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Une chute de vélo

Chapitre 10

L'explication

Avec plusieurs femmes

Bien que je fus étonné par les propos de Julie, c’est plus le ton utilisé qui m’interpellai. Ce n’était pas habituel chez elle, enfin pour le peu que j’en connaissais. Je repris l’ascension sans un mot, mais avec un regard appuyé pour Katia. Arrivé dans son appartement, je déposai mon ange avec douceur dès la porte refermée.

 

— Tu veux bien me laisser gérer le problème mon chou ? Et surtout reste habillé comme tu es.

— Bien sûr ! C’est ton amie après tout.

— Merci. Je voulais te demander, tu as apprécié notre soirée avec elle ?

— En arrivant hier, je ne voulais être qu’avec toi, j’avais hâte de la voir nous laisser seuls, mais j’avoue que c’est ma meilleure soirée de sexe à trois. Enfin c’est aussi la deuxième, ça explique peut être. Mais je n’ai pas du tout apprécié ce qu’elle a fait dans la nuit.

— Moi non plus, elle va le comprendre. Tu aimerais recommencer ?

— Recommencer quoi ?

— Du sexe à trois ? Avec elle ? Mais seulement si tu en as envie.

— Bin… c’est-à-dire que… je ne m’attendais pas à cette question, surtout de ta part.

— Mon chou, je sais que tu m’aimes, tu me l’as dit, et surtout, tu me l’avais déjà montré bien avant de me le dire, je sais que cela ne changera pas tes sentiments pour moi. Et je t’assure que je n’en serai pas jalouse tant que j’en ferai partie. Réponds-moi vite avant que Katia ne soit là.

— Tant que j’ai ton accord, c’est ok pour moi, même si je te préférerai toujours, mon ange adoré. Et quoi que tu décides pour Katia, je te soutiendrai.

 

Quelques minutes plus tard, Katia sonnait à la porte.

 

— Entre, puisque tu as les clés ! lança Julie sans bouger.

 

Katia entra dans le salon. Son regard navigua entre Julie et moi. Elle portait un bouquet de fleurs dans ses bras. Sa tenue vestimentaire tranchait avec la nôtre, un simple pantalon de jogging gris souris et un t-shirt bariolé. Elle resta d’un côté de la table et nous de l’autre chacun dans un coin.

 

— Vous êtes tous deux très élégants ce soir.

— Tu pourras laisser ton jeu de clés pour Hervé.

 

Le ton ferme de Julie sembla étonner Katia, mais elle tenta de donner le change.

 

— Bien sûr ! Vous étiez de sortie ? demanda-t-elle en déposant les clés sur la table.

 

Ni Julie, ni moi ne prîmes la parole, un silence pesant s’installa. Katia commençait à être mal à l’aise et cela se voyait. Plus elle attendrait pour prendre la parole, plus difficile ce serait pour elle. Elle se décida enfin.

 

— Julie… Hervé… Je… voudrais m’excuser… pour ma conduite de cette nuit. Je pensais bien faire en voulant te terminer Hervé. Tu m’as fait jouir plusieurs fois, et moi qu’une seule fois. Ces fleurs sont pour toi Julie. Je te prie de bien vouloir me pardonner cette intrusion dans ta chambre. Tu sais que j’étais en manque de sexe et Hervé m’a fait tant de bien durant la soirée alors qu’il n’a craché son jus qu’une fois. J’ai cru bien faire en voulant le terminer. Je n’ai pas su m’arrêter. J’avais trop envie de cette bonne queue et de sa sève.

— Tu sais que nous pourrions porter plainte pour plusieurs motifs. Hervé aurait pu se fâcher contre toi et moi et même me quitter. Heureusement qu’il ne l’a pas fait car je ne te l’aurais jamais pardonné.

— Julie ! Je voudrais rester ton amie ! Comment puis-je me faire pardonner ?

— Je veux bien admettre que tu ne l’as pas fait sciemment, mais tu as commis une faute qu’il faut réparer.

— Tout ce que tu veux Julie ! Mais restons amies et prête-moi Hervé de temps en temps. Mon dernier mec remonte à février… Et Hervé est très efficace et aussi bien mieux… euh… monté.

— Tout ce que je veux ? Tu es sûre ?

— Oui ! J’aime trop quand Hervé me fourre profond…

— Pour une année complète ?

— Heu … Ok.

 

 Julie me regardait, attendant mon accord sur ce marché. J’acquiesçais d’un léger hochement de tête.

 

— Bien Katia, c’est réglé pour moi, à présent tu dois aussi t’arranger avec Hervé. C’est lui que tu as agressé dans son sommeil.

— Hervé ? Je te demande pardon. Que puis-je faire avec toi ?

 

J’avais deviné les intentions de Julie, mon ange devenait le diable pour Katia. J’avais promis de la soutenir, alors j’abonderais dans son sens, même si je devais me forcer un peu.

 

— Tu aimes tant que ça ce que nous avons fait hier ?

— Oh oui et j’en veux encore ! Je veux sentir ta bite m’ouvrir encore…

— Tu abandonnes toutes les autres queues ?

— Oui !

— Alors c’est réglé, à partir de tout de suite et pour une année entière, tu devras passer par moi avant tout rapport avec qui que ce soit, même pour te caresser toute seule. C’est interdit, sauf si je te l’autorise. Ok ?

— Oui ! Merci Hervé. Et merci Julie…

 

Julie enfonca le clou :

— Pour tout manquement aux consignes d’Hervé, la durée sera prolongée d’un mois.

— Comme tu veux.

— Alors on va commencer tout de suite ! Tu vas voir comme je n’ai pas apprécié que tu viennes troubler notre repos ! Tu vois la pochette d’Hervé sur son costume ? Regarde d’un peu plus près.

 

Katia obéit aux instructions de Julie et s’approcha, reconnut la dentelle de la culotte de son amie à trois mètres de moi.

 

— Je veux que tu te branles devant nous dans ta culote en regardant Hervé droit dans les yeux et que tu lui offres ensuite en réparation !

 

Katia ne perdit pas de temps et plongea sa main dans son entrejambe, et lorsque son regard croisa le mien, elle stoppa net son geste, se rappelant de la seconde promesse.

 

— Autorisé !

 

Sa main entra en action. Je ne voyais pas ce qu’elle faisait en détails, nos regards étant verrouillés l’un dans l’autre. Je voudrais voir Julie, mais je restais dans le regard de Katia, essayant de rester impassible alors je j’avais une érection qui montait dans mon pantalon. Après quelques minutes, je devinais à son mouvement d’épaule que sa seconde main était appelée en renfort. Je sentis soudain une main se poser sur mon sexe et le caresser à travers le pantalon. Ce ne pouvait être que mon ange qui venait pimenter la séance. Très habilement, mon sexe fut extirpé de mon pantalon et une langue vint rapidement s’en délecter. Le regard de Katia quitta le mien pour admirer le spectacle. Julie me suçait goulument et bruyamment. L’effet sur Katia ne tarda pas, car j’entendais à présent entre deux gémissements, les bruits de ses doigts jouant dans son humidité. Comme en réponse, Julie goba la quasi-totalité de mon sexe qui buta au fond de sa gorge pour mon plus grand plaisir. Katia me regarda à nouveau quelques secondes avant de jouir. Après avoir repris sa respiration, elle retira son jogging, puis sa culotte trempée et s’avança pour me l’offrir.

 

— Dépose là ici ! lui indiqua Julie, désignant mon sexe.

 

Katia s’exécuta. Je ressentis l’humidité moite du tissu sur mon sexe. Julie lui ordonna de me branler jusqu’à ce que j’éjacule. Puis elle reprit juste mon gland en bouche. La main de Katia vint enserrer le tissu et mon sexe et commença ses va-et-vient. La langue de Julie s’activait sur mon gland, dessus, dessous, les côtés, tout y passait, elle s’attarda bien sur le frein. Ces deux actions conjuguées associées à la vision de la frustration de Katia qui allait offrir ce qu’elle réclamait à son amie provoquèrent en moi une montée du désir que je ne pus freiner. Entre deux gémissements de plaisir, je prévins mon ange de l’imminence d’un geyser de plaisir. Je sentis la pression interne monter jusqu’au point de non retour. Dans un râle, j’expulsai plusieurs jets de foutre dans la bouche de Julie qui n’en laissa pas échapper une seule goutte. 

 

— Hummm, voilà un bon dessert. Merci mon chou !

 

Julie se redressa et regarda fixement Katia.

 

— Je t’avais accordé ma confiance, j’avais accepté de partager Hervé avec toi, alors que j’aurais pu le garder pour moi seule, et tu as tout détruit en t’introduisant sournoisement dans mon lit, troublant notre repos et celui d’Hervé qui t’avais pourtant fait beaucoup de bien si je me base sur tes cris et ce que tu viens de dire.

— Je suis vraiment désolée Julie. Je voudrais me racheter.

— Il n’y a pas de rachat possible Katia, ce qui est fait est fait !

— Mais pourtant vous m’avez dit...

— Mais tu devras reconstruire ce que tu as brisé. C’est ta seule chance de renouer avec des soirées comme hier.

— Dis-moi comment faire ! J’ai envie de sexe ! Tu connais mes besoins Julie, je t’en ai suffisamment parlé. C’est pour ça que je suis venue dans la nuit.

— Commence par tenir les promesses que tu viens de nous faire. Remets le sexe d’Hervé dans son boxer. N’oublie pas de laisser ta culotte dessus.

 

Katia s’agenouilla devant moi et très délicatement suivit les instructions de Julie. J’étais quelque peu gêné de la situation, je n’avais pas l’habitude de jouer aux dominants et soumis, mais je laissais Julie régler le différend avec Katia qui prenait tout son temps pour reboutonner mon pantalon.

 

— Katia, maintenant, je veux passer la soirée et la nuit, seule avec Hervé. Et arrête de surveiller nos passages dans l’escalier. Lorsque nous serons disposés à te recevoir, je te le dirai. Comme ça, Hervé pourra te passer un coup de polish à l’occasion… Bonsoir.

 

— Bonsoir Julie. Bonsoir Hervé… 

 

Katia était visiblement très déçue et repartait la mine défaite. Après quelques pas, elle se retourna brusquement.

 

— Hervé… Je suis sincèrement désolée pour cette nuit… J’avais tellement envie… de toi !

— Je m’en suis rendu compte Katia, mais je voudrais que toi, tu réalises que si moi, j’étais entré chez toi comme tu l’as fais, je serai à l’heure qu’il est sur le chemin de la prison et j’aurais un tout autre problème bien plus grave à gérer avec Julie. 

— Oui Hervé, je comprends, même si je n’aurais pas appelé la police si tu t’étais introduit chez moi, je comprends. Je te jure que je ne ferai plus cette sottise que m’a poussée à faire cette grosse envie de toi… Et qui est encore plus forte maintenant que tu as ma culotte dans ton boxer…

— Je me répète sûrement, mais je trouve que Julie a été très généreuse avec toi. Lui as-tu déjà « prêté » un de tes mecs ? 

— Non… Et… Je… Humm… J’ai… Je lui ai… fait… pire…

 

Je regardais Julie qui ne disait rien, aussi immobile qu’une statue, c’est à peine si je la voyais respirer.

 

— Nous t’écoutons Katia…

— Je lui ai piqué son mec il y à deux ans… 

— Volontairement ?

— Oui, il était super mignon... Et j’étais jalouse de Julie, de tous ces mecs qui lui tournent autour et qui m’ignorent alors que je suis une bête au lit ! Tu l’as dit toi-même Hervé !

 

Katia qui avait du mal à trouver ses mots quelques secondes auparavant, était en train de piquer une crise en s’énervant toute seule.

 

— Non Katia, j’ai dit que tu étais endurante, ce n’est pas la même chose.

 

Julie s’était rapprochée de moi et m’avait pris la taille d’un bras sans rien dire.

 

— Et que s’est il passé quand tu lui à pris son mec ? Comment Julie a réagit ?

— Je… je ne sais pas. Nous n’en avons jamais parlé. Le pire c’est que ce con m’a larguée même pas quinze jours après ! 

— Je me demande bien pourquoi… Et tu voulais faire de même avec moi ? 

-…

— Ce silence est un aveu Katia… Alors saches que si tu as du temps à perdre, continue d’essayer de me séparer de Julie, cela m’amuse beaucoup et tous tes efforts vains seront la plus belle preuve d’amour que je pourrai lui offrir.

— Mais pourquoi Julie attire tous les plus beaux mecs et pas moi ? Ce n’est pas juste ! Avec tous les efforts que je fais !

— Commence par faire l’effort de te faire pardonner.

— Mais je lui ai envoyé plein de mecs pour le remplacer !

 

Je regardais Julie qui comprenait soudain d’où venaient les lourdauds. Son regard dur ne laissait rien présager de bon pour la suite. Je décidais de stopper l’explication avant que cela tourne mal.

 

— Katia, je te suggère de retourner chez toi réfléchir aux raisons qui font que tes mecs ne restent pas avec toi malgré tes prouesses sexuelles. Nous reprendrons cette conversation un autre jour. Bonsoir.

— Comme tu veux Hervé, mais avant, fait moi l’amour !

— Non, je ne crois pas.

— Mais pourquoi ?

— Pas envie. Bonsoir Katia.

 

Après un instant d’attente ou Katia testa ma détermination, elle se décida à partir, convaincue par mon ton ferme et mon attitude calme et résolue. Je refermai la porte derrière elle, et retrouvai Julie les larmes au bord des yeux. 

 

— Ça va ? Tu veux boire quelque chose mon ange ?

 

Sans répondre, elle m’enlaça fortement.

 

— Merci Hervé ! Merci pour ton soutien sans faille…

— Je me trompe peut-être mais Katia semble avoir un ascendant sur toi.

— Oui. C’est arrivé progressivement. Je pensais pouvoir m’en défaire ce soir, mais quand elle a avoué m’avoir pris Arthur, j’ai senti la colère monter en moi. Je comprends mieux maintenant, l’attitude des mecs que je rencontrais. Ceux qu’elle m’envoyait.

 

Je lui fis un câlin sans rien dire pour lui laisser le temps d’encaisser, et de se calmer. Je lui caressais lentement le dos, les épaules, les bras. Elle me serrait toujours aussi fort contre elle et j’aimais ça. Après quelques instants, je la pris dans mes bras, et la conduisis dans sa chambre. Je descendis délicatement la fermeture de sa robe dans son dos, embrassant la peau que révélait ainsi cette ouverture. Je la déshabillai lentement avec d’infinies précautions comme s’il s’agissait d’un cristal précieux et fragile, ce qu’elle était finalement à mes yeux. Je ne cessais de la couvrir de baisers que pour déposer sa robe sur le dossier d’une chaise. Je repris immédiatement mes embrassades pour descendre le long de ses jambes et lui retirer ses chaussures. Je me reculai de quelques pas pour l’admirer à la façon d’un peintre qui prenait du recul sur sa toile. Je tendis mon pouce sur cette vision et retournai y ajouter quelques baisers ici et là, avant de reculer une nouvelle fois.

 

— Qu’y a-t-il mon chou ? 

— Rien mon ange, tu es magnifique, et je ne me lasse pas de t’admirer. Je n’ai jamais rien vu de plus beau que ton corps…

— Merci mon chou ! Mais moi je ne peux rien voir…

— Tu veux le miroir de ta salle de bains ?

 

Julie pouffa de rire. J’avais réussi à lui faire oublier les révélations de Katia, du moins pour l’instant, car je ne doutais pas que lorsque sortirait la vengeance de mon ange, les volcans les plus dangereux devraient se mettre à l’abri. Le regard que j’avais vu lorsque Julie avait compris que Katia était à l’origine de ce qu’elle avait du subir, ne laissai rien présager de bon pour qui se mettrai en travers de son chemin. Mais ce n’était pas le moment de penser à ça, je voulais lui changer les idées, au moins ce soir.

 

— Voilà ce qu’il manquait ! Ton rire ! C’est parfait ainsi ! Ne change rien !

— Je parlais de ton corps à toi ! Tu es encore tout habillé. Retire-moi tout ça et viens me rejoindre !

— C’est que… je suis pudique… Je peux éteindre la lumière ?

— Pudique ? Ah oui ! Comme quand tu sors en plein après-midi sur le balcon pour faire fantasmer mon voisin !

— Je ne l’avais pas vu.

— Comme tu n’avais pas vu que tu étais entièrement nu ?

— Je voulais te laisser téléphoner sans écouter ta conversation, il faisait chaud, et j’ai oublié que j’étais nu en allant prendre un peu l’air.

— Je suis persuadée que de son côté il n’a rien raté. Et moi je n’ai pas le droit de voir la même chose ?

 

Je retirai lentement ma veste que je déposai sur le dossier de la chaise, sur sa robe. En regardant tendrement ces vêtements, je les gratifiais d’un « Soyez sage vous deux » qui la fit rire une fois de plus. Je retirai ma cravate et vint lui déposer autour du cou en laissant pendre une extrémité sur chaque sein.

 

— Ainsi, tu n’auras pas froid !

 

Je défis un par un, les boutons de ma chemise puis débouclai ma ceinture et ouvrit le premier bouton de mon pantalon. J’extirpai ma chemise du pantalon laissant voir une partie de mon torse et de mon ventre. Je retirai alors mes chaussures et me redressai pour observer Julie qui me regardait faire en souriant. Je retirai ma chemise qui  rejoignit le reste des vêtements sur la chaise. Le reste des boutons de mon pantalon ne résistèrent pas longtemps et je le laissai glisser au sol. Je relevai une jambe pour retirer une première chaussette que je jetai négligemment au sol, renouvelai l’opération pour la seconde et ramassai le pantalon pour le déposer sur la chaise. Julie d’un geste me demanda de tourner sur moi-même, ce que je fis avec plaisir. Une fois qu’elle m’eût bien regardé sous tous les angles, je descendis mon boxer dans lequel mon sexe commençait à reprendre vigueur et je rejoignis mon ange qui se blottit contre moi…

 

— Mon amour, merci…

 

Son amour ? Mon cœur s’emballa. Je pris son visage dans mes mains pour la regarder dans les yeux.

 

— Je ne suis plus ton chou ?

— Si… Mais je suis si bien contre toi…

— Alors tu peux rester ainsi toute la nuit. 

— Merci mon amour !

— Inutile de me remercier ainsi mon ange.

— Si, car tu m’as bien sortie d’affaire avec Katia tout à l’heure… En voulant jouer avec elle comme avec le feu, pour me défaire de son emprise et lui rendre un peu de ce qu’elle m’a fait, je m’y serais brûlée sans ton intervention…

— Je t’ai soutenue et j’ai joué le jeu, mais je n’aime pas trop ce que nous lui avons imposé. Mais j’ai bien aimé le resto, le chemin du retour, et aussi ton dessert…

— Hervé, je t’aime !

 

Je l’embrassai doucement et longuement, en guise de réponse, avant de reprendre ma cravate que je transformai en bandeau, la plaçant sur ces yeux pour la nouer derrière sa tête. Elle se laissait faire sans rien dire, preuve de sa totale confiance en moi. Je l’allongeai sur le dos, au centre de son lit, les bras largement écartés, et assis entre ses pieds, je les caressais doucement, lui faisant un massage très léger, à peine appuyé. Je remontais progressivement sur ses chevilles et ses mollets. Mes doigts étaient tout juste au contact de sa peau si douce, par moments je la frôlais plus que je ne la caressais. Une fois arrivé près des genoux, je repartis dans le sens inverse, cette fois en posant plus mes mains sur elle. J’augmentais légèrement la pression au fur et à mesure que je m’approchais de ses pieds, pour enfin, lui faire un massage de la voûte plantaire de mes pouces, un pied après l’autre sans chercher à la chatouiller. Je pus l’entendre ronronner très doucement sous mes doigts. 

 

Quelques instants plus tard, sans me presser, toujours en la caressant, tantôt de mes mains ouvertes, tantôt juste de l’extrémité de mes doigts, je repris l’ascension de ses jambes, repensant au jour où je les avait vues pour la première fois. Variant les pressions de mes mains, je lui caressais pour la première fois son genou blessé. Plus de croûtes, mais il était encore sensible et je pouvais sentir quelques fines crevasses à l’endroit du contact avec la route. Il était temps d’appeler du renfort. Sans cesser mes jeux de mains, je commençais à déposer doucement sur ses mollets des petits bisous, tout juste posés. Le ronronnement de Julie se fit moins discret, cela m’encouragea. 

 

Je pris tout mon temps pour remonter ses cuisses fermes. Mes lèvres posaient leurs baisers plus fermement et plus souvent aussi. Lorsque mes mains atteignirent ses hanches et ses fesses, ma langue vint jouer aussi sur sa peau. Juste la pointe, qui se posait par endroits, accompagnant la progression de l’ensemble dans un ballet harmonieux ou complètement anarchique selon le point de vue. L’ensemble de ses acteurs s’activant sur ce corps abandonné évitaient pourtant soigneusement le sexe de Julie, ronronnant de plus en plus fort. Son ventre plat devint bientôt le nouveau terrain de jeu de ma bouche, ma langue s’enhardissant, elle humidifia des zones de plus en plus larges, provoquant quelques fois des soubresauts dus aux chatouilles involontaires que je lui procurais. 

 

Mes mains naviguaient entre ses flancs, ses côtes, ses seins qui devinrent les points de ralliement réguliers de cette troupe ratissant consciencieusement le moindre centimètre carré de ce jardin merveilleux, s’attardant longuement sur les tétons durs comme la pierre, et réagissant immédiatement à la moindre sollicitation de ma part. J’avais envie de rester ainsi des heures durant, à profiter de cette poitrine généreuse et de son corps merveilleux. C’est peut être ce qui c’est passé d’ailleurs, je n’en sais plus rien, le temps ne s’était pas arrêté, non, il avait tout simplement disparu… 

 

Lorsque finalement, j’arrivai dans le cou de Julie après être passé par ses épaules, ses bras se refermèrent sur moi sans pour autant me bloquer. Je m’attardais longuement sur le moindre détail de son anatomie, son menton, sa bouche, ses joues, son nez, ses oreilles, jusqu’à arriver sur le bandeau improvisé qui était toujours à sa place. Je lui retirai doucement. Julie me gratifia d’un très large sourire, m’embrassa en me serrant fortement dans ses bras.

 

— C’était génial mon amour !

— C’était ? Mais c’est loin d’être terminé mon ange.

 

Je repris mon action dans la direction inverse. Toujours sans précipitation, la seule différence était que Julie avait gardé une de mes cuisses contre sa joue, la couvrant de baisers tandis que sa main était autour de mon sexe. Lorsque j’arrivai enfin à l’approche du sien, elle me plaça au-dessus d’elle en position de 69 et commença à me lécher le gland. Cette fois, je ne cherchais plus à éviter son sexe, j’y allais presque directement, attiré par son odeur suave et chaude. Il était déjà très humide, débordant de plaisir contenu, je m’en délectais, l’ouvrant de ma langue, léchant le moindre repli, plongeant ma langue entre ses parois, suçant son clito longuement, ses fesses dans mes mains pour augmenter son plaisir. 

 

Mon ange me branlait très lentement, je pouvais ressentir la pression de chacun de ses doigts autour de mon sexe. De son pouce, elle étalait consciencieusement les perles qui en sortaient par le méat. Cette caresse, à la fois douce et ferme me procurait des sensations que je n’avais encore jamais ressenties. Son autre main n’était pas en reste, elle se baladait sur mes fesses, effleurant régulièrement mes couilles, me procurant des frissons de plaisir par cette simple, mais délicieuse caresse, me donnant encore plus envie de lui en rendre.

 

Elle mouillait abondamment, je la buvais délicatement alors que soudain, elle me pompa furieusement. Je fis durer la séance, relâchant la pression de ma langue dans ses entrailles, élargissant la zone à ses cuisses, lorsque je sentis augmenter les ondulations de son bassin, signe de sa jouissance proche. Petit à petit ma langue s’approchait de ses fesses en y poussant ses secrétions. J’arrivais enfin sur sa rosette, Julie poussa un long gémissement de plaisir. Mes mains lui soulevèrent le bassin pour m’en faciliter l’accès. Je lui excitais tranquillement la rondelle par de très légers contacts, retournant régulièrement m’abreuver de son jus coulant de son sexe, pour mieux revenir m’occuper de son anus qui n’attendait que ça. Mais il dut encore patienter quelques instants, je poursuivis mes léchages langoureux encore un bon moment. 

 

Je faisais monter la pression sexuelle de mon ange, à chaque passage de ma langue, je pouvais entendre un gémissement mêlé d’une sorte de déception. Son impatience m’excitait et elle aussi. Je le devinais aux mouvements de plus en plus amples et brusques de son bassin. Alors que ma langue lui ouvrit enfin le rectum, les tremblements annonciateurs que je commençais à connaître, la secouèrent gentiment. Mais c’était encore trop tôt. Je m’interrompis quelques secondes sans bouger, le temps de la calmer quelque peu, poursuivant alors ce jeu où je restais proche de sa limite sans l’atteindre, écoutant avec ravissement ses gémissements qu’elle ne contenait plus. 

 

Je revins sur son clito, ma langue s’y activa, l’abandonnant peu après pour fouiller sa fente, s’introduire dans son vagin, repartir dans son cul, frétiller dans son trou. J’aimais entendre son plaisir monter à chaque étape, redescendre lors des pauses et des changements de cibles, pour reprendre de plus belle ensuite. Plusieurs fois durant ce jeu, j’ai cru que j’avais été trop loin, donné un coup de langue de trop, tellement son corps tremblait parfois, mais non, j’ai réussi à contenir sa jouissance très longtemps. Probable que la séance dans la voiture en rentrant du resto et la séance de frustration de Katia y étaient pour beaucoup. Mais surtout, je n’avais pas envie de mettre un terme à cette soirée, je voulais la prolonger encore et encore, lui montrer à quel point elle me rendait dingue d’elle, de son corps, de son âme aussi, à quel point je l’aimais, tout en espérant être à la hauteur de ses désirs, de ses attentes, sans franchir les limites qu’elle devait avoir, et que je ne connaissais pas encore. Mais à un moment il faut savoir prendre quelques risques, après les avoir correctement estimés.

 

Je changeai de position et me plaçai entre ses jambes que je relevai délicatement pour ne pas raviver les douleurs de son genou. Je positionnai ma verge contre son sexe hyper lubrifié, je la regardai, elle aussi. Je poussai doucement, et entrai facilement mais lentement en elle. Ses bras s’ouvrirent pour m’inviter à venir tout contre elle. J’acceptai cette invitation avec plaisir une fois entré complètement. Je débutais alors une longue série d’allers retours très lents sans quitter son regard. Je pouvais sentir ses contractions vaginales augmenter nos sensations mutuelles. Nos grognements en disaient long sur notre niveau d’excitation. Je ressortais parfois complètement pour coulisser le long de ses lèvres et frotter mon gland sur son clitoris, pour mieux replonger ensuite dans ce sexe si agréable. Chaque retour s’accompagnait d’une augmentation du rythme, pour la reconduire au plus près de son plaisir.

 

Après quelque temps, je relevai ses jambes plus haut, pour les placer sur mes épaules. Ma queue était contre sa rondelle, je la regardais dans les yeux attendant sa permission pour y entrer. 

 

— Oh oui mon amour !

 

J’appliquais une pression mesurée, juste assez pour entrer sans forcer. Je fut assez vite bloqué dans ce tunnel étroit. Comme j’avais tout mon temps, je retournais dans son sexe, chercher son lubrifiant et recommençais. Tout en avançant précautionneusement, je pouvais ressentir les vibrations de cette grotte se dilatant progressivement. Pour lui laisser le temps de se détendre, je retournais régulièrement y appliquer ma langue quelques instants. Puis je lubrifiais copieusement ma verge dans son sexe et retentais à nouveau de la pénétrer en douceur. Je dosais la pression sur le point de résistance. Je le sentais s’ouvrir lentement, ma marge de manœuvre était faible, mais je pouvais déjà effectuer un semblant de va-et-vient. 

 

Je continuais tout en douceur pour ne rien brusquer, je ne voulais surtout pas qu’elle ressente la moindre douleur, même infime. Ses gémissements augmentaient à mesure que ses parois s’ouvraient, jusqu’au moment où son sphincter me laissa passer entièrement. Je stoppais immédiatement tout mouvement et je scrutais son regard afin de savoir si je lui avais fait mal…

 

— Ça va mon ange ?

— Oh ouiiii, continue …

 

Je repris ma progression jusqu’à entrer entièrement. Après quelques secondes, pour profiter de ce moment de bien-être tout au fond d’elle, je commençais à remuer entre ses reins sans sortir, juste en coulissant doucement sur toute la longueur de mon chibre bien tendu par l’extase que cette pénétration me procurait en plus de la présence de ses jambes sur mon torse et mes épaules. Les petits cris qu’elle poussait à chaque nouvelle poussée étaient un délice pour mes oreilles, et je suppose que celles du voisinage devaient elle aussi en profiter. Tant pis, je ne m’arrêterai pas pour ça, j’allais même en rajouter, quitte à réveiller tout l’immeuble. 

 

Je ressortis entièrement, replongeant immédiatement pour, encore une fois, ressentir cette fabuleuse sensation  lors du franchissement de ce passage étroit. Le cri de bonheur que j’entendis alors, me décida à répéter plusieurs fois ce trajet. Ces passages répétés ont finalement permis une dilatation complète de son anus, autorisant le passage à une cadence plus rapide. Je retournais régulièrement visiter son vagin, pour faciliter le passage, mais aussi ne pas oublier de lui donner un plaisir complet. 

 

En peu de temps, Julie s’abandonna, je ne pouvais plus capter le moindre regard, sa conscience était ailleurs, elle n’était plus avec moi que physiquement, remuant avec ardeur son bassin sur mon sexe, hurlant presque son plaisir. Heureusement qu’elle m’avait bien vidé deux fois aujourd’hui, autrement je n’aurais pas pu résister aussi longtemps au bonheur que me procurait son corps. Je ne me lassais pas de la voir ainsi, le corps luisant de transpiration, le visage exprimant son ressenti m’encourageait à prolonger nos ébats qui duraient pourtant depuis … je ne sais plus exactement. 

 

Ses jambes sur mes épaules furent les premières à me signaler la proximité de la jouissance pour Julie. Leurs frissons se transformèrent en tremblements, se répandant sur tout son être. Quelques coups de bassin plus tard, une onde bienfaitrice irradiait son organisme, provoquant un déferlement de cyprine sur mes testicules et mes cuisses. Il n’en fallait pas d’avantage pour que mon sexe, soumis à rude épreuve, déverse plusieurs flots de sperme dans son fondement.

 

J’étais épuisé. J’avais besoin d’une douche, mais surtout, de repos, de sommeil. Julie me regardait, mais elle me semblait pourtant toujours absente. Je lui pris la tête entre mes mains…

 

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