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Une autre vie commence.

Chapitre 16

La famille s'agrandit

Hétéro

Josiane ayant tout préparé, ce fut sans hâte excessive que le couple rejoignit le véhicule pour se mettre en route vers la clinique. Ils avaient fait le trajet à plusieurs reprises, ce quart d’heure qui s’annonçait de route paraissait vraiment insuffisant à Charles. Pour améliorer le confort de sa femme, il avait baissé le dossier du siège passager en position semi-allongée. Il se concentrait sur la conduite bien qu’à cette heure avancée de la nuit les rues soient totalement libres. Il se passait de longs moments de silences dans le véhicule.


- Ne t’en fais pas, je vais bien. Je constate que mon chauffeur est très prudent.


Elle avait terminé sa phrase par un petit rire. Malgré le ton rassurant, il n’était pas du tout confiant. Cela le faisait enrager de l’entendre émettre des petits cris au rythme des contractions à côté de lui et de ne pouvoir rien faire. L’augmentation de la fréquence lui indiquait que le travail avançait et il se sentait d’autant plus mal.


- Cela me met en rogne de ne pouvoir te soulager.

- Ne t’en fais pas mon chéri, dans quelques minutes le personnel va faire en sorte de me faciliter les choses.

- Oui, bien sûr, mais en attendant je me rends bien compte que ce n’est pas une partie de plaisir, même si tu essaies de faire bonne figure.


Au détour de l’avenue, il se sentit soulagé quand il découvrit enfin le panneau indiquant l’entrée de l’établissement hospitalier. Quelques instants plus tard, Charles immobilisait la Velsatis devant l’entrée réservée aux ambulances. Après avoir pressé le bouton de la sonnette, il eut le sentiment d’être soulagé d’un grand poids. Maintenant, la situation évolua plus rapidement, mais sans précipitation. Cela donnait l’impression de voir des rouages bien huilés se mettre en mouvement. Josiane se vit extraire du véhicule, placée sur une civière et emmenée à l’intérieur.


- Monsieur ! Il faut déplacer votre voiture ! Cet endroit est réservé aux véhicules médicalisés.

- Mais...

- Tout de suite, s’il vous plaît !


Le ton ferme de l’employée ne lui laissant pas d’autre alternative il fit demi-tour pour déplacer l’automobile. Ce contretemps changeait le déroulement prévu, il vit sa femme être emmenée à l’intérieur. Il ressentit un agacement mélangé à du soulagement, la situation lui échappait, mais Josiane était entre de bonnes mains. Une fois installé au volant, il parcourut le parking jusqu’à son extrémité. Ce court trajet lui fit percevoir que les emplacements étaient quasiment tous occupés. Un instant, il envisagea d’aller stationner sur le boulevard, quand il découvrit un espace libre. Bien qu’il se soit dépêché, cette recherche lui avait pris une bonne dizaine de minutes. Après avoir récupéré le sac de voyage, c’est en courant qu’il remonta l’allée. Son arrivée en trombe à l’accueil ne passa pas inaperçue. La jeune femme assise derrière le comptoir lui adressa un sourire.


- Mademoiselle, ma...

- Elle a été emmenée dans la salle numéro un. Je peux me charger de votre sac, je vais le faire déposer dans la chambre qui vous a été réservée...

- Je ne sais...

- Je m’apprêtais à vous le dire. Ne vous en faites pas, je suis certaine que tout se passe bien. Prenez le couloir en face de vous et cela sera la dernière porte sur votre gauche.

- Je...

- Oui, bien sûr, vous pouvez y aller, je pense qu’elle espère votre venue.


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Charles repartit en courant en se disant que le personnel de la clinique devait en voir et en entendre de toutes les couleurs. Il était un peu essoufflé quand il poussa la porte, il était inquiet, mais tout de même content de pouvoir enfin rejoindre Josiane. Une infirmière le repoussa vers l’extérieur avant de lui ordonner de mettre un bonnet et d’endosser un genre de blouse. Ce ne fut qu’après qu’elle l’autorisa à pénétrer à nouveau dans la salle. Il découvrit Josiane installée sur un siège les jambes calées sur des supports et la sage-femme positionnée entre les deux membres écartés. Au passage, il aperçut la dilatation du col de l’utérus. Cette ouverture lui parut énorme, il sentit son rythme cardiaque augmenter. Dès qu’il fut à proximité, en lui grimaçant un sourire elle lui prit la main. C’est à ce moment qu’il perçut vraiment que malgré ce qui avait fait par les soignants ce n’était pas une situation facile.


- Poussez ! Je vois la tête ! Allez ! Poussez ! Plus fort !


Les halètements alternaient avec les bruits provoqués par les efforts successifs. Dans le même temps, il sentait sur sa main l’emprise des doigts de Josiane. Il la trouvait très courageuse, tout en découvrant qu’elle avait une poigne qu’il n’avait pas soupçonnée. Étrangement, maintenant l’angoisse l’avait quitté, il respirait plus librement. De sa main restée libre il caressait le visage de sa femme. La sage-femme continuait à l’encourager en commentant l’évolution du travail en cours.


- Hé ! Ce n’est pas le moment de vous relâcher ! Poussez ! Ne soyez pas faignante !

- Je voudrais vous y voir !


En même temps qu’il s’exprimait, il entendit Josiane crier et il vit la sage-femme réagir. Elle déposa l’enfant qui venait de naître sur le ventre de sa mère. Quasi immédiatement, le premier vagissement du bébé se fit entendre. « Je suis père ! Cela valait vraiment le coup d’attendre. » Josiane venait de lui lâcher la main pour toucher le nourrisson et le faire remonter sur sa poitrine. Charles qui maintenant était totalement détendu sentit son regard se troubler. D’un revers de la main, il essuya ses yeux embués. Il était ému par le geste tendre que sa femme venait de faire. Il se pencha pour déposer un baiser sur les lèvres souriantes.


- Bon ! Vous avez suffisamment joué, il est temps de finir ce qui est commencé. D’abord, le cordon, ensuite nous lui ferons sa toilette et les petits tests habituels.


Le ton utilisé lui avait semblé un peu abrupt, Charles en dirigeant son regard vers la sage-femme se rendit compte que la femme affichait un large sourire. Cela ne demandait pas de réponse, il hocha la tête en souriant. Il sursauta en sentant une main lui malaxer la fesse. En tournant la tête, il vit le sourire de sa petite femme. Il approcha son visage pour l’embrasser à nouveau. En lui prenant la main, elle l’attira pour lui parler dans le creux de l’oreille.


- Je suis certaine que tu es aussi contente que moi que cela soit terminé. J’espère que cette épreuve ne t’a pas trop éprouvée. Hum ! J’aime bien sentir tes fesses entre mes doigts.

- Ha oui ! Bien sûr, ce n’est déjà qu’un souvenir. La seule qui a souffert ici c’est toi. Tu te moques de moi, ma petite coquine. Laisse donc mon joufflu, ils pourraient s’en rendre compte que tu es en train de me caresser.

- C’est de ton oiseau que j’aimerai m’occuper maintenant.


Cet aparté avait duré quelques minutes, pendant que les soignants s’occupaient du nouveau-né.


- Hé les tourtereaux ! Vous ne semblez pas très curieux pour des parents.


Charles se redressa en se tournant vers l’infirmière qui s’adressait à eux. Il se rendit compte qu’il n’avait pas songé une seconde au sexe de cet enfant. La crainte au départ, puis le soulagement et ensuite cette émotion qui l’avait submergé lui avaient fait oublier ce détail.


- Je..., ah oui ! Bien sûr...

- Ha ha ha ! Durant la grossesse, nous n’avons pas voulu le savoir. Mais maintenant, oui, bien évidemment nous ne pouvons rester dans l’ignorance.

- Ce qui me laisse penser que vous n’avez peut-être pas choisi le ou les prénoms.

- Mais bien sûr que si ! C’est Viviane pour une fille et Alexandre pour un garçon.

- Donc ! Bienvenue à Viviane. Cette jolie poupée de trois kilos est déjà bien remuante.


Cela fit sourire Charles, le souvenir de ces discussions était bien présent à son esprit. Pour éviter que l’enfant soit affublé d’un prénom historique du genre Clotilde ou autre Anselme, Josiane avait tenu bon face à ses parents. En découvrant cette frimousse qui leur était présentée, il se dit que l’enfant avait beaucoup de cheveux.


Une demi-heure plus tard, ils étaient installés dans la chambre qui était destinée à accueillir la maman et le nouveau-né. Il souriait regardant Josiane donnant le sein à Viviane. Une première tétée pour l’enfant et une découverte pour lui. Il avait l’impression que son petit bout de femme jouait à la poupée et que pour l’instant il n’était plus le centre du monde. Bien qu’il ne soit pas un adepte de la photographie, il se dit qu’il aurait dû prévoir ce genre de chose.


- Mon bel amour, je vous trouve magnifiques toutes les deux. Tu es si jeune que j’ai l’impression d’être un barbon regardant d’un concupiscent. Elle me semble si petite et fragile que j’ai l’impression de te voir jouant à la poupée.

- Ha ha ha ! J’ai joué à la poupée, mais je ne lui ai jamais donné le sein. Non ! Tu n’es pas vieux, par contre, ton regard parle pour toi, mon coquin. Approche un peu, que je te vois mieux, je trouve qu’il fait sombre dans cette pièce.


Avant de faire ce qu’elle lui demandait, Charles alluma le plafonnier de la chambre. De sa main libre, Josiane lui fit signe de se pencher un peu plus. En le regardant en souriant elle venait d’extraire la tétine de la bouche de l’enfant. Elle la vit presser le sein pendant que l’enfant cherchait des lèvres la mamelle maternelle.


- Mince ! C’est raté, j’ai cru que cela sortait plus fort.


Charles qui avait vu un peu de liquide sortir se mit à rire. Il se recula légèrement pour pouvoir s’asseoir sur le bord du lit. Il était maintenant beaucoup plus prêt pour assister au premier repas de la princesse.


- Oui, tant pis pour moi, mais la jeune demoiselle réclame ce que tu lui as ôté de la bouche. Je viens de me rendre compte que le fait de la nourrir au sein présente beaucoup d’avantages.

- Oui, c’est évident, il y a des anticorps dans le lait maternel qui protègent le bébé.

- Ha ha ha ! C’est vrai ! Mais ce n’est pas ce à quoi j’ai pensé de prime abord.

- Je vois mon coquin lubrique, tu auras l’occasion de voir mes nichons toutes les trois heures. Par instant, j’ai l’impression que je te prive de tout.


Charles s’apprêtait à répondre quand après avoir frappé à la porte la sage-femme entra.


- Tous les résultats sont normaux, le bébé va bien, vous allez bien, et le papa est encore un pâle, mais cela ira. Je vais vous donner quelques petits conseils, ensuite je vous laisse tranquilles. Et pour finir, je pense que toute cette petite famille sera en mesure de partir vers onze heures. Après avoir accompli toutes les démarches administratives, bien évidemment.

- Vous me trouvez pâle ? Pourtant je me sens bien.

- Oui, oui, maintenant, mais quand le bébé a pointé le bout de son nez je n’aurai pas parié un centime sur vous.

- Ha ha ha ! Je trouve qu’il a pourtant été très courageux, il est resté à côté de moi.


En les voyant échanger un clin d’œil, Charles senti piqué au vif, son amour venait d’être titillé. Pourtant, il ne se sentit pas vexé, il avait le maximum pour rester stoïque face à cette situation qu’il n’aimait pas. Pour faire contre mauvaise fortune bon cœur il leur adressa un sourire en haussant les épaules. Un sourire répondit au sien, la sage-femme lui tapota amicalement l’épaule en sortant.


- Mes félicitations à vous deux, vous avez un joli bébé.


Il apprécia le geste amical qui lui fit prendre conscience qu’il n’était certainement pas le seul à réagir de cette manière. Cela soulignait également qu’il existait une véritable complicité entre les femmes en certaines circonstances. En regardant Josiane allaiter, il se dit que certains gestes devaient être inscrits génétiquement dans son cerveau. Quelques minutes plus tôt, il avait eu le plaisir de tenir entre ses bras le bébé. Il s’était senti gauche, ne sachant comment prendre ce petit être. Cette première expérience l’avait fait frémir tout en lui apportant beaucoup de satisfaction.


Combien de temps avait-il dormi ? À quel moment s’était-il laissé aller ? Il revoyait Josiane donnant le sein et en ouvrant les yeux il voyait une scène similaire. Sauf qu’elle était assise sur un bord du lit.


- Mon petit cœur. Tu as un peu ronflé, cependant je dois reconnaître qu’être installé dans ce genre de fauteuil ce n’est pas l’idéal.

- Hum, ma chérie, bonjour, pardon d’avoir émis quelques bruits dissonants. Je vois que la princesse suce allègrement ce joli téton. Je suis un peu jaloux.

- Oui, Viviane a un bon appétit, heureusement pour moi, elle n’a pas encore des dents.


En se levant pour aller vers sa femme, Charles se sentit courbaturé et ankylosé. Il émit un petit rire en s’étirant.


- Pourquoi ris-tu ? Est-ce parce que tu penses qu’elle me boufferait les tétons ?

- Ha ha ha ! Non ! Je me fais l’impression d’être un petit vieux. Être papa à mon âge, c’est un peu tard. Imagine-nous, quand je serai sexagénaire, elle aura vingt ans.


En souriant et en lui adressant un clin d’œil la jeune maman lui répondit.


- Tu seras un petit vieux, mon petit vieux heureux d’avoir deux femmes pour le mener par le bout du nez. Je suis certaine que tu seras toujours aussi beau et charmeur.

- Bon en attendant, je ne suis pas pressé d’y être...

- Oui mon petit chéri, tu as raison, nous allons pouvoir rentrer à la maison. Cependant, il faut auparavant changer la couche de notre petit ange. Veux-tu t’en charger, mon trésor ?

- Qui ? ? Moi ? Bon Dieu ! Non ! Elle est si petite et fragile, j’aurais trop peur de lui faire mal.


En riant, Josiane portant sa fille se dirigea vers la table à langer. Sous le regard de Charles, elle entreprit de mettre en application ce qu’elle avait appris au cours des mois précédents. Il était soulagé qu’elle n’ait pas insisté, il savait que ce n’était que partie remise et qu’il aurait à le faire dans un avenir proche.


- Tu vois, j’avais raison, tu t’en tires beaucoup mieux que moi. Regarde la taille de ses mains et celle de ses pieds, ils sont tellement petits...

- Oui, oui, mon amour, dès que nous serons de retour chez nous tu n’y échapperas pas. Mince ! Je dois recommencer, elle vient de faire pipi.

- Ha ha ha ! Tu vois bien, c’est mieux que ce soit toi qui la changes. Elle bouge tout le temps.

- La belle excuse ! Au lieu de te moquer, tu ferais mieux de prévenir la banque de notre absence.

- Ah oui ! J’avais oublié ce détail. Cela va nous faire cinq jours de vacances. Je suis ravi de disposer de ce temps. J’aime l’idée de rester avec vous deux.


Pendant que Josiane recommençait la toilette du nourrisson, Charles téléphona à Samuel pour l’informer de la naissance de Viviane. Ce dernier profita de l’appel pour lui faire part des réactions du PDG et des éventuelles conséquences. Il le rassura pourtant dans une certaine mesure. En menaçant de saisir le conseil des prud’hommes, Charles avait coupé l’herbe sous les pieds de Jules.


- Mon chéri, nous sommes prêtes. Si j’en crois le ton de tes réponses, ta conversation ne s’est pas mal passée.

- En effet, l’échange a été... je dirais..., presque cordial, le PDG voudrait bien ma peau, mais je pense que cela ne sera pas pour cette fois. Samuel est un bon ami, même s’il s’est abstenu d’intervenir dans cet échange houleux. Aujourd’hui, rien ne peut m’atteindre, je suis avec mes deux amours. Partons !

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