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Une aube nouvelle

Chapitre 1

Préparation et présentation !

Erotique

Alex a bricolé toute la journée d’hier et ce matin. Puis à midi, lors du déjeuner, il a de drôles d’yeux pour me regarder. Ses pupilles sont si spéciales lorsque… et je connais ce regard. Je sens aussi cette envie qui émane de chacun de ses gestes, de chacun des traits de son visage qui sont déjà dans l’attente. Alors que nous terminons notre café, sa main attrape mon poignet dès que ma tasse retrouve sa soucoupe.


— Lou, j’ai envie… de toi !

— … ! Ça te prend comme ça ? D’un coup ?

— Non !


Sa voix plus feutrée, plus rauque en fait, sait si bien me communiquer tout ce qui en cet instant fleure le message. Et mes sens aussi s’affolent. Cette fois, ce qui monte là, au fond de mes tripes, c’est une furieuse crispation et je me sens frémir d’un désir spontané. Lui se redresse, quitte sa chaise sans jamais lâcher mon avant-bras. Il fait le tour de la table puisque nous mangeons toujours l’un en face de l’autre.


Son bras libre s’enroule autour de ma taille. Il esquisse sans musique quelques pas d’une danse imaginaire et je me livre au même cérémonial. Je suis si bien, la joue plaquée contre son épaule. La main qui me cramponne toujours la patte vient elle aussi, se placer dans mon dos et sa jumelle descend plus bas que la bienséance ne le veut. Sur ma jupe, je sens les doigts qui tracent un chemin sur ce qu’elle cache. La pression est chaude, alors que sa bouche quémande un baiser.


— Embrasse-moi mon amour !

— … Humm !


Je n’ai plus mon mot à dire. Deux bouches pour un seul et unique brasier. Il boit à la source de ma gorge et je profite de cette pelle magique. La tension ne fait que monter. Sur mes reins, l’ourlet de mon vêtement pincé entre pouce et index remonte vers la ceinture. Le lé de textile se retrouve coincé sans possibilité de retomber. Cette fois la paluche de mon mari est sur un voile plus fin, ce qui donne encore plus de chaleur à l’endroit sur lequel elle se frotte. Un premier soupir alors que notre palot vient de prendre fin.


Il me garde collée à lui et son bassin continue son slow langoureux, mais sans remuer les pieds cette fois. Je sais, je ne peux que sentir ce qui, là, contre mon aine se frotte éhontément. Et loin de moi l’idée de repousser ce qui devient une évidence. Il bande et j’ai moi aussi un besoin de faire l’amour chevillé au corps. Donc pas de lutte, pas de refus, juste un vrai partage de cette envie communicative. Quelques baisers nous réunissent les lèvres. L’instant est à la séduction sous toutes ses formes.


Reprendre une bouffée d’air s’avère forcément nécessaire de temps à autre et j’en profite pour lui glisser gentiment…


— Mon chéri… tu sais ce qui me fait rêver là ? En cet instant ?

— Dis toujours ma belle ! Je suis prêt à te décrocher la lune.

— La décrocher ou la prendre ?

— C’est dans l’ordre du possible aussi.


Il rit de sa réponse. Puis il ajoute…


— Eh bien ! Dis-moi, si je peux te faire plaisir, je suis… veux bien tout entendre.

— Un petit massage ? Tu me ferais un massage avant de… conclure ?

— Oh ! Mais que voilà une très bonne idée ! Viens, viens ma Lou ! Viens t’étendre là…


Il me tire gentiment vers la table de la salle à manger. Puis il me lâche une seconde ou deux et file vers le canapé, en revient un plaid à la main. Il m’en tend deux coins et nous étalons la couverture sur le tablier déjà recouvert d’une nappe.


— Ça ne va pas être trop dur ? Nous n’avons pas seulement un malheureux matelas pour…

— C’est bon, je peux tout supporter si tu me caresses délicatement… et plus si affinités.

— Pas besoin de le préciser. Je crois que mes affinités sont plutôt provocantes… enfin pour le moment… je vais te mettre à l’aise !


Ce n’est l’affaire que d’une minute ou deux. Mes fringues finissent éparpillées sur le sol autour de la longue table de bois et sûr que… le dessert… va lui être servi. Une claque sur les fesses alors que je m’étends de tout mon long sur le ventre.


— Tu ne veux pas un oreiller ? Tu seras plus confortable non, avec ça sous la frimousse ?

— Si… je crois que tu as raison.

— J’ai toujours raison mon ange !

— …


J’enfonce mon visage dans le duvet d’oie ou de canard que la taie retient. Alex s’absente un très court instant disparaissant dans le couloir de la salle de bain. Il est de retour avec dans une main un flacon que je sais contenir une huile essentielle. Et un de nos immenses draps de bain en éponge. Il roule celui-là, me fait lever mon bassin et il cale le rouleau obtenu sous mon ventre. Mes fesses se trouvent donc surélevées. Alors, commence pour moi un fabuleux voyage. Celui de deux mains qui se déplacent au gré de la fantaisie et de l’humeur de mon mari.


Ça part de la pointe de mes orteils pour remonter jusqu’à ma nuque et je dois dire que c’est un pur bonheur. Je suis sous tension permanente alors que le petit futé évite scrupuleusement chaque endroit sensible. Et il prend tout son temps, me maintenant dans un état d’excitation le plus élevé possible. Les quelques secondes nécessaires à me retourner sont presque un supplice, tant je suis émoustillée par ses attouchements très singuliers.


C’est bien sur le côté face que l’ascenseur émotionnel reproduit ses effets similaires désormais. La serviette n’est plus là pour rendre mon derrière accessible. Mais c’est bien une autre partie de mon anatomie que mon homme s’évertue à ignorer. L’huile fait glisser ses paumes, et ses doigts s’incrustent sans douleur dans ma peau élastique. Je me pince les lèvres pour ne pas lui montrer trop, ce si délicieux plaisir qu’il me procure. Comble de l’énervement, un index masculin facétieux joue avec le cratère de mon ombilic.


Il ne semble pas pressé de prendre sa part de plaisir, se contentant de renouveler moult fois ses passages sur mes flancs, sur mes seins également, sans précipitation, sans se soucier de cette formidable envie qui m’asticote sur la table. J’ai les paupières closes, les narines frémissantes, le souffle de plus en plus court. J’adore ce massage même si j’aimerais qu’il le pousse un peu plus vers mon abandon total. Alex sait maintenir le feu qui couve en moi, il souffle sur la braise, prenant bien garde de ne rien bruler, enfin pas tout de suite.


Mais à trop me faire râler et soupirer, il sait aussi qu’il risque de me faire jouir sans aide plus en profondeur et je me demande s’il ne s’abstient pas exprès de me laisser au bord d’un abyme de sensations qu’il crée si bien. Je n’en peux plus et ma main de temps en temps se crispe sur la couverture, alors que de ma poitrine s’échappent quelques soupirs plus profonds. Mon bras à force de tergiversations s’accroche à celui de ce masseur qui me rend folle, ivre d’une attente insupportable.


Alors comme pour me récompenser de ma si longue patience, le visage bien aimé se penche sur le mien. Une autre série de danses sensuelles se déroulent en vase clos dans ces deux palais que quatre lèvres tiennent réunis. De nouveau pour ne pas suffoquer lui et moi devons finalement séparer nos lippes en folie. Il est beau, il est mon chéri et j’ai envie de lui crier tout l’amour qu’il m’inspire. Mais lui me coupe l’herbe sous le pied.


— Viens ! Viens ma chérie ! Viens, je veux… t’aimer.

—… mais…

— Chut ! Laisse-moi vivre mon rêve jusqu’au bout !


Que répliquer à cet homme qui m’offre le meilleur et qui en oublie de se servir au passage ? Bien entendu que j’ai envie d’aller jusqu’au bout, de voir où il veut m’emmener, le laisser faire de moi ce qu’il veut, pour peut-être en jouir encore davantage. Et il me porte dans ses bras. La salle de bain est toute proche. Mes mains nouées derrière sa nuque je suis aux anges. C’est lorsque nous entrons dans la cabine à l’italienne que je comprends que depuis le début de la soirée, il a tout prévu.


Là notre unique chaise en matière plastique, celle dont l’assise est une sorte de paillage artificiel est là, plantée au beau milieu de l’endroit. Incongrue comme une verrue sur le réceptacle d’eau. Je ne pige pas de suite ce qu’il attend vraiment. Il m’assoit sur ce siège particulier. Juste le bout des fesses posées sur le bord avant de l’assise ronde, je reste ainsi sans trop voir où il veut en venir. Cette fois il a ses deux mains libres. Et il règle le mitigeur sans me doucher pour le moment.


La pomme de la douchette tenue à bout de bras, il me fait apprécier la tiédeur de l’eau.


— Ça va mon cœur ? Elle est à ton gout ? Plus chaude ou trop, dis-moi !

— Non mon chéri… ça va !

— Alors, ferme tes jolis yeux, je vais te doucher un peu avant de la remettre sur son support. Tu ne bouges pas, s’il te plait.


J’ouvre la bouche quand les premières coulées atteignent mon dos, puis l’eau fait le tour de mon buste et je suis enfin entièrement mouillée par ce jet continu. Mon mari remonte sur la tige qui soutient le support de la douche, le flexible et l’eau me dégouline sur la tête et telle une rivière me coure sur toute la peau. Alors Monsieur se met à genoux face à moi, toujours assise. Une de ses mains… elle vient lentement suivre les grandes lèvres de mon sexe. Sur toute la longueur, elle en dessine le tracé, se perd un instant à l’orée de mon anus.


C’est simplement pour mieux faire le voyage inverse et je suis tremblante de cette caresse inattendue. Il va, vient sans se soucier de la flotte qui l’éclabousse et lentement après quelques passages, il pousse la porte close de ma chatte. Je lance un cri de surprise, bien que tout mon corps s’y soit préparé, à cette entrée inévitable. Je fais mine d’avancer les mains pour enlacer son cou.


— Non ! Non, ma chérie… reste immobile. Apprécie toutes les sensations que je veux te procurer. Goûte à tout ce que ton corps te délivre. Laisse-moi seulement faire ce que bon me semble. Tu auras tout le loisir de me toucher… après.


Il en a de bonnes lui ! Après ? Oui ? Mais après quoi ? Je ne saisis plus très bien ses motivations. Et je subis cette pénétration digitale, j’en savoure tous les effets, sans chercher à plus comprendre. Il insiste et un autre doigt rejoint celui qui nage en eau claire. Je me trémousse sur ma chaise, et le jet qui continue à jaillir sur ma caboche, l’ensemble conjugué de sa branlette, allié à la douche… c’est divinement bon. À quel moment est-ce que je ressens les premières contractions de cet orgasme hors norme qui me monte au creux des reins ?


Je n’en sais fichtre rien, et franchement ? Je m’en fous. J’ai besoin de sentir mon ventre exulter et si c’est grâce à sa patte et bien tant pis pour lui. Il persiste dans sa besogne et je crie sans le vouloir, c’est trop difficile de rester immobile alors qu’une jouissance monstrueuse s’empare de tous mes muscles. Alex… oh, Alex, je t’aime… Murmures ou paroles vraiment lâchées par ma gorge incapable de les retenir ? Aucune idée ! Et je suis au paroxysme de mon désir, je laisse mon corps décider.


Là encore, songe ou vérité ? Je me sens fondre et il me parait que mon ventre se libère, que mon esprit ne commande plus rien. Je crois que je crache par la chatte un liquide qui se mélange avec l’eau de la pluie domestique. J’entrouvre les quinquets, dents serrées et le sourire de mon chéri illumine la douche. Il est arrivé ce qu’il n’est pas commun que je fasse. Je viens de jouir sous ses caresses, sans qu’il me prenne avec autre chose que ses doigts. Est-il lui frustré ? Sa risette me prouve le contraire et il insiste à me masturber.


Mais là, j’empoigne son poignet et stoppe son mouvement d’avant en arrière.


— Arrête mon cœur ! Après, ça devient vite douloureux mon amour !

— … Ah ? Quel dommage ! Je commence tout juste à y prendre gout.

— Laisse-moi me reposer quelques minutes… ça va revenir, mais là, j’ai pris cher.

— Je t’aime… ma belle.


L’eau ne chante plus. Je suis toujours le cul sur mon siège et Alex m’aide à me remettre debout. Je lâche un grand soupir… il est si proche de moi. Un baiser, c’est le point final à ce massage si spécial et ses mains se font caresses sur mon cou. Il termine après cela, par un séchage savant à l’aide d’un drap de bain propre… je suis comblée. Mon amour est si prévenant. Le canapé et un bon film nous attendent. C’est donc seulement emmailloté dans un peignoir léger que nous nous installons dans la position des cafards flytoxés.


Alex déplie son corps sur la chauffeuse qui forme un angle et c’est tout naturellement que je me couche sur l’autre partie, la tête collée à sa poitrine. Nous sommes au calme et alors que le film déroule son action, lui me caresse les cheveux, dénouant le rectangle en éponge qui les entoure pour les sécher. Je n’ai aucune idée du temps qui passe, pas plus du reste que de ce qui défile sur le petit écran. Je somnole gentiment et ses doigts qui toujours me câlinent le cuir chevelu ne sont pas étrangers à cet état de langueur prononcé.


Une sorte de murmure, comme des bruits que je reconnais bien me ramènent plus ou moins rapidement à la réalité des choses. Alex a zappé et surtout arrêté son choix sur ce qui le premier samedi soir du mois réunit sans doute une bonne majorité, des plus vicieux des téléspectateurs. Les images se suffisent à elles-mêmes. Je fais mine d’être outrée.


— Eh bien ? Mon cœur, je ne te suffis plus ?

— Quoi ?

— Tu as besoin de ce genre de suggestion pour… être dans de bonnes dispositions ?


Et je rigole trop pour qu’il ne soit pas au courant de ce que je plaisante. Si ses mains sont toujours sur ma tignasse, sous ma nuque, une masse dure fait office de sixième doigt. Je sais bien qu’il bande. Et ce n’est que justice qu’après toute sa sollicitude du début de soirée envers mon corps, je lui rende un peu de son amour. Mon bras donc se porte à hauteur de ce qui me tale la nuque. Mon visage reflue plus haut sur son petit bidon. Il fait un mouvement pour se mettre plus à l’aise, ou plus justement pour que sa position favorise ce qu’il espère.


Mais je ne veux pas qu’il bronche, qu’il connaisse lui également les affres de l’immobilisme quand je vais le toucher.


— Je ne veux pas que tu bouges ! Compris monsieur mon homme ?

— Mais oui ! Et comment que je vais être sage…

— Parfait ! C’est moi cette fois qui joue avec ta poupée.


Il ne réplique rien. Je repousse donc les deux pans de son peignoir et j’ai directement une vue plongeante sur son sexe en érection. Ma menotte vient lentement entourer ses bourses, les soupèse et les enferme dans ma paume. Je ressens le long frisson qui parcourt son épiderme. Puis mes doigts agrippent la hampe et d’un lent mouvement du poignet, je fais jaillir hors du prépuce la tête lisse de ce morceau d’amour. Il se raidit. C’est moi qui me tourne légèrement sur le flanc pour être plus à l’aise alors que mon mari soupire déjà.


Ma bouche aussi s’avance vers le sexe hyper tendu que ma main astique doucement. Il s’attend sans doute à une pipe immédiate et sa patte sur mes cheveux semble me le prouver. Mais ce n’est pas le moment, pas encore du moins. Si mes lèvres viennent bien effleurer le gland, ce n’est que pour cracher un peu de salive sur son sommet. Histoire de ne pas le masturber à sec, je le connais bien mon loulou. Nous avons déjà tant pratiqué nos petits jeux que je sais par cœur ses petits défauts ou ses failles plus imposantes. Il déteste la sécheresse sexuelle.


Sur l’écran les choses aussi évoluent plus vite. C’est toujours trop rapide à mon gré et les gémissements en décalage permanent avec les images. Mais comme je ne regarde pas, je n’ai que les sons suggestifs. Je le fais un peu mariner, bien que je doive reconnaitre que la situation ne me laisse pas de marbre. Au bout de quelques minutes, lamentablement et pour son plus grand bonheur, sa petite femme craque. Cette fois, j’adjoins donc mes lippes à ma branlette. Et il est ravi. Chassez le naturel et il revient au galop !


Il ne peut s’empêcher de me conseiller alors que je fais de nombreux passages sur ce vit alléchant que je gobe avec une certaine dextérité.


— Va moins vite ! Fais comme ceci, comme ça !

— Laisse-moi faire mon chéri. C’est moi qui suis à la manœuvre, sinon, je te laisse te branler tout seul. On n’est jamais si bien servi que par soi-même, non ?

— D’accord, d’accord, je la boucle… Fait comme bon te semble.

— Voilà ! Tu deviens raisonnable mon beau monsieur…


Et je reprends ma fellation en changeant de nouveau de posture. Ma tête, alors que je suis allongée sur le ventre reste à hauteur de la jointure de ses membres et j’ai donc la possibilité de me servir de mes deux mains. Je replie lentement mes genoux sous moi de manière à me retrouver en prière. Lui reste toujours étalé sur la chauffeuse. Je reprends d’une main le petit sac de peau de ce mari docile pour l’instant, et de ma patte libre, je guide la bite dans ma bouche. Mais mon envie n’est pas retombée, plus exacerbée que jamais, et finalement sans crier gare, je lâche les couilles d’Alex.


Il ne pige pas de suite, mais frémit lorsque mon index s’insinue entre ses deux fesses, va, vient fait quelques voyages au fond de ce couloir. Sa respiration s’accélère sous mes attouchements très ciblés. Une halte plus prononcée sur la rosette que mon doigt titille et je sens les premières gouttes de son liquide pré séminal qui s’échappent de sa queue. Je profite de ma position privilégiée. Pour parachever ce que j’ai en tête, je quitte pourtant ce derrière promis à bien des choses. Ma patte tout entière refait surface aux abords du visage impassible de mon mari. Dès qu’un doigt frôle sa bouche, il l’entrouvre.


— Mouille mon doigt, mon cœur, salive-moi dessus…

— … tu ne vas pas…

— Mais si, mais si, mon chéri. C’est trop tentant, ne crois-tu pas ? Et puis ce n’est pas l’apanage des femmes que je sache, de se faire doigter par-là ? Ne me dis pas le contraire… sinon plus jamais je ne te laisserai me faire ce que toi tu refuses.

— … tu… tu es certaine de cela ?

— Allons… ce n’est qu’un minuscule majeur ou index… Tiens ! C’est une idée ça… tu as aussi le choix. Alors ? Lequel des deux préfères-tu ?

— …


Il ne répond bien entendu pas. Mais il continue à suçoter mes phalanges qui sont dans son palais. Il sait, comprend que je vais mettre à exécution mon envie. S’y prépare-t-il mentalement ? Je réalise moi que si j’ai souvent eu envie de faire ce genre de trucs, jamais je n’ai franchi les limites du passage à l’acte. Alors pourquoi pas ce soir ? Il doit savoir que je suis déterminée.


— N’aies pas peur de bien enduire de ta salive toute la longueur de mes doigts… c’est mieux quand c’est très mouillé… ce sont bien tes mots quand tu… joues par-là ! Et avoue que ta poupée est bien plus volumineuse que mon majeur…

— … chut !


Il souffle plus fort. Ma main décrit un orbe qui la ramène aux alentours du cratère que je veux explorer. Un nouveau raidissement de tout son corps m’amuse suffisamment pour que je le lui dise.


— Ne te crispe pas Alex ! C’est juste désagréable le temps de l’entrée. Après si tu as bien lubrifié, ça va passer comme une lettre à la poste.

— … tu ne perds rien pour attendre.

— Ah bon ? Des promesses, encore et toujours des promesses ?


Et alors que ses mains se font plus pesantes sur ma caboche, j’enfonce le bout de mon index dans le petit cercle serré. Il a une sorte de hoquet, mais il ne cherche pas à me faire stopper mon mouvement. Quelques secondes de pause puis je poursuis mon intromission sans à coup. Il ne respire plus, gardant dans ses poumons tout l’air aspiré. Lorsqu’enfin je ne peux plus avancer, que le reste de ma main fait barrage à une plus profonde progression, il se détend enfin. Je suis fière d’avoir osé. Je suce sa queue sans retirer ce que je viens de lui mettre.


Alex me presse sur le sommet du crâne, m’incitant à l’avaler jusqu’à la base de sa bite. Et il me maintient le visage ainsi un long moment. Une petite vengeance pour me faire savoir qu’il veut rester le maitre de nos coquineries ? À moins que… et d’un coup, je comprends pourquoi il tient tant à ce que je reste dans cette position, gorge profonde. Mon doigt, je le remue en petits cercles lents. Il sursaute et d’un coup… se vide en moi par de petites saccades qui m’étouffent presque. Mon mari dessert son étreinte, pas totalement, juste assez pour… que je me voie contrainte d’ingérer le sperme qui coule dans mon gosier.


— xxXXxx —


Notre quotidien fait d’une tendresse journalière suit sa route. Alex et moi sommes ce que l’on peut nommer un couple heureux. Sur le plan professionnel, sans être riches nous vivons bien. Sur celui plus intime de la sexualité, disons que nous sommes en osmose. Bien sûr que mon mari a des rêves, des fantasmes, que je ne partage pas forcément. De ceux dont il ne me parle pas serait sans doute plus exact. L’histoire de nos massages réciproques quelques jours plus tôt m’a fait découvrir qu’il peut aussi regarder des films pornographiques.


Chez moi, c’est bien une véritable aversion que de visionner ceux-ci. J’ai toujours eu cette impression que tout est faux. Que la jouissance sur commande ne peut pas exister. Peut-être que je suis dans l’erreur, mais je m’accroche à mes idées bien arrêtées sur le sujet. C’est aussi à cause de la connaissance qu’il a de ma façon de penser que Alex ne m’en parle jamais. Nous n’en discutons pas, c’est vrai. Alors comme ça, après un de nos innombrables moments où le sexe vient d’apaiser nos sens, qu’il ramène sur le tapis la pipe améliorée de cette soirée-là a de quoi me surprendre.


— Lou, tu n’aimerais pas une fois jouer comme les personnages d’un film X ?

— Tu veux dire jouer dans un porno ? Devenir une actrice de ce genre de production ? Tu n’es pas malade ? Tu te rends compte de l’énormité de ce que tu me dis là ?

— Mais non, juste partager une fois, une soirée. Il n’est pas question de jouer le rôle d’une de ces nanas.

— Ben… je ne te suis pas du tout là. Explique-moi parce que je t’avoue que je ne comprends absolument rien de ta demande.

— Enfin, tu as vu comme moi certaines scènes à la télé !

— Non ! J’avais bien autre chose à faire que regarder des folles faire semblant. Tout est faux dans ces films nauséabonds.

— Disons que te voir avec une autre nana… ça pourrait vraiment m’exciter.

— Parce que tu ne l’es plus par moi seule ?

— Mais si… ce n’est pas ce que je veux dire. Ça mettrait du piment dans notre couple.

— Tiens c’est donc ton fantasme du moment ? Pourquoi une autre femme ? Après tout, pourquoi un mec ne ferait pas aussi l’affaire ? Tu vois ton plaisir, mais songes-tu au mien ? À mes envies ?

— Si je t’avais dit un homme, tu aurais tiqué ou te serais braquée contre cette idée, à mon avis.

— Tu penses pour moi maintenant ? C’est nouveau ça !


Alex n’insiste pas. Sa mine déconfite me laisse penser qu’il vient d’y croire un petit moment. Je peux concevoir qu’il ait des envies particulières, mais de là à lui donner satisfaction, il y a un vrai fossé que je ne suis pas prête à combler. Par contre, je dois reconnaitre que je suis un peu émoustillée par notre discussion. Et pour lui faire savoir, quoi de mieux que de me frotter à lui telle une chatte en chaleur ? Il est immédiatement réceptif à mes signaux et notre dialogue se mue en une partie de jambes en l’air plaisante.


Les jours se suivent sans tous se ressembler. Et la vie continue avec un égal plaisir. Mais le petit malin a compris que ça me chauffe toujours un peu plus lorsqu’il me parle de « son rêve » de trio. Si je ne dis toujours pas oui, « mes non » sont de plus en plus mesurés et moins francs. Le bougre sait remettre sur le tapis cette envie qui lui tient à cœur vraiment. Je ne flanche pas encore, bien qu’à diverses occasions, je suis au bord de lui donner raison. Et ce soir, alors que sur le métier nous remettons notre ouvrage, qu’il me laboure les reins avec passion, il me chuchote des mots doux que je reçois avec bonheur.


Le moment chez moi où monte l’orgasme est très souvent très flou. Je n’ai plus la notion du temps, de l’espace et je perds facilement mes repères. À quoi pourrait bien servir de faire l’amour sinon à se sentir bien avec celui que l’on aime ? Alors, je lâche prise, je m’en remets totalement à celui qui jusque-là est l’unique homme de ma vie. Et ses mots d’amour ont une résonnance toute particulière et je me berce à la source de ceux-ci. C’est donc entre deux baisers fougueux et de langoureux coups de reins que je reçois son message.


— Je t’aime ma Lou ! Oh ! Oui, tu es la femme de ma vie. Tu me donneras toi aussi ce que je désire le plus ?

— Quoi ? Hein ? Qu’est-ce que tu veux dire ? Oh, Alex, ne me coupe pas dans mon envie… donne-moi tout…

— Tu me rendras heureux toi aussi ?

— Oui… oui…

— Promets-le-moi !

— Oui… si tu veux… mais n’arrêtes pas, prends-moi plus profondément. Oh… oui… oui encore un peu…

— Voilà !


Son bassin se frotte en larges mouvements qui font s’enfoncer en moi son vit dur. J’adore le sentir aussi vigoureux et je ne me rends pas compte que je mets la tête dans la nasse. Petit poisson va se retrouver piégé. Pour le moment je n’en ai cure, accaparée par la jouissance qui me fait décoller. Et puisque physiologiquement après être montée très haut, celle-ci retombe toujours, je me rappelle avoir donné un accord, sans vraiment connaitre la teneur de la question. Alex aussi est repu et se remet de nos efforts conjugués.


Alors, les yeux mi-clos, je me hasarde à poser la question à cent sous, à mon mâle rassasié et avachi sur le lit conjugal.


— Tu m’as parlé pendant que…

— Oui ma Lou ! Tu sais bien de quoi il s’agit, non ?

— Disons que j’ai la vague impression que tu t’es servi d’un moment de flottement pour m’extirper un consentement.

— Comme tu y vas ! Dis aussi que je suis un salopard.

— Non ! Juste un petit malin et je pourrais te dire que ça ne compte pas puisque c’est un oui obtenu par la ruse.

— Voici que faire l’amour à sa femme s’avère être une ruse ? Quelle mauvaise foi !


Il se met à rigoler et bien sûr, je lui emboite le pas sur le terrain de la bonne humeur. Il se tourne donc vers moi, m’enlace de nouveau sur notre couche. Sa bouche vient à maintes reprises me faire de petites bistouilles un peu partout, comme s’il voulait me faire oublier sa demande. Et je me sens fondre une fois de plus dans les bras de mon amant. En se rapprochant de mon oreille, sous couvert de mini bisous, il me susurre soudain…


— Et tu en dis quoi maintenant que tu es revenue à toi ?

— Je ne sais pas quoi te dire.

— Ben dit oui alors, et tu feras de moi le plus heureux des hommes !

— Et si je te dis oui, mais… ?

— Mais ? Mais quoi ? Dis voir un peu !

— Pas une autre femme pour la première fois. Je préfèrerais… un homme.

— Un homme ? Je ne sais pas si…

— Donc monsieur veut bien tripoter une autre dame, mais moi je n’ai pas les mêmes droits ? Ce n’est pas normal ton petit jeu. Alors… donnant-donnant. Un mec pour commencer et puis je te promets que tu pourras te divertir avec un pâle reflet de moi. Tu as tout ton temps pour réfléchir à ceci…

— D’accord, je vais y penser… mais pourquoi pas ? Si c’est ce que tu veux !

— N’inverse pas les rôles, veux-tu ! C’est toi qui es demandeur dans cette histoire. Moi, je ne fais que te suivre. Et c’est également toi qui te charges de trouver « il » et « elle » pour tes petites perversions, mon chéri.

— Tu es un amour Lou ! C’est bien pour cela que je t’ai épousé du reste.

— Ne joue pas en plus les hypocrites !


Comme c’est souvent le cas après l’évocation de son fantasme, et peut-être même la bonne fortune de le voir se réaliser, mon Alex est revenu en forme. Pourquoi devrais-je me priver de ses bonnes dispositions ? Faire l’amour est un bonheur et puis je dois dire que j’aime bien sa manière de me prendre, les câlins qui accompagnent ou précédent l’acte précisément. Alors pas plus royaliste que le roi, j’offre mon ventre, mon corps, tout mon être à la concupiscence de cet homme qui est le sel de ma vie. Il ne va pas s’en plaindre.


— xxXXxx —


J’y pense, et puis j’oublie. Bon, c’est vrai ! Pas tout à fait. L’idée est rangée dans un coin de mon cerveau, dans un tiroir classé au rang des souvenirs. Alex non plus ne fait plus allusion à cette dérive, élucubrations sympathiques d’un couple enamouré. C’est sans compter sur l’obstination de mon cher mari. Si quelque part pour moi, c’est de l’histoire ancienne, lui rumine sans doute toujours la possibilité de me voir jouir avec une amante. Mais il n’y fait plus jamais allusion clairement. Il a parfois des mots couverts qui me laissent penser que ça reste gravé dans sa mémoire.


Au bal de la Saint-Michel, alors que nous sommes à un repas dansant animé par je ne sais quel groupe de musicos amateurs, il m’entraine sur le parquet. Des tas d’autres couples sont là, qui se frottent sur des accords harmonieux. Et alors que l’orchestre fait un break pour que nous prenions enfin le dessert, je vois surgir à notre table un mec inconnu qui avance vers nous.


— Alex ! Bon sang, c’est bien toi ?

— Franck… mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu t’es perdu dans notre bled ?

— Ben… je suis venu passer quelques jours chez ma sœur Christine. Tu t’en rappelles de ma frangine ?

— Oui… une grande blonde à lunettes qui te ressemblait à vous confondre.

— C’est ça ! Eh bien, figure-toi qu’elle vient tout juste de divorcer et qu’elle est revenue s’installer dans ton village.

— Ah le divorce… le mal du siècle pour les couples.

— Je vois que pour toi tout va pour le mieux !

— Oui, c’est vrai. Je te présente mon épouse : Lou-Anne. Viens ! Assieds-toi, nous allons trinquer à ces retrouvailles incroyables. Ta sœur, elle est aussi dans la salle ?

— Enchanté alors Lou-Anne ! Heureux de faire votre connaissance ! Pour Christine, elle est… là-bas, un peu plus loin !

— Ben, dis-lui de venir prendre un pot aussi. D’accord ma chérie ?

— Bien sûr.


Je vois donc ce type, qui louvoie entre les tables. J’interroge donc mon mari sur ce bonhomme.


— Qui c’est ce copain tombé du ciel ?

— Franck, c’est un gars avec qui j’ai fait mes études à Nantes… il est vétérinaire maintenant, ou quelque chose dans le genre.

— D’accord ! Et vous ne vous êtes jamais revu depuis tout ce temps ?

— Non !

— Et sa frangine ? Grande blonde… ? Elle t’a marqué ?

— Bof ! Nous étions jeunes, tous un peu amoureux de cette fille ! Mais elle avait un petit ami et nous n’avions aucune chance. L’année d’après, j’ai rencontré la femme de ma vie, tu devrais t’en souvenir.

— Oui ! Tu ne m’as jamais parlé de l’épisode « amoureux transi » ni de la belle Christine. Parce que je suppose qu’elle devait… enfin elle doit encore l’être, belle !

— Tu vas avoir l’occasion de juger toute seule, les voici qui reviennent…


Le couple qui vient à notre rencontre a ceci d’insolite que les deux éléments qui le composent sont… quasiment identiques. Je secoue la tête pour m’assurer que je ne rêve pas.


— Christine… ça fait un sacré bail ! Tu n’as pas changé. Bon sang, vingt ans au moins non ?

— Bonjour ! Alex ! Toujours avec cette dame qui t’a fait tourner la tête ? Bonjour Madame…

— Lou-Anne ! Je me prénomme Lou-Anne. Enchantée de faire votre connaissance. C’est très étrange la ressemblance avec… votre frère si j’ai bien suivi.

— C’est cela. Franck est mon frère jumeau. Et hormis le fait que nous soyons de sexe différent, nous avons toutes les autres caractéristiques des enfants nés d’une même mère le même jour.

— C’est bluffant… je vous assure.

— Oui ! Quand nous étions gamins, c’était un jeu de nous faire passer l’un pour l’autre. Mais désormais, j’ai trop de poitrine pour que ça fonctionne.


Elle rit et du coup j’en fais autant. Les deux garçons sont là à nous observer. Alex se détend en voyant que le courant semble passer entre cette nana et sa petite femme. La discussion prend un tour nouveau, souvenirs de jeunesse obligent ! Et dans les quinquets de mon loulou, je lis une certaine excitation. Sa patte, puisqu’il est assis à mes côtés, glisse sous la table de temps en temps. Je la repousse avec délicatesse. Les deux jumeaux face à nous ne se rendent compte de rien ? J’en doute, car la femme me parait relativement futée.


Ils parlent de ces années où ils se sont un peu oubliés, les vies prennent des directions divergentes et les gens ne font pas toujours l’effort de garder le contact. Alex exulte et il propose d’aller boire un verre à la maison. Ce à quoi, Christine se range de son avis, à condition que ce soit chez elle. Après tout, si elle a envie de nous recevoir, pourquoi pas ? Et c’est donc ainsi que je fais la découverte de l’appartement de la dame en question. C’est super bien rangé, et l’endroit est très agréable, spacieux, lumineux. Je garde pourtant une certaine réserve.


Cette femme devient une potentielle rivale et je suis méfiante. Après avoir pris une coupe de champagne, nous laissons le frère et la sœur pour regagner nos pénates. Avant de nous quitter pour la bise traditionnelle, Alex me susurre à l’oreille que nous pourrions les inviter à diner. Je veux faire plaisir à mon chéri et j’y vais donc de mon couplet amical.


— Si vous êtes libres samedi soir, nous serions heureux de vous recevoir pour un diner à la bonne franquette.

— Ben… pour moi ça peut le faire, mais je ne sais pas pour Christine.

— Je suis partante aussi, je trouve même l’idée géniale de se revoir de temps en temps, puisque nous sommes des voisins en quelque sorte.

— Alors Lou et moi serons heureux de vous revoir… nous n’allons plus nous éloigner maintenant que nous nous sommes retrouvés, n’est-ce pas mon vieux Franky !


Nouvelles embrassades et nous filons vers notre maison. Je conduis, Alex ayant sans doute dépassé la dose autorisée par le Code de la route. Et bien entendu, il a la main baladeuse, mais j’ai bien moins de scrupules à la laisser se trimbaler de mon genou à ma culotte. Il m’embrasse dans le cou et je dois le sermonner gentiment pour arriver à garder un œil sur notre route.


— Tu peux bien attendre encore une minute ou deux, non ?

— Pas sûr mon amour… je… tiens, d’abord rends-toi compte de cela…


Sa main tire doucement sur mon poignet et il vient poser ma menotte sur cette bosse qui caractérise si bien son érection.


— Je vois ! C’est plein de belles promesses là-dedans !

— Tu ne vas pas t’en plaindre !

— C’est une idée où tu es dans cet état simplement d’avoir revu ta vieille copine blonde ?

— Si un jour… tu me donnes satisfaction, pourquoi ne pas la choisir elle ? Et toi ?

— Moi quoi ? Je ne pige pas ?

— Ben mon pote Franck… pour que tu passes à l’acte, il ne te conviendrait pas ?

— … ? Arrête de radoter !

— Humm ! Pourtant tu mouilles bien si j’en juge par ce que mes doigts découvrent sous ta jupe…

— Sale type va ! Tu m’as excitée toute la soirée avec tes pattes qui venaient sous la table et tu viens me faire croire que tu ne le sais pas…

— Ouais ? Donc Franky est étranger à cette humidité qui…

— Totalement mon chéri. Voilà ! Encore deux minutes de patience et nous pourrons nous occuper de nos petites affaires, d’accord ?

— Humm ! Évidemment ! Il faudrait que je sois dingue pour refuser ta proposition malhonnête.

— Appuie sur le bip de la porte du garage, au lieu de dire des âneries…


La voiture s’engouffre dans l’espace ainsi ouvert et la porte pivotante se referme derrière nous. Alex n’attend pas d’être descendu de l’habitacle. Il approche son visage du mien et je dois dire que moi aussi je suis… chaude. Donc le premier baiser a lieu là, sur les sièges avant de notre bagnole. Puis comme je me sens à l’étroit, je sors de dessous le volant. Mon homme me suit et c’est sur le capot que je me retrouve après bien des gesticulations, sans culotte. Le reste est à l’avenant. Il me pousse sans brutalité sur l’avant de la voiture et il me baise sans aucune fioriture.


Comment ne pas aimer cette forme plus sauvage de sexe ? Il s’en donne à cœur joie et je râle sous les coups de reins de plus en plus frénétiques de mon loulou. C’est presque trop rapide. Quelques aller et retour et il m’éjacule sur la jupe retroussée sur mon ventre. Nous restons abasourdis une poignée de secondes. Mais une fois mes esprits remis en ordre de marche, je file vers la porte qui donne à la cuisine. De là, direction la douche. Et mes vêtements s’entassent dans la panière du linge à laver.


Mon mari m’a filé le train et mon déshabillage ne passe donc pas inaperçu. Il revient à la charge en me claquant une fesse alors que je pénètre dans la douche. Signe qu’il est égrillard et un peu pompette. Il arrache alors sa chemise, retire son flute et le voici qui me colle dans l’espace restreint de la douche.


— Tiens ! Frotte-moi le dos, ça servira au moins à quelque chose que tu sois entré.

— Mumm ! Ma belle, comme tu es désirable. J’en rebande déjà.

— Ben, si c’est pour être plus rapide que « Bugs’ Bunny », autant ne pas recommencer.

— Je vais te faire voir moi ! Tu me traites d’éjaculateur précoce ma parole ?

— J’ai raison ? Ta copine d’antan t’émoustille toujours autant ?

— C’est surtout tes courbes, tes pleins et tes déliés qui sont la cause de ce truc qui remonte pour de bon.

— Ouais ? Pas si certaine que ce soit la vérité… D’un autre côté, elle est plutôt encore bien roulée, alors j’imagine bien qu’à vingt ans… elle devait en faire tourner des têtes.

— Parce que toi… tu crois que tu laisses les hommes indifférents ? Tu n’as pas vu comment Franck lorgnait sur ces trucs-là ?

— Eh ! Ne me pince pas les seins, c’est fragile ces bêtes-là.

— Chochotte va !

— Et si moi je te pressais sur ce qui dépasse là ? Ou que je les écrase entre mes doigts ? Tu serais content ?

— Essaie ! Après tout, on ne le sait jamais qu’après.

— Mais tu deviens maso sur tes vieux jours ? Attends que je les attrape… sale bonhomme.


Je pouffe de rire et fais mine de serrer ses cacahouètes entre index et pouce. Lui me colle sa pogne directement sur la chatte et nous sommes face à face, avec la flotte qui nous inonde. Quand coupe-t-il le robinet ? Avant, pendant ou après m’avoir embrassée ? Je m’en fiche. Je réponds à cette pelle qui se charge de nos désirs réciproques. Elle n’est que le prélude à une suite plus torride. Et mes cinquante-cinq kilos tout mouillés sont soulevés du sol. Mes bras se nouent sur la nuque de mon mâle qui me porte contre son torse. Il me fait monter bien plus haut, jusqu’à ce que mon entrejambe soit accessible à sa langue.


Lentement en me soutenant de ses deux mains, il me lèche. Dos plaqué à la paroi gauche de la douche, je suis aux anges. Et je finis par passer mes deux jambes sur ses épaules, alors qu’il insiste dans son cuni. Je halète de plus en plus et lui fatigue forcément malgré mon poids plume. C’est tout naturellement qu’il abdique et me soulève encore un instant, de manière à faire glisser mon ventre contre le sien. Pas besoin d’explications, puisque c’est sur sa queue qu’il me dirige. Et il me prend, lui debout, moi pieds noués sur ses reins.


Là encore, si l’intensité est bien présente, la longévité de l’acte n’est pas folichonne. Si je jouis, c’est trop bref pour que mon envie disparaisse en totalité. Je ne me rends pas compte vraiment du temps passé dans cette position inconfortable pour Alex. Nous finissons rapidement notre toilette entrecoupée par de fréquents baisers. Et nous rejoignons enfin notre lit conjugal. Pour un troisième round tout en tendresse cette fois. J’y vais de ma petite pipe, pendant à une nouvelle léchotte de la part de mon mari. La levrette nous permet de parachever un épisode amoureux qui nous ravit.


— xxXXxx —


À suivre…

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