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Une chute de vélo

Chapitre 18

Doutes et certitudes

Hétéro

Julie me prit amoureusement dans ses bras le temps que je reprenne mes esprits, ce qui me fut difficile après cette expérience épuisante, précédée de ce long et sensuel massage. Je savourai ce moment, sa présence contre moi, car bien qu’elle ait toujours été présente, le simple contact de son corps m’avait cruellement manqué.

 

— Merci, mon chou. Tu as été génial ! Je t’aime.

— Moi aussi je t’aime mon ange, tu m’as épuisé, lui dis-je dans un souffle.

— Tu ne m’en veux pas trop ?

— C’était … disons … très particulier, mais non, pourquoi t’en voudrais-je ? 

— Et alors, tu as aimé ? me demanda Katia.

— Je n’aurais jamais pensé avoir autant de sensations ainsi. 

— Laissons Hervé et Julie seuls quelques minutes, déclara Romain. Allons boire un coup pour patienter le temps qu’Hervé soit opérationnel. Il m’a l’air vidé de toute volonté.

 

C’est à peine si j’entendis Romain, ses paroles me frôlèrent sans m’atteindre, comme s’il parlait une langue étrangère ou que j’avais entendu le chant délicat d’un oiseau. Mon esprit restait focalisé sur mon ange et ce qui venait de se passer.

 

— Avec Natacha tu avais tout prévu depuis cet après midi, l’épilation, la poire à lavement « pour voir », tout cela était planifié ?

— Oui mon chou, c’était ça ma surprise.

— Et moi, qui n’ai rien vu venir, quel naze !

— Tu regrettes ?

— Oh non, cent fois non, je t’aime, cette surprise était formidable.

 

Je fermai les yeux, contre moi, Julie laissait vagabonder son index sur mon corps, m’empêchant de sombrer dans le sommeil qui m’appelait déjà à grands cris. Nous restâmes ainsi sans parler plusieurs minutes me permettant de ranger mes idées, que Julie, Natacha et tous les autres, avaient joyeusement bouleversées lors de cette journée. Je me redressai un peu. Une pression sur ma prostate me rappela que le plug était encore en moi.

 

— Je peux l’enlever ? 

— Attends, je vais le faire.

 

Son retrait fut facilité par le lubrifiant qui était encore largement présent.

 

— Ça va ? Je ne t’ai pas fait mal ce soir ?

— Non, j’ai aimé.

— Tu sais qu’il te faudra répondre aux questions de Natacha ?

— Je sais quoi faire.

— Tu ne vas pas la jeter à l’eau quand même ?

 

Je ris volontiers à sa remarque.

 

— C’est une idée, mais non. Je saurai me tenir.

— Je te préviens, elle va te demander une chose. Tu fais comme tu veux, mais sache que cela ne changera rien entre nous, quoique tu lui répondes.

— Encore une surprise ? Oh non ! Je n’ai plus de forces. Pitié.

— Allez ! Viens ! 

 

Julie ne s’était pas trompée, Natacha me bombarda encore de questions, mais lorsque je demandai de quel côté était la piscine, elle partit dans un grand éclat de rire, et admit qu’elle devrait pouvoir attendre le lendemain matin. Sur la table, ma montre indiquait presque quatre heures du matin. Je tombais de fatigue, il me fallait mettre un terme à la fête.

 

— Merci à tous pour cette excellente soirée, mais je suis vraiment vanné, je vais rentrer me coucher. 

— Je crois que tu n’es pas en état de conduire Hervé, répondit Romain. Natacha l’avait anticipé et nous avons préparé une chambre pour Julie et toi. Et à vous autres aussi, vous allez devoir vous serrer un peu, mais on fait comme d’habitude.

— Merci Romain, tu es un chic type !

— Je sais ! Julie connaît la maison, on vous laisse vous installer. Bonne fin de nuit. La soirée se poursuit demain ! Rendez-vous ici même à 13h00.

 

En guise de réponse, je posai simplement une main sur l’épaule de Romain, puis, je me tournai vers Julie, la soulevai dans mes bras comme à notre habitude, me dirigeai vers la maison, le cœur débordant de bonheur d’avoir mon ange contre moi et de savoir qu’elle était, pour quelques heures, juste à moi. Après une douche rapide, mais absolument nécessaire, nous nous endormîmes, enlacés, en moins d’une minute.

 

 

Le lendemain, je me réveillai dans les bras de Julie. Il me sembla qu’aucun de nous deux n’avait bougé de la nuit, tant la soirée nous avait fatigués. Je regardais Julie, endormie, les cheveux en désordre, elle était sublime, tout simplement. Je l’embrassai délicatement sur le front sans la réveiller.

 

Il était dix heures passé, pas un bruit dans la maison, j’étais le premier réveillé.  Après une halte rapide dans la salle de bains, je sortis dans le jardin retrouver mes vêtements qui étaient pendus depuis la veille. Sous le soleil matinal et la chaleur déjà écrasante, ils étaient parfaitement secs, et même très chauds. Tout en m’habillant, je réfléchissais posément à la situation, à ce qui s’était passé, ici, cette nuit. Que faire ? Poursuivre ? Tout plaquer ? Natacha allait me demander quoi encore ? Jusqu’où tout cela allait nous mener ? Quelle allait être la prochaine étape ? Je devais me poser tranquillement et y penser sereinement, mais j’étais encore très fatigué, trop probablement.

 

Correctement vêtu, je pris ma voiture et quittai le village. Je repassai dans ma tête les événements de ces derniers jours, de la veille et de la nuit. Que m’arrivait-t-il ? Comment tout ce que je venais de vivre était-il possible ? Je ne pouvais y croire. Tout cela était trop beau pour être vrai … et pourtant… Je n’avais plus aucun poil sur moi, hormis aux avant-bras. Et ces vêtements, c’était bien ceux choisis par Julie et peut-être Natacha. Tout cela était bien réel, mais cette nuit, j’avais vécu quelque chose que je n’aurais jamais cru possible. Cependant, si je doutais avoir vécu cette soirée, mon cul encore très sensible témoignait de sa réalité, comme si le plug était encore en place. Toutes ces femmes et hommes qui avaient des relations sexuelles avec d’autres personnes que leurs conjoints habituels sans que cela ne leur pose le moindre problème me perturbaient, d’autant plus que tout cela se passait en public, et a priori, sans beaucoup de sentiments.

 

Mais pourquoi ces questions hantaient mon esprit, maintenant, et pas cette nuit ? Je me rappelais avoir eu des scrupules hier soir, avoir voulu partir, fuir, sans en avoir le courage. Mais la douce voix de mon ange, ses yeux lorsqu’elle me fixait m’avait fait basculer, comme si je n’avais plus aucune volonté face à elle. Peut-être qu’elle m’avait hypnotisé ou quelque chose comme ça.

 

Et si je reprenais ma vie précédente ? Ma vie sans Julie et ses amis ? Ma vie agréable, calme, tranquille et sans surprises ? Je repensais à mes années de célibat. Elles étaient  très claires dans ma mémoire, longues, souvent solitaires à quelques exceptions près. Agréables le mois dernier, elles me paraissaient maintenant mornes, insipides et cependant, toujours présentes en moi. Cette soudaine affluence de corps féminins dans mes bras, était un régal. Je réalisai soudain que je déprimais quelque peu dans cette solitude affective sans oser me l’avouer franchement, refusant de regarder la vérité en face. Mais le contraste entre ma vie d’avant Julie, et ces deux dernières semaines était tel que je ne pouvais plus me mentir. Je revivais. Non. C’était même plus fort que ça : je vivais … une vie merveilleuse, avec des imprévus, des surprises, certes, mais plus rien n’était monotone. Alors le choix évident se dessinait distinctement : avec ou sans Julie, avec ou sans mon ange ? Non ! Je n’avais pas envie de vivre sans elle, ce serait trop dur. 

 

La prise de cette décision, me fit passer en mode conduite sportive, ma voiture qui n’avait plus roulé ainsi depuis trop longtemps, protesta, trembla et toussa, mais encaissa les mauvais traitements que je lui fis subir. Amortisseurs, freins, pneus, rien ne lui fut épargné durant le trajet qui me conduisit au marché de la ville voisine. Je me garai sur le premier emplacement libre, puis me dirigeait vers les échoppes des vendeurs d’un bon pas. Slalomant entre les badauds, je repérai le boulanger grâce aux parfums diffusés par ses produits variés, largement étalés sur son stand. Je lui achetais des croissants et petits pains au chocolat pour tous. 

 

Direction la fleuriste ensuite. Son étal était installé un peu plus loin, sur un côté de la place. Elle confectionna sur ma demande, un superbe bouquet pour mon ange, avec des lys jaunes et rouges, des roses rouges, et une blanche en son centre et d’autres fleurs dont je ne connaissais pas le nom, mais le résultat fut à la hauteur de ma demande que je complétai par cinq bouquets de roses d’un bel orangé dont les boutons étaient prêts à s’ouvrir, et d’un autre identique pour la couleur, mais plus fourni. Je repartis à la voiture les bras chargés, mais serein, le cœur léger. Mes doutes, mes interrogations, étaient dissipés. J’aimais Julie, il n’y avait déjà plus aucun doute là-dessus, mais une nouvelle certitude était née… je voulais vivre avec elle, et ce, le plus vite possible. Plus rien ni personne ne me ferait changer d’avis… sauf elle. Ma certitude était si forte que pas un instant la possibilité d’un refus de sa part n’effleura ma conscience.

 

Je repris la route en direction de la maison de Romain plus calmement, et surtout plus prudemment afin de ménager mon fragile et précieux chargement. J’arrivai sur place, il n’était pas encore onze heures. Je notai immédiatement une activité fébrile à mon arrivée. Je sortis avec les viennoiseries et me dirigeai tranquillement vers la maison. Katia courut à ma rencontre en vociférant.

 

— Ah ! Te voilà enfin ! On te cherchait partout ! Où étais-tu passé ?

— Croissants ! dis-je simplement en lui montrant les sachets.

— Tu pourrais prévenir quand tu pars ! 

— Compliqué. Personne de réveillé.

— Julie est dans un état pas possible ! 

— Vraiment ?

— On croyait que tu l’avais plaquée !

— Impossible. Pas au programme.

 

Mes réponses laconiques prononcées sur un ton très calme, à la limite de la désinvolture ne tranquillisèrent pas Katia, au contraire. Méprisant une nouvelle volée de reproches de sa part, j’approchai tranquillement de la longue table et y déposai les sachets de viennoiseries.

 

— Servez-vous ! Il y en a pour tout le monde.

— Hervé ! Je le savais ! Tu as rapporté des croissants. Merci mon amour. Vous voyez, je vous l’avais bien dit.

— Bonjour mon ange adoré, tu as bien dormi ? 

 

Je me plaquai dans son dos pour l’embrasser dans le cou en l’enlaçant. Je pouvais sentir sa respiration parfaitement calme. Elle n’avait pas pensé un seul instant que j’avais pu l’abandonner. Cette fille, était un véritable trésor.

 

— Oui mon amour, et toi ?

— J’aurais pu rendre jalouse une colonie entière de marmottes en hibernation.

 

Cette comparaison fit rire une partie de l’assemblée, mais je ne m’y attardai pas.

 

— Alors, si je comprends bien, vous pensiez que je m’étais éclipsé ? Hum ? 

 

Sur cette dernière remarque, je haussai un sourcil en parcourant l’assemblée du regard.

 

— Katia pensait que tu avais pris le large, m’expliqua Julie. Elle était désespérée !

— Juste Katia ? Une seule sur sept ? Bof ! Ce n’est pas beaucoup. Mais enfin, c’est mieux qu’aucune. 

— Mais moi aussi je m’inquiétais, avoua Valérie.

— Mais pas toi mon ange. Tu as deviné ce que je faisais ?

— Facile, confirma-t-elle en se saisissant d’un croissant. Tu as fait ce que n’importe quel gentleman aurait fait ! C’est une qualité en voie de disparition. Tu dois être un des derniers exemplaires.

— C’est impressionnant qu’elle te connaisse aussi bien si vite, avoua Romain avec une pointe de jalousie dans la voix. Katia nous avait tous presque convaincus que tu ne reviendrais pas… enfin pas si vite.

— Décamper… Oui… J’y ai pensé, j’ai pesé le pour, le contre, et j’ai fini par me décider.

 

Sur ces paroles que je prononçai d’un ton lent, monocorde, presque indifférent,  je fis demi-tour et repartis vers ma voiture. Je restai insensible aux murmures que je laissai derrière moi, ils me firent même sourire. Ils pensèrent réellement que je partais, à l’exception de Julie qui continua de faire honneur aux croissants. Du coffre de ma voiture où je les avais rangés à l’abri du soleil, je sortis les sept bouquets, les réunissant comme s’ils ne formaient qu’un seul. Je retournai les offrir à mes masseuses de la veille.

 

— Les filles, voici pour vous. Je tenais à vous remercier de la merveilleuse soirée que vous m’avez offerte hier soir, expliquais-je, distribuant les bouquets à Valérie, Ludivine, Lucie, Dominique et Katia. Le dernier, qui contenait quelques fleurs supplémentaires, était destiné à Natacha. 

 

— Pour toi, pour la soirée, pour avoir aidée Julie à organiser sa surprise, et aussi pour ma pilosité. Merci.

 

Elle, me déposa un bisou sur la joue, et les autres filles en firent de même à tour de rôle.

 

— Et en plus, il a pris le temps de se raser, s’exclama Valérie.

— Dis-moi Hervé, tu as réellement pensé déguerpir ? Pour de vrai ? me demanda Romain en me regardant droit dans les yeux.

— Oui Romain… et j’aurais pu le faire, s’il n’y avait pas eu Julie. Mais comment me passer de mon ange ? C’est impossible. Il est vrai que je ne la connais pas depuis très longtemps, mais sans sa présence à mes côtés, je ne pourrais plus vivre qu’une existence morne, fade et sans grand intérêt. Reprendre ma vie d’avant serait difficile maintenant que je vous ai rencontrés tous, mais ce serait possible. Mais sans Julie pour égayer cette vie, que pourrais-je bien en faire ?

— Ohhhhh mon chou… 

— Mais je parle, je parle, et il reste encore un ange qui n’a pas eu ce qu’elle a mérité.

 

Je retournai à la voiture chercher le dernier bouquet, celui que je lui destinais. Je vis dans ses yeux un éclat particulier que je ne lui connaissais pas encore lorsque je lui offris.

 

— OOOOHHHHH ! Il est magnifique ! s’exclama-t-elle.

— Mon ange, je vais probablement passer pour quelqu’un de pressé, mais tant pis. Veux-tu vivre avec moi ? Je veux dire, t’installer chez moi et dormir avec moi tous les soirs ?

 

Ses yeux s’embuèrent, elle répondit juste d’un hochement de tête et m’enlaça fortement et longuement alors que j’avais encore l’énorme bouquet de fleurs dans les mains. Comme Julie ne relâchait pas sa pression, Romain se porta à mon secours et me débarrassa des fleurs. Je pus alors, moi aussi, enlacer mon ange. Cette étreinte me sembla durer une éternité, aucun de nous deux ne se résignait à y mettre un terme. Ces secondes de bonheur, de félicité, écrasé entre les bras de Julie, je ne les oublierai jamais, quoi qu’il puisse se passer entre nous. C’est Christophe qui osa briser ce moment.

 

— Bon, si vous voulez bien, on se taillera des pipes plus tard, les enfants. C’est bien joli tout ça, mais les cafés tiédissent et le beurre des tartines fond au soleil !

 

Mutuellement, nos bras nous libérèrent.

 

— Merci mon amour, me dit-elle, oui, je serais ravie d’habiter avec toi.

— C’est génial ! Je t’aime ! Je vais mettre tes fleurs dans un… Heu … Romain ? Natacha ? Triple imbécile que je suis, je n’ai pas pensé aux vases.

— Tu as pensé aux croissants et aux fleurs, c’est le plus important. J’ai des vases. Suivez-moi, avec vos bouquets, on va s’en occuper.

 

Katia s’étant excusée pour avoir paniqué et réveillé toute la maisonnée encore endormie quand Julie s’était levée lui demandant si quelqu’un savait où j’étais, le petit déjeuner se passa dans la bonne humeur générale,

 

Après le petit déjeuner, nous sommes tous allés nous étendre sous les arbres. Comme nous reprenions le mode nudiste, Julie m’appliqua de la crème solaire pour que je ne ressemble pas à une écrevisse le soir m’avait-elle expliqué. J’en fis de même pour elle, et profitai de mes mains sur son corps. Nous nous embrassâmes longuement, comme le font les amoureux lorsqu’ils sont seuls. Puis à genoux, assis sur mes talons devant elle, j’admirai les reflets de la lumière sur son dos, sa croupe, ses jambes. Plus je la regardais, plus je la trouvais parfaite. Je ne me privai pas de lui dire encore et encore, combien je l’aimais, que je ne m’étais jamais senti aussi vivant que depuis qu’elle était entrée dans ma vie, et voulais faire son bonheur. 

 

— Tu veux réellement faire mon bonheur ? Promis ?

— Oh oui mon ange, rien ne me fera changer d’avis.

— Alors fais-moi l’amour, tout de suite. J’ai terriblement envie de toi, de me sentir défaillir dans un orgasme dont tu as le secret.

 

Quelqu’un a dit un jour : « Chose promise, chose due » : sans perdre un instant je me penchai sur elle. Je posai ma bouche sur sa nuque, puis l’embrassai délicatement. Mes doigts effleurèrent tout juste ses épaules. De mes lèvres, je suivi la ligne de sa colonne vertébrale, en direction de sa croupe, et déposai des baisers de plus en plus appuyés sur chaque vertèbre. Mes mains caressèrent ses bras puis ses flancs, frémissants sous mes doigts. 

 

Alors que j’approchais de ses fesses, ma langue se joignit à mes lèvres pour appliquer des baisers plus longs, plus soutenus, gouttant sa peau douce et parfumée par la crème solaire que je lui avais appliqué plus tôt, plus pour avoir une raison de la caresser que pour la protéger du soleil, sa peau déjà bien bronzée n’en avait guère besoin. 

 

Julie gémit doucement lorsque j’arrivai à la base de son sillon. Je lui saisis les fesses, les compressant, les écartant, les pressant tandis que ma langue descendait très lentement sa raie. Elle devait savoir que je bandais depuis que j’avais placé un genou de chaque côté de ses épaules. Mon sexe suivait cette même ligne dorsale empruntée plus tôt par ma bouche. Je pouvais ressentir les cheveux de Julie sur chaque parcelle de mes attributs, que j’utilisais comme un outil supplémentaire, lui frottant lentement la nuque d’avant en arrière. Mes couilles qui pendaient suivaient le mouvement tant bien que mal. Elle-même poussait quelquefois sa tête contre, lorsqu’elles remontaient suffisamment haut.

 

Elle semblait apprécier, et moi aussi j’aimais m’occuper ainsi de son corps merveilleux. Mes mains glissèrent sur ses jambes au moment où ma langue toucha son anus, lui caressant l’intérieur d’une pointe que je poussai de plus en plus profondément en elle. Je continuai ma ballade palmaire sous ses cuisses pour en exciter l’intérieur, les écartant d’une très légère pression. Elle réagit instantanément, ouvrant progressivement les jambes. Cette manœuvre me permit d’accéder encore plus profondément à cette délicieuse vallée. J’écoutai attentivement son souffle rapide, entrecoupé de gémissements plus fréquents et plus forts, pour découvrir ses préférences dans le but de tenir ma promesse.

 

Pour prolonger ce moment, je lui embrassai les jambes jusqu’à la fosse poplitée de ses genoux. Mon sexe se trouvait à ce moment-là au creux de ses reins, me renvoyant un plaisir particulier qui aurait pu avoir raison de moi et me faire jouir instantanément il y a quelques semaines. Mais après ce que j’avais vécu avec elle depuis, il n’était pas question de terminer aussi vite que notre première fois. Je décidai de continuer jusqu’à ses mollets, que je léchai avec une avidité accrue en repensant à cette pipe mémorable dans ma voiture sur le parking de l’hôpital. 

 

Alors que ma queue passait le long de sa raie, elle l’y emprisonna entre ses globes fessiers à l’aide de ses mains, comme elle aurait pu le faire entre ses seins. Je crus rêver, elle me branlait avec ses fesses, en remontant son cul au maximum pour augmenter le contact entre nous. Je restai ainsi quelques instants avant de basculer sur le côté afin de me placer sous ses jambes et attaquer un cunni qui s’annonçait torride. C’est seulement à ce moment-là que je me rendis compte que nous n’étions plus seuls. Le groupe au grand complet s’était regroupé à quelques mètres autour de nous. Je croisai le regard de Natacha.

 

— Continuez… Nous ne sommes pas là, me murmurait-elle avec un clin d’œil.

 

Depuis quand étaient-ils là, à jouer les voyeurs ? Je les avais tous regardés la veille, et ils nous avaient vus hier soir durant ma surprise, même si à ce moment-là, je ne pouvais pas les voir. Il ne pouvait plus, il ne devait plus, y avoir de gêne entre nous. Sur le dos, sous ma Julie qui avait remonté ses genoux pour me faciliter l’accès, je plongeai directement sur ses lèvres déjà bien humides. Elle plaqua son pubis sur ma bouche, me laissant quand même le temps de faire quelques passages larges le long de sa fente. Son clito était déjà bien trempé, elle avait vraiment une énorme envie. Ma langue en fit plusieurs fois le tour, se posa dessus sans bouger. J’augmentai la pression progressivement avant de la relâcher subitement pour refaire un nouveau tour  de piste. 

 

Je lui suçai aussi comme je l’avais fait hier, mais cette fois-ci plus fortement. Ses cris de plaisir augmentaient avec la force de succion que j’exerçais sur son bouton. Je passai mes mains sous elle pour aller m’occuper un peu de ses seins. Les tétons y pointaient déjà dru, signe supplémentaire de son envie. Les seins bien calés dans mes mains, je posai juste mes pouces sur eux. Je leur appliquai à peu de choses près le même traitement qu’à son clitoris. Assez vite, Julie chercha à se redresser. Je l’aidai à s’asseoir sur mon torse. 

 

Elle me saisit la tête et la poussa dans son intimité, déjà dégoulinante de son plaisir que je m’empressai de récolter. J’introduisis ma langue au plus profond de son four à pain dans lequel j’aurais bien volontiers mis ma baguette, lorsqu’il aurait été bien chaud. Elle se pencha en arrière, se cala et souleva son bassin pour libérer l’accès à toutes les zones qui constituaient mon terrain de jeu favori. Je me régalai, léchai tout avec délice : fesses, anus, périnée, vulve, clitoris, aine, tout y passait et y repassait. Je ne me lassai pas d’entendre mon ange me demander de poursuivre encore et encore. 

 

Je lui soutins les fesses de mes mains pour la garder dans cette position quelque peu acrobatique plus longtemps. Je ralentis volontairement plusieurs fois, changeant de cible pour une zone moins sensible lorsqu’il me semblait pressentir ces tremblements indicateurs de sa jouissance proche. J’alternai des moments de calme où je m’appliquai particulièrement sur un endroit précis à des jeux de langue lents et posés, avec des périodes de folie furieuse sur tout ce qui passait à portée, soit de ma langue déchaînée, soit de ma bouche qui aspirait, pompait ses fluides comme un vampire affamé se serait nourrit du sang de sa victime. 

 

Soudain, Julie s’effondra sur moi, prise de frémissements. Je stoppai tout. Ces quelques secondes de calme me permirent de repousser encore une fois sa limite. Julie se contorsionna et en profita pour se saisir de ma bite et l’engloutir entièrement sans autre forme de préliminaire. Je fus saisi par une vague de plaisir intense. Que sa bouche était douce, chaude, toute à son image.

 

Mais ce n’était pas sa demande initiale, je retournai à l’assaut de sa chatte brulante, l’attirai contre ma bouche, aplatis son pubis d’une main pour que mon pouce joue sur son clitoris, de l’autre main posée sur son ventre, je la serrai fort contre moi. Je lui fouillai le sexe d’une langue agile et insatiable. Quelques secondes suffirent pour que sa bouche m’abandonne, son corps se raidissait progressivement, ses cuisses emprisonnaient ma tête fermement. Ses mains vinrent saisir mon bras, ses doigts s’y agrippaient tels les serres d’un rapace sur sa proie. Je ne m’arrêtai pas cette fois, j’avais bien compris le message, je redoublai même d’intensité dans ses replis humides dont pas une parcelle ne m’avait échappé, jusqu’à ressentir en elle le début de sa jouissance imminente.

 

J’abatis ma dernière carte. L’idée m’était venue la veille pendant que j’avais les yeux bandés, alors que je recevais tout ce plaisir en égoïste sans savoir qui me le procurait mais surtout sans pouvoir rendre la pareille. Je plaçai ma langue sur son clitoris, tentant de recouvrir une zone la plus large possible et appliquai une poussée progressive sur toute la surface.  De ma langue, je simulai les vagues qui caressaient de leur clapotis régulier quelque îlot perdu au milieu de l’océan d’amour que j’éprouvais pour elle. Ses premiers spasmes furent accompagnés de plusieurs jets de cyprine sur ma langue qui les dévia dans toutes les directions.

 

La pression entre ses cuisses était telle que j’eus l’impression que ma boîte crânienne ne tiendrait pas. Mais je ne renonçai pas, je maintins ma langue en place, et remplaçai les vagues par des déferlantes. Je fus sidéré par la quantité de liquide expulsé, un véritable déluge, mais plus encore par la durée et la puissance des explosions de ce geyser qui finit cependant par se calmer. Julie me libéra enfin et glissa sur le côté. Je m’approchai d’elle et la pris tendrement dans mes bras lui laissant le temps de reprendre ses esprits.



Note de l’auteur : Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu’ici, ceux qui votent pour, ceux qui m’ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m’avez donné envie de poursuivre l’écriture des suites.

Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là des conseils et tutos sur l’écriture, cela m’a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé ce chapitre avant sa parution et à ainsi contribuée à l’améliorer par ses conseils, son œil averti pointant les fautes, les répétitions que je ne voyais plus à force de relecture et de corrections.

A tous, MERCI


MANDRAKKE

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