouvoir d’attraction qu’elle avait sur moi était puissant.


Coline s’arrêta à la hauteur d’Aude pour lui dire bonjour et elles se mirent à parler toutes les deux. Les voir l’une en face de l’autre me fit un effet très bizarre et plus les secondes passaient, plus je sentis le trouble qui m’avait animé un mois plus tôt, grandir encore plus en moi. Après avoir échangé quelques mots, Aude et Coline se tournèrent et se dirigèrent vers nous. Mon cœur se mit à battre à tout rompre, et Coline posa finalement ses yeux sur moi. Elle me détailla rapidement de la tête aux pieds et planta ensuite fermement son regard dans le mien. Une fois encore, j’eus l’impression d’être sa victime. Ses yeux bleus, à la fois doux et implacables, me désarmèrent complètement, m’ôtèrent toute confiance en moi et je me sentis à nouveau déboussolé, perdu, stupide et incapable de développer une idée ou d’aligner trois mots.


Alors qu’elle ne se trouva plus qu’à quelques pas de moi, je me demandai soudain si elle m’avait reconnu. En la regardant s’avancer, j’eus en effet l’impression qu’elle cherchait à coller un contexte sur mon visage, sans y parvenir. Ceci ne l’empêcha pas de me lancer un sourire ravageur en arrivant à quelques centimètres de moi et elle s’éleva un peu pour poser sa joue contre la mienne et me dire bonjour. Sa peau était douce, l’odeur de son parfum me fit l’effet d’un coup de massue et je ressentis à nouveau l’envie étrange, et très pressante, de tout savoir de cette jeune femme et de la faire entrer dans ma vie le plus vite possible.


— Salut Raphael, comme je le disais à Aude, Nicolas m’a tellement parlé de vous en des termes positifs que je suis très heureuse de vous rencontrer !


Sa voix était douce, sa beauté sans pareille, et je mis quelques secondes à réagir avant de formuler une réponse dépourvue de tout intérêt. Coline continua néanmoins à me sourire poliment puis elle me détailla encore, l’air songeuse, elle fronça les sourcils et elle me lança soudain :

— On s’est déjà vu quelque part, non ?

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