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Une autre vie commence.

Chapitre 14

La journée se termine par une vision-conférence

Hétéro

— Ha ha ha ! C’est bien vrai ça !


Il lui arrivait de soliloquer, mais ce matin alors qu’il se rasait Charles s’était exprimé de manière intelligible. Sa voix qui venait de résonner dans la salle de bain venait de provoquer l’apparition de la tête de Josiane dans l’embrasure de la porte.


— Pourquoi ris-tu ? Qu’est-ce qui est vrai ?

— Ha ha ha ! Mince, j’ai été pris en flagrant délit. Je pensais à notre mariage. Ce n’est pas important.

— Oui, mais encore ?

— J’avais toujours entendu dire que c’étaient les mariés qui s’amusaient le moins. Je pense que c’est vrai, même si cette journée m’a paru hors-norme. J’étais tellement attentif à veiller à ce que tout se passe bien que j’ai certainement raté énormément de choses.

— Je reconnais bien là ton petit côté inquiet de nature. Ne t’en fais pas, je pense que nous avons vécu les mêmes sensations. L’essentiel a été que nos invités aient eu la possibilité de s’amuser pleinement.


Son visage rasé de près portait encore quelques traces de savon à barbe. Après s’être essuyé les joues il s’approcha de Josiane pour la prendre entre ses bras. Il l’embrassa tendrement tout en lui caressant le corps. De bon matin, il aimait sentir le corps chaud de sa jeune épouse contre sa peau nue.


— Mon amour, je te trouve magnifique. Hum ! Ce petit bidon prend de la place.

— Mon coquin baratineur, il te gêne et tu te plaques tout contre. Ceci dit, la délivrance approche, mon utérus me le fait sentir.

— Hou là ! Déjà, pourtant...

— Ne t’affole pas, ce n’est pas pour tout de suite. J’espère que tu seras présent le moment venu.

— Heu... Oui, oui bien sûr...

— Quel enthousiasme ! Ha ha ha !

— La vérité c’est que j’ai la trouille.



Charles sentit les doigts de Josiane lui enserrer le sexe avec vigueur. Elle le regardait affichant un regard sérieux malgré le sourire.


— C’est avec ton oiseau que tu as généré cette situation.

— C’est que je vais avoir du mal à supporter de te voir souffrir. Il me semble bien que ce soit toi qui as planifié cette situation. Je ne regrette rien, bien au contraire, je suis heureux de devenir papa.

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Il lui avait répondu d’une voix tremblotante, preuve de son inquiétude pour cette journée qu’il était certain de ne pas oublier. En riant, Josiane lui asséna une claque sur ses fesses.


— Allez ! Mon petit cœur ne t’en fais pas, c’est dans l’ordre des choses. Il faut nous secouer un peu. D’abord la douche, prendre un bon petit-déjeuner et ensuite aller au boulot. Des tonnes de papiers nous attendent. Ce matin, je te fais une fleur, c’est toi qui nous emmènes à la banque.


Ce qu’elle venait de dire avait fait sourire Charles. Depuis le changement de véhicule, sa petite femme avait tout fait pour éviter de lui laisser le volant. Lors de la livraison la nouvelle voiture était beaucoup plus grosse et équipée d’un tas d’options ; il avait pensé pendant cinq minutes qu’elle ne la conduirait pas.


— En es-tu certaine ? Dès que tu as vu l’auto, tu m’as dit que tu voulais la conduire. Autrefois, j’aimais conduire, mais depuis que mon chaton est entré dans ma vie je me suis habitué à être le passager. Mais je suis prêt à faire tout ce que voudra Madame la baronne.


Il avait prononcé la dernière phrase en riant. Josiane qui était toujours plaquée contre son corps le fessa à nouveau. Puis en riant, elle se dirigea vers la cabine de douche, il lui emboîta le pas. Prendre la douche ensemble en plus des soins corporels était pour eux une occasion supplémentaire d’échanger des caresses et des mots tendres.


Un peu plus d’une heure plus tard Charles était installé derrière le volant de la Velsatis. Il se dit que les dispositifs de série sur cette voiture étaient vraiment excellents.


— Ha ha ha ! Quand je vois la tête que tu fais et le sourire que tu arbores, je me dis que j’ai été vilaine avec toi. On dirait un minot à qui l’on vient de donner un nouveau jouet.

— Mon petit lutin moqueur, je ne te le fais pas dire. Pourtant je dois reconnaître que là tu as fait un parcours sans faute. Ce doit être pour cela aussi que je t’aime.

— Oui, je t’aime aussi, mon trésor. Je suis ravie d’entendre que j’ai bien choisi et que notre nouvelle voiture te plaît autant.


En souriant Josiane regardait son mari, les deux mains sur le volant et attentif à la circulation. Tout en dirigeant le véhicule, il pensait que ce changement de position était un peu frustrant. Pendant tous ces mois, se faire conduire par sa moitié lui avait permis de la caresser. Ce matin, tout ce qu’il pouvait faire était de conduire en utilisant les commandes du véhicule.


— Pourquoi as-tu fait cette grimace ?

— J’ai grimacé ? Ha bon ?

— Est-ce que ça va ?

— Ha ha ha ! Oui bien sûr, sauf que je ne peux pas te caresser le coquillage.

— Ha ha ha ! Quel petit cochon lubrique tu es ! Concentre-toi sur la conduite.


Après ce moment de détente, le trajet se déroula sans encombres. Josiane essaya à plusieurs reprises d’imiter son mari. En étant tenue par la ceinture de sécurité et avec l’écartement entre les sièges, elle ne put atteindre son but. Ce qui était facile pour Charles était insurmontable pour elle. À chacune des tentatives, elle ne put qu’effleurer l’objet de sa convoitise. Des amorces de gestes qui chaque fois provoquèrent l’hilarité de son homme. De plus, elle était gênée, par son ventre et les sensations qu’elle ressentait.


— Mmm ! Ouf ! Ho !

— Qu’y a-t-il mon amour ?

— Rien de grave, j’aurais dû me tenir tranquille. J’ai des contractions, mais ne t’inquiète pas, elles vont s’espacer.


Charles venait d’engager le véhicule sur la rampe menant au parking en sous-sol. D’entendre le mot contraction lui avait provoqué un retour de cette inquiétude latente. D’un coup de volant nerveux, il évita de justesse la borne en matière plastique.


— Doucement, mon chéri, je te dis que ce n’est rien du tout. Le terme approchant cela ne peut que s’accentuer en durée et en fréquence. C’est normal, mon utérus travaille, il se prépare à expulser son hôte.


Après avoir stationné la voiture sur l’emplacement réservé, il sortit rapidement du véhicule pour venir ouvrir la portière à Josiane. Elle lui sourit quand il tendit la main pour l’aider à sortir de l’automobile.


— Tu vois, j’aurais préféré que tu sois moins têtue et que comme toutes les femmes tu prennes ce congé. J’aurais été beaucoup plus rassuré.

— Je vais bien. Si j’étais restée chez nous, je me serais ennuyée. Ne fais donc pas cette tête.


Pour sortir de la voiture, Josiane en souriant repoussa gentiment son mari. Déjà, elle se dirigeait vers l’ascenseur, Charles se dépêcha de refermer le véhicule pour la rejoindre. À son arrivée, il la trouva en train de discuter avec une employée.


— Tu es courageuse d’être encore présente, tu es proche du terme si je ne me trompe pas. Moi, j’aurai pris ce congé, j’en aurais profité pour me détendre et me faire dorloter par mon homme.

— Oui, la date arrive, c’est dans plus ou moins une semaine. La gynéco a beaucoup insisté, mais il paraît que je suis une tête de mule.

— Ha ha ha ! C’est vrai que tu es du genre têtu. En attendant, je suis contente que tu ne me snobes pas.

— Ha bon ? Et pourquoi aurais-je eu cette attitude ? Nous sommes amies depuis que j’ai été recrutée par la banque.

— Ben, parce que tu es devenue la femme du directeur financier. Oh ! Pardon, monsieur, je ne vous avais pas vu.

— Il n’y a pas de mal, mademoiselle Dupont.


En découvrant Charles, la jeune femme piqua un fard, elle tourna les talons pour s’engouffrer dans la cabine d’ascenseur dont la porte venait de s’ouvrir. En souriant, il prit la taille de sa femme pour l’inciter à le précéder dans cet espace relativement restreint. Pour le trio, il n’y avait qu’une destination possible, il pressa le bouton correspondant à l’étage. Le court trajet se fit en silence, il se dit qu’avoir de la musique dans la cabine était utile pour ce genre de situation. Dès l’ouverture de la porte, l’employée s’éclipsa rapidement en baragouinant des mots incompréhensibles. Précédé par sa femme, il entra dans le bureau où il émit un petit rire après avoir refermé la porte.


— Hé bien ! Je ne pensais pas faire peur à ce point.

— Si ce n’est pas indiscret, que t’a dit la demoiselle Dupont.

— Tu es un petit curieux, mais je vais te répondre tout de même. Elle m’a simplement dit qu’elle se serait arrêtée pour pouvoir se faire câliner par son mari. Elle m’a remerciée d’être toujours son amie et de ne pas avoir changé mon attitude envers elle.

— Ha ha ha, elle n’est donc plus demoiselle, je ne la savais pas mariée. Tu vois, elle aurait pris ce congé.

— Premièrement, de nos jours les gens se marient moins. Tu es vieux jeu, elle vit en concubinage.


Josiane mettant ses mains sur les hanches s’était placée en face de lui. Charles éclata de rire en la prenant dans ses bras pour l’embrasser. Il se dit que plus le temps passait et plus il était amoureux de cette jeune femme, sa femme.


— Hé ! Doucement, tu m’étouffes ! Monsieur le directeur, il est temps de nous mettre au travail.


En riant, elle le repoussa pour aller chercher le courrier qui attendait dans les panières du secrétariat. Charles pénétra dans son bureau pour aller consulter l’éphéméride. De mémoire, il savait déjà que la journée serait chargée. Chacun dans son espace de travail, ils entamèrent leur journée de labeur. Fidèles à leurs habitudes, ils échangeaient de temps à autre de courtes phrases émaillées de mots tendres. Malgré la quantité de documents qu’il avait à lire, à corriger et à signer, il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder. Il pensait souvent à Josiane et à la sérénité qu’elle affichait. « Comment peut-elle être aussi détendue ? Un accouchement ce n’est pas anodin. » Il se mordit la lèvre, attendant qu’elle parle. Comme il n’y eut pas de réaction, il en déduisit qu’elle ne l’avait pas entendu, il soupira de soulagement. Une brève sonnerie le ramena à la réalité de l’instant, une voix féminine se fit entendre dans l’appareil.


— Pardon de vous déranger, monsieur le directeur financier. Monsieur Samuel... vous demande de venir participer à la conférence audio visuelle dans son bureau.

— Ha bon ? C’est que je suis pas mal occupé, nous avons un surcroît de travail et en plus j’ai les bilans trimestriels à vérifier et à valider.

— Le patron a insisté, il m’a précisé que votre présence est requise, qu’elle lui sera d’une grande utilité. Que dois-je lui dire monsieur ?


Charles se dit que le chef d’agence devait avoir une bonne raison pour faire cette demande de cette manière. Habituellement, il aurait directement décroché le téléphone pour le solliciter. Cela l’incitait à penser que ladite conférence avait déjà commencé.


— Monsieur ?...

— Oui, oui, dites à Sam que je le rejoins dans la salle de conférence.


En se levant brusquement il expédia son fauteuil contre la baie vitrée, qui résonna bizarrement sous l’impact. Pendant quelques secondes, il crut qu’il venait de briser le verre. « Journée de merde, ouf ! Il n’y a rien de cassé. » Cela l’agaçait au plus haut point, mais il devait y aller.


— Mon amour, je dois aller voir Samuel dans la salle de conférence. J’ai l’impression qu’il y a une liaison avec la maison mère et Samuel me demande de participer à l’échange par écran interposé.

— Oui, je t’ai entendu parler avec Alice Dupont, c’est drôle parce que normalement Samuel te sollicite directement.

— C’est ce qui me fait penser que la discussion a déjà commencé. Je dois y aller, cela m’ennuie de te laisser seule. Je t’aime.

— Je t’aime aussi mon gros bêta, je vais bien, tu me retrouveras à la même place à ton retour. Allez ! Maintenant file, sinon le grand patron va s’impatienter, beurk, rien qu’en pensant à lui j’ai mal au cœur.


Charles quitta le bureau de sa secrétaire en riant. Tout en pressant le bouton dans la cabine d’ascenseur il se demandait ce qu’il y avait d’urgent. Il sourit en entendant la musique diffusée. Il revit la demoiselle Dupont détaler dans le couloir. L’ouverture de la porte lui permit de se diriger vers le lieu de son entretien. Il avait ouvert la porte de la salle avec suffisamment d’énergie pour que le battant aille heurter le mur. C’était une entrée qui ne pouvait passer inaperçue. Au fond de la pièce, il vit Samuel assis en face de la caméra et sur le mur l’écran vidéo affichait le bureau de Jules. Le président directeur général leur faisait face, il semblait trôner tant le mobilier était luxueux.


— Vous voici enfin Charles. J’ai énormément de rendez-vous, je n’ai pas de temps à perdre.

— Je suis désolé monsieur le directeur, mais je n’ai pu me libérer plus rapidement. Je suis moi aussi en plein travail, les résultats trimestriels doivent être finalisés. Cette conférence impromptue n’était pas au programme.

— Bon, bon, passons, votre chef d’agence m’a déjà mis au courant. Et c’est sur ses recommandations que je vais vous solliciter.


Charles étonné regarda son ami qui se contentait de bouger affirmativement de la tête. Il se demandait maintenant ce qui allait lui être annoncé. Connaissant l’esprit retors de Jules, il se dit qu’il pouvait s’attendre à tout et que cela ne serait pas forcément quelque chose d’agréable ou de profitable pour lui.



— Bien ! Mon cher Charles, maintenant que vous êtes installé j’attends de vous une réponse positive.

— Monsieur le président, je ne peux vous donner une réponse sans avoir entendu ce que vous vous apprêtez à me dire.

— Détendez-vous mon ami, c’est, je pense, une bonne, une excellente nouvelle


Charles se dit que ce vieux renard mettait beaucoup de temps pour formuler cette demande. L’envie de quitter la pièce devenant de plus en plus forte il esquissa un mouvement pour quitter son fauteuil.


— Attendez !... J’ai appris que votre femme était sur le point de mettre... d’accoucher, mais vous ne pouvez, ne devez pas refuser cette promotion.


En percevant l’hésitation entre les deux mots, il pensa immédiatement que le mot remplacé ne correspondait pas à l’idée. Ce n’était pas sans raison que Josiane n’aimait pas ce vieux débris. Il avait failli dire qu’elle allait mettre bas, comme pour un animal. Il s’efforça de conserver son calme et de faire une réponse courtoise.


— Excusez-moi...

— J’y viens, ne soyez pas aussi impatient. Le directoire et moi-même avons besoin de vous pour reprendre au pied levé notre succursale à Washington. Il s’agit d’un cas de force majeure, vous êtes attendu, au début de la semaine prochaine. Tout est réglé, les demandes de visas aussi...


En regardant Samuel, Charles fit une réponse cinglante. Il s’étonna lui-même du ton qu’il employa.


— Josiane est sur le point de mettre au monde notre enfant. Je n’envisage pas une seule seconde de ne pas être présent. Je vous suggère donc de vous introduire bien profond cette proposition mirifique. De plus, pour moi, il est inadmissible d’utiliser ces termes, cela ne s’envisage que pour un bovidé ou autre animal. Ah ! Oui, cela fait vingt-cinq ans que je travaille pour la banque, je vous laisse imaginer à quel point l’image du groupe va être ternie.

— Vous ne comprenez pas !

— Si, si je comprends parfaitement, il ne vous reste qu’à me virer et ensuite je vous ferais citer au tribunal des prud’hommes. Je dois y aller, j’ai un travail à terminer.


En sortant de la pièce, Charles était pâle, la colère qu’il ressentait lui faisait battre fortement le cœur. En appelant l’ascenseur, il émit un ricanement, il était satisfait d’avoir remis en place ce vieux débris. Avant de retourner dans son bureau, il jugea préférable d’aller prendre l’air pour se détendre.

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