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Une chute de vélo

Chapitre 9

La déclaration

Hétéro

Après ce dessert particulier, nous discutâmes des événements de la veille. Julie était toujours furieuse contre Katia. Elles s’étaient connues il y a un peu plus de trois ans. Julie ayant été embauchée pour assister Katia dans son travail. Elles ont sympathisé lors de la formation de Julie jusqu’à devenir suffisamment proches. Katia parlant souvent et ouvertement de sexe avait attisé la curiosité et le désir de Julie, qui découvrait ainsi sa bisexualité tout en préférant quand même les hommes. 


 

Lorsque Julie fut mutée dans la région, Katia s’était arrangée pour s’y installer aussi. Par un coup de chance, pensait Julie à l’époque, elle avait pu louer l’appartement du dessous. Mais depuis la nuit dernière, l’opinion de Julie n’était plus tout à fait la même. Tout en l’écoutant, je réfléchissais pour trouver comment faire en sorte que Katia fiche la paix à Julie. Visiblement, elle avait une emprise sur elle et je ne voyais rien de sain dans cette relation.  Notre discussion fut interrompue par le téléphone.


 

C’était Romain, du groupe des cyclistes qui venait prendre des nouvelles de Julie. Pour les laisser bavarder sans jouer les espions, je sortis sur le balcon prendre un peu l’air, réfléchissant toujours au même sujet, le regard vague, j’observais le mouvement des branches d’arbres qui se balançaient doucement sous le vent chaud de ce début d’après midi. Je pourrais proposer à Julie d’emménager chez moi, ce n’était pas l’envie qui me manquait, mais cela me semblait quelque peu précipité. Je ne voulais surtout pas brusquer les choses, ce bonheur que je vivais depuis moins d’une semaine me semblait tellement fragile, si inespéré que j’en venais toujours à douter quelque peu de sa réalité.

 

— Bonjour voisin !

 

Je sursautai. Je n’avais pas vu que le balcon d’à côté était occupé par un homme en short et torse nu allongé sur une chaise longue. Ses lunettes de soleil ne laissaient pas voir ses yeux, mais il arborait un large sourire. Sa barbe blonde tranchait avec les rougeurs de sa peau. Son torse aux muscles fins reflétait les rayons du soleil, laissant deviner de larges traces, probablement dues aux coups de soleil.

 

— Bonjour. Désolé j’étais perdu dans mes pensées et je n’avais pas remarqué votre présence.

— Je m’appelle Alain. Vous êtes en vacances ?

— Moi c’est Hervé. Non, pas encore en vacances, mais bientôt.

— Ravi de faire votre connaissance, dans le plus simple appareil !

 

Bon sang ! Je n’avais même pas pris la peine de me vêtir en sortant sur le balcon et je discutais comme si de rien n’était avec le voisin de Julie.

 

— Oh ! Désolé !

 

Rouge de confusion, je rentrais précipitamment enfiler un short et un t-shirt pour poursuivre la conversation.

 

— Toutes mes excuses. Je n’ai pas l’habitude de sortir en public dans cette tenue.

— Aucun problème, j’ai fait mon service militaire et j’ai déjà vu des mecs nus… Même si la plupart étaient moins bien équipés… Et puis avec cette chaleur, les vêtements sont souvent de trop.

— Oui, c’est vrai, depuis quelque temps le mercure n’arrête pas de monter.

— Il monte ? Mais alors, c’est le moment d’acheter !

— Acheter ?

— Ne faites pas attention, c’est une blague !

— Ah ! Oui ! Vous jouez en bourse ?

— Je préfère jouer avec…

 

Le voisin de Julie avait décidément un goût prononcé pour les jeux de mots. 

 

— Oui je comprends, mais enfin ce n’est pas la meilleure manière de faire connaissance.

— Ça dépend… En tous cas, je peux enfin mettre un visage sur l’ami de Julie. Celui qui lui donne tant de plaisir depuis quelques jours…

 

Et zut, tout l’immeuble avait dû nous entendre.

 

— Heu… Je suis désolé de vous avoir importuné de la sorte, je ferai plus attention à l’avenir.

— Avec ces chaleurs, toutes les fenêtres restent ouvertes. C’est quand même plus agréable aux oreilles que des cris de disputes ! Etant célibataire, cela me donne des idées.

— Nous serons plus discrets, des oreilles moins conciliantes que les vôtres pourraient nous entendre.

— Aucun problème pour moi. Vous pouvez y aller tant que vous voudrez.

— Merci de votre compréhension. 

— Les bonnes relations entre voisins c’est la clé de l’entente non ?

— Oui, vous avez sûrement raison.

— Je suis en vacances, si cela vous tente on pourrait prendre l’apéro ensemble un de ces soirs ?

— Pourquoi pas ? Je transmettrai votre proposition à Julie. A bientôt.

 

Je rentrais pour abréger cette conversation ne sachant pas quelle relation entretenait Julie avec son voisin. Sa conversation téléphonique tournait aussi autour d’un apéro. Décidément…

 

Julie interrompit sa conversation :

— Hervé, Romain voudrait t’inviter demain soir à une soirée chez lui avec tout le groupe pour te remercier de ton intervention pour moi. Tu veux bien ?

 

Elle me sortait son regard à faire craquer le plus impitoyable des banquiers lorsqu’on lui demandait de l’argent. Comment lui résister ? Je ne le souhaitais pas d’ailleurs, si j’étais auprès d’elle, peu m’importait la présence de ses amis.

 

— Si cela te fait plaisir, bien sûr.

 

Son regard s’illumina d’un sourire encore plus large, j’ai eu l’impression que ses yeux pétillaient de joie lorsqu’elle a confirmé notre présence à son interlocuteur, raccrochant rapidement pour m’ouvrir ses bras. Je ne me fis pas prier pour m’y installer.

 

— Merci mon chou, je craignais que tu refuses.

— Pourquoi ? Ce sont tes amis, je ne veux pas t’en priver. 

— Tu aurais pu préférer que nous restions seuls. Je l’aurais compris.

— Si nous restons seuls, ton voisin risque à nouveau de nous entendre. J’ai fait sa connaissance sur le balcon il y a cinq minutes et il n’y a pas que Katia qui nous a entendus. Je suis désolé, tes voisins risquent de te faire des reproches. 

— Alain a dû apprécier de te voir sortir nu !

— Il l’a plutôt bien pris. Pourquoi ?

— D’après ce que j’ai compris, il aime autant les femmes que les hommes.

— Zut ! Je suis désolé Julie, je ne voulais pas te causer tant de soucis.

— Ne t’en fais donc pas pour les voisins, je les entends aussi parfois tu sais, ils ne viendront pas.

— Sauf Katia et je ne sais pas comment elle va se comporter ce soir et par la suite avec toi, je dois dire que cela m’inquiète un peu.

— Tu te fais du mouron pour moi ?

— Et bien… heu … oui … enfin… c’est-à-dire que… je… 

— Tu … quoi ?

— Je… ressens pour toi… au fond de moi… des sentiments particuliers… et… je tiens à toi. Même si on ne se connait pas depuis longtemps… Je te prie de ne pas te moquer de moi… J’ai encore du mal à y croire moi-même… Je n’aurais pas cru cela possible il y a une semaine… Mais chaque parcelle de mon être, jusqu’au fond de moi… vibre pour toi… J’en suis certain, Julie… Je t’aime…

 

Voilà, je venais de lui ouvrir mon cœur, j’attendais sa réaction avec une sorte d’angoisse et d’impatience mêlées. Le temps était comme suspendu. C’est à peine si j’osais la regarder. Son sourire était parti, remplacé par une expression qui ressemblait à de la surprise. Je n’entendais plus rien. Je ne respirais plus. Je ressentais seulement mes pulsations cardiaques, elles égrenaient les secondes de leur battement de plus en plus sourd. 

 

Julie posa délicatement ses mains sur mes joues et me força à la regarder dans ses yeux que j’aimais tant. L’angoisse montait fortement en moi. Cela faisait des mois, probablement même des années que je n’avais pas eu l’occasion de faire une déclaration, à part pour le service des impôts, et j’avais l’impression de ne pas savoir comment exprimer ce que je ressentais tout au fond de moi pour elle, d’avoir tout gâché en bafouillant ces mots sans aucune préparation de ma part pour cette déclaration que je pensais faire bien plus tard, que j’aurais voulu parfaite, avec un décor, une mise en scène, enfin quelque chose de construit et pas cette improvisation minable que je venais de sortir. Les secondes passaient, peut-être même était-ce des minutes, mais en moi, l’envie de disparaître s’amplifiait. J’aurais voulu remonter le temps, m’empêcher de parler, retarder encore ces mots, mieux les choisir.

 

Julie me regardait fixement sans rien dire. Cette attente me semblait interminable, je me sentais dans la peau d’un condamné à la peine capitale, attendant que le couperet tombe, abrégeant ainsi ses souffrances, ses peurs, me demandant pourquoi le bourreau faisait ainsi durer ce moment si terrible. Elle sondait mon regard, mon âme, mon cœur, mes sentiments pour elle. Puis elle se rapprocha de moi pour m’embrasser longuement avec passion. Lorsqu’enfin elle cessa ce baiser, je retrouvais son visage radieux, sonnant la libération de toute cette angoisse accumulée. Une décharge d’adrénaline ou je ne sais quelle autre hormone, se répandit dans mon organisme à une vitesse fulgurante, me donnant l’impression de me liquéfier de l’intérieur, mais la tension évacuée me rendit le contrôle de moi-même. J’affichais à mon tour un sourire franc, je pris moi aussi ses joues dans mes mains et plongeais dans son regard.

 

— J’aime ta peau, son grain si fin. J’aime tes jambes, tes yeux, ton visage. J’aime tes cheveux, ton odeur, ta façon d’être, ta voix douce, ton rire, ton sourire. Tu illumines ma vie. Tu es magnifique Julie. Je ne remercierai jamais assez ce chevreuil. Tu es ce qui m’est arrivé de mieux dans ma vie. Tu es un ange. Un ange sans ailes, mais un ange quand même. Tu es… mon ange… 

 

Sans répondre, Julie posa sa tête sur ma poitrine, comme si elle voulait écouter mon cœur battre la chamade, se calant contre moi. Je ressentis comme un hoquet léger, secouer son corps, puis un autre. Je l’ai redressée. Elle me regardait les yeux remplis de larmes. Je ne comprenais plus rien.

 

— Julie ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

— Personne ne m’a jamais parlé comme tu viens de le faire. Je pensais ne plus jamais tomber amoureuse, et je t’ai rencontré… Je ne mangerai plus jamais de chevreuil !

— Viens contre moi.

 

J’installais confortablement mon ange sur mes genoux, pour mieux la serrer dans mes bras. Elle se pendit à mon cou, commença à l’embrasser et à me caresser, nous nous sommes encore embrassés. Je n’ai pas tardé à bander, elle le remarqua et s’en réjouit.

 

— Je vais te faire l’amour mon chou … tu veux bien ?

 

Si je voulais ? Et comment que je voulais. J’avais envie d’elle ! De son corps si doux et ferme sous mes mains, de son sexe chaud et humide, de ses caresses, de son odeur, de … de tout en fait. Physiquement elle correspondait en tous points, non pas à mes attentes ou mes critères car je n’en avais pas vraiment de définis, mais si j’avais pu changer quelque chose en elle, je n’en aurais rien fait. Sans attendre ma réponse, ses mains descendirent sur mes cuisses pour les caresser, remontèrent sous le t-shirt caressant mon ventre, mon torse, mes seins. Elles s’y attardèrent, ses doigts tournèrent autour des pointes de tétons qui avaient durci. Ses pouces se posèrent sur les pointes pour les pencher de côté ou les presser selon son envie. Après quelques instants,  elle m’enleva ce t-shirt qui la gênait, pour se jeter goulûment sur mes seins. Je sentis sa langue les lécher, les sucer l’un après l’autre, ses lèvres se plaquant autour pour les aspirer telles des ventouses. Je me surpris, appréciant cette gâterie encore inconnue pour moi, en train de gémir sous les mouvements de sa langue parcourant mon corps comme j’avais déjà parcouru le sien, et comme j’avais encore envie de faire.

 

J’avais l’impression que nos cerveaux étaient connectés, nous pensions presque pareil, réagissions de manière similaire, avions la même envie de donner du plaisir, plus que d’en recevoir, le même respect du partenaire, et une confiance réciproque si importante que l’on aurait pu penser que nous nous connaissions depuis fort longtemps alors qu’il n’en était rien. De ce côté non plus, je n’aurais rien changé en elle, et ce n’était  pas mon sexe rendu rigide et gonflé, autant par ce qu’elle était en train de me faire, que par ce qui allait arriver, qui aurait dit le contraire. Cette fille était capable de me faire bander si rapidement, si intensément, si durablement et si fréquemment que j’en arrivais encore à douter de cette réalité. Je n’étais pas un don juan ou un séducteur, loin de là, j’avais déjà connu plusieurs filles dans ma vie, mais aucune ne lui arrivait à la cheville, que ce soit du côté sentimental, comme du côté sexuel. 

 

Mes tétons étaient à la limite entre le plaisir et la douleur tellement ils étaient durs et sensibles sous sa bouche. Ses mains qui se promenaient sur mon dos et quelquefois sur mes cuisses commençaient à passer sous mon short vers mes fesses. Je sentais avec plaisir ses mains douces sur ma peau. Elle fit demi-tour, me tournant le dos et se plaquant à moi, relevant la tête sur le côté pour quérir un baiser. Je l’enlaçais de mes bras, une main sur un sein, l’autre lui caressant le ventre pour faire monter son désir. Son bassin remuait gentiment, massant mon sexe de ses fesses que seul le tissu de mon short séparait encore. Ses bras s’enroulèrent autour de moi pour me caresser le bas du dos alors que je lui embrassais le cou. Ses mains quittèrent mon dos pour aller à l’intérieur de mes cuisses, cherchant à retirer mon short pour se frayer un chemin vers mon sexe. Je l’ai aidée, me soulevant un peu et mes fesses se retrouvèrent rapidement nues. Elle se tortilla encore un peu sur moi et mon short se retrouva au sol. 

 

Sans perdre un instant, elle me massa le sexe avec une sensualité telle que je fus envahi par une bouffée de bonheur intense. Je sentis d’un côté, sa main et ses doigts parcourir chaque once de ma queue en la plaquant contre son sexe déjà ruisselant de désir. Son bassin ondulait dans tous les sens le long de ma verge tendue et ainsi prisonnière de ses cuisses, de ses mains et son sexe. Je pouvais sentir ses lèvres de chaque côté de mon sexe et son clitoris sur mon gland.  Son bassin montait de plus en plus haut à l’assaut de mon bâton, jusqu’à ce qu’il entre facilement en elle. Nous gémissions de concert, savourant les sensations ainsi procurées et partagées. 

 

Après une courte pause, Julie reprit ses mouvements. Elle avait raison, c’est elle qui me faisait l’amour, doucement, sensuellement. Elle commandait la manœuvre et j’adorais ce qu’elle me faisait, et encore plus, la façon dont elle le faisait. Ses mouvements étaient lents, doux, précis, sa main était ferme sur mon sexe l’empêchant de sortir du sien. Mes mains continuaient de malaxer ses seins, les quittant de temps en temps pour lui caresser les côtes, les cuisses et le ventre et faire un passage ou deux sur son clitoris, pour la faire gémir un peu plus avant de repartir sur sa poitrine ou son cou que je couvrais de baisers fougueux. Elle mouillait abondamment et continuellement, arrosant copieusement mes couilles qu’elle massait fermement, mais sans aucune douleur. 

 

Cette sensation particulière, ce plaisir qu’elle m’a distillé patiemment et sans compter, alors que j’étais globalement passif à ce moment, fut extraordinaire. J’avais perdu la notion du temps, de l’espace, plus rien d’autre que nous deux n’existait dans mon esprit accaparé par le plaisir de sentir son sexe bouger ainsi, se contracter, se détendre autour du mien. Combien de temps nous sommes nous aimés ainsi cet après midi là ? Je ne saurais le dire, mais ce fut langoureux, sensuel, long, sans nul doute l’acte sexuel ininterrompu le plus long de ma vie. J’aurai juré qu’elle ressentait monter mon désir, sachant précisément à quel moment modifier le rythme pour retarder l’inévitable éruption que mon volcan ne manquerait pas de lâcher à un moment ou à un autre.

 

— Mon chou ?

— Oui mon ange.

— Je t’aime.

— Moi aussi, je t’aime, comme je n’ai jamais aimé personne, comme je pensais ne jamais pouvoir aimer…

 

Est-ce ces mots qui ont provoqué sa jouissance ou est-ce une simple coïncidence ? Toujours est-il que son corps entier s’est mis à vibrer tandis que son bassin s’est posé sur le mien, poussant mon sexe le plus loin possible en elle. Je l’ai serrée fortement contre moi, une main entre ses seins, l’autre massant son clitoris pour intensifier son plaisir. Son sexe se contractant fortement autour du mien, j’ai senti comme une explosion sur ma queue alors qu’elle jouissait bruyamment, provoquant une intense montée du plaisir en moi. Mon sexe gonflé ne pouvant plus se contenir, libera plusieurs saccades de sperme chaud en elle. Je me vidais intensément et longuement…

 

Après quelques minutes, absolument nécessaires pour récupérer nos esprits, elle s’est retournée contre moi. Nous nous sommes embrassés. Elle s’est recroquevillée dans mes bras, nous sommes restés ainsi presque deux heures quasiment sans parler. Juste l’un contre l’autre, en déposant plus ou moins régulièrement, ici ou là un bisou appuyé par nos « Je t’aime », chacun profitant de l’autre, de ce moment où après avoir révélé nos sentiments respectifs, nous nous sommes aimés si passionnément. 

 

— Mon ange, et si ce soir je t’invitais au restaurant pour célébrer cette journée ?

— Si tu veux mon chou, lequel ?

— Peu importe, un routier ou une cafétéria, enfin un resto ou on ne peut entrer que bien habillé.

— Tu veux dire un endroit où il est interdit d’aller nu, comme sur mon balcon en plein après-midi devant les voisins ?

 

Je lui ai envoyé une volée de bisous dans le cou, ravi de sa répartie et de son humour. Après une brève discussion, nous avons opté pour un restaurant chic de la région. J’ai réservé par téléphone une table pour le soir même. Julie me regarda de haut en bas.

 

— Avec qui vais-je bien aller à ce restaurant ? Hors de question d’y aller avec toi dans cet accoutrement et tu es trop loin de chez toi pour être rentré à temps… Voyons… Qui inviter ?

— Tu ne me prêteras même pas une robe ?

 

Julie éclata de rire. 

 

— Toi ! En robe et talons ? 

 

Je haussai les épaules d’un air faussement dédaigneux. 

 

— Puff…

— Emmène moi plutôt dans la salle de bains que je me prépare.

 

Aussitôt Julie déposée dans la salle de bain, j’ai filé jusqu’à ma voiture pour revenir avec une petite valise que j’avais toujours avec moi pour mes déplacements professionnels. Après une attente interminable, Julie traversa le salon jusqu’à sa chambre.

 

— Entrée interdite ! me lança-t-elle avant de refermer la porte.

 

J’en profitai pour prendre une douche, me raser, et mettre les vêtements de ma valise. Une chemise blanche et cravate noire, pantalon gris foncé, veste assortie au pantalon, chaussettes noires comme la cravate et chaussures de ville.

Lorsque Julie sortit enfin de sa chambre, j’en eu presque le souffle coupé. Elle s’était légèrement maquillée pour faire ressortir ses yeux clairs. Une longue robe bleue à bretelles fines laissait voir ses épaules admirables. Ses seins étaient mis en valeur par un décolleté qui ne laissait deviner qu’une petite partie de ce qu’il masquait et révélait  en même temps. Ses hanches et ses reins se dessinaient parfaitement sous le tissu qui masquait entièrement ses jambes, ne découvrant que ses chevilles et ses pieds perchés sur des talons hauts. Elle était sublime. J’étais conquis. Si je ne l’aimais pas déjà, j’en serais tombé amoureux.

 

— Mon ange ! Que tu es belle !

— Et toi ! A qui as-tu volé ce costume ?

— Oh ! A personne, il devait traîner sur le balcon. Mais toi ! Tu penses que talons et béquilles sont compatibles ?

— Non, mais tu seras là pour veiller sur mon équilibre.

— Et les escaliers ?

— Procédure habituelle, si ton costume le permet !

 

Avec un plaisir non dissimulé, je m’approchais pour l’enlacer. 

 

— Jamais je n’aurai été si bien accompagné. Fais attention, je vais y prendre goût.

— Tant mieux.

 

Elle remonta sa robe jusqu’aux genoux et me donna le signal du départ. Je l’ai soulevée et plaquée contre moi avec d’infinies précautions. Je sentis ses jambes m’enlacer, et même si l’une d’elles était encore faible j’adorais cette sensation qui déclenchait comme d’habitude mon érection. Nous avons descendu les quatre étages plus lentement que les fois précédentes, sans croiser personne. Une fois en voiture, je l’ai encore complimentée  sur sa tenue. 

 

— Je l’ai achetée pour une soirée et c’est seulement la seconde fois que je la porte.

— Elle te va à ravir mon ange.

 

Lorsque nous sommes arrivés au restaurant, Julie ne prit qu’une béquille pour soulager son genou, et vint s’accrocher à mon bras de l’autre côté. Nous avons suivi le maître d’hôtel jusqu’à notre table sous les regards d’une bonne partie des clients déjà attablés. Durant le repas, j’en appris encore un peu sur elle, sa famille, ses envies, ses rêves. Petit à petit, elle se livrait à moi, et me questionnait aussi. Je lui répondais sans rien cacher ni en dire trop non plus. A la fin de cet excellent repas, je suis allé au comptoir régler l’addition et nous avons quitté la salle sous les nombreux regards de l’assistance. Lors du trajet retour, dans la voiture, je le lui fis remarquer.

 

— Tu as fait sensation ! Tous les hommes du resto t’on maté une bonne partie de la soirée. Et tu as rendu jalouses une partie des femmes.

— Ah bon ? Je n’ai pas remarqué. Enfin si, surtout un, derrière toi, qui m’a dévoré des yeux. Il m’a même fait un clin d’œil.

— Je ne l’ai pas vu. Et le serveur qui est venu prendre la commande. J’ai vu son regard plonger dans ton décolleté !

— C’est le problème avec cette robe, on ne peut pas être tranquille.

— Tu es sûre que seule la robe est en cause ?

— Tu es jaloux mon chou ?

— Oh non Julie, je suis honoré. Je suis certain qu’une grosse partie de ces mecs m’enviaient.

— Je crois plutôt qu’ils devaient me plaindre.

— Pour ton genou ?

— Non, pour sortir avec un gars aussi mal habillé.

— Quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

— J’ai très envie de toi… Là ! Maintenant !

 

Je conduisais, mais ma main droite se posa sur son genou pour le caresser, mes doigts remontant sa robe centimètre par centimètre jusqu’à ce que je puisse sentir sa peau douce sous mes doigts. La main pivota, mon pouce sur l’extérieur de sa cuisse, les autres doigts du côté intérieur. Je poursuivis mes caresses tout en remontant lentement sa robe. Ma main passa sur toute la surface possible de cette jambe que j’aurais aimé embrasser et lécher, ne l’abandonnant que le temps de changer de vitesse au fil des carrefours et des virages. La respiration de Julie se faisait plus intense à mesure que je m’approchais du but. Lorsque je l’eus enfin atteint, je pus caresser le tissu fin et dentelé de sa culotte. Il me laissa deviner une peau lisse et soigneusement épilée ainsi que la chaleur de ce sexe qui m’attendait, qui m’appelait presque. Je le caressai, le massai, le malaxai, le pressai sous mes doigts. 

 

Julie apprécia, posa sa main sur le levier de vitesses pour se charger de ces manœuvres afin que je ne cesse pas mon action une seule seconde. Je passai enfin sous le tissu, pour m’y aventurer, chercher les zones sensibles, les chérir, les exciter, les abandonner pour une autre et y revenir ensuite. Je sentis les secrétions abondantes de mon ange sortir lentement de son sexe, se répandre partout sur ma main, sa culotte en absorbant une partie. Elle retira mon bras, pour nettoyer chaque doigt de ses lèvres expertes, donnant le signal de fin de ce jeu.

 

— Merci mon chou ! Ça ira comme ça, enfin… pour l’instant.

 

Elle me chauffait grave, et j’aimais ça, je n’imaginais pas encore la soirée qui arrivait.

 

— Comme je le disais il n’y a pas cinq minutes, ta tenue vestimentaire laisse à désirer. Tu n’as même pas de pochette sur ta veste. Alors je vais arranger ça.

 

Je la vis se dandiner sur son siège, se pencher vers ses pieds et exhiber sa fine culotte blanche, la plier et finalement se pencher contre moi pour la placer dans la poche supérieure de ma veste. Je ris bien volontiers de sa plaisanterie. Mais je pouvais dorénavant humer son odeur en permanence. Cela n’allait pas arranger mon état, car ce jeu m’avait rapidement fait bander, et sentir son plaisir de cette manière allait me tenir en forme pour un bon moment. 

 

— Cadeau ! Pour te remercier de cette excellente soirée, pour que tu ne l’oublie jamais.

— Merci mon ange. Comment pourrai-je oublier d’avoir rendu envieux autant de mecs en si peu de temps ?

— Avec ça, tu les aurais rendus fous de rage.

 

Quelques minutes plus tard nous étions de retour au pied de son immeuble. Je repris l’ascension avec Julie dans mes bras. Arrivés au troisième étage, elle me demanda de m’arrêter pour sonner chez Katia. La porte s’ouvrit quelques secondes après. Les grands yeux de Katia en nous voyant en disaient long sur sa surprise.

 

— Katia, nous sommes rentrés et nous avons rendez-vous avec toi dans dix minutes. Ne sois pas en retard, Hervé n’apprécierai pas…

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