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Une chute de vélo

Chapitre 27

Reprises en main

Hétéro

Sylvain roulait en direction de la maison sans un mot depuis près de dix minutes, Jennifer qui avait plutôt l’habitude de le bousculer verbalement, ne supporta pas longtemps le mutisme de son homme. Elle lui demanda de s’expliquer sur l’attitude de ses « amis », de cette soi-disant agression dont il aurait été victime. Sylvain lui confirma, sans lui préciser laquelle, que durant une de ses absences, il avait bien été approché de très près par une femme. Il souligna bien l’insistance avec laquelle elle avait tenté d’obtenir ses faveurs ainsi que la déception qui avait été la sienne, lorsqu’elle s’était rendu compte de l’inutilité de ses efforts.



— Mais pourquoi tu ne m’as rien dit ? s’énerva-t-elle.

— Tu m’as bien caché tes activités.


Jennifer voulait reprendre le contrôle de la situation, mais Sylvain ne se laissait plus diriger comme avant. Il avait changé, repris sa vie, comme il le lui avait annoncé la veille. La veille, et ce matin encore, elle avait pensé que ses reproches, émis sous le coup de la colère, n’auraient été que passagers, mais apparemment, il n’en était rien. Sur les conseils de Natacha, elle avait pourtant accepté d’assurer une représentation, pour l’amadouer et se faire pardonner de tous, car son attitude et leur dispute publique avait fortement plombé l’ambiance de la soirée. Natacha le lui avait fait remarquer, car Jennifer ne s’occupait pas des autres, et elle n’avait pas mesuré la violence de ses propos, de son attitude envers le reste des convives. Elle avait été odieuse, et en avait seulement pris conscience, en écoutant Jérémy devant le « tribunal ».


Le ton calme, mais distant, utilisé par Sylvain inquiétait Jennifer. Sa voix, sa décontraction, son silence, tout affirmait qu’il se tiendrait à la décision qu’il avait prise. Comme il ne cherchait pas à relancer la conversation, cela confortait encore plus en elle, la conviction d’un irréversible changement dans sa vie, dans leurs vies. Mais ce qui lui travaillait encore plus l’esprit c’était la petite phrase de Pascal, quand il avait dit qu’un avocat en avait assez pour traiter le dossier de divorce en faveur de Sylvain. Et si ce type était juriste ? Et si son homme avait pensé à divorcer ? Mais oui, ce devait être ça ! Sinon comment aurait-il connu tous ces détails ? Il lui fallait trouver un moyen de garder son époux, une séparation dans sa famille n’était pas envisageable.


Jennifer réfléchit silencieusement durant le reste du trajet jusqu’à leur demeure. Ses réflexions ne firent que renforcer son analyse : Sylvain avait résolu de la quitter. Elle ne pourrait supporter la honte qu’une séparation lui jetterait à la figure, elle devait empêcher cela, trouver un moyen de faire revenir son mari sur cette décision. Mais lequel ? S’excuser de son attitude ? Lui parler ? Elle avait déjà tenté de le faire avant de dormir la veille après sa prestation publique, malheureusement cela avait déclenché une nouvelle dispute, rapidement abrégée par les somnifères qu’elle prenait quasi-quotidiennement.


Durant toute son éducation, son entourage et surtout sa mère l’avaient mise en garde contre les hommes : ils ne pensaient qu’avec leur sexe. Tout le contraire des femmes, qui étaient elles, indispensables à la bonne tenue d’une maison correcte, irremplaçables aux fourneaux, à l’entretien du linge, à l’éducation des enfants, ceux-là même qui viendraient immanquablement lui voler sa vie, si elle succombait trop tôt aux pulsions de son homme. Celui-ci la quitterait lorsque, usée et fatiguée par les grossesses, elle ne l’attirerait plus, il irait alors voir ailleurs, vers une plus jeune et plus jolie. Tout cela lui avait été tant dit, répété et rabâché, qu’elle était certaine de connaître ce futur qui l’attendait, le sien, celui qui ne l’attirait pas du tout et qu’elle tentait de repousser le plus loin possible en se refusant à lui.

Il était seize heures passées lorsqu’ils entrèrent dans leur appartement. Jennifer avait pris sa décision durant le trajet : elle allait se donner à Sylvain, mais pas comme elle le faisait de temps à autre, quand elle ne risquait pas de tomber enceinte, elle irait plus loin et différemment. Après la révélation de Natacha, elle devait le reconquérir. Le refus catégorique que Sylvain avait opposé à cette femme inconnue, qui était venue le relancer avec un toupet incroyable, jusque chez elle, ne la surprenait guère. Depuis longtemps, elle avait pris ses précautions, mais cette peste allait voir qu’elle aussi, pouvait aguicher son homme. Elle savait ce qu’ils voulaient d’une femme, elle avait appris à leur donner, et ce n’était pas pour rien qu’elle était la préférée des clients de Natacha. Elle en profiterait pour cuisiner Sylvain et savoir qui était cette rivale, cette sans-gêne, qu’elle ne connaissait pas encore, mais qu’elle détestait déjà.

Alors qu’habituellement, elle prenait toujours sa douche seule, elle demanda à Sylvain de venir lui frotter le dos, ce qu’il fit sans discuter, ni chercher à passer ses mains ailleurs qu’aux endroits qu’elle ne pouvait atteindre elle même. Elle le laissa regarder son corps ruisselant d’eau partiellement masqué par ses très longs cheveux. Lorsqu’elle sortit, il lui tendit son peignoir dans lequel elle se glissa rapidement. Tandis que Sylvain s’affairait dans la cuisine, elle sécha et démêla sa chevelure dont elle était très fière.

Seule, Jennifer recommença à douter, Sylvain n’avait pas cherché la discussion, il avait écouté ce qu’elle avait dit, répondu quand cela était nécessaire, mais n’avait pas relancé le dialogue, et cela l’inquiétait de plus en plus. S’était-elle trompée en se montrant à lui ? Il n’avait pas exactement réagit comme elle s’y attendait, il avait exécuté les actions demandées mais n’avait pas cherché à aller plus loin, ni surtout plus bas que son dos. Elle aurait pourtant parié cher que Sylvain lui aurait caressé les fesses, mais non, il n’avait pas débordé. Après quelques instants de réflexion, elle pensa qu’elle avait sûrement mal formulé sa demande, et puisqu’elle lui avait demandé de lui savonner le dos, là ou elle ne pouvait le faire elle-même, il n’avait fait que respecter ses instructions.

Sylvain, comme à son habitude, avait dressé la table, fait la vaisselle de midi que Jennifer avait laissée, et rangé la cuisine. Avant d’aller prendre sa douche, il attendit que sa femme ait terminé. Elle occupait encore la grande salle de bain. Assise devant le miroir, elle tressait son abondante chevelure en une longue natte. Alors que ses doigts agiles entrelaçaient les différentes sections, Jennifer jetait régulièrement, des regards interrogateurs à son homme qu’elle voyait presque en face d’elle, dans le reflet de la glace murale. Il avait déjà préparé son pyjama et attendait sagement qu’elle ait terminé. Que pouvait-il bien faire d’autre ? La douche aurait immédiatement produit de la buée, et il savait qu’elle ne supportait pas que son image soit ainsi masquée pendant qu’elle se préparait.

Sa natte terminée, elle se leva, rangea ses accessoires, signal que Sylvain connaissait parfaitement, mais qu’il tarda à appliquer. Contrairement à son habitude, il ne bougea pas, observa chaque geste de Jennifer avec une grande attention, et cela déclencha chez elle, une nouvelle série de doutes et de questions, mais que cette fois-ci, elle ne garda pas pour elle.

— Pourquoi me regardes-tu ainsi, si fixement ? Tu sais pertinemment que je n’aime pas.

— Je le sais, mais est-ce que tu rabroues aussi les clients de Natacha quand ils te regardent ? lui répondit-il d’une voix douce. Et tous ces regards sur toi chez Hervé, et sur moi aussi, tu ne les as pas rejetés !

— Sylvain ne commence pas !

— D’accord Jennifer, je vais donc te demander de partir et de me laisser ce soir.


Jennifer fut si surprise par cette phrase si tranchante prononcée sur un ton si aimable qu’elle s’en trouva désarçonnée. Sylvain se déshabilla, sans attendre la réponse qu’elle cherchait toujours, sans la trouver.


— Vois-tu Jennifer, hier j’ai rencontré une femme magnifique, et cet après midi, elle m’a promis de venir me rejoindre, ce soir, dès que tu serais sortie. Mais avant de partir, tu vas me libérer, que je puisse me faire beau et propre pour la recevoir.


— MAIS QUI C’EST CETTE GONZESSE ? Je vais lui crever les yeux ! hurla Jennifer.

— Calme-toi...

— Tu me donnes son nom à celle-là, je vais l’inscrire à la morgue !

— Tu la connais, mais ne la touche pas, j’ai la faiblesse de tenir, aussi bien à elle, qu’a son regard, que j’ai redécouvert hier, lorsqu’elle dansait pour moi. Un regard que j’ai croisé il y a une dizaine d’années, que j’ai tout de suite aimé, et qui aujourd’hui me manque terriblement... Tu n’imagines pas à quel point...


Cette réponse, Sylvain l’avait faite avec une voix très calme et un large sourire sur son visage. Jennifer ne comprenait plus, enfin, d’une certaine manière, si, mais elle avait tant douté depuis hier. Elle était passée par un nombre incalculable de sentiments différents qu’elle redoutait de s’égarer encore. Son cœur qui s’était vite emballé dans cet excès de colère, de jalousie, poursuivait sur le même rythme effréné, mais cette fois-ci, c’était dû à une sorte d’angoisse euphorique, mais également de crainte. Elle avait aussi peur de se tromper, que de comprendre ces propos, qu’elle tournait et retournait dans sa tête. Son ascenseur émotionnel avait tant joué au yoyo durant le week-end, qu’elle n’en pouvait plus, tellement plus, que pas une parole ne sortit de sa bouche, pourtant restée grande ouverte.


— Eh bien, l’encouragea Sylvain, toujours sur le même ton, vas-tu te décider ? J’ai besoin de la clé avant que Tatiana ne vienne me voir ce soir...

— Oh... Mon chéri ! s’écria-t-elle.


Jennifer respira enfin plus normalement, elle était maintenant sûre de ce que son homme attendait, elle sortit de la salle de bain, y revint moins d’une minute plus tard avec des vêtements pour lui et une petite clé en main. Avec, elle ouvrit fébrilement la cage qui était attachée à un anneau serré autour des bourses de Sylvain et qui emprisonnait également l’intégralité de son sexe.


— Merci, maintenant, je vais pouvoir me laver soigneusement pour ne pas décevoir Tatiana. Crois-tu que j’aurai le temps de me raser avant qu’elle n’arrive ?

— Je pense qu’elle sera prête dans une vingtaine de minutes, mon chéri, je vais lui laisser la place, elle viendra te chercher. Attends-la ici. Je te laisse.

— Jennifer ! En partant, jette la cage et la clé, tu n’en as jamais eu besoin !


Jennifer hésita, puis promit de ne plus utiliser cet ustensile et referma la porte. Sylvain, tout guilleret, se rasa deux fois pour être bien sûr que ses joues n’accrochent pas, puis se doucha soigneusement, se sécha et s’habilla avec ce qu’elle lui avait apporté. Il attendit, un peu impatiemment, jusqu’à ce que trois coups soient frappés et que la porte s’ouvre lentement. Une main gantée de noir se glissa aussitôt dans l’ouverture à la recherche de l’interrupteur. Il fut actionné et la salle de bain fut plongée dans la pénombre tandis que la porte pivotait jusqu’à l’ouverture maximale.


La silhouette de Tatiana se découpa dans l’éclairage à contre-jour. Sans un mot, elle appela Sylvain d’un geste de la main. Il était fébrile comme pour son premier rendez-vous, et paradoxalement, c’était le cas car il ne connaissait Tatiana que depuis la veille. Elle lui saisit les mains, et, à reculons, le guida dans le salon. Il put alors l’admirer en pleine lumière avec sa tenue de scène : un bustier noir avec de nombreux plis qui descendaient jusqu’en haut des cuisses. Sa poitrine était mise en valeur par un soutien-gorge rouge en tissu satiné. Les deux rubans de même couleur qui partaient d’entre ses seins et descendaient au même niveau que la robe, lui donnaient un air à la fois aguicheur, chic et distingué, encore amplifié par ses bras, parés de gants très doux et très longs, qui remontaient bien au-dessus des coudes. L’ensemble, était agrémenté de porte-jarretelles soutenant des bas noirs à mailles fines qui donnaient à ses jambes une finesse incroyable. Si sa tenue donnait une grande impression de transparence, rien de ce qu’elle recouvrait n’était cependant visible.


Sylvain resta ébahi devant Tatiana. Alors qu’hier, il l’avait jugée presque vulgaire, ainsi vêtue, il la trouvait bien plus belle, et surtout plus désirable. Sylvain l’attira très lentement, l’enlaça, posa sa joue contre la sienne et soupira de plaisir. Il la serra contre lui, et devina que le bustier n’était que la partie visible de sa tenue. Il n’avait pas senti ses seins, engoncés dans un carcan quelconque. Tatiana, sans la moindre brusquerie, se détacha de Sylvain et lui demanda de l’aide pour déplacer la table du salon.


La place libérée, elle mit un disque, et dansa autour de lui, qui resta debout. Elle l’entraîna enfin avec elle, lui retirant sa cravate puis sa chemise tout en bougeant au rythme de la musique. Pour le pantalon, elle le fit s’assoir sur le canapé, posa ses mains sur les épaules de Sylvain, le fixa dans les yeux, pour qu’il puisse voir son regard qu’il aimait, qu’elle aimait aussi poser sur lui, et qui lui manquait cruellement à elle aussi. Tatiana s’agenouilla lentement devant lui sans le quitter des yeux, tout en laissant ses mains caresser les côtes, les flancs, puis les hanches de son homme. Ses doigts suivirent la ligne tracée par la ceinture, se rejoignirent sur la boucle qu’elle détacha sans tarder. Elle ouvrit le pantalon fébrilement, et caressa rapidement le slip déjà gonflé de ce qu’il contenait et déposa un baiser sur le tissu.


Elle se releva, mit Sylvain debout, ce qui fit tomber son pantalon sur ses chevilles. Bougeant toujours dans le rythme de la musique, Tatiana s’accroupit, retira les chaussures de son homme puis le vêtement qui lui entravait les chevilles. Elle se redressa, ils reprirent quelques pas de danse et elle recula pour retirer son bustier qui volait dans l’air à chaque tournoiement.


Cet obstacle visuel retiré, Sylvain put admirer un corset tout en cuir, qui cintrait la taille de Tatiana, lui resserrait et remontait les seins qui restaient toutefois entièrement masqués. Cette guêpière était pourvue de chaque côté d’une double rangée verticale d’œillets traversés par une paire de lacets. Au centre, une rangée de boutons traçait une ligne allant de sa poitrine à son pubis. Sur ce dernier, trônait un magnifique papillon en fine dentelle noire, liant harmonieusement les trois parties du string qui s’y regroupaient. Sylvain ne put empêcher sa bouche de s’ouvrir sans pouvoir prononcer le moindre son devant cette vision, en total opposé de ce qu’il avait l’habitude de voir sur sa femme.


Elle reprit sa danse érotique, comme celle qu’elle avait faite chez Hervé, mais cette fois ce n’était plus la chaise, qu’elle caressait, mais Sylvain, qu’elle embrassa même plusieurs fois, pour leur plaisir mutuel. Elle voulait se surpasser pour lui, faire dix fois mieux que pour les clients anonymes de Natacha. Elle enchaîna tous les mouvements qu’elle avait appris avec les autres filles qu’elle croisait, touchait fréquemment son unique spectateur, ce qu’elle ne pouvait pas faire habituellement, se surprit à apprécier ces contacts qu’elle variait, qu’elle exploitait pour explorer ce corps presque nu qui n’attendait qu’une chose : elle. Cela lui donnait encore plus envie de palper toutes ces zones affriolantes qui lui étaient cachées habituellement, soit par les cabines, soit par l’ensemble pyjama sous-vêtements, qu’elle avait tout de suite imposé à son époux.


Plus Tatiana aguichait Sylvain, et plus elle aussi, était excitée, son ventre avait rarement été aussi brûlant, aussi avide de caresses, et de ce plaisir, qu’elle se donnait régulièrement, seule dans sa loge après certaines représentations. Elle céda à cet appel impétueux si longtemps refoulé qui, maintenant bouillonnait en elle et fit tomber au sol la dernière pièce de tissu qui masquait l’objet masculin de ses fantasmes les plus secrets. Il était là, devant elle, déjà bien dressé, l’extrémité encore partiellement dissimulée dans son bonnet de peau. Elle s’empressa de le caresser sur toute sa longueur, de la base vers son sommet, comme si elle avait désiré l’aider à s’agrandir encore plus. Les caresses des gants de satin sur cette verge, enfin libérée de sa cage métallique, la fit se raidir davantage. Tatiana, inversa ses gestes, libéra progressivement l’extrémité de la perche tendue, dont la tête, fièrement sortie de son écrin de peau, laissa échapper quelques gouttes translucides qui furent rapidement étalées sur le gland rouge vif.


La trique de Sylvain, si peu habituée à recevoir des caresses, sursautait régulièrement sous les sensations produites par ces papouilles continues, que la douceur des gants décuplait. Une espèce de pudeur, ou de gêne l’empêchait d’exprimer pleinement son plaisir. Il tentait de le canaliser comme il pouvait. Il ne voulait pas choquer sa femme, il en voulait encore, et pourtant il souhaitait ardemment une pause, un changement dans ses gestes, n’importe quoi qui lui permettrait de prolonger ce moment. Tatiana augmenta la cadence, car elle avait bien ressenti le regain de tension, de raideur, au creux de sa main. Son homme fut pris de convulsions lorsque, malgré ses efforts pour se retenir, il libéra brutalement une partie de ses réserves qui se répandirent sur le carrelage.


Du reste, il avait été facile pour elle d’anticiper cette réaction. Sylvain n’avait pas eut la possibilité d’évacuer la production de ses gonades autrement que par des éjaculations nocturnes incontrôlées. Elle savait qu’il ne pourrait pas tenir très longtemps et avait tout fait pour le conduire rapidement à la jouissance.


Sylvain s’excusa et nettoya rapidement le sol pendant qu’elle changeait le disque. Le tempo plus rythmé lui permit de changer de style. Elle enleva ses bas, les roulant le long de ses jambes, alluma le feu dans les yeux de son homme, lorsqu’elle déposa sur son sexe qui se redressait déjà, ces rouleaux de dentelle tout juste retirés. Quelques frottements de nylon plus tard il était à nouveau prêt, en mode porte-bas. Elle reprit sa danse saccadée, fit sauter brusquement le premier bouton de sa guêpière, celui du bas, temporisa un peu avant d’en faire autant pour les suivants.


Le dernier, celui qui maintenait encore tout en place, fut lui, retiré avec une douceur extrême. L’envie et l’impatience de Sylvain se lisait dans son regard et sur son visage. Il allait la voir presque nue, en pleine lumière. Elle ouvrit le vêtement de cuir, révélant sa poitrine, enfin...


Sylvain voulut la complimenter, sur ce qu’il avait tant désiré, mais ce qu’il vit alors, lui plu à tel point qu’il ne pu qu’ouvrir la bouche, subjugué par les deux marguerites qui ornaient ses mamelons. Cet accessoire, au centre duquel pointait le téton, cachait et montrait tout à la fois, ces seins qu’il trouva beaux à pleurer. D’ailleurs si ses yeux restèrent secs, popol lui, n’hésita pas et versa une larme de plaisir. Tatiana l’aperçut, retira un gant et lentement, s’accroupit devant lui, les jambes largement écartées. De son index, elle étala l’épanchement sur cette chose vivante, frémissante, en pleine ascension, et se lécha le doigt avec satisfaction, ses yeux dans ceux de Sylvain.


Elle s’était faite la plus excitante possible sans se forcer. Depuis ses premiers passages chez Natacha, elle savourait ce moment, où face à elle, les hommes oubliaient tout, ne voyaient plus qu’elle et son corps. Tatiana espérait et exacerbait ce désir qu’ils éprouvaient pour elle, s’imaginait très souvent dans les bras de ceux qu’elle ne voyait pas, mais n’aurait jamais été plus loin, même avec Sylvain, tant sa peur d’être enceinte avait pris de place dans sa vie amoureuse et jusque dans sa vie quotidienne.


Déchaînée, elle entreprit une seconde masturbation, bien plus énergique que la précédente. Elle changeait régulièrement de main, alternait le contact de sa peau et du satin sur le manche de Sylvain. Il ne résista guère plus longtemps qu’aux caresses douces et Tatiana guida elle-même sa lance pour qu’il lui arrose la poitrine de son contenu.


Sylvain saisit le rouleau de papier essuie-tout et effaça lentement les traces de son forfait. Il tamponna les plus liquides en premier, prit tout son temps, repassa plusieurs fois au même endroit jusqu’à ce que la dernière goutte soit retirée. Avec une grande retenue, il posa ses mains sur les flancs de Tatiana qui en frissonna de plaisir. Il lui embrassa les épaules, puis le cou et les joues. Elle ne résista pas lorsque leurs lèvres se rencontrèrent, ni quand sa langue, se glissa entre elles et effleura la sienne. Elle lui rendit son baiser, y mit toute sa fougue, toute son envie d’aller plus loin avec lui, toute sa retenue ensuite alors que son esprit lui rappela les conséquences possibles, probables même, si elle venait à tout accepter.


Elle ne voulait pas d’enfant qui allait lui voler sa liberté, sa jeunesse, tout ce qu’elle voulait conserver à tout prix. Mais comment expliquer cela à un homme éperdument amoureux d’elle ? Elle aussi l’aimait et ne voulait ni qu’il se sente trahi ni qu’il la quitte. Elle se sentait prise au piège, et cherchait un moyen de s’en sortir sans trop de casse. Sans trop savoir comment, elle avait réussi à éviter la séparation que ses cachoteries et sa jalousie avaient provoqué. Cependant, elle devait jouer serré, satisfaire les envies sexuelles de Sylvain, sans pour autant en subir les conséquences.


— C’est très joli tout ça, la complimenta Sylvain, indiquant les marguerites, je cueillerais bien un bouquet...

— Eh bien vas-y ! Cueille !


Sylvain décolla les fleurs et les déposa sur la table. Il appliqua fermement ses mains sur ces fruits tant espérés avec un long soupir de satisfaction. Il posa son front entre eux et les appuya sur sa figure. Tatiana apprécia l’initiative, autant que les joues douces et le serra plus fort contre elle. Il profita de ce contact quelques instants, puis déposa quelques bisous, à droite, à gauche, de plus en plus loin, jusqu’aux mamelons qu’il lécha. Les faibles chuchotements qu’elle émit encouragèrent Sylvain, qui, avec un plaisir non dissimulé, suça avidement ces pointes si dures et si délicieusement douces à sa bouche. Les gémissements plus prononcés qui remplacèrent les murmures de Tatiana, incitèrent son amant à poursuivre, il passa ainsi les mains dans son dos, les descendit sur ses fesses claires mais attirantes, qu’il palpa sans aucune retenue.


Elle laissa Sylvain jouer encore quelques minutes avec son derrière, et s’écarta de lui. Tatiana passa la vitesse supérieure, se caressa de la poitrine jusqu’aux hanches et agita le papillon sous le regard envieux de Sylvain. Lorsqu’elle le détacha, la mâchoire inférieure de son unique spectateur s’ouvrit légèrement. Presque toute son intimité était visible, il ne restait qu’un mince triangle de dentelle qui laissait deviner sous son sommet, une toison soigneusement entretenue.


Sylvain avait deviné que sa femme, cherchait d’une certaine manière à se faire pardonner, et ne voulait pas la brusquer et encore moins profiter de la situation, cependant il avait été tant privé, que son envie de combler ce manque grandissait sournoisement en lui. Il passa ses pouces sous les fins lacets de dentelle qui sertissaient les hanches de Tatiana. Il attendit ainsi plus d’une minute, un signe, une indication quelconque qui l’aurait autorisé à poursuivre ou lui aurait confirmé qu’il devrait en rester là. Comme il ne captait rien, il lança un regard interrogateur qu’il associa à une légère pression sur les attaches de ce dernier rempart qui lui cachait encore ce qu’il n’avait jamais vu en pleine lumière.


Après une longue hésitation, partagée elle aussi, entre l’envie et la peur de ne pouvoir maîtriser la situation, Tatiana sourit, passa sa langue sur ses lèvres, ondula du bassin, augmenta rapidement l’amplitude de ses mouvements. Sylvain, rendit le sourire et retira fébrilement le string. Ses mains tremblaient de cette excitation retenue, il avait enfin une vue sur ce qui avait nourri nombre de ses rêves érotiques éveillés. Il se rendit vite compte qu’il n’en voyait guère plus. Cette chose était-elle précieuse à ce point pour qu’elle soit ainsi protégée d’un simple regard ?


Il allongea Tatiana sur le canapé, bien décidé à la faire jouir aussi. Ses lèvres tâtonnèrent à peine, il était attiré par une odeur qu’il ne connaissait que trop peu mais qu’il adora. Suave, excitante, forte, il en chercha fébrilement la source, certain qu’il trouverait là, de quoi lui procurer ce plaisir qu’elle attendait sûrement avec impatience. Il goûta d’une timide pointe de langue le délice humide que son intimité infusait. Il localisa vite le centre nerveux de son plaisir. Trop heureux qu’elle lui en laisse l’accès, il s’y focalisa, y concentra toute son action, et en oublia toute retenue, stimulé par les gémissements de plus en plus forts qu’elle tentait d’étouffer.


Tatiana repoussa assez rapidement la tête de son amant empressé, trop probablement. Il ne comprit pas qu’il avait trop sollicité la même zone, et interpréta cela comme une demande de passage à l’étape suivante. Il venait de se faire branler deux fois et même si l’envie était présente, il n’était pas en état de la pénétrer. Tatiana se redressa et entreprit de l’exciter à nouveau après qu’ils eurent inversé leurs places. Elle caressa de ses deux mains son engin, qui s’était dégonflé.


— Encore ? demanda Sylvain. Je ne suis pas sûr d’en être capable, là, tout de suite.

— C’est mon affaire. Reste allongé et laisse-toi faire.


Tatiana, poursuivi la remise en forme de Sylvain qui s’avéra plus délicate qu’elle ne l’aurait pensée. Malgré sa répugnance pour la fellation, elle posa ses lèvres sur cette tige qui réagit aussitôt. Elle insista si bien que progressivement, le membre regagna en vigueur dans ses mains qui entreprirent un massage tantôt énergique, tantôt doux. Régulièrement, elle posait ses lèvres au sommet de cette chaude colonne qu’elle accompagnait parfois d’un fugace contact de la pointe de sa langue. L’estocade finale fut portée lorsqu’elle agita plus franchement sa langue sur le frein, ce qui déclencha une nouvelle vidange qui se répandit sur le ventre de Sylvain. Elle fut moins forte que les précédentes, mais tout aussi fournie. Elle lui astiquait toujours le dard, malgré une légère baisse de rigidité. L’éjaculat, utilisé comme lubrifiant, augmenta les sensations, qui passèrent du plaisir intense à une sorte de brûlure, ce qui conduisit Sylvain au supplice.


— Stop ! Stop ! implora-t-il.


Tatiana, jubilait intérieurement, son plan avait fonctionné, il ne pourrait pas en demander plus ce soir. Alors elle décida d’enfoncer le clou, de reprendre les commandes de son couple. Elle accorda une pause à Sylvain, et lui précisa que la soirée était loin d’être finie, qu’il n’en avait vu que le début, qu’une autre séance se profilait. Il lui sourit, la prit dans ses bras et la remercia d’être venue, mais il lui demanda de ne pas s’attarder car Jennifer devrait rentrer bientôt.


— Je ne comprends pas... Je te propose de continuer et tu n’en veux pas plus ?

— Non. Tu m’as mis à plat.

— Reste allongé, je vais te rallumer.

— Inutile, je n’en demandais pas tant.

— Tu ne veux pas ... me prendre ?

— Non, je n’ai envie de personne d’autre que Jennifer, et j’ai bien compris, qu’elle ne souhaitait pas d’enfant.

— Mais pourtant, tous les hommes veulent des enfants !

— J’aimerais, mais cela rendrait Jennifer malheureuse.

— Tu n’insisteras pas ?

— Non, un enfant doit se faire à deux, pas seul, je ne veux pas le lui imposer. Il y a suffisamment de gamins malheureux comme ça, inutile d’en faire un de plus. Si un jour elle change d’avis, j’en serai ravi, mais d’ici-là, je ne la forcerai pas.


Tatiana resta interdite, ne sachant pas quoi répondre tant elle fut surprise de la lucidité de Sylvain.


— Je file me rincer sous la douche, range tes affaires, j’ai hâte de retrouver Jennifer. Et si par hasard tu la croises dans l’ascenseur, ce serait sympa de ta part de lui suggérer de prendre, un peu exemple sur toi, sur ta façon de t’habiller, de bouger, de m’allumer, afin de mieux m’éteindre ensuite...


Tatiana regarda partir cet homme qui l’avait depuis si longtemps, si bien comprise sans rien en laisser paraître, s’étonna qu’elle ne se soit pas doutée un seul instant de sa clairvoyance, mais surtout, qu’il ne l’ait pas abandonnée. La stupéfaction passée, elle se ressaisit, et tout en réfléchissant, rassembla en hâte ses affaires éparpillées. Toutes ces petites phrases qui l’avaient tout juste frôlée durant tout ce week-end, se bousculaient dans sa tête, y créant un joyeux mélange assez peu propice aux décisions importantes. Tandis qu’elle revêtait sa tenue habituelle, Tatiana, redevenue Jennifer, se remémora ses premiers rendez-vous avec Sylvain, leur empressement à se tenir l’un contre l’autre, leurs baisers passionnés, le déchirement lorsqu’ils devaient se séparer afin de regagner leurs foyers respectifs, et puis l’impatience de se retrouver enfin. Comment tout cela avait-il pu disparaître si vite ?


Elle avait aimé ces premières semaines de leur relation, jusqu’à ce que sa famille l’apprenne, lui assène sans cesse de se méfier des garçons, réduise ses possibilités de sortir seule pour qu’ils puissent se retrouver comme ils l’entendaient. Elle sentait revenir cette fébrilité qu’elle avait, lorsqu’elle l’attendait et qui disparaissait dès qu’elle était blottie dans les bras de Sylvain. Alors elle fouilla fébrilement son armoire, à la recherche de quelque chose de plus affriolant pour lui. Elle constata, à son grand dam, que les quelques frusques qu’elle dénicha ne correspondaient pas à ce qu’elle souhaitait. A regret, elle opta pour une jupe ample et longue, un chemisier sous lequel elle laissa après une courte réflexion ses seins en liberté, laissa le bouton du haut ouvert et rangea rapidement le désordre.


Sylvain, prit son temps pour se rincer, laissa volontairement à Tatiana, le temps nécessaire pour redevenir Jennifer. Il ne quitta la salle de bains que lorsqu’elle l’appela. Ils s’embrassèrent, longuement. Elle s’excusa de son accoutrement trop strict, lui précisa qu’elle irait faire les boutiques dans la semaine pour se faire belle. Il lui répéta qu’elle serait toujours belle à ses yeux quelque soit sa façon de se vêtir, mais qu’il n’était pas opposé à un renouvellement de garde-robe.


Sylvain s’affala sur le canapé, prit Jennifer sur ses genoux, trop heureux qu’elle se blottisse contre lui. Avec une grande impétuosité, il parcourut de ses mains ce corps trop peu souvent accessible, fit sauter les boutons du chemisier, en ouvrit les pans et embrassa goulûment la poitrine tout juste révélée. Jennifer qui appréciait cette avidité qu’il avait envers chacun de ses seins, lui tenait la tête entre ses mains et lui imposait de fréquents changements de cible tant il semblait insatiable de ces fruits trop longtemps inabordables.


Tout en lui dévorant les mamelons des lèvres, une de ses mains remonta le long de sa jambe, se faufila sous la jupe. Sylvain contourna impatiemment le fragile bouclier de tissu qui protégeait ce qu’elle lui avait si souvent refusé, caressa délicatement du bout d’un doigt l’ouverture encore fermée de cette zone qui lui était accessible pour la seconde fois de la soirée. Il retira prestement la sage pièce de coton, que Jennifer portait à la place du string de Tatiana, s’empressa de titiller ces replis dont il avait si souvent rêvé. Il voulait qu’ils s’ouvrent d’eux même, l’invitant ainsi dans leur profondeur, distribuer encore et encore, ces caresses qu’il avait si souvent imaginées, répétées, visualisées en pensée dans ses nocturnes et cruelles solitudes du cœur, alors que Jennifer était allongée près de lui, engloutie dans le profond sommeil des somnifères, si proche et pourtant si lointaine.


Les efforts de Sylvain, rendu maladroit par son empressement, ne produisirent pas les effets attendus sur cette caverne qui refusait obstinément de s’ouvrir et dont il ne voulait pas forcer l’entrée. Il fit taire son impatience, rangea sa fougue, s’arma de douceur et de patience, et laissa ses phalanges partir à l’aventure sur ce terrain qu’il ne connaissait que trop peu. Il embrassa Jennifer plus amoureusement, oublia le temps perdu en vaines disputes, bouderies inutiles ou querelles stériles, et s’attacha à reconquérir sa belle.

Cela lui demanda un peu de temps, mais Jennifer se détendit si bien que son index fut soudain happé entre deux parois douces, chaudes et très humides. Il remonta délicatement, et étala largement le fluide protecteur découvert, lors de plusieurs allers-retours. L’amplitude de ses mouvements s’allongeait à chaque passage. Plus il naviguait ainsi, plus Jennifer le serrait de ses bras. Lorsqu’il atteignit l’entrée de son tunnel d’amour, elle étouffa difficilement un gémissement qui sonna si agréablement aux oreilles de Sylvain qu’il redoubla de douceur, tandis qu’il progressait dans cette cavité dont les parois étaient animées de contractions irrégulières. La respiration de Jennifer se fit plus rapide, plus saccadée, ses gémissements plus fréquents, moins retenus. Ce fut plus l’augmentation de la lubrification que les quelques grognements qu’elle laissa échapper, qui le renseignèrent sur son niveau de réussite dans cette masturbation aveugle qu’il prolongea avec joie. Peu de temps après sa main fut écrasée entre les cuisses de Jennifer dont le corps entier frissonna de plaisir durant les longues secondes de cette jouissance qu’elle n’avait encore jamais connue aussi forte, la première pour elle, procurée par d’autres mains que les siennes...



Note de l’auteur :

Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu’ici, ceux qui votent pour, ceux qui m’ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m’avez donné envie de poursuivre l’écriture des suites.

Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là des conseils et tutoriels sur l’écriture, cela m’a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé ce chapitre. Elle à ainsi contribuée à l’améliorer par ses conseils, son œil averti pointant les fautes, les répétitions de mots que je ne voyais plus à force de relectures et de corrections.


Pour les lecteurs joueurs, il y a une réplique tirée de film, disséminée dans ce chapitre. Saurez-vous l’identifier ?

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A tous, MERCI


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